mardi 16 août 2011

Qui fait les succès de la rentrée littéraire?

Salut!

Je pique ici un titre d'un article publié sur Fluctuat.net.  On y parle des éléments qui influencent la rentrée littéraire.  Bon, la situation présentée est celle de la France, mais certains éléments peuvent se retrouver ici.  Ok, soyons clair, net et précis: la France n'est pas le Québec et le Québec n'est pas la France.  Les auteurs français ont encore droit à des pages culturelles raisonnables dans les grands journaux nationaux et il existe bel et bien une couverture littéraire à la radio et à la télévision, même si c'est réduit.  Ici... Bon, j'ai déjà publié des billets là-dessus!  N'empêche, ce qui ressort de cet article est très intéressant.  On distingue 5 éléments qui peuvent faire la différence: les communautés de lecteurs (Babelio, Goodreads), les blogues de filles (est-ce que j'en suis un???), les post-its des libraires, les commerciaux et représentants des éditeurs (communément appelés ici rep) et les critiques professionnels. 

Ok, commençons par parler des communautés de lecteurs.  Je fais partie de l'une d'elle, le Club des rats de biblio-net.  Par contre, contrairement à Goodreads ou Babelio, on accepte pas les services de presse, essentiellement parce que les administratrices qui reçoivent les messages ne transmettent pas aux membres.  Bof, bof, ce n'est pas si grave!  On y blablate de livres largement sans ça!  C'est sûr qu'un livre lu par un ou une rate et bien critiqué va avoir un effet d'entraînement chez les autres, mais en même temps, nos critiques sont accessibles par tout le monde, alors c'est assurée que chaque critique qui y est publiée touche un public beaucoup plus large. Et oui, des gens y viennent juste pour lire des critiques et pour trouver des idées de lecture.  Ce n'est pas tout le monde qui y participe activement.  L'effet bouche à oreille passe par là, c'est sûr,  néanmoins, ce n'est pas tous les lecteurs qui mettent le pied dans ces communautés.  On y tombe plus souvent par hasard en faisant des recherches sur Google.

Les blogues de filles.  Alors ça, oui!  Je le jure, les blogues ont une influence.  Mais pourquoi juste ceux des filles???  Les gars ne tiennent pas des blogues littéraires?  J'en connais quelques-uns qui sont très bons.  Mais bref, si on prend l'appellation blogue dans son sens large, oui, ceux-ci ont une grande importance, mais surtout au niveau de ceux qui sont déjà de gros lecteurs.  Ceux qui vont prendre la peine de chercher des critiques vont se fier à certains blogueurs plutôt qu'à d'autre.  Et les critiques de livres sont faciles à trouver via ce cher Google.  Donc, on peut le dire, les blogues ont une réelle influence.  J'ai juste un peu de mal avec l'adjectif blogue de filles.  Peut-être mesdames sommes-nous simplement plus volubiles ou plus passionnées.  Là-dessus, je dois avouer que je ne sais pas trop!

Les post-its des libraires!  Heu, j'en fais pas.  Je n'en aie jamais fait.  Alors, aucune idée de l'influence réelle d'un tel gadget.  À essayer sans doute.  Ça me fait l'effet des collants Coup de coeur Renaud-Bray et à ce qu'il paraît, ça marche bien pour eux.  Ne connaissant pas la situation des autres librairies, j'éviterai de me lancer en longueur, mais ce petit commentaire me fait penser que ça pourrait être une très bonne idée d'en mettre dans les livres chez nous.  Héhé!

Les représentants des éditeurs et distributeurs.  Ok, ceci est beaucoup, beaucoup moins connu, mais il est parfaitement vrai que les représentants ont un rôle énorme à jouer.  Et ils le jouent très bien.  Les reps sont des personnes qui font le tour des librairies pour présenter les nouveautés et prendre les commandes.  Chaque rep a une ''valise'' qui est constitué d'un certain nombre d'éditeurs.  Ils présentent donc l'ensemble des nouveautés de cette valise, mais ils connaissent habituellement à fond ce qu'ils présentent, ce qui leur permet, en connaissant bien leurs libraires, de cibler quels nouveautés moins médiatisées pourraient les intéresser et ainsi, les faire découvrir à un plus vaste public.  J'essaie de toujours laisser traîner mes oreilles pas loin quand ils passent, une visite de rep, c'est souvent une mine d'or en terme d'informations.  Ces grands inconnus du public sont souvent de très agréables surprises pour les libraires et par la suite pour les lecteurs auquel on transmet.

Les critiques professionnels.  J'aurais le goût de dire, ouin, mais ils sont où?  Ok, peu de visibilité réelle pour eux, mais n'empêche, quelques irréductibles, comme Chantal Guy dans La Presse, Danielle Laurin dans Le Devoir  et Didier Fessou dans Le Soleil continue leur boulot, mine de rien.  Et oui, leur impact est réel.  Quelques revues spécialisées également.  Dans les plus populaire, on retrouve le Entre les lignes qui est très bien fait.  Cependant, j'ai la très nette impression que l'importance des critiques professionnels a beaucoup diminué.  On est à l'heure du réseautage, alors une seule personne ne peu plus faire autorité comme avant simplement de par son titre.  Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne comptent plus, seulement qu'ils ne font plus autorité comme avant. 

Alors voilà!  Pour ma part, je dirais que le tableau est presque complet.  Bon, c'est sûr qu'il y a d'autres éléments qui jouent, mais en même temps, les principaux sont là.  Le seul majeur qui ne figurent pas dans la liste est le travail de promotion des éditeurs, la bonne vieille pub comme on dit!  Et là, ça ne dépend absolument pas de la qualité littéraire de l'oeuvre.  On verra, qui va surveiller l'entrée du Pont Jacques-Cartier cet automne?

@+ Prospéryne

5 commentaires:

  1. Au fond, tu expliques ce qui fait une rentrée littéraire, mais le reste de l'année, sont-ce les mêmes blogues-représentants-critiques-post-its qui font connaître les autres livres qui paraissent plus tard que septembre?

    Les post-its, c'est quoi au juste? Jamais entendu parlé. Si toi, tu n'en fais pas, peux-tu nous donner un exemple de qui en fait?

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  2. @ClaudeL, oui, tu as raison, ce sont les mêmes qui font la vente des livres à longueur d'année. Pour voir un exemple de post-it, va cliquer sur Fluctuat.net en haut de mon billet, ça mène directement à l'article et ils en donnent un exemple.

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  3. Ah! bon, je me doutais bien que ça ressemblait à ça, mais au Québec, en as-tu déjà vu? À part les auto-collants Coup de coeur de Renaud-Bray?

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  4. À la librairie Clément Morin, il n'y a pas de post-il, mais des signets. Chaque libraire a des signets à son nom et en glisse dans les livres qu'il suggère. Pour certains livres, il peut y avoir plusieurs signets, donc plusieurs libraires qui le suggèrent. Étant donné que c'est ma librairie et que je connais les libraires, je surveille souvent les signets de deux-trois d'entre eux. Habituellement, leurs coups de coeur en matière de lecture correspondent assez bien aux miens.

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  5. @ClaudeL, euh, au Québec? Pas vraiment non.

    @Julie, ah, les signets, excellente idée ça! Ça ne me surprend pas de la part des libraires de chez Clément Morin, ils font du super bon boulot au niveau de la diffusion des livres. Chez nous, on a une petite étagère avec nos coups de coeur. Une autre façon de faire.

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