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mardi 31 décembre 2024

Bilan culturel 2024

 Salut!

2024 a été une année très chargée pour moi. Dans le genre, beaucoup de travail au travail, beaucoup de défis et ça a eu un gros impact sur mon niveau d'énergie dans ma vie personnelle. Les vacances ont été consacrées à me reposer plus qu'à me lancer dans de nouveaux projets disons! Les choses vont, j'espère bien, se replacer en 2025. 

Côté plutôt professionnel dans la littérature, j'ai animé ma première table-ronde au dernier Congrès Boréal! C'était la table sur les finalistes au Prix des Horizons imaginaires et j'avoue que j'ai adoré le faire. J'ai aussi continué à faire des chroniques sur les classiques de la littérature à CKIA aux côtés de Julie lit au lit et à faire des critiques dans Solaris. Pas de publications, mais quelques soumissions et des refus, mais bon, l'absence de tête à l'écriture explique beaucoup ceci.

Livres

Qui dit tête fatiguée dit moins de lecture, mais j'ai quand même eu quelques beaux coups de coeur cette année, incluant l'excellent Kindred d'Octavia E. Butler. Mes lectures personnelles (donc, pas pour des critiques ou des chroniques) ont surtout été portées par la suite des aventures de Cléopâtre Sélénée, l'excellente série de Françoise Chandernagor. Me reste le dernier tome à finir avant de laisser partir ce personnage auquel je me suis profondément attachée au fil des livres.

Films

Dune 2e partie de Denis Villeneuve (Cinéma): Comment ne pas parler de cet excellent cadeau aux cinéphiles et aux amateurs de l'oeuvre de Frank Herbert? J'ai trouvé quelques entourloupes dans le scénario un peu grossière, mais l'image, la qualité, l'histoire racontée, tout ceci valait largement la peine d'aller le voir deux fois en deux jours, comme pour le premier (une fois en anglais et l'autre en français, histoire de vérifier que j'avais bien tout compris!).

Opérations Mincemeat de John Madden (Netflix) : Comment une petite équipe des services secrets britanniques a réussi à tromper les allemands sur la cible réel du débarquement de Sicile à l'aide d'un cadavre trouvé à la morgue auquel ils inventent carrément une vie. Le film, à petit budget, reste cependant efficace et on passe un bon moment. Une rivalité pas nécessaire a été ajoutée pour créer un peu de tension vers la fin, mais bon, ça s'excuse, même si ce n'était pas vraiment nécessaire.

The Marvels de Nia DsCosta (Disney+): Je vais résumer ceci de façon vraiment simple: j'ai maintenant officiellement décroché de l'univers de Marvel, moi qui était une fan pure et dure jusqu'à Endgame!

Kung Fu Panda 4 de Stephanie Stin et Mike Mitchell (Cinéma): Ça aurait pu être le film de trop dans la franchise, mais non, finalement, je ne suis pas sortie de la salle déçue. L'idée de transmission au coeur du film a été bien menée. Et bon, les pitreries de Po sont toujours aussi désopilante.

Damsel de Juan Carlos Fresnadillo (Netflix): Je l'ai fini parce que j'avais rien d'autre à faire? Sincèrement, un échec royal! Une idée qui n'est pas mauvaise au départ, mais le rendu, ouf. 

Julie et Julia de Nora Ephron (Netflix): Un bon petit film qui m'a rappelé des bons souvenirs du début des années 2000, avec plein de bouffe qui donne faim!

Séries télé

Stranger things Saison 3 (Netflix): Une troisième excellente saison pour cette série que plusieurs m'ont poussé à regarder alors que je n'étais pas convaincue au départ. J'ai presque peur de regarder la saison 4 de peur d'être déçue!

Bridgerton Saison 3 (Netflix): Une troisième excellente saison, quoique très honnêtement, je n'ai pas trop cru à l'histoire d'amour entre Penelope et Colin. Et le fait de couper la saison en 2 n'a pas du tout aidé. Le reste par contre était totalement à la hauteur de ce que les deux premières saisons nous avaient habitué et j'ai hâte à la suite.

Mercredi Saison 1 (Netflix): Encore là, une série que j'aurais dû écouter bien avant. Bonne reprise de l'univers de Chas Addams, mais avec quelques libertés qui m'ont fait grincer des dents. Mais le personnage de Mercredi, lui, est rendu avec tellement de brio par Jenna Ortega que ça valait la peine.

The rookie Saison 1 à 6 (Crave): Il m'arrive souvent de tomber sur une série et de la binger sans arrêt jusqu'à avoir épuisé tous les épisodes. C'est le cas de cette série. Mais bon, la saison 7 commence le 7 janvier, alors... Excellente série avec des personnages profondément humains et qui ne fait pas l'impasse sur le côté sombre de l'humanité et du travail de policier. La série se passe essentiellement en patrouille et si on voit notre lot de drame, il y a aussi un bon nombre de moments d'humours face à toutes les situations qui peuvent survenir.

Documentaires

Minimalists de Matt D'Avela (Netflix) Si l'idée de départ est excellente (réduire le nombre d'objet autour de nous et la consommation comme source de réconfort et d'estime de soi), le film s'adresse visiblement à des gens qui ont un style de vie très différent du mien. Intéressant, mais surtout de constater à quel point certaines personnes sont engluées dans la surconsommation. L'idée de donner un objet dont on ne se sert pas par jour pendant 30 jours est à adopter par contre. Même si on gère bien les objets dans notre environnement, c'est une excellente cure à faire.

En thérapie avec mon chat (UnisTV): Cette série avait tout pour me plaire. L'Éducahteur Daniel Fillion qui rend visite à des gens qui ont des problèmes avec leurs félins et les résous avec une bonne compréhension de la psychologie de ceux-ci. Je l'ai écouté avec un Edgar ronronnant sur mes genoux. 

Théâtre et arts de la scène

Manikanetish de Naomi Fontaine: Adapté du roman du même nom, c'est une très bonne pièce. J'ai vu la version en tournée, donc, sans Naomi Fontaine elle-même, mais la créativité avec la scène et les accessoires sur celle-ci était de la partie. Magnifique hommage aux jeunes innus, aux défis auquel ils font face, mais aussi à leur résilience et à leur goût pour la vie.

Silence on tourne: Une pièce de type théâtre d'été, bien tournée, mais très prévisible. J'ai rit à plusieurs moments et levé les yeux au ciel à d'autres.

Projet Polytechnique de Jean-Marc Dalphond et Marie-Joanne Boucher: Deux comédiens qui ne se connaissent pas se rencontre via les médias sociaux et décident d'explorer les conséquences et les échos de la tuerie de Polythechnique de 1989. Tout y passe: culture des armes à feu, lois restrictives sur celles-ci, féminicides et culture Incel, la pièce ratisse large. Les effets théâtraux sont nombreux et servent bien les sujets abordés, que ce soit le lobby pro-arme ou les nombreuses fusillades dans les écoles au sud de la frontière. En deux heures et demie, on touche une foule de sujet, mais surtout, on finit par se poser la question suivante: et si on ne fait rien, vers quoi on s'en va? Parce que, la pièce le montre, le sujet est beaucoup plus vaste que la mort de 14 femmes il y a 35 ans.

La machine de Türing de Benoît Solès: À cheval entre la biographie et l'exploration d'une personnalité, cette pièce rend hommage à Alan Thüring, le brillant mathématicien qui a cassé le code d'Enigma durant la Seconde Guerre mondiale pour mourir moins de dix ans plus tard dans la honte à cause de son homosexualité. Je n'ai rien appris de nouveau avec cette pièce, ce qui est normal vu ma connaissance de cet homme, mais je n'ai pas non plus trouvé qu'il y avait un angle intéressant pour l'explorer. Par contre, superbe performance de l'acteur Benoît McGinnis dans le rôle titre.

Dehors novembre: Une mise en scène de la création du dernier album des Colocs, racontée par Vander, l'un des membres du groupe qui était dans le fameux chalet qui a vu naître cet album mythique. Les textes des chansons étaient lus sur scène et c'était parfois douloureux à entendre tellement l'acteur essayait de ne pas les chanter, mais la narration et les anecdotes de Vander valaient la peine.

Madame Pylinska et le secret de Chopin d'Éric-Emmanuel Schmidtt: Une histoire classique de passage à l'âge adulte, mais portée par la langue d'Érie-Emmanuel Schmidtt et la musique de Chopin. Comment résister à un tel duo? J'ai vu la pièce interprétée par l'acteur et auteur lui-même ce qui en rajoutait une couche. 

Cabaret chez Mado: J'y suis allée pour l'enterrement de vie de jeune fille de ma meilleure amie, mais sincèrement, j'y retournerai, c'est vraiment un show à voir!

(P.S. j'ai attrapé le bouquet au mariage! ;) )

Balados

J'ai la flemme de faire la liste, mais disons que mon application me dit que j'ai écouté l'équivalent de 24 jours complets de balados cette année... Je suis vraiment trop accro!

Expositions

Les olmèques (Pointe-à-Callières): Dans l'ensemble déçue de cette exposition, mais elle était vraiment trop grand public pour moi. Magnifiques sculptures par contre, ça donne envie d'en savoir plus sur cette civilisation.

Les gladiateurs (Musée de la civilisation à Québec): Autre déception, on était vraiment dans le très de base concernant les gladiateurs. Malgré tout, je ne regrette par de l'avoir vu.

Et maintenant, on se lance en 2025!

@+ Mariane

dimanche 31 décembre 2023

Bilan culturel 2023

 Salut!

2023 a été une année tout en contraste, en haut, en bas, mais que, je dois l'avouer, je termine avec sérénité. Après 2022 qui a été une année de bouleversement, 2023 a été une année de transition et de réflexion sur l'avenir. Petite année au niveau culturel également, mais ça ne veut pas dire que je je vais sauter mon bilan annuel pour autant!

Livres

J'ai lu 21 livres cette année, mieux que mon 11 de l'an dernier, mais loin des dizaines par année que j'ai déjà lu plus jeune. Il m'en faut plus pour me passionner pour un livre qu'avant. Par contre, ce dont je suis fière, c'est qu'année après année, et sans faire de véritable effort, je lis autant de livres écrits par des hommes que par des femmes. J'ai même lu un livre écrit par une personne non-binaire cette année! Autre chose, c'est que cette parité s'est aussi reflété dans la diversité parce que je me rapproche là-aussi du 50/50. Et je poursuis aussi dans ma moyenne paritaire des dernières années pour les nouvelles plumes découvertes: la moitié de mes lectures de 2023 étaient des auteurices que je n'avais jamais lu. Un gros coup de coeur cette année pour Le pacte de minuit de CL Polk que je viens de terminer. Critique à venir en 2024!

Films

Oppenheimer de Christopher Nolan (Cinéma) Vu la fin de semaine de sa sortie. Un très bon film sur la face humaine de la création de la bombe atomique, porté par une distribution magnifique. Je suis sortie là avec quatre noms en tête pour des gagnants aux Oscars! Évidemment, les images sont magnifiques, mais côté scénario, Nolan a déjà fait mieux. 

Séries télés

Stranger Things (Netflix) Saison 1 et 2 (La 3e est en cours). Je dois ici un rattrapage d'une excellente série que tout le monde m'avait recommandé à Neveu. On l'écoute ensemble et je dois avouer que je suis une accro.

The Crown (Netflix) Saison 6: Évidemment, je n'allais pas raté la fin prévue de cette saga. Néanmoins, j'ai trouvé cette saison sans direction précise et le fait de la sortir en deux temps a pas mal cassé le rythme. Les petits écarts créatifs des premières saisons passent très mal dans celle-ci. Bref, ok, c'est fini et c'est très bien comme ça.

Le jeu de la dame (Netflix): Encore une fois un rattrapage... J'étais dû je pense!

La reine Charlotte (Netflix): C'était la première raison pour laquelle je m'étais abonnée à Netflix, mais bon, elle en a emmené plusieurs autres, faut croire! Tout le glamour et les jolis robes de Bridgerton, mais avec un côté plus tragique. Pour les amateurs d'histoire par contre, passer votre tour, vous aller hurler aux 5 minutes.

Balados

Encore une fois, ma plus grande consommation culturelle de l'année et encore, comme chaque fois, je ne vous mets pas tout!

Mécanique des épidémies (France Culture) Saison 1 à 9: Peste, choléra, covid, sida, mais aussi variole, paludisme, grippe, ebola... En quatre épisodes, un virologue nous présente une épidémie, ses sources, ses conséquences et ses impacts. Très instructif, mais pas très rassurant!

Slowburn Saison 7: Roe vs Wade et Saison 8: Clarence Thomas (Slate): Entre une saison dédiée à l'une des plus célèbres causes de l'histoire judiciaire américaine et l'un des protagonistes qui l'a renversé, deux saisons prenantes et très intéressantes. Du bonbon à écouter!

Les enquêtes du Louvres (Musée du Louvres) : Traiter les oeuvres d'art comme des scènes de crimes, comprendre les tenants et aboutissants menant à leur création ou ce dont elles ont été témoins. Un angle vraiment intéressant pour explorer des oeuvres d'art connues et moins connues. Je suis déçue que la série se soit arrêtée.

Commons Hockey et Cults (Canadaland): Une saison consacrée à la culture toxique du hockey et une autre aux différents cultes existants au Canada. Instructif, amis glaçant dans le premier cas, surprenant et éclairant dans le second.

Au coeur de l'histoire (Europe 1): Une série d'émissions sur l'histoire. Destiné  au grand public et parfois un peu étiré sur les bords côté validité historique, mais raconté de manière passionnante. Même les enfants peuvent écouter et y prendre plaisir!

Et finalement, pour 2024? Sincèrement, je n'ai pas vraiment de souhaits, juste des beaucoup d'idées et de projets, mais chut! Je vous en parlerais au fur et à mesure!

@+ Mariane

samedi 31 décembre 2022

Bilan culturel 2022

 Salut!

Tradition oblige, voici le temps de mon bilan culturel annuel. 2022 a été une bonne année pour moi, chargée à souhait, épuisante à bien des égards, mais une bonne année. Deux grands événements marquants: de un, j'ai quitté l'entreprise pour laquelle je travaillais depuis sept ans pour me joindre à une autre entreprise, un choix qui a été difficile, mais qui était devenu absolument nécessaire pour moi et dont je me félicite chaque jour que je rentre au boulot. L'autre grand événement, c'est l'arrivée d'un adorable félin noir dans ma vie nommé Edgar qui me comble de câlins et de ronrons. Contrairement à Patchoulie, il peut rester des heures avec moi à regarder la télé et à dormir sur mes genoux en se faisant gratter les oreilles. C'est donc une année chargée, mais remplie de belles choses qui se terminent pour moi.

Publications:

L'expédition Crozier dans Brins d'éternité #59

Un texte dans je suis très fière, paru dans la dernière édition de Brins d'éternité. Je dis ça en espérant que la revue continue parce que son avenir est incertain, mais j'ai adoré travailler avec mon dirlitt (merci Evan!) et j'ai eu plusieurs compliments pour mon texte qui a connu une petite diffusion, mais qui m'a valu plusieurs commentaires encourageants! 

J'ai aussi osé en 2022 soumettre des textes directement à une maison d'édition pour la première fois. Pas eu de réponses encore, les délais sont toujours longs quand on parle de maison d'édition, mais bon, peut-être aurais-je de bonnes nouvelles à vous annoncer en 2023!

Livres:

Année de vache maigre côté lecture. Même si j'aime lire, le reste de mes activités a pris une grosse place et je termine l'année avec le plus petit nombre de livres lus depuis que je tiens des listes de ce que je lis ce qui remonte à... 20 ans. Ouch! Donc, j'ai lu seulement 11 livres en 2022... Le chiffre m'est rentré dedans. J'ai eu beaucoup de mal à me concentrer sur mes lectures et comme j'ai lu plusieurs services de presse (que je termine toujours même si des fois, c'est plate), on dirait que ça a eu un impact sur ma motivation à lire. Par contre, je n'ai lus pratiquement que des auteurs que je n'avais jamais lu, ce qui veut dire que je poursuis mes découvertes! Autre point, j'ai eu un gros coup de coeur pour Mariama Bâ, une autrice sénégalaise que j'ai littéralement dévorée, preuve que quand j'accroche à un livre, mon amour de la lecture est toujours aussi fort. Si je prends une résolution pour 2023, c'est de lire plus de livres qui me passionnent, pas de lire plus!

Films:

Je ne suis pas une grande cinéphile, mais j'ai quand même écouté plusieurs excellents films en 2022. Un petit rattrapage des films de Disney cette année, j'ai deux filleuls qui me poussent à me mettre à jour.

Moana de Ron Clemens et John Musker (Disney+)

Appréciation très moyenne de ma part, même si la réalisation est bien sûr impeccable. Après tout, c'est un Disney.

Encanto de Byron Howard, Jared Bush et Charise Castro Smith (Disney+)

Celui-là est un coup de coeur! Les chansons, le rythme, les personnages, les problématiques abordées... Et quel magnifique hommage à la culture colombienne!

Raya et le denier dragon de Don Hall et Carlos Lopez Estrada (Disney+)

Autre coup de coeur. Magnifique film sur une jeune fille courageuse qui doit apprendre à faire confiance et bon Sisu, quel dragon adorable!

Monthy Python and the Holy Grail de Terry Gilliam et Terry Jones (Netflix)

Je sais, j'ai beaucoup de retard sur ce coup-là. Ma première incursion dans l'univers absurde des Monthy Python et je dois l'avouer, j'ai bien ri!

Eternals de Chloe Zao (Disney+)

J'ai été une grande fan de Marvel pendant des années, mais celui-là m'a fait décrocher. Bien contente de ne pas avoir dépensé de sous pour aller le voir au cinéma!

Spider-Man: No way home de Jon Watts (cinéma)

Un autre gros coup de coeur, vu au cinéma. Mettons que l'arrivée de deux acteurs à l'écran a fait crier la salle de plaisir et... j'étais du nombre!

Spencer de Pablo Laraìn (Prime)

Un magnifique hommage à la princesse Diana, sans cacher ses complexités et ses zones d'ombres. Mais surtout, une remarquable performance de la part de Kristen Stewart.

Jumanji: Welcome to the jungle et Jumanji: The next level de Jade Kasdan (Netflix)

Deux excellents films pop corn que l'on écoute sans se casser la tête, mais qui remplissent parfaitement leurs missions de divertir.

Venom de Ruben Fleischer (Netflix)

Vu le premier et arrêté le deuxième parce que je baillais aux corneilles. Très oubliable.

Alerte rouge de Domee Shi (Disney+)

Sans être un grand film, c'est un délicieux divertissement. Et le fait que pour une fois, l'intrigue se passe dans une ville canadienne est vraiment intéressant.

Séries télé:

J'ai commencé beaucoup de séries cette année et je ne les ai pas toutes finies... Dommage, mais quelques belles trouvailles au travers.

She-Hulk (Disney+)

Drôle par moment, un gros n'importe quoi à d'autres, on peut lui donner le mérite d'avoir élargi les portes de l'univers Marvel, mais sans plus. 

The Crown, saison 5 (Netflix)

Imelda Staunton prend les commandes à une période particulièrement difficile de la monarchie britannique, où Diana prend presque toute la place. J'ai l'impression que l'on va davantage pouvoir apprécier son talent dans la 6e et dernière saison.

Sex Education, saison 1 (Netflix)

Un petit bijou que j'ai dévoré par petites touches. La sexualité des adolescents y est abordée de façon intelligente et jamais dans le jugement. À faire voir à tous vos ados et regardez-le en cachette, vous allez apprendre des choses aussi!

The First Lady (Crave)

Évocation de la vie de trois Première dame des États-Unis à trois époques et dans trois contextes différents. Chapeau à Michelle Pfeiffer pour son interprétation de Betty Ford, la plus intéressante des trois sans doute.

Bridgerton, saison 2 (Netflix)

Du bonbon avec Kanthony, dont on sait à leur première rencontre qu'ils vont finir ensemble, mais dans le genre, très bien fait.

The Witcher, saison 2 (Netflix)

Une ligne du temps plus claire que la saison 1, mais toujours autant de grognements de la part d'Henry Calvill. Un très bon divertissement.

Documentaires:

J'en ai regardé beaucoup cette année, j'avais du mal à me concentrer sur la fiction, mais je dévorais les documentaires. Aucune idée pourquoi!

The royal house of Windsor de Paul Copeland (Netflix)

Documentaire pour le centenaire du changement de nom de la famille royale de Saxe-Cobourg-Gotha (depuis le mariage de Victoria avec Albert) à leur nom actuel de Windsor. Intéressant, mais tapant toujours sur le clou de l'abdication d'Edward VIII.

This change everything de Tom Donahue (Netflix)

Documentaire sur la place des femmes à Hollywood. Je l'ai commencé en me disant que j'allais en écouter la moitié seulement et je n'ai pas été capable d'arrêter. Ironiquement réalisé par un homme, il laisse la parole à des femmes de l'industrie et montre un portrait sombre, mais aussi l'impact profond des biais, même chez les mieux intentionnés.

Les principes du plaisir de Niharika Desai (Netflix)

Une émission consacrée au plaisir sexuel féminin inclusif, bourré d'informations pertinentes, mais surtout pas gênant du tout à regarder parce que tout le monde en parle de façon décomplexée. À regarder pour toutes les femmes et pour les hommes qui les aiment.

Inside the mind of a cat d'Andy Mitchell (Netflix)

Bon, il était certain que je sauterais là-dessus! Très intéressant, même si je n'ai pas tant appris de choses. Quoique de voir de beaux félins à la télé en grattant les oreilles du mien, c'est une excellente façon de passer une bonne soirée!

Myths and monsters de Daniel Kontur (Netflix)

Une exploration de l'impact des mythes sur les grands courants narratifs. Regroupés par thèmes. Une série vraiment très intéressante!

Les derniers tsars de David Christopher Bell, Dana Fainaru et Sasha Hails (Netflix)

Même si j'ai beaucoup de réserves, ça reste un documentaire pertinent, parce que les scènes dramatisées permettent de comprendre la psyché du tsar et de sa femme. Par contre, E- sur les fausses barbes et le fait que les personnages ne vieillissent pas d'un poil en vingt ans! 

Harry & Meghan de Liz Garbus (Netflix)

Un peu tape à l'oeil, un documentaire que j'ai regardé en ayant mon sens critique à portée de main. Ça se tient, c'est leur version de l'histoire, mais... bon.

 Expositions:

Une seule cette année, Archéologie et enquêtes criminelles au Musée d'archéologie de Roussillon. Un petit musée super accessible côté finance et vraiment très intéressant. Neveu et moi avons adoré!

Balados:

Sans doute LA production culturelle que je consomme le plus. Faire la liste de toutes les balados que je suis serait beaucoup, beaucoup trop longues, alors disons que je mets ici une liste de mes coups de coeur de l'année.

Imaginary worlds par Eric Molinsky

Une exploration dans toutes les directions des genres de l'imaginaire. Je reste ébahie de la variété des sujets couverts. J'apprends énormément de choses et j'attends chaque épisode comme on attend un bonbon.

Les clés du classique (Philharmonique de Paris)

Pour une amoureuse de musique classique comme moi, c'est une excellente balado qui replace chaque pièce dans son contexte de composition et nous présente influence et réception de chaque oeuvre.

When Charles is king (NPC)

J'étais ironiquement rendue au 4e épisode sur 5 quand la reine est morte... Une belle couverture de l'homme, mais aussi de l'institution dans laquelle il a grandi et qu'il dirige aujourd'hui.

Pourquoi Julie? saison1 et Pourquoi Marie? saison 2 (QubRadio)

Un portrait de deux stars féminines des années 90 au Québec, Julie Masse et Marie Carmen. Excellent retour sur des années qui m'ont marquée au point de vue musical et plein de beaux souvenirs!

Vénus s'épilait-elle la chatte? de Julie Beauzac

L'histoire de l'art vue d'un point de vue féministe et antiraciste. Avec une animatrice qui maîtrise très bien son sujet. On a parfois le goût de s'arracher les cheveux en apprenant certaines choses. Les deux épisodes sur Frida Kahlo sont excellents.

Décrocher la une (Le Devoir)

Une balado quotidienne sur l'actualité en 15 minutes, bien faite et toujours bien renseignée. Chapeau à cette initiative de Devoir!

Radio:

Je continue de faire mes chroniques à la radio sur les classiques de la littérature. L'émission est passée à CKIA dans la dernière année et sincèrement, c'est vraiment agréable de travailler avec Julie Collin. Toujours autant de plaisir à les faire. 

Et pour finir... le blogue:

Que j'ai maintenu à flot qui a besoin d'une sérieuse mise à jour de ses pages. Pas écrit autant de billets que je le voulais et il a souffert de mes journées chargées, mais ça reste un espace que j'aime. Par contre, je vais peut-être un peu diminuer le rythme des publications en 2023. Je pense que je vais privilégier la qualité à la quantité. Soyez rassurés: je ne compte pas l'abandonner, mais juste changer mon approche par rapport à lui!

Bonne année 2023 tout le monde!

Mariane

mardi 1 février 2022

Bilan culturel 2021 et les raisons d'un silence

 Bonjour à tous!

Alors on va commencer mes billets de 2022 avec mon traditionnel bilan culturel de 2021.  Alors!

Livres

J'ai lu à peine 25 livres en 2021... J'avoue que mon cerveau a fait hein? quand j'ai vu ça.  J'avais bien évidemment constaté que mon rythme de lecture avait beaucoup diminué, mais à ce point?  Disons que ça me fait réfléchir.  C'est sûr qu'un déménagement et tout le stress qui va avec n'a pas aidé, bien que ça me fasse réaliser à quel point ma PAL ne diminue pas, elle... Par contre, j'ai encore une fois, et ce sans le chercher, lu à peu près autant d'hommes que de femmes et autant d'auteur.e.s dont c'était pour moi la première lecture que d'auteur.e.s que j'avais déjà lu.  Pour le reste, les auteur.e.s étrangers ont dominé mes lectures en 2021, surtout européens.  Un seul gros coup de coeur, Les constellées de Daniel Grenier.  Dans les lectures marquantes, deux classiques, une redécouverte en la personne de Pearl Buck que j'ai beaucoup lu adolescente et la lecture de la sacrée brique d'Autant en emporte le vent qui en valait vraiment la peine!

Musées et expositions;

Voix autochtones d'aujourd'hui au Musée McCord: Ma seule sortie muséale de l'année, que j'ai bien aimé, mais pour qui s'intéresse au sujet, il y a beaucoup de choses que je savais déjà.

Cinéma:

Année dans la moyenne, n'étant pas une très grande cinéphile.

Stefan Zweig: Farewell to Europe de Maria Shrader (Kanopy): Film au rythme lent, mais très bien tourné portant sur l'exil de l'auteur Stefan Zweig après son départ de l'Europe en plein montée du nazisme.  C'est très Européen comme film, mais j'en garde un très bon souvenir.

Radioactive de Marjane Satrapi (Crave): Un film que je regarde plus comme un téléfilm sur la vie de Marie Curie.  Elle y est présenté comme une personne glaciale menée uniquement par la rationalité scientifique, même dans le domaine des sentiments.  L'actrice Rosamund Pike n'arrive pas vraiment à nous donner de la chair sur cette personne.  Je suis très mitigée disons.

Le magicien d'Oz de Victor Flemming (Netflix): Ce classique de 1939 reste tout aussi agréable à regarder aujourd'hui qu'à sa sortie!  Il n'a pas pris une ride!  Et sincèrement, j'ai été impressionnée par la qualité des effets spéciaux pour l'époque.

Grace de Monaco d'Olivier Dahan: Je suis habituellement un très bon public pour les films sur les royals, mais celui-ci était d'une nullité rarissime.  Passer votre tour, d'autant plus qu'ils se permettent énormément d'erreurs au point de vue historique.

Gunpowder Milkshake de Navot Papushado (Netflix): Un film de gangster mettant en vedette des femmes dures à cuire et rapides sur la gâchette.  Un divertissement bonbon, mais ça en valait la peine.

Creation de Jon Amiel (Kanopy): Un film sur la vie de Darwin, l'homme derrière le scientifique.  Un film au rythme un peu lent, mais un grand hommage à l'humanité derrière la science.

Cruella de Craig Billespsies (Disney+): Avant de voir ce film, je me demandais pourquoi on faisait un film sur Cruella.  Après l'avoir vu, je me pose toujours la question.  Intéressant pour le milieu de la mode, mais sans ça, j'aurais très bien pu me passer de cette écoute.

BlackWidow de Cate Shortland (Cinéma): Un film mettant en vedette ma superhéroïne préférée, je n'allais pas manquer ça!  Mon avis sur le film est plutôt moyen, même si côté effets spéciaux et cascades tout était au rendez-vous.  Et bon, Yelena valait à elle seule le film!

Shang-Chi et la légende des dix anneaux de Daniel Cretton (Cinéma):  Un Marvel classique ( je commence à mon tour à me lasser de la recette), mais de très belles images et un bel hommage à l'imaginaire asiatique.  Pratiquement aussitôt vu, aussitôt oublié.

Dune partie 1 de Denis Villeneuve (Cinéma): Je l'ai vu deux fois, dont une en 3-D, moi qui déteste la 3-D en général.  Une excellente adaptation de l'oeuvre d'Herbert et Timothée Chalamet a réussi à me convaincre dans le rôle de Paul alors que j'avais de sérieux doutes au départ.  Ma seule déception: le film finit au moment où ça devient vraiment intéressant...

La reine des neiges 2 de Chris Buck et Jennifer Lee (Disney+): Je me devais de faire un peu de rattrapage de film d'animation et je n'ai pas été déçue par celui-ci!  Même si le scénario est un peu plus faible que le premier opus, j'ai passé un très bon moment.

The electrical life of Louis Wain de Will Sharpe (Prime video): La vie du dessinateur qui a créé l'imaginaire sur les chats dont je me délecte aujourd'hui?  Je pouvais pas manquer ça!

Séries télés

2021 a été une année faste, entre le couvre-feu et ma nouvelle télé, j'ai pas mal visionné de trucs!

How I met your Mother, saison 2 à 9 (Netflix): J'avoue, j'ai dévoré en rafale cette série dans mes moments de blues et j'ai laissé partir ses personnages avec une pointe de regret.  Mais moi, je le savais que Robin et Ted allait finir ensemble depuis l'épisode 1.  Je ne comprends pas la déception de certains face à cette conclusion.

Fate: The Winx Saga Saison 1 (Netflix): Très, très, très, très ado, avec une traduction en français qui donnent l'impression que des ongles sur un tableau sont un son agréable.  J'aurais dû écouter la VO, mais c'était une série regardée en mode pyjama, donc, j'ai continué. Plutôt passable, à mon avis.

Wandavision (Disney+): Série duquel je n'attendais absolument rien, ne comprenant pas pourquoi Marvel se lançait dans les séries télés.  Mais ça s'est révélé un petit bijoux, avec deux personnages d'une très grande richesse.

The Falcon and the Winter Soldier (Disney+): Tant qu'à avoir commencé les séries Marvel sur Disney+, j'ai continué.  Un brin déçue par contre de celle-ci, Bucky Barnes étant un de mes personnages préférés.  Problème de scénario essentiellement.  Le reste y était!

Loki Saison 1 (Disney+): Paradoxalement, un de mes séries Marvel avec le moins de wow.  Je suis très mitigée.  Loki est meilleur en antagoniste qu'en protagoniste à mon avis.

Hawkeye Saison 1 (Disney+): Ma préférée sur le lot, bien que plusieurs éléments de l'intrigue au dernier épisode m'ont déçue dans le traitement du personnage de Kate Bishop.  Sérieux, je pense que c'était des mecs qui étaient à l'écriture de ce scénario.  Elle avait vraiment besoin de quelqu'un pour lui dire qu'elle était prête?

Staged Saison 1 (Kanopy): Bon, il faut un peu connaître et aimer les acteurs David Tennant et Michael Sheen, mais leur complicité et leurs micro-aventures hilarantes dans un univers pandémique où tout a lieu sur Zoom en vaut la peine.  En particulier l'épisode où Samuel L. Jackson fait un caméo!

The Nevers Première partie de la saison 1 (Crave): Wouah!  J'ai adoré... jusqu'au sixième épisode.  Si vous le commencez et que vous vous demandez si c'est bien la bonne série télé, oui.  Si on oublie ce détail, le reste est excellent.  Un genre de steampunk victorien mettant en vedette des femmes, des minorités et des exclus... en lutte contre l'autorité et le patriarcat de l'époque.  Foutument bien fait!  J'ai hâte à la suite!

The wheel of time Saison 1 (Prime video): Est-ce possible de tomber amoureuse d'une série en moins d'une minute?  C'est le cas avec celle-ci.  Tout y était: le ton, le style, l'ambiance, les personnages.  Et l'action!  Malgré une base littéraire qui me semble complexe, tout coule dans cette série.

Documentaires

J'en aie écouté un peu plus que d'habitude cette année et je me suis dit que ça valait la peine d'en parler.

Framing Britney Spears et Controlling Britney Spears de Samantha Stark (Crave): J'ai regardé le premier film, sorti en janvier par pure curiosité et ouf!  C'est le genre de documentaire qui pousse à faire un examen de conscience: comment a-t-on osé être aussi durs avec une jeune femme qui faisait simplement ce qu'elle aimait? Et comment une personne comme elle a fini sous tutelle pendant 13 ans?

Britney contre Spears de Jenny Eliscu et Errin Lee Carr (Netflix): Regarder ce documentaire est une ode au travail de Samantha Stark.  L'approche est beaucoup plus racoleuse, le récit plus dramatique et moins bien documenté, mais bon, ça restait intéressant.

Enslaved de Simchi Jacobovici (CBC/Gem): L'histoire de la traite transatlantique des noirs, mais avec une approche fondée sur l'archéologie sous-marine et qui donne la parole à beaucoup de personnes noires.  Souvent beaucoup trop dramatique,  avec des effets de tension très mélos, mais quand même très bien documenté et franchement, très inconfortable à regarder.

The story of Diana de Rebecca Gitliz (Netflix): L'histoire de Diana, mais dans un documentaire financé par son frère et qui donne la place à la femme derrière la légende.  Je regrette que Diana ne prononce pratiquement pas un mot du documentaire, mais en même temps, ça rend justice à ce qu'elle a été pour beaucoup de gens : une image, bien plus qu'une personne.

Balados

Soyons honnêtes: j'écoute énooormément de balados.  Donc, plutôt que de vous faire une liste exhaustive et barbante, je vais vous faire part de quelques découvertes intéressantes parmi les innombrables écoutes de 2021.  Et je ne vous reparlerai pas de ceux que j'écoute à peu près tout le temps, j'ai déjà fait le tour de la question en 2020.

Atlas obscura par Witness doc: Une série sur les lieux étranges et insolites du monde.  Excellent pour les accros au voyage et pour les gens en pandémie qui ne peuvent pas voyager!

Encyclopédia Womanica par Wonder media Network: En cinq minutes, la vie d'une femme qui a marqué l'histoire.  Ça reste un peu anglo-américanocentré, même s'il est visible que les poditrices essaient de voir large.

3.7 planètes, saison 2 par Radio-Canada: François Bellefeuille est de retour dans son exploration un peu échevelée des méthodes pour réduire son empreinte environnementale.  Toujours aussi drôle!

Moonrise par le Washington Post: Sans doute LE grand coup de coeur en balado de 2021.  L'histoire de la conquête spatiale comme on ne l'a jamais raconté, qui s'intéresse moins au quoi qu'au pourquoi.  Pourquoi au juste est-on allé dans l'espace?  La réponse est vaste et tire, en partie, du rapport que l'on a avec la fiction.  Avec un montage sonore superbe et une narration qui nous fait plonger dans cette époque comme un thriller.  Je le recommande à tout le monde qui maîtrisent la langue de Shakespeare.

Aparté: Au mieux un écho, Dompter la bête et Gardiennes averties par Altò: Série de balados sur les métiers cachés de l'édition.  Très intéressant à suivre, surtout que les thèmes choisis (la traduction, la direction littéraire et la révision) sont rarement abordées pour le grand public.

Spectaculars failures Saison 1 et 2 par American Public media: L'histoire du monde des affaires est faites de grands récits de réussites spectaculaires.  Cette série s'intéresse à toutes les fois où des entreprises se sont royalement plantées et pas de petites entreprises, des grosses, comme Kodak qui a raté le virage de la photo numérique, même s'ils l'ont inventé!  Excellente pour relativiser le culte du monde des affaires.

Day X par le New York Times: Série glaçante sur l'univers de l'extrême droite qui est infiltrée dans les militaires militaires et policiers.  Ça se passe en Allemagne, mais ça pourrait arriver n'importe où.  Que faire quand ceux qui sont sensés nous protéger sont aussi ceux qui propagent des idées radicales?

La bombe par Télé-Québec: Une série de balados sur l'extrême droite au Québec.  Ça date de 2018, mais le sujet est encore brûlant d'actualité.  Et l'écouter en pleine pandémie fait comprendre à quel point ça a été facile pour ses partisans de tomber dans le mouvement antivaccin.  Là aussi, glaçant.

Slowburn: The road to Irak War Saison 5 par Slate: Comment le gouvernement américain a vendu la guerre en Irak à coup de mensonges et de manipulation.  Encore là pas très joyeux, mais essentiel.

Build for tomorrow par Jason Feiffer: Sur un ton jovial et appuyé par des experts, cette balado se fait un plaisir de démolir nos peurs sur l'avenir et surtout, comment mieux nous y préparer, sans crier à la catastrophe, ni voir tout en rose.

Raconter Montréal par le Musée Pointe-à-Callières: Par le biais de l'archéologie, redécouvrir la petite et la grand histoire de Montréal.

Ma version des faits: Le trio infernal par Radio-Canada: Chaque saison de cette balado est un petit bijoux de série.  Je ne trippe pas sur les true crime, mais le point de vue de journaliste d'Isabelle Richer ajouter quelque chose à cette série qui me fait la dévorer d'une traite dès qu'elle sort.

Fascinant par Radio-Canada Ah la merveilleuse voix de Charles Tisseyre qui nous raconte la science avec des scientifiques.  Rien n'est hors de sa portée: biologie, astronomie, physique.  Bien vulgarisé et très intéressante à écouter.

CanadaLand: Je les aie découverts parce qu'ils ont fait un épisode en français avec Émilie Nicolas.  Étant donné que j'écoute très peu de contenu canadien, j'ai commencé à les suivre.  Pas toujours d'accord avec ce qu'ils disent, mais le travail journalistique derrière est solide et j'aime leur petit côté rebelle qui se permet des shit et des fuck quand la situation le mérite.

Laissez-nous raconter: L'histoire crochie par Radio-Canada: Des autochtones reprennent le sens de certains mots et se les réapproprient: sauvage, colonisation, Indian Time, Banik...  Entendre leurs voix parler de leurs réalités est parfois troublant, mais souvent éclairant.

The improvement association par Serial Production et le New York Times: Comment une bonne idée pour permettre aux Noirs d'avoir une juste représentation parmi les postes électifs s'est retournée contre ceux qui l'ont mis en place.  Et en grattant, on comprend que la situation est plus nuancée et plus complexe que le simple biais blancs/noirs.

Hors-catégorie

C'est deux chaînes YouTube cette année!

Girl with the dogs: Une toiletteuse torontoise qui fait des vidéos de ses clients canins ou félins en train de se faire pouponner...  et leurs réactions à ce traitement!  C'est à la fois, instructif, distrayant (elle a un très bon sens de la narration) et très drôle.  Ça donne envie d'avoir un chien... et de ma part, c'est tout un compliment!

Cinema Therapy: Un cinéaste et un thérapeute qui analyse des films de la culture populaire et décortiquent les personnages. Iron-Man 3 devient un prétexte pour parler du trouble post-traumatique et Twilight des relations de couple saines. Très révélateurs et on peut tous finir par se reconnaître dans une vidéo (non, non, je ne pense pas ici à la vidéo sur la mère dans Raiponce...) et bon, les deux gars s'amusent visiblement beaucoup en tournant ces vidéos!

Et les raisons d'un silence...

Je viens de passer près de deux mois sans bloguer.  Ce qui est quand même une assez longue pause.  Je ne le cacherai pas, 2021 a été pour moi une année très difficile et oui, ma santé mentale en a pris un coup.  Entre la mort de ma Prospéryne en janvier (le deuil d'un animal de compagnie en pandémie c'est pas terrible...), la recherche d'un nouveau toit dans un marché de dément et un déménagement, j'ai dû affronter mon lot de problèmes familiaux et les effets de la pandémie.  J'étais à un certain point complètement vidée, émotivement et physiquement.  J'ai donc laissé aller le blogue pendant un certain temps.  Ne vous inquiétez pas, je vais mieux maintenant.  J'ai pris beaucoup de repos, j'ai pris soin de moi, j'ai un merveilleux réseau d'ami.e.s qui m'entourent et bon, ma Patchoulie, elle, se porte à merveille.  On aborde 2022 avec un certain nombre de défis à relever (ce dont je reparlerai sans doute en temps et lieu) et deux publications à venir!  Bref, on regarde vers l'avant et on  sourit à la vie.  Même dans les moments durs, elle nous garde de petits moments de bonheur.

Bonne année 2022 un peu en retard!

Mariane

P.S. Étant donné un giga retard, attendez-vous à un certain rattrapage des critiques de 2021 dans les prochaines semaines.  J'ai lu bien des livres qui en valent la peine dans les derniers mois!

jeudi 31 décembre 2020

Bilan culturel 2020

 Salut!

2020 arrive (enfin!) à son terme et ce n'est pas parce que cette année aura été hors-norme que je ne vais pas AU MOINS avoir fait une chose normale cette année, soit faire mon traditionnel bilan culturel 2020.

Livres:

J'ai lu 37 livres en 2020.  Moins que je ne m'y attendais avec la pandémie, mais bon, elle m'a enlevé de la capacité de concentration à certains moments.

Donc, j'ai lu durant l'année:

57% d'hommes et 43% de femmes (la seule auteur non-binaire que j'ai lu faisait partie d'un collectif)

83% d'auteur.e.s blancs et 17% d'auteur.e.s racisés (et ce malgré mes efforts pour lire plus d'auteur.e.s de la diversité!)

32% d'auteur.e.s québécois, 62% d'auteur.e.s étrangers et 6% d'auteur.e.s autochtones (encore une fois malgré mes efforts pour la diversité!)

Et sans surprise, une grande majorité d'auteur.e.s hétéro, soit 94%, le 6% représentant ceux qui s'identifiait autrement. 

Fait à noter, 18 des auteur.e.s que j'ai lu cette année était des découvertes pour moi, soit près de la moitié.  Les belles découvertes de l'année sont Edith Wharton, Lori SAint-Mrtin et Mary Shelley.

Les coups de coeur officiels de 2020 Toronto 2033 (Collectif) et le superbe Pour qui je me prends de Lori Saint-Martin (à lire, vraiment!)

Dans les autres marquants, je note le bouleversant Le consentement de Vanessa Springora, le tout aussi bouleversant Cheval Indien de Richard Wagamese, le bref, mais ciselé Les lettres d'Edith Wharton et le fascinant Sapiens de Yuval Noah Harrari.  

Ah oui et nouveautés de 2020, je me suis mise à l'anglais.  Je m'étais donnée comme défi de lire un livre par mois dans la langue de Shakespeare, mais j'en aie lu 7 au final.  On continuera à lire en 2021, mon bon vieux Robert & Collins 1995 bilingue n'a pas finit de me livrer ses secrets!

Théâtre et spectacles:

Évidemment, cette année a été plus que maigre de ce côté...  Le théâtre me manque, j'avoue.

Zoé d'Andréane Roy au Denise-Pelletier: Pièce centrée sur le débat entre un professeur de philosophie et son unique étudiante qui force le cégep à lui donner ses cours malgré un mandat de grève des autres étudiants.  Un peu verbeux, mais qui pose d'excellentes questions.

Les trois autres pièces que je devais aller voir au printemps ont bien entendu été annulée :(

Au bout de ta langue de David Goudreault, théatre Outremont: Vu en virtuel, mais quand même été soufflée par ce spectacle.  Je le recommande à tout le monde!

Musées:

Paris au temps du post-impressionnisme: Signac et les indépendants au MBAM: Ma seule exposition de 2020, masquée et à deux mètres de tout le monde.  Mais elle en a valu la peine, entre autre pour la découverte de Maximilien Luce, un peintre dont j'ignorais l'existence, malgré mon amour pour les impressionnistes!

Cinéma:

Année quand même relativement faste, pour la pas si cinéphile que je suis.  J'ai mis entre parenthèse la plateforme de diffusion.

Kuessipan de Myriam Verreault (vu en salle): Ma seule sortie de 2020 au cinéma!  Et je suis heureuse d'avoir vu ce film au grand écran.  L'histoire d'amitié entre deux meilleures amies, issues du peuple innu, l'une voulant s'envoler et donc quitter la réserve, l'autre incapable de quitter sa propre situation présente.  Un véritable bijoux que je recommande chaudement à tout le monde!

Portrait de la jeune fille en feu de Célia Sciamma (Cineplex): Un film français, donc au rythme lent, mais qui questionne le regard porté sur le corps de la femme et qui force à regarder autrement, parce qu'ici... l'artiste qui regarde est une femme et elle aussi, est regardée.

Une colonie de Geneviève Dulude-De Celles (Viméo): Un film qui raconte l'amitié entre une jeune québécoise timide et celui qui deviendra son meilleur ami, un jeune abénaquis de la réserve toute proche, dont elle ignore tout.  Un film qui questionne avec intelligence les rapports entre les québécois et les Premières Nations.

Enola Holmes de Harry Bradbeer (Netflix): Sherlock Holmes a une petite soeur... et une mère suffragette.  Voilà de quoi troubler bien des fans du fameux détective, d'autant plus que le gène de la résolution d'intrigue semble commun à tous les Holmes!  Un film à regarder avec un pop corn ceci dit, ce n'est pas un grand film.

Mary Shelley d'Haïfaa al-Mansour (Crave): L'auteure de Frankenstein a elle-même une histoire passionnante.  Cela reste un biopic assez classique, mais l'histoire elle-même vaut le détour!

Spiderman: Far from home de Jon Watts (Crave): Je suis maintenant à jour dans l'univers de Marvel, mais je n'ai pas été impressionnée par cet opus.  Ceci dit, Tom Holland fait un très bon Spiderman.

The favorite de Yorgos Lanthimos (Crave): Triangle amoureux à la cours de la reine Anne.  Triangle entre trois femmes...  La monarchie britannique est ici représentée dans une époque qui a été peu transposée à l'écran et d'une façon presque totalement inédite.  Avec trois actrices au sommet de leur art!

Mulan de Nikki Carro (Disney+): Hum... Je vais rester une fidèle de la version de 1998.  Y'a pas grand chose qui sauve ce film, qui est presque un ratage complet.  Joli ratage, mais c'est tout.

Télévision:

Ok, 2020 marque l'année de l'arrivée du streaming dans ma vie...  Je sais, je suis en retard de dix ans sur pas mal de monde, mais tant pis, j'apprécie d'autant plus l'immensité de l'univers qui vient de s'ouvrir devant moi!

Doctor Who (Crave) saison 8 à 12

Passé au travers de Peter Capaldi (que j'ai moins aimé) et arrivée à Jodie Whittaker.  Un peu trop dans ta face sur les questions sociales dans sa première saison, ça s'améliore dans la deuxième, mais j'aime bien Whittaker qui fait un très bon Docteur.  Ceci dit, je m'ennuie de la qualité des scénarios de Tennant et de Smith.

The Witcher (Netflix) Saison 1:

On va résumé par: il y avait trop d'eau dans le bain à l'épisode 5...  Pour le reste, correct, sans être épique.  Les costumes et les décors ne font pas tout.  Et grmfff ne doit pas être considéré comme une ligne de dialogue digne de ce nom.

Star Trek: Picard: (Crave) Saison 1: Capitaine Picard est de retour!  Mais le monde a changé, lui et Picard devra affronter de jeunes ennemis...  Beaucoup de caméo de TNG, pour les nostalgiques, c'est bien.

The floor is lava: (Netflix):  Il y a des moments dans la vie où on a vraiment besoin de stimulation intellectuelle...

How I met your mother: (Netflix) Saison 1:  Ok, je suis 15 ans en retard, mais que c'est drôle cette série!

Altered Carbon: (Netflix) Saison 2: Beaucoup moins aimé que la saison 1, les enjeux de la décorporation sont beaucoup moins abordés et ça a nuit à l'intrigue.

The Crown: (Netflix) Saison 4:  Je me suis bien évidemment pitchée dessus.  Absence de fil rouge, comme pour la saison 3, mais une performances remarquable de la part de l'actrice qui interprète Diana.

His dark materials: (Crave) Saison 2: Suivre cette série a représenté autant de pics de sérotonine!

Bridgerton: (Netflix) Saison 1: Jane Austen version diversité.  Ok, on le sait à l'épisode un qu'ils vont finir ensemble, mais on est quand même scotchée!

Lovecraft Country: (Crave): Saison 1:  Bizarre, surprenant, dérangeant, déroutant.  Attention, les deux premiers épisodes nous mettent sur une piste qui n'est pas entièrement suivie ensuite et il faut l'accepter.  Rarement vue des dénonciations aussi directes du racisme, du sexisme et de la masculinité toxique sans l'effet dans ta face qui en efface souvent la puissance.

Balados:

Parce que je suis une consommatrice compulsive de ce médias et que mine de rien, la quantité de balados que j'écoute fini par représenter une partie importante de ma consommation culturelle, je fais ici une petite liste de tout ce que j'ai écouté en 2020.  Oui, j'ai écouté beaucoup, beaucoup, beaucoup de balados durant le confinement...

Dans la catégorie, y'a des saisons dans cette balado:

Slow Burn (A) (Slate) Saison 1, Watergate et Saison 2, l'Impeachment de Bill Clinton et Saison 4, David Duke:  Des saisons qui explorent à fond un sujet.  Super intéressant, qui fait réfléchir et qui donne la parole à des acteurs méconnus de ces histoires archi-connues.  Si bien que ça? Non, les détails font réfléchir...

Magic Lessons d'Elizabeth Gilbert Saison 1 et 2:  Grosso modo Elizabeth Gilbert (Mange, Prie, Aime), rencontre des personnes ayant des blocages créatifs, demande conseil à un «expert», souvent un artiste établi et fait un retour avec la personne.  C'est bien, y'a un côté un peu ésotéro-matante, mais c'est intéressant quand même.

The secret life of Canada (A) (CBC):  J'ai décroché à la saison 3, mais c'est intéressant.  L'histoire des Premières Nations, des innombrables communautés immigrantes au Canada, souvent des histoires méconnues et beaucoup trop souvent, de discrimination.  Raison du décrochage? Si vous êtes québécois, bien des moments vont vous faire grincer des dents.

Ma version des faits (F) (Radio-Canada) Saison 3, Agostino Ferreira, Saison 4, Le méga-procès des Hells  Cette balado à saveur judiciaire est juste trop addictive.  Isabelle Richer nous amène dans l'histoire de procès qui ont marqué le Québec, mais dans sa version des faits à elle, car elle les a couvert comme journaliste judiciaire.  Et c'est vraiment intéressant.

Francophiles dans la ville: (F) (Culture Montréal) Saison 1 et 2: Faire voir Montréal par les yeux de gens qui n'ont pas le français comme langue première et leur relation avec la ville par des lieux qui les ont marqués.  Super intéressant.

Procrastination: (F) (Elbakin.net): Saison 1 à 3: Trois auteurs français qui discutent d'écriture, d'édition, de la vie d'auteur et de publication.  À coup de 15 minutes.  C'est très intéressant, mais ça s'essouffle un brin sur le long terme.

Les pires moments de l'histoire: (F) (Urbania): Saison 3: Charles Beauchêne raconte les pires moments de l'humanité, mais nous fait tellement rigoler au travers qu'on en oublie que ce sont avant tout des histoires d'horreur.

L'histoire ne s'arrête pas là: (F) Saison 3: Des moments moins connus de l'histoire du Québec.  Raconté avec brio par André Martineau qui mêle petits et grandes histoires et nous rend le tout accessible.

David Tennant does a podcast: (A) Saison 1: Écouté en grande partie parce que l'acteur a déjà été le Docteur, mais j'avoue qu'il a le don de faire parler les gens et comme il est lui-même acteur, il arrive à faire parler ses invités (acteurs et actrices, politiciens, etc) et à créer un vrai lien avec eux le temps de l'entrevue.

Dans la catégorie, c'est une série unique:

Rabbit Hole (A) (The New York Times): Pourquoi et comment YouTube est devenu ce trou du lapin où sombrent tant de personnes et où les théories de la conspiration sont reines.  Terrifiant.

1619 (A) (The New York Times): 1619 est la date de l'arrivée des premiers esclaves noirs sur le territoire de ce qui deviendra les États-Unis.  Cette balado retrace l'histoire de la présence des Noirs sur leur territoire, des relations raciales et leur place (ou absence de place) dans le grand récit de la nation.

The catch and kill (A) (Pineapple production):   Une balado tirée du livre (sans être un audio-livre) qui raconte l'enquête de Ronan Farrow ayant mené à la chute d'Harvey Weinstein et croyez-moi, cette histoire a bien failli ne pas sortir.  Les réseaux de pouvoir de cet ex-producteur étaient déments.  Je ne sais pas si c'est un true crime, mais c'est aussi addictif. 

3.7 planètes (F) (Radio-Canada):  L'humoriste François Bellefeuille veut développer un numéro d'humour sur l'environnement et en profite au passage pour explorer un peu son empreinte écologique.  Drôle et fait réfléchir.

Trafic (F) (Pic-Bois productions):  Le trafic sexuel des adolescentes, ici, aujourd'hui, au Québec.  Combien les clients sont dans le déni et combien cette industrie est juste sous notre nez, fait des ravages et pourtant passent inaperçue.  Ça donne des frissons d'horreur.  

Briser le code (F) (Télé-Québec): Le témoignage de personnes immigrantes.  Ça parle de racisme, mais aussi d'intégration et de transmission.  De très beaux témoignages que l'on a pas assez la chance d'entendre, trop souvent. 

The Queen: (A) (Slate): Sur l'histoire personnelle de la femme à l'origine du mythe de la Welfare Queen.  Une femme noire, bien sûre.  C'était une criminelle, mais à entendre son histoire complète, on ne la juge pas si sévèrement.  Aurais-tu vraiment pris de meilleures décisions à sa place?  Et son histoire n'a-t-elle pas avant tout été instrumentalisée?

Recall: How to start a revolution: (A) (CBC): L'histoire du FLQ, racontée par les journalistes de la CBC.  J'avais beaucoup de craintes en commençant cette série, mais non, le travail journalistique de la CBC a été très bien fait, pas de Québec bashing et beaucoup de pédagogie.  Sincèrement, j'ai appris des choses et j'ai adoré cette série.

Dans la catégorie, il en sort en continu: (et je ne les mets pas toutes!)

The Daily (A) (The New York Times):  Balado quotidienne sur l'actualité par le New York Times.  Intéressant de connaître le point de vue des USA de l'intérieur sur certains enjeux.

Myths & legends: (A): Les mythes et légendes racontées dans leur version d'origine.  Le hic, c'est que le poditeur, en plus de très bien raconter, se permet des commentaires sur les incohérences des histoires et sur le sexisme de certaines.  Ça s'écoute super bien!

Cabinet of curiosities: (A): De courtes balados sur des histoires insolites.  Des fois, j'ai des doutes sur la véracité, mais autrement, le poditeur a le don de trouver des anecdotes sur une grand variété de sujets, dévoilant parfois des facettes moins connues de certaines personnalités.

Thrilling Tales of modern capitalism: (A) (Slate): L'histoire de grandes entreprises avec leurs hauts et souvent aussi, leurs bas.  De quoi défaire quelques mythes!

Washington DC: (F) (Radio-Canada et al): Balado qui couvre l'actualité des États-Unis par les journalistes des réseaux publics francophones.

L'histoire nous le dira: (F) (Laurent Turcot): Courtes capsules historiques issues de YouTube qui couvrent un grand nombre de sujets.  

On s'appelle et on déjeune: (F) (Radio-Canada): Deux nutritionnistes, Bertrand Lavallée et Catherine Lefebvre, qui jasent d'alimentation à bâtons rompus, sans chichi, sans flafla.  Rafraichissant et instructif!

Ideas: (A) (CBC): Émission par thématique qui réfléchit sur de grands enjeux.  Ça va de l'histoire de la chaise à l'impact d'Einstein sur la vision du monde des humains.  Et c'est toujours intéressant.

Et y'a plusieurs émissions de radio, mais je vais arrêter ça là.

Inclassables:

Je mets ici les trucs inclassables dans les autres catégories, mais ils ne sont pas si bizarres que ça, ils ne rentraient juste pas dans les moules du reste.

MasterClass:

Neil Gaiman: J'ai eu la chance de l'écouter avec une amie et on arrêtait la vidéo pour prendre des notes et faire wow.  Le gars est pertinent, articulé et vraiment intéressant à écouter.

Margaret Atwood: Tout aussi intéressant, mais dans un tout autre registre.  J'ai enfin compris pourquoi elle dit qu'elle n'écrit pas de la SF (même si elle écrit de la SF)

Joyce Carol Oates: Variation sur le même thème, mais elle est vraiment différente dans son approche.  Aussi intéressante, mais moins prenante.

Gordon Ramsay: Ne cherchez pas le lien avec les trois autres MasterClass, y'en a pas.  Classe très intéressante, Gordon Ramsay est très bon pédagogue, mais je comprends que son style puisse rebuter certaines personnes.

YouTube:

DirtyBiology:

Je suis assidûment ce youtubeur depuis des années et en 2020, il est resté aussi intéressant et pertinent, même s'il a dû faire des pieds et des mains avec le confinement.

Bon et bien, maintenant, Bye, Bye 2020 sans le moindre regret et bienvenue 2021!|

@+ Mariane