vendredi 18 janvier 2019

Slam poésie du Québec sous la direction de Pierre Cadieux

Slam poésie du Québec  Collectif sous la direction de Pierre Cadieux Collection Ado  Vents d'ouest 261 pages



Résumé:
Recueil de slam, dans tous les registres de cet art, par différents slameurs.

Mon avis:
J'ai lu ce recueil entièrement à voix haute et je reste persuadée que c'était une très bonne idée.  Parce qu'une partie de l'art du slam est ce que l'on entend.  Le travail sur les sonorités parlées est hallucinant dans ce recueil!  Comme c'est un collectif, on voit toutes les palettes du talent des auteur(e)s.  Des textes plus humoristiques aux textes plus profonds, des textes de colère aux textes de tendresse, tout y est.  Les auteurs ne tournent pas le dos aux anglicismes et aux québécismes, mais ils le font avec la langue parlée du Québec.  Un joli tour de force.  Pour qui veut découvrir le slam québécois, c'est une bonne porte d'entrée.  Par contre, le livre a dix ans.  Je suis sûr que cet art a depuis beaucoup évolué!

Je ne note pas, je ne me sens pas apte à mettre une note à de la poésie.

mercredi 16 janvier 2019

C'est pas facile d'être une fille: 2- Tout va bien aller de Bach

C'est pas facile d'être une fille  tome 2  Tout va bien aller  Bach  Mécanique générale  147 pages


Résumé:
Estelle et Charles décident de se marier!  Entre les décorations, les fleurs et la salle à prévoir (sans compter la recherche de LA robe!), Estelle se débat avec sa grande amie Stéphanie qui se cherche, apprend à conduire et se demande si elle ne fait pas une belle gaffe en s'engageant!

Mon avis:
Le coup de crayon et le ton de Bach n'ont pas pris une ride!  Si cet album est un peu plus sérieux que le premier, on rigole toujours autant!  Je dis sérieux parce qu'au lieu d'une suite de petites scènes comme dans le premier tome, là, il y a une véritable ligne directrice, ce qui fait qu'on aborde aussi, par la bande, la thématique de l'engagement.  Et les angoisses qui vont avec!  Entre ça et sa meilleure amie qui se cherche, essayant alternativement le véganisme, le sans gluten, les thérapies et les styles vestimentaires les plus loufoques, avant de finalement terminer avec la plus logique des choses (solution que je soutiens à 100%, mais je vous dit pas quoi!).

Il y a aussi la recherche de LA robe, chose qui frôlera la (vraiment très drôle) catastrophe dans le cas d'Estelle.  Sans compter tous les autres petits détails: la recherche de la salle, l'enterrement de vie de garçon et de fille, les décorations de table, etc.  Bach nous fait entrer dans les petits détails de la préparation d'un mariage, de tout le stress qui l'accompagne, mais n'oublie pas la vie quotidienne.  La scène où le chat vomi sur la moquette alors que tous les deux sont en mode on s'envoie en l'air sent le fait vécu, mais on éclate de rire en voyant leur tête.

Le dessin est toujours aussi agile, un brin cartoonesque, mais avec une facture qui permet d'aborder des thématiques plus sérieuse sans détonner.  Les fonds alternent entre différentes couleurs pour distinguer les différents BD qui constituent le recueil.  C'est une bonne idée, d'autant plus que la couleur est souvent en lien avec la tonalité émotionnelle de la scène.  Les dessins du mariage, réalisé comme autant de photos, sans aucun phylactère, sont ma partie préférée de l'album.  Il n'y avait pas besoin d'en dire plus, tout était là.

Ma note: 4.5/5

lundi 14 janvier 2019

Neveu et les livres

Salut!

Neveu a neuf ans.  Il sait maintenant lire.  En fait, il aime bien lire.  Des fois.

Neveu adore lire avec Papa.  En fait, il aime beaucoup quand Papa lui lit des histoires.  Ses préférés?  Les BDs de Tintin.  Si si!  Papa et Fiston font religieusement la lecture de quelques pages le soir avant d'aller dormir.  Et les yeux de Fiston brillent dans ces occasions-là!  Il adore entendre la voix de Papa imiter celle du Capitaine Haddock avec ses jurons!  Ils ont déjà parcouru tous les albums, mais Neveu a réclamé une seconde lecture.  Ils sont donc repartis pour un tour!

Neveu aime aussi les Garfield.  Quand je l'emmène à la librairie, c'est sûr qu'il va aller faire un tour dans les rayons pour aller voir s'il y a un nouvel album.  Il connaît le rayon où ils sont rangés par coeur!  Ensuite, j'ai droit à un regard de Chat Potté pour que je le lui achète...  Je ne l'emmène pas trop souvent là pour cette raison.  Il regarde aussi les Agent Jean, une BD un brin déjanté d'une auteure québécoise.  Je l'ai vu plusieurs fois rire tout seul sur le divan du salon, bien plongé dans son univers de petites cases et de phylactères.

Il y a une part de moi qui est très heureuse de le voir aimer autant la bande dessinée.  C'est un bon médium pour attraper la piqûre de la lecture.  Je garde de fabuleux souvenirs de mes lectures de jeunesse et parmi les plus marquantes, il y a nombre de bandes dessinées.  Quand je le vois hésiter entre la tablette et une bande dessinée, les yeux lorgnant vers les petites cases, je ne peux qu'être heureuse de le voir lire.  La BD ne gagne pas toujours, mais...

Mais...  Il y a ces autres moments où je me rends compte qu'il ne lit rien d'autre.  Et ce n'est pas faute d'avoir des livres!  Une tante ex-libraire ne peut pas s'empêcher de garnir les rayons d'une bibliothèque vierge.  Mais malgré mes efforts, les livres dépourvus d'images ne trouvent pas grâce à ses yeux.  Il leur jette un coup d'oeil rapide et ils prennent ensuite la poussière.  J'ai essayé de l'emmener vers ces livres, mais je ne parviens pas à capter son attention.  Il faut dire que n'étant pas là sur une base quotidienne, ça ne me facilite pas la tâche.  Même s'il est entouré de livres jeunesse captivants, Neveu n'est pas tenté vers eux.

Il y a une part de moi qui est un peu découragée.  Je sais l'importance de la lecture pour plus tard.  Je sais aussi toutes les merveilles qu'elle a apporté dans ma vie.  Pour l'instant, Neveu et moi n'avons pas cette passion en commun.  Une autre partie de moi se dit que je suis mieux de le laisser aller à son rythme à lui et de suivre ses envies.  Je ne sais que ce n'est pas simplement en lui mettant des livres entre les mains qu'il développera son goût pour la lecture.  Qu'il faut commencer par l'intéresser à lire une histoire.  Et ensuite, le pousser à la lire par lui-même, avant de le laisser lire seul.  Je ne sais pas s'il n'est juste pas rendu là ou encore s'il ne développera pas ce goût.  Comme il est un peu à cheval entre les deux, je suis légèrement inquiète.

N'empêche, quand il est chez moi et qu'il zieute mes BDs, je ne peux m'empêcher de me dire qu'il y a de l'espoir.  Parce que peu importe ce qu'il lit, l'important, c'est qu'il y prenne du plaisir.

@+ Mariane

vendredi 11 janvier 2019

Chat sauvage de Jacques Poulin

Chat sauvage  Jacques Poulin  Leméac/Actes Sud  188 pages


Résumé:
Écrivain public, Jack Waterman coule une vie tranquille avec son amie Kim dans une petite maison du Vieux-Québec.  Un vieil homme se présente un jour à sa porte pour écrire une lettre à sa femme dont il est visiblement séparé.  Intrigué par le personnage, Jack commence une longue traque à travers les ruelles de Québec de cet homme étrange.

Mon avis:
J'avais déjà lu du Jacques Poulin.  Au secondaire, comme pas mal de gens de mon âge, je m'étais tapé Volkswagen Blues en lecture obligatoire.  J'en gardais un très bon souvenir.  En ouvrant ce livre, il me semblait que le narrateur (et personnage principal) m'était familier.  En fait, j'étais dans le mille: c'est le même personnage, avec quelques décennies de plus.  E il possède encore un vieux Volkswagen!  Bref, je l'ai retrouvé avec joie, malgré les années.  Il est plus vieux, certes, mais il est encore là, un peu pataud, incertain de la vie qu'il souhaite vraiment, mais cherchant encore, par petites touches, à tracer son chemin.

L'histoire racontée est toute simple.  Il n'y a pas de grands effets ni de moment de tension étourdissante, mais c'est justement cette façon de raconter qui fait le charme de cet livre.  Le narrateur, lui-même auteur, parle de son processus d'écriture et on peut penser que c'est un peu l'auteur qui parle avec lui.  Il mentionne à un moment la petite musique des auteurs américains qu'il essaie de rendre dans ses livres.  J'aurais tendance à dire que c'est justement à cause de cette petite musique que l'on a envie de continuer la lecture.  Ce livre est un régal du côté du style et de l'écriture.  Le livre est d'ailleurs bourré de références littéraires.  Chapeau au chapitre où le narrateur critique la traduction d'un roman américain parlant de baseball faite par un auteur français!

Quatre personnages se partagent le roman.  Le narrateur, le vieux, la jeune fugueuse et Kim.  Leurs relations sont de l'ordre du quotidien, mais il s'en dégage une grande tendresse et une grande douceur.  L'auteur ne dit volontairement pas tout sur eux.  Il y a une grande pudeur dans leur traitement et pourtant, on se dit qu'on pourrait les croiser dans la rue tellement ils sonnent vrais.

Et il y a la ville de Québec, elle aussi personnage de cette histoire.  L'auteur nous promène dans ses rues, ses ruelles, ses places, nous décrit l'ambiance et l'atmosphère, les gens qui y vivent.  Je ne connais pas parfaitement la ville, mais ses descriptions me donnaient envie de prendre une carte et de suivre les déambulations du personnage.  Le tout est très incarné et cette histoire, si elle avait pu avoir lieu ailleurs, est tellement bien incarnée dans ce décor que je ne peux pas me l'imaginer dans une autre ville.

Une petite lecture toute douce, mais porté par une telle écriture qu'elle en devient un magnifique roman.

Ma note: 4.75/5

jeudi 10 janvier 2019

La femme aux cartes postales de Jean-Paul Eid et Claude Paiement

La femme aux cartes postales  Jean-Paul Eid et Claude Paiement  La Pastèque  227 pages


Résumé:
1957: Rose Grenier quitte son petit village gaspésien en laissant une lettre sur l'oreiller.  Elle veut connaître la ville, la scène et surtout le jazz.  En compagnie d'un vieil ami, pianiste, et d'un trompettiste, elle fera carrière à un moment où le Rock'n roll, la télévision et Jean Drapeau mettent fin à toute une époque.

2002: Un homme est interrogé par les autorités américaines à Paris.  Selon toute vraisemblance, il serait mort dans les attentats du 11 septembre.  Mais il est toujours vivant.  La seule possibilité?  Un frère jumeau inconnu.

Mon avis:
Je ne sais pas trop comment ni par où commencer pour parler de cette BD, parce que sur tous les points, c'est une absolue réussite.

Tiens, commençons par le dessin.  Tout, d'un bout à l'autre est dans un dégradé de gris et noir, mais malgré tout, on reconnaît la couleur qui devait émaner de toutes ces tenues de scène chatoyantes que portaient Rose.  On est dans le glamour d'une époque.  Cependant, ça ne s'arrête pas là.  Le moindre décor et arrières-plans regorgent de détails, autant à Montréal que dans le village natal de Rose.  On sent partout l'atmosphère de l'époque où ont lieu les événements.  Il y a une texture dans les dessins qui permet de savoir en une case à quelle époque on est situé.  Si j'ai eu un peu de mal par moment à reconnaître les deux principaux personnages masculines (Lefty et Tricky), ça n'a à aucun moment gâché ma lecture.

La BD s'amuse à se parsemer de cartes postales.  C'est Rose qui se les envoie à elle-même.  Un procédé narratif intéressant puisqu'elle se raconte les événements pour mieux se les rappeler plus tard, mais nous donne en même temps plein d'informations sur sa situation présente: où elle vit, ce qu'elle fait.  Les images des cartes postales sont souvent très révélatrices en elle-même.  D'ailleurs, à quelques reprises, les auteurs ont prévus des ellipses constituant essentiellement en pleines pages d'images d'époques, de la publicité, des programmes de concert, des articles de journaux mêlant réalité et fiction.  Même si cela peut paraître hors-contexte, ces images servent au contraire à nourrir l'histoire de bout en bout.  Elle ne l'enrichissent pas, elle raconte l'histoire d'une façon un peu inusité, mais elles font vraiment parti du récit.

Rose est le personnage principal de cette BD.  C'est elle, cette femme aux cartes postales du titre.  On la voit à travers le spectre des années, de jeune femme désireuse de gloire jusqu'à sa maison, après sa mort, où restent les dernières traces de sa vie.  On la voit passer sous nos yeux de jeune fille naïve à femme plus mature jusqu'au moment où le drame la frappe encore.  J'ai surtout trouvé intéressant que les dernières années de sa vie soient racontées à travers ce qu'elle laisse derrière elle.  Les objets parlent et racontent leur histoire.  Un flacon de médicament renseignera Victor plus qu'un long discours.

Victor est l'autre personnage principal.  Cet homme dans la mi-quarantaine voit sa vie bouleversée par la découverte de ce frère jumeau qu'il ne connaissait pas, lui qui a été adopté à la naissance.  Son enquête pour retrouver ses origines passera en grande partie par ce qu'il trouvera dans cette fameuse maison.  Alors que Victor cherche le passé, Rose continue sa vie vers l'avant.  Les deux histoires s'entrecroisent, se répondent, se nourrissent l'une l'autre. Elles trouveront leurs conclusions qui finira par n'en faire qu'une.

J'ai été bouleversée par cette histoire.  L'intrigue se noue lentement.  Alors que Victor essaie de comprendre à rebours les événements, Rose les vit.  La construction narrative de l'histoire est brillante puisque même si on devine certains éléments, la structure permet de nous garder en haleine tout au long et surtout, de comprendre la complexité de ce que vivrons les personnages.  Jusqu'à la toute fin ou en une réplique, un des personnages remet tout en question.  Et c'est très bien ainsi.

Je pourrais encore parler longtemps de cette BD, mais je vais résumer en une petite phrase:
C'est un coup de coeur!

Ma note: 5/5

mercredi 9 janvier 2019

S'enfuir Récit d'un otage de Guy Delisle

S'enfuir Récit d'un otage  Guy Delisle  Dargaud  428 pages


Résumé:
1997.  Christophe André est travailleur humanitaire dans le Caucase.  Il s'agit de sa première mission.  Il est kidnappé dans la nuit du 1er au 2 juillet.  Commence alors l'interminable attente, le long calvaire de celui qui ne maîtrise plus le temps et ne sais pas combien durera sa captivité, ni s'il en sortira vivant.

Mon avis:
Ce qui m'a surpris au départ, c'est l'adaptation de l'auteur à son sujet.  Guy Delisle a développé un style où les personnages sont réduits à quelques traits qu'il sait manier avec élégance pour leur donner beaucoup d'expression.  Ici, bien au contraire, le visage du personnage de Christophe est tout en courbes à cause de la barbe qui s'allonge sur le visage du personnage au fil des planches.  Le grand défi au niveau de cette BD était de rendre visuellement la peur, le découragement, la tension et l'épuisement du personnage... dans un décor extrêmement dépouillé.  Comment il occupe son temps, comment il essaie de résister aux idées noires, comment il calcule le temps qui passe et qui est interminable.  Tout ça est rendu par le dessin, ce qui est un exploit.

On suit donc Christophe, enlevé, puis otage.  C'est son monologue intérieur que l'on suit.  Comment chaque jour est s'étire sans fin et finit par se fondre dans les autres.  Comment sont ses relations avec ses geôliers.  Comment il se force à s'occuper l'esprit en trouvant un lien entre chaque lettre de l'alphabet et Napoléon Bonaparte.  Comment il tente de trouver un moyen de s'enfuir, aussi, ce qui occupe beaucoup ses pensées.  Mais surtout, l'attente que quelque chose se passe, que quelque chose arrive et l'ignorance de ce qui se passe autour de lui.  Le cherche-t-on?  L'a-t-on oublié?  Toutes ces questions tournent sans fin dans sa tête.  Et comme il a passé une bonne partie de cette période dans la même pièce, complètement vide, c'est un exploit que de garder le récit aussi vivant.  Parce que justement, on tourne les pages sans le moindre ennui et on plonge profondément dans l'histoire de Christophe.

Malgré le sujet relativement lourd, Guy Delisle a su garder sa touche d'humour si particulière dans certaines situations.  Même complètement adapté à son sujet, il garde sa patte d'auteur.  Pour qui connaît bien son oeuvre, c'est un réel plaisir de le retrouver.

Ma note: 5/5

mardi 8 janvier 2019

Horreur en 3D de Jonathan Reynolds

Horreur en 3D  Jonathan Reynolds  Collection Zone frousse  Z'ailées


Résumé:
Marc-Antoine, surnommé Manto, est un fan de films d'horreur.  Lui et ses amis viennent de terminer leur primaire et sont prêts à déployer leurs ailes au secondaire.  Ils ont hâte d'avoir une blonde, de grandir et de vivre la grande vie.  Mais quand un mystérieux voisin emménage, c'est pour une étrange fille de son âge, aux cheveux blonds presque phosphorescents qui trouble Manto.  Son père, lui?  il le terrifie.

Mon avis:
Petit roman d'horreur qui se lit très bien, mais... j'ai pas vraiment eu peur.  En fait, le roman est plus centré sur l'hommage à l'amitié entre gars et à la passion des films d'horreur qu'à l'épouvante en elle-même.  Les éléments destinés à faire peur sont concentrés dans une poignée de pages, vers la fin du livre.  Certes l'ambiance est glauque et bien développée, mais ça ne suffit pas à mon avis à faire un roman d'horreur, même jeunesse...  Le mystérieux voisin arrive après une assez longue introduction et on le voit au final très peu.  Un brin dommage, le personnage avait du potentiel.  L'autre grand personnage de l'histoire, cette jeune fille dont Manto tombera amoureux, est bien, mais... trop peu développée pour que l'on aie des sentiments positifs ou négatifs envers elle, tout simplement parce qu'on ne la connaît pas assez.

Malgré tout, j'ai bien aimé ce livre, parce que même s'il n'est pas à mes yeux un roman d'horreur, il reste très très bien écrit et ses autres thématiques abordées le sont de très belle manière: le passage de l'enfance à l'adolescence, l'amitié entre gars, la passion des films d'horreur, les relations difficiles entre les parents et même, j'oserais dire, un regard très brillant sur le comportement des adultes et sur ce qu'ils font ou ne font plus quand ils sont devenus grands...  Un bon rappel de ne jamais perdre son coeur d'enfant!

Ma note: 3.75/5