lundi 10 février 2014

Le lièvre, la tortue, le paresseux et l'huître

Salut!

La vitesse de lecture varie.  La mienne en tout cas.  Ça dépend des périodes, de la fatigue, des autres occupations, des livres que l'on lit, du courant de la vie quoi!  On peut comparer ça à un animal.

Le lecteur-lièvre est celui qui lit à toute vitesse.  Par ici, le livre est déjà fini!  Youppi, on passe à un autre qu'on va dévorer tout aussi vite!  Le lecteur-lièvre dévore les livres comme son homonyme à longues pattes dévore les carottes.  Vite, vite, vite!  C'est souvent le cas quand un livre nous accroche particulièrement, quand on a du mal à décrocher pour faire autre chose, quoi que ce soit.  On lit, on lit, on dévore les pages.  Un livre peut se lire en deux-trois jours et même moins.  Ça peut se compter en heures dans certaines occasions.  C'est un délice, ce n'est pas une course.  C'est juste que le pouvoir d'attraction du livre l'emporte sur toute autre activité.

Le lecteur-tortue est celui qui avance lentement, laborieusement dans un livre, mais à un rythme continu.  C'est le cas de celui qui se dit qu'il lirait tel livre en tant de temps en lisant tant de pages chaque jour.  C'est le genre de lecture des classiques interminables à lire.  Ou de ceux que l'on veut prendre le temps de lire pour en tirer toute l'essence.  On pourrait voir un livre de philosophie être lu de cette manière-là.  Le lecteur-tortue ne compte pas le nombre de pages, ni ne pense à battre un concours.  À chaque jour suffit son nombre de pages lues pourrait être sa devise.

Il y a aussi le lecteur-paresseux.  En disant paresseux, je parle de l'animal du même nom, celui qui passe la moitié de ses journées à dormir, suspendu à une branche.  C'est le lecteur qui lit quelques pages par-ci par-là, en dilettante.  Pas de concentration excessive, il mettra un temps fou à finir un livre, peut importe lequel c'est.  Classique des gens qui ne sont pas de grandes lecteurs.  Ou des gens trop occupés pour se concentrer vraiment sur un livre.  Le lecteur-paresseux s'arrêtera peut de temps assis pour lire un livre... ou s'endormira carrément dessus.  

Le lecteur-huître est celui qui se ferme complètement face à un livre.  Rien à faire!  Il ne veut pas, mais rien savoir de ce livre-là.  Souvent le livre est précis, c'est celui-là!  Il ne veut pas le lire, ou il l'a commencé et ne veut pas le finir.  Son attitude envers le livre est fermé, renfrognée.  Mine butée, bras croisée, ton tranchant, le lecteur-huître ne veut pas, niet!  Le lecteur-huître n'est pas fermé, il ne veut pas et s'entête c'est tout.  Parce, il finit par changer d'attitude.  Quoi qu'il en soit, dur à l'extérieur, c'est un grand tendre à l'intérieur et il peut finir par se laisser convaincre après tout.

Et vous, quel genre de lecteur du monde animal êtes-vous?

@+ Mariane

4 commentaires:

Gaby a dit…

On devrait trouver un animal entre le lièvre et la tortue. Je lis rarement comme un lièvre (vire ma vie de maman lol), mais je ne lis pas non plus comme une tortue. Je suis un entre deux.

Gen a dit…

@Prospéryne : Ben, le lièvre, évidemment! ;) Mais je crois qu'une fois maman, je deviendrai sans doute un loup : je me mettrai patiemment à l'affût d'un moment lecture et quand le verrai arriver, je bondirai dessus et dévorerai le bouquin en un rien de temps! ;)

@Gaby : Ça t'irait, ça, le lecteur-loup? ;)

Gaby a dit…

Ah oui, je suis un lecteur-loup :)

Prospéryne a dit…

En bonne lectrice-lièvre que je suis, je crois que je vais faire gaffe aux lectrices-louves... ;)