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lundi 30 mai 2022

Des nouvelles pattes de velours dans ma vie

 Salut!

Quand ma Prospéryne est morte, j'ai littéralement pleuré pendant trois jours.  Sans blague là!  Elle me manque encore d'ailleurs, même si le deuil a fait son temps. Je garde le meilleur d'elle. Même si elle n'est plus là.

Me restait ma Patchoulie, que j'adore.  Qui a maintenant 15 belles années, avec qui la communication est tellement bonne que c'est tout juste si elle ne parle pas. (Miaou!!!!  Ah, tu veux aller dehors? Miaou!!! Ah, tu veux de la bouffe? Miaou!!! Non, Patchoulie, tu as déjà mangé, n'essaies pas de me faire le coup!). C'est une chatte merveilleuse... sauf sur un point. On parle souvent des chats pots de colle. Moi, j'ai une chatte antiadhésive. Sérieusement, je pense que c'est le félin le moins colleux que j'ai jamais rencontré dans ma vie!  Le temps moyen d'un câlin avec elle se compte en secondes et c'est TOUJOURS trop long à son avis. Elle n'aime pas être caressée et se coller, pff, jamais de la vie! Bref, bref, c'est pas la minette la plus généreuse en affection.

C'est aussi une chatte qui est facile à stresser et qui a du mal à s'adapter aux nouvelles situations.

Alors, adopter un nouveau chat...

J'avais fait une croix dessus, jusqu'à sa mort. Pas tant que ma Patchoulie sera vivante me disais-je. Et à  moi et aux autres. Plein, plein de fois. Parce que j'avais peur pour elle, peur de sa réaction, peur qu'elle ne soit pas bien, tsé, à son âge, peur que ça vire en conflit, peur de... bref. Sauf que ça m'arrivait régulièrement d'aller zieuter les sites des refuges, à regarder tous les jolis minets à la recherche d'une famille. Je ne cherchais pas un chaton, mais un chat adulte. J'ai toujours préféré les chats adultes. Et dans ma tête, j'écrivais la lettre que j'enverrais au refuge quand Patchoulie ne serait plus de ce monde. Je leur disais que j'étais prête à prendre dans ma vie un chat plus âgé, que les chats noirs ne me dérangeaient pas, que les petits problèmes de santé, dans la limite où je pouvais les gérer, n'étaient pas un obstacle. Et comme je préfère les chats d'intérieurs, un chat FIV (Sida félin, ne se transmet pas aux humains et aux autres chats seulement en cas de morsures ou de galipettes) qu'il est préférable de ne pas faire sortir ne me dérangeait pas. Je me préparais mentalement à accueillir un chat griffu (Patchoulie n'a plus ses griffes, un de mes grands regrets aujourd'hui). Mais, pas tant que mon trésor de 15 ans sera de ce monde je me disais.

Jusqu'au jour où il y a quelques semaines, je suis tombée sur une annonce d'un chat et je me suis dit: je VEUX ce chat! Une magnifique minette toute blanche, du même âge que Patchoulie! Et toutes mes hésitations, toutes mes peurs sont passées à la trappe: je voulais un deuxième chat, tout simplement. Bon, la jolie minette blanche réjouit finalement les jours d'une autre famille et je lui souhaite de tout mon coeur une fin de vie pleine de bonheur. Mais à partir de ce moment-là, j'ai zieuté les sites des refuges plus sérieusement. Je voulais un deuxième chat! Quel minet saurait gagner mon coeur?

J'ai commencé mes recherches tout en compulsant les méandres de YouTube à la recherche de toutes les vidéos et ressources pour aider ma Patchoulie à accepter ce nouvel arrivant dans notre vie. Je recommande particulièrement celle-ci, mais bon, mes recherches ont fait virer les algorithmes de YouTube à l'envers, donc, c'est loin d'être la seule que j'ai regardé...

J'ai épluché les annonces de chats pendant plusieurs semaines. J'ai déposé plusieurs demandes, mes élu.e.s ont souvent trouvé d'autres familles. J'ai visité des refuges, j'ai vu des chats et j'ai dit non plusieurs fois. Souvent en me disant: ouf, ça, ça ne marchera pas avec Patchoulie! Et puis, je suis tombée sur cette annonce. Un magnifique gentleman au poil soyeux et au regard magnifique. Qui n'avait rien pour lui par contre: noir (les chats noirs sont moins adoptés), âgé de 10 ans (les chats âgés sont moins adoptés) ayant quelques petits problèmes de santé (urinaires, mais ça, ça va, je connais et ma Patchoulie mange de la bouffe urinaire depuis des années). J'ai été lui rendre visite. Et ça a été le coup de foudre. J'ai signé sur le champ les papiers d'adoption. Une des personnes travaillant au refuge pleurait de bonheur quand elle est partie, tellement elle est contente: j'ai alors appris que ce chat était au refuge depuis presque 6 mois. À croire qu'il m'attendait.

Je suis revenue à la maison, j'ai annoncé la bonne nouvelle à mes amies: j'allais avoir un nouveau chat! Restait le prénom à trouver. Au début, je penchais vers Anubis, mais tout le monde m'a fait remarquer que c'était un dieu à tête de chien (oups...). L'une de mes amies, qui aime autant que moi les vieux prénoms, s'est lancé avec moi sur la piste du prénom de chat le plus joli en me lançant à la tête des dizaines de vieux prénoms: Célestin (ça ne lui allait pas), Augustin(non plus), Napoléon (hors de question!), Léopold (ishh), Aurélien (hé, mon grand-père s'appelait comme ça!), Paul-Émile (PAUL-ÉMILE, DESCEND DE LA TABLE! ne sonnait pas bien à mes oreilles), Rogatien (coudonc, ya donc ben des vieux noms qui finissaient en in!), Edgar...

Quand j'ai lu ce nom, j'ai immédiatement entendu le son d'un riff de guitare. Et la chanson de Jean Leloup. Retour direct à mon adolescence. Mais c'est aussi une chanson hommage à Edgar Allan Poe, un auteur donnant dans le fantastique et l'horreur. Un bon nom pour un chat noir non?

J'avais trouvé son nom: ce serait Edgar.

Restait à finir de trouver le nécessaire pour l'accueillir. J'ai préparé la pièce où l'isoler lors de son arrivée (dixit, la salle de bain, pas le choix!) J'ai été le chercher pour le ramener à la maison le 12 mai dernier. Adopter un chat noir la veille d'un vendredi 13... Hihihi!  Edgar a été sage comme une image tout le long du voyage de retour (contrairement à Patchoulie qui s'égosille comme si j'essayais de l'épiler dès qu'elle met une patte dans son transporteur). Il a fait ça comme un professionnel tout du long. Les instructions d'introduction mentionnaient de mélanger les odeurs des deux félins pour qu'ils s'habituent l'un à l'autre avant de se voir pour la première fois. J'ai donc laissé un de mes vieux t-shirt de pyjama dans la cachette que j'avais emménagé pour Edgar et le lendemain, je l'ai laissé traîner à porté de museau patchoulien. La face qu'elle a faite après l'avoir senti (NON, MAIS QU'EST-CE QUE T'AS FAIT BORDEL!), m'a fait sentir coupable quelques instants, mais ensuite, ça s'est dissipé. 

Ça fait maintenant deux semaines qu'il est arrivé. Au final, après quelques grondements et crachats, Patchoulie le tolère très bien et zieute régulièrement son bol de bouffe. Edgar est pas mal plus colleux qu'elle et j'ai retrouvé un partner in crime de télé et de lecture. Bref, j'ai quatre nouvelles pattes de velours dans ma vie. Et j'en suis très heureuse!

Voici quelques photos:

Les pattes de velours d'Edgar!


Une de mes premières photos, au refuge.


Je pense qu'il est pas trop malheureux chez nous...


Chacun son coin de lit, mais ils y dorment sur leurs deux oreilles pointues.



Bref, si vous trouvez que j'ai un trip de chat noir... c'est normal!

@+! Mariane

mardi 30 décembre 2014

Joyeux Chat-Noël!: Splat de Rob Scotton

Chat-lut!

Jusqu'ici, je vous aie surtout parlé de chats râleurs et égocentriques.  Cependant, ce n'est pas le seul côté des chats que l'on peut mettre en valeur.  Il y a aussi leur côté mignon et adorable que l'on peut tout autant aimer.  En fait, c'est même souvent le cas...  Ce l'est en tout cas avec Splat.  Un chaton encore, mais que l'on suit dans ses aventures sur le chemin de la vie avec son ami Harry-Souris.  Oui, oui, vous avez bien lu, son ami Harry-Souris!  Un chat qui a un animal de compagnie en quelque sorte et en plus, c'est une souris!



Splat est un chat maladroit, pas certain de ce qu'il veut, les pattes encore dans l'enfance, mais résolument félin par ses expressions et son attitude.  Un chaton encore pataud, mais auquel n'importe quel enfant peut s'identifier.  On suit ses moustaches et les courbures de sa queue qui montent et qui descendent au fil de ses émotions, que ce soit à l'école ou sur le chemin de... l'amour!



Je ne vous mets ici que les couvertures des premiers albums, les meilleurs à mon avis.  Évidemment, comme toute collection qui enchaîne les produits, la saveur originale est un peu diminuée au fil des innombrables publications, mais Splat reste toujours aussi craquant avec sa frimousse et sa queue ainsi que ses innombrables aventures.  Un chat-dorable sont les aventures sont faites pour plaire aux petits comme aux grands amateurs de félins.

@+ Mariane

lundi 29 décembre 2014

Joyeux Chat-Noël!: Monchou de Caroline Therrien et Geneviève Desprès

Salut!

Je ne pouvais absolument pas parler de mes albums favoris de chats sans parler de Monchou de Caroline Therrien, illustré de façon indéniablement féline par Geneviève Després.  Alors, parlons de Monchou.  C'est lui là, sur la couverture:



Monchou est vous l'aurez deviné, un chat.  Mais pas n'importe quel chat.  Un chat râleur et chialeur comme il s'en fait peu.  On le câline, on le gâte, on le flatte dans tous les sens?  Ses esclaves le maltraitent bien sûr!  On n'en fait jamais assez pour lui.  Et en plus, il doit endurer la présence sur son territoire d'un abominable chien qui n'arrête pas de lui lécher le derrière aux moments où il s'y attend le moins.  (Vous devriez voir la tête qu'il fait dans ses moments-là, les illustrations de Geneviève Desprées sont juste trop délicieuses dans ces moments-là!)  Bref, Monchou, c'est la plongée dans la tête égocentrique d'un chat particulièrement centré sur lui-même... tel qu'on l'imagine à peu près tous les chats.  J'adore les illustrations cette série, ils rendent bien les mimiques des chats avec une touche très très personnelle qui rend Monchou adorable.  D'ailleurs, c'est remarquable de voir à quel point le texte et les illustrations fonctionnent bien ensemble.

Ainsi, au fil de ses aventures, qu'il découvre le fabuleux monde du dehors (la cours arrière), qu'il se fasse donner un bain (parce qu'il a fouillé dans les ordures) ou qu'il affronte un dangereux sapin de Noël (hihihi!), Monchou est toujours aussi adorable et délicieusement râleur.  Un vrai chat quoi...

               


@+ Mariane

mardi 23 décembre 2014

Joyeux Chat-Noël!: Chester de Mélanie Watt

Salut!

Alors, là, Chester!  Pour ceux qui ne connaîtrait pas cet adorable matou, il est le fruit de l'imagination fertile et débordante de Mélanie Watt. Prolifique auteure jeunesse, celle-ci a le don de nous déballer de saprées bonnes histoires, tout en les illustrant elle-même.  Bon, ça c'est pour l'auteure, mais disons-le, c'est important pour la suite de l'histoire.  Qui concerne Chester.  Disons-le au départ, Chester est un chat.  Un gros chat, un matou même, à l'ego débordant et au crayon marqueur rouge envahissant.  Parce que justement, l'auteure veut raconter l'histoire d'une souris et que Chester s'en mêle!  Regarder sur la couverture, il veut même faire croire que c'est lui l'auteur du livre!



Ainsi donc, tout au long de l'album, alors que Mélanie essaie de raconter l'histoire d'une souris, Chester s'interpose, proteste à coups de crayons et veut que l'on raconte son histoire à lui!  Il faut avoir du talent pour réussir à faire en sorte que l'on suive le dialogue entre l'auteur et son sujet au fil des pages, mais pari réussi pour l'auteure.  Et c'est terriblement rigolo.  Et ne vous inquiétez pas, Mélanie a plus d'un tour dans son sac pour prendre Chester dans ses filets! ;)

D'ailleurs, il n'y pas eu que cet album, deux autres suivent:


Dans lequel Chester, toujours armée de son marqueur rouge essaie de prendre sa revanche sur son auteure (ça ne marchera pas, foi de Mélanie Watt!)

Au point qu'il valait vraiment la peine d'en faire un troisième où Chester en vient au point mortel: il prive son auteure de ses crayons pour être certain de prendre toute la place!  Non, mais Chester!  Sauf que décidément, le talent en dessin n'est pas son fort.  Et que même si ce n'est que par post-its interposés, Mélanie réussira à s'immiscer dans l'histoire.  Hihihi!


Ce chat est un modèle de roublard, tannant dans le sens pur du terme, chialeux, égocentrique... mais tellement rigolo!  Même si on est adulte, on ne peut qu'éclater de rire à ses pitreries.  Un très bel album, qui rend hommage au côté je-me-moi des chats, en leur en ajoutant même une petite couche... pour notre plus grand plaisir!

@+ Mariane

lundi 22 décembre 2014

Joyeux Chat-Noël!: Les aristochats

Chat-lut!

Voici venu le temps des Fêtes et je me permets une petite pause de billet de blogue et de critiques.  On reprendra ça en janvier.  Comme l'an dernier, je vais faire une série de billet sur un thème: ici, je vais vous présenter mes meilleurs albums de chats.  Bon, personne ne sera surpris par ce thème!  Mais l'idée m'est venu d'un adorable petit garçon de cinq ans et demie qui m'a réclamé des albums de chats à Noël...  Alors, voici donc mes meilleurs albums, en commençant par un chat-ssique: Les Aristochats.

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Enfant, j'avais sous la main toute une série d'albums inspirés des films de Disney.  Je ne me rappelle pas avoir pas du moment précis où j'ai lu Les Aristochats pour la première fois, mais comme je suis passée au moins dix fois à travers la pile d'albums, je sais que c'est arrivé à plusieurs reprises!  Alors, voici mon premier album de chats de ma longue carrière de lectrice.


J'ai vu le film évidemment, cette belle histoire d'une chatte de bonne famille avec ses chatons qui est tirée d'un mauvais pas par un matou secourable.  Avec ses trois chatons bien sûr!  Aujourd'hui, je vois les inspirations balzaciennes de l'oeuvre, mais dans le temps, c'était surtout une bande de chats qui se promenaient dans Paris.  Et j'adorais ça!  Duchesse, une chatte très très bien élevée et qui tient à ce que sa marmaille le soi également, représente un côté de la félinité, soit l'élégance.  L'autre côté, c'est Thomas O'Maley, avec son petit côté gouailleur et indépendant, qui montre l'autre face de la félinité, celle de la créature qui ne se laissera jamais mener en laisse.  Il y a eu plusieurs dérivés de l'histoire de base (même dans les années 1980, Disney était déjà abonné aux produits dérivés!) et à vraie dire, je ne les compte plus.  Mais c'est le charme suranné de cette histoire qui me plaît.  Et puis, les chatons étaient tellement adorables!

Beaux souvenirs...

Aussi bons souvenirs, ceux du film (ok, je triche un peu pour cet album, je sais très bien que c'est dérivé d'un film! ;) )



@+ Mariane

jeudi 11 septembre 2014

Casper, le chat voyageur de Sue Finden

Casper, le chat voyageur  Sue Finden  First éditions  253 pages


Résumé:
Casper est un chat adopté dans un refuge,  Sa maîtresse, Sue, ne sait rien de son passé, excepté qu'il n'a pas peur des chiens et adore les camions.  Quelle n'est pas sa surprise quand elle découvre que son chat est un habitué du bus qui passe juste devant chez elle!

Mon avis:
Ok, les histoires de chats finissent toutes par se ressembler parce que les maîtres ont la fâcheuses tendances à croire que leurs chats sont les plus brillants, les plus beaux et les plus gentils du monde (ils ont torts, les plus merveilleuses, ce sont mes minettes! :P ).  Celui-ci fait à la fois exception et tâche.  Oui, sa maîtresse pare Casper de bien des qualités, mais il reste que le récit n'est pas dans le ce-chat-m'a-sauvé-la-vie.  Casper avait ses limites (elle le traite d'ailleurs de manière parfaitement justifiée de fripon à plusieurs reprises!), mais elle montre comment un chat un brin original a pu influencer de nombreuses personnes et leur faire voir un rayon de soleil dans leur vie.  Simplement parce qu'il prenait l'autobus, parce qu'il savait être présent et parce que... et bien, c'était un chat!  Le style ne fera pas date sans doute, mais c'est un récit honnête et sincère d'une femme madame-tout-le-monde qui a eu un chat au destin qui sortait de l'ordinaire.  Pas de chichi, pas de mon-chat-était-le-meilleur!, juste la belle histoire d'un chat du refuge qui a su inspirer des milliers de gens grâce à la magie des réseaux sociaux.  Une belle histoire, à la fin triste, mais bon, Casper était un vagabond, sa fin a été à la hauteur de son histoire.

 Ma note: 4/5

jeudi 20 juin 2013

L'histoire édifiante et véridique du chat Moune de Philippe Ragueneau

L'histoire édifiante et véridique du chat Moune  Philippe Raguenaud  J'ai lu  157 pages



Résumé:
Moune est un chat de rue, qui tranquillement, se fera adopté par un couple habitant un immeuble de Paris.

Mon avis:
Ouf!  Moi qui adore les histoires de chats, là, j'avoue que j'ai plus ou moins apprécié.  D'accord, c'était intéressant, mais il faut le dire, le titre aurait dû me donner un indice: L'histoire édifiante et véridique du chat Moune.  Le style de l'auteur est ampoulé, plein d'élans de grâce et de grandeur, bref, c'est pompeux pour rien.  Ça donne un charme au récit certes, mais ça rend la lecture ennuyeuse toutes ces circonvolutions d'écriture!  Bon, j'aime bien les histoires de chat, mais combiné au style, ça devenait vite ennuyant!  Je dois avouer que j'ai vraiment pas beaucoup apprécié.

Ma note: 3/5

jeudi 25 avril 2013

Shawinigan et Shipshaw: 6- Charaté Kid d'Isabelle Larouche

Shawinigan et Shipshaw  tome 6  Charaté Kid  Isabelle Larouche  Phoenix  128 pages


Résumé:
Dans le quartier, une nouvelle famille vient de s'installer et bien sûr, ils ont un chat.  Son nom?  Charaté Kid, un félin japonais adepte des arts martiaux.  Ceci n'est pas du tout du goût de Chamaille, le chat le plus fort du quartier.  Il a alors l'idée de défier le Charaté Kid.  Qui gagnera?

Mon avis:
Quand j'ai vu la couverture de ce livre, je l'ai montrée à tout le monde dans le magasin.  Voilà un truc qui me ressemble: un chat, adepte des arts martiaux!  Il est pas mignon avec sa petite ceinture noire?  Bon, j'ai trouvé que ça me ressemblait, c'est pourquoi j'ai été tentée par cette histoire.  Ça fait un moment que je veux découvrir les Shawinigan et Shipshaw.  Des histoires de chats, pardi, c'est pour moi ça!  Et bien, je ne l'ai pas regretté!  Même si je commence par le sixième tome de la série, je ne crois que j'ai gâché beaucoup de choses, mais ça donne envie de découvrir le reste de la série.  Ce livre, court, bien écrit, raconte l'arrivée dans le quartier d'un nouveau chat et ses conséquences sur la population féline qui l'habite.  Je ne peux pas dire que j'ai été transportée par cette histoire, mais j'ai souvent souris et j'ai passé un bon moment dans ses pages.  Bon, je suis une une adulte qui en a lu d'autres quand même!  Mais pour des jeunes lecteurs, c'est parfait.  J'ai bien rigolé en lisant toutes les occasions où l'auteur s'amuse à remplacer les sons -sa et -cha en -chat.  En voyant le titre, j'avais espérée une histoire plus centrée sur les arts martiaux, mais beaucoup plus d'éléments se rapportent à la culture japonaise et à la philosophie des arts martiaux qu'aux mouvements eux-mêmes.  C'est très bien fait, mais ce n'est pas ce que j'aurais aimé.  Tant pis!  La personnalité du Charaté Kid est peu attachante, trop réservée, mais ça se rattrape vers la fin du livre, tout le contraire du bouillant Chamaille!  Quand à Shawinigan et Shipshaw, je les aie trouvé adorable, en particulier ce dernier, avec son côté chat gourmand qui me rappelle une de mes colocataires...  En fait, je crois que je vais recommander ce livre à tous les lecteurs d'une dizaine d'années, c'est un excellente livre pour eux.  Quand à moi, je crois que je vais lire d'autres Shawinigan et Shipshaw, en commençant par le premier.  Cette bande de matous me paraît trop adorable pour la laisser de côté!

Ma note: 3.75/5

jeudi 11 avril 2013

Les chats de hasard d'Anny Duperey

Les chats de hasard  Anny Duperey  Points 222 pages


Résumé:
Anny Duperey aime les chats, depuis fort longtemps.  Pourtant, elle n'a pas toujours eu un compagnon velu à ses côtés.  Dans ce livre, elle raconte l'histoire de deux d'entre eux, des chats qu'elle appelle des chats de hasard, qui ont choisi, chacun à leur façon, de faire d'elle leur humaine.

Mon avis:
Il est étrange que ce livre, en révélant au fond si peu de choses, en révèle autant.  Anny Duperey y parle de ses chats et de ce que ceux-ci ont apporté à sa vie.  Elle nous parle plus particulièrement de deux d'entre eux, deux chats qui sont arrivés par hasard dans sa vie et l'ont «choisi» en quelque sorte.  Elle nous parle de ses chats, mais à travers eux, beaucoup, énormément d'elle-même.  De son enfance, merveilleuse, au milieu des félins et des poules.  De la mort de ses parents et du traumatisme que cela a représenté.  Mais aussi, vingt ans après, par un hasard du destin, du retour de ces petits êtres à la fourrure soyeuse qui ont su tout doucement marcher sur son coeur avec leurs pattes de velours.  De ce petit chat, qui, tout doucement, va lui réapprendre à vivre, à aimer et à accepter le retour de la vie dans son existence.  Et de cet autre, quelques années plus tard, qui lui permettra enfin d'apprendre à accepter la mort.  L'approche est intrigante, mais en même temps, d'une rare profondeur.  Elle nous parle de son métier, du théâtre, de ses relations avec les hommes, mais en nommant rarement des gens, des dates, jamais en étant d'une grande précision.  Elle nous parle de ses émotions, de ce qui fait qu'elle est ce qu'elle est comme être humain, mais sans mettre ses trippes sur la table.  Elle en dit beaucoup, énormément même, mais tout en étant d'une grande sobriété dans le choix des mots.  Il n'y a rien de violent dans tout ça.  Tout est doux, doux comme le pelage soyeux d'un chat.  On y sent aussi une profonde réflexion, lente, mais arrivant à son terme sous le regard doux irisé et indolent d'un félin.  On refait avec elle son chemin de vie et comment ses chats l'ont aidé à le faire, parfois doucement, parce d'un simple regard, parfois très profondément.  Elle nous parle avec affection de ses merveilleux chats de hasard, Titi et Missoui et de comment, chacun à leur façon, ils l'ont aidé à évoluer, à comprendre et à cheminer dans sa propre vie.  La scène de la mort de Missoui m'a tirée des larmes, il faut avoir vraiment aimé un animal pour comprendre ce que ça fait.  Un livre autant sur elle que sur les chats, mais à réserver à ceux qui aiment ceux-ci, les autres ne comprendront sans doute pas la profondeur de son message.

Ma note: 4.5/5

mardi 26 février 2013

Une fille, un gars et un chat

Une fille, un gars et un chat  Carole Moore  Collection Chat de gouttière Soulières éditeur 159 pages


Résumé:
Vicky a treize ans, mais lentement, elle se meurt: fibrose kystique.  Mais elle a un rêve qui est sur le point de se réaliser, elle va bientôt avoir un chat.  Au refuge, Simon se désespère, parce que dans la cage à côté de lui, on a installé trois chatons.  Il croit que son chien est mort, comme on dit, sans savoir quelle belle aventure l'attend!

Mon avis:
Une belle petite histoire, sans prétention, qui se laisse très facilement lire.  Peut-être un peu trop d'ailleurs...  C'est le seul vrai défaut de ce livre.  L'histoire est linéaire, très simple, sans vraiment de rebondissement et l'écriture m'a semblé un peu fade par moment.  Pas que ça ne soit pas bon, au contraire, mais il manquait un peu de sel!  Le niveau de vocabulaire aurait pu être un tantinet plus soutenu que ça aurait tout arrangé.  Pour le reste, l'histoire avait tout pour me plaire, celle de la rencontre entre un humain et le chat qui va devenir son chat.  J'ai beaucoup aimé que l'on aborde l'adoption d'un animal adulte dans ce livre, ainsi que le parcours de Simon avant d'arriver dans sa nouvelle famille.  Ensuite, ben, pour moi, l'histoire était du bonbon!  Un bonbon quand même un tantinet trop prévisible, mais quand même, un bonbon.  Pas rose tout de même, puisque que Vicky est malade, mais même à travers sa maladie, elle trouve la force de continuer à grandir.  Elle a ses parents qui l'appuient et sincèrement, on aimerait tous en avoir de pareils.  Une belle petite histoire, intéressante, qui parle de chats, qui se lit et qui laisse un beau souvenir ensuite, comme un bisou de minou sur la joue!

Ma note: 4/5

samedi 28 janvier 2012

Angus: 1- Le chaventurier de Donsimoni et Guillo

Angus  Tome 1  Le Chaventurier  Scénario et dessins: Régis Donsimoni  Couleurs: Yoann Guillo  Ankama  50 pages



Résumé:
Angus est un chat, mais aussi un aventurier.  Un duo explosif pour un chat!  Obligé malgré lui de prendre en charge une apprentie, il peste, sauf que... un démon vieux de 500 ans viens de sortir d'une trêve prévue initialement pour 5 mois et qu'il n'a qu'une hâte: faire jaillir son maître du néant pour à nouveau reconquérir le monde.  Ya de quoi agiter sa queue de nervosité...

Critique:
Vous savez quoi?  Je crois que je ne suis pas faite pour la BD moderne.  Cohérence, cohérence, aie-je le goût de dire aux bédéistes!  Cet album est très bien dessiné, avec des idées originales, mais... bordel, l'histoire est terriblement mal ficelée.  J'aurais à plusieurs endroits ajouté une case ou deux pour clarifier l'intrigue ou pour ajouter un détail utile à la compréhension.  Première des choses, j'aurais spécifié dès le départ que nous étions embarqué dans un autre monde, au lieu de demander à mes lecteurs de se triturer l'esprit à chercher entre un monde de manga collé sur la réalité ou un monde imaginaire.  J'ai dû mettre la moitié de l'album à le comprendre tellement c'était pas clair.  On en loupe des choses dans ces moments-là!  Le personnage d'Angus est intéressant, l'idée de chaventurier aussi, le tout colle, mais, mais...  Que c'est mal amené, mal balancé, mal ajusté!  On dirait que l'auteur a collé des bouts d'intrigues au lieu de vouloir raconter une histoire complète et cohérente.  Et pourtant, je suis sûre qu'il a du talent, tout est là, manque l'étincelle!  Fiou, que c'est frustant!  Il faut que je lise l'album deux fois pour comprendre, ce n'est pas normal!  Surtout dans un art comme la bande dessinée qui est aussi dépendant de la parfaite interaction entre le dessin et les dialogues!  Désolé, je suis sévère, mais j'en aie un peu marre de me faire servir des produits pas assez peaufinés dans les nouveautés de ma section BD!  Direction littéraire, à vos plumes et corrigez-moi ça!

Ma note: 3/5

mercredi 7 décembre 2011

La principale source de distraction

Salut!

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, je suis une authentique dingue des chats.  J'adore cet animal, pour moi, c'est un être de mystère, de sensualité et de douceur (bon, surtout dégriffé, mais ça, c'est un détail!)  Je partage ma vie et mon appartement avec deux charmantes chattes de respectivement 5 et 6 ans.  Où plutôt j'essaie de maintenir un peu de discipline pour leur faire comprendre qu'elles habitent chez moi et non l'inverse, mais elles sont assez obstinées pour faire comme si ce n'était pas vrai.  Toutes les deux sont magnifiques et me remplissent de bonheur, sauf dans une seule occasion: leur obstination à vouloir se faire flatter lorsque je lis!

Comprenons-nous, ces charmantes dames me permettent de lire, mais c'est un droit gagné de haute lutte.  Je m'installe le midi, alors que je n'ai qu'une vingtaine de minutes à consacrer à mes lectures et pouf, je reçois une boule ronronnante sur les genoux, qui EXIGE de se faire flatter la madame!  J'essaie de la mettre par terre, de la repousser, mais rien à faire et si je ne leur donne pas assez vite mon attention, elles sont tendances à vouloir mordiller le coin des livres que je lis.  Sacrilège!  Ah non!  Alors, j'étire une main et je tente maladroitement de les gratter derrière les oreilles (ce qu'elles adorent toutes deux) la-dite représentante du genre félin et de tourner les pages en tenant le livre de l'autre.  Résultat, mon livre se rempli de poils soulevés par le gratouillis et je fini souvent par en avoir plein le nez.  Et quand je fais mine de mettre mon livre de côté pour leur accorder 5 minutes de ma pleine attention afin qu'ensuite elles me fichent la paix, elles se sauvent.  ??%&)&%)&*%&() de chat!

Même chose le soir lorsque tranquillement installée et prête à plonger le nez pour quelques heures ou quelques minutes dans un livre, je me retrouve assaillie par les miaulements plaintifs d'une jeune chatte qui souhaite avoir mon attention.  Si je met mon livre de côté, même résultat: elle se sauve.  Merdouille!  Je reprend le livre, elle reprend ses miaulements à fendre l'âme de minette délaissée.  Je finis par m'étirer la main pour procéder aux gratouillis, mais bon, ce n'est jamais qu'une solution temporaire!  Quoique parfois, quand je suis chanceuse, je finis par bénéficier d'un confortable chauffe-pied.  Hé, il faut bien que je n'ai pas que des désavantages à avoir des chattes aussi envahissantes dans mes lectures!

Bon et pour ceux qui se poserait la question, non, quand je lis un livre sur les chats, ça ne fait absolument aucune différence.  Je crois qu'en plus de ne pas savoir lire, elles ne reconnaissent pas non plus un chat en photo...  Si elles pouvaient seulement me ficher la paix un peu des fois!  Ça serait le fun, mais en même temps, ça me manquerait de ne pas entendre ronronner à côté de moi... Que j'ai le coeur tendre!

@+ Prospéryne

samedi 26 novembre 2011

Les chats mots d'Anny Duperey

Les chats mots  Anny Duperey  Points  209 pages

Résumé:
C'est un assemblage de textes d'auteurs de tous les horizons, et même d'extraits de certains livres d'Anny Duperey, parlant des chats.

Critique:
C'est une compilation, un recueil de textes parlant d'un animal cher à Anny Duperey: le chat.  Sous toutes ses formes littéraires: poèmes, histoires courtes, témoignage, extraits de roman.  Au bout de quelques pages, l'effet compilation se fait sentir et on se rend compte que c'est le genre de livre à lire en discontinuité.  On feuillette quelques pages, on pose le livre et on revient plus tard.  J'ai eu un peu de mal à lire les nombreux poèmes qui parsème l'ouvrage (bon, je l'ai déjà dit, moi et la poésie!) mais tout de même, c'est surprenant de voir le nombre de poètes, dont Charles Baudelaire, qui se sont intéressés à Felis sylvestris catus.  J'avais déjà lu plusieurs recueils destinés à encenser le chat, donc celui-ci m'a semblé un peu redondant, mais quand même, comme on peut le feuilleter quelques pages à la fois sans rien perdre à la lecture, c'est un livre qui se laisse lire de manière très agréable.

Ma note: 3.5/5

mercredi 27 juillet 2011

Mon ami Ben de Julia Romp

Mon ami Ben  Julia Romp  Jean-Claude Gawsewitch  347 pages

Résumé:
Julia vit seule avec son fils Georges.  Celui-ci est atteint d'autisme et d'un déficit de l'attention.  Il est incapable d'exprimer ses émotions et refuse systématiquement d'être touché.  Pris dans sa propre bulle, sa mère ne peut l'atteindre et s'en désespère.  Jusqu'au jour où, par le plus grand des hasards, un chat errant, malade et blessé, trouve refuge dans leur remise.  Ce chat, que Georges appellera aussitôt Ben, sera une sorte d'ange gardien félin pour lui, lui permettant de s'ouvrir sur le monde en l'utilisant comme miroir de ses émotions.

Critique:
Ce n'est pas le premier récit que je lis concernant des histoires de chats.  Et pas le premier non plus édité chez Jean-Claude Gawsewitch.  C'est donc avec une belle surprise que j'ai donc lu ce récit qui en plus d'être très bien écrit, racontait une histoire vrai, dans laquelle tous les amoureux des chats peuvent se reconnaître.  Ben, sorte de sage à quatre pattes, réussit le miracle de faire sortir Georges de sa coquille.  Pas de magie, pas de miracle, pas de retournement brusque de situation, juste un chat qui par sa personnalité et ses qualités, réussit à tisser un lien avec l'enfant, à percer la carapace que crée l'autisme entre lui et les autres et à l'ouvrir au monde.  L'angoisse de la mère est magnifiquement bien rendue, on se demande comment nous aurions nous-même pu réussir à donner autant à cet enfant, d'autant plus que le diagnostique a été déposé très tard dans son cas et que tous l'accusait des défauts de son enfant entre-temps.  Dur, dur pour une mère!  Celle-ci réussit pourtant à s'en sortir.  La partie, à la fin, où Ben disparaît pendant quelques mois est très dure, mais en même temps, la fin est très belle.  Mais ce n'était pas nécessaire dans ce récit.  J'ai même senti cette partie un peu de trop.  Pas grave, on lui pardonne le tout et on préfère voir les mimiques de Ben!

Ma note: 4/5

Je remercie Socadis et plus particulièrement Michel pour ce service de presse.

mardi 22 mars 2011

Les neuf vies de Dewey de Vicki Myron

Les neufs vies de Dewey de Vicki Myron en collaboration avec Bret Witter  Jean-Claude Gawsewitch 387 pages

Résumé:
Après avoir raconté l'histoire du plus célèbre chat de bibliothèque d'Amérique, sa maîtresse, Vicki Myron a reçu beaucoup de courrier de partout en Amérique racontant l'histoire de chats et de leurs maîtres, des histoires tristes, gaies, belles et pleines d'amour.  Elle a donc décidé de raconter ici les neuf d'entre elles, comme les neuf vies des chats.

Critique:
J'ai trouvé que la plupart des histoires que racontait Vicki Myron étaient tristes.  Tristes dans le sens où elle parle de gens qui sont des mères célibataires ayant dû quitter des alcooliques ou encore des possessifs contrôlants, des femmes qui ont dû élever leurs enfants seules (comme elle) et qui ont dû travailler comme des défoncées pour s'en sortir.  Des histoires de courage donc, mais pas de battantes, parce qu'au final, si toutes les histoires se finissent plutôt bien, il n'y a pas beaucoup de résilience dans celles-ci.  Morale de l'histoire, la vie est dure, mais on peut s'en sortir avec l'aide d'adorable petits anges félins.  En ce sens, la meilleure histoire de toutes a été celle de Glen, l'homme marié trois fois et trois fois trahi par les femmes qu'il a aimé qui sont également partie avec son compte en banque et ses enfants... pas rose, mais la résilience était là, on pardonne, on avance dans la vie et on ne reste pas toujours pris dans le problème.  J'ai nettement moins aimé que l'original, le pathos, très peu pour moi.  L'histoire de Marshmallows et de sa maîtresse a été de loin la plus intéressante des histoires du recueil.  Pas super.  Déjà lu beaucoup mieux sur les chats.  Donc, lire, si vous aimé les histoires tristes, lancez-vous, sans ça, passer votre tour!

Ma note: 3/5

Je remercie (quand même!) Socadis/Gallimard et plus particulièrement Michel pour ce service de presse.

lundi 20 décembre 2010

L'enchatclopédie de Robert de Laroche

L'enchatclopédie   Robert de Laroche  L'Archipel  159 pages

 Résumé:
Le titre est assez clair là-dessus!

Critique:
Magnifique que cette enchatclopédie!  À mettre entre les mains de tous les amoureux des chats c'est sûr et certain.  Même moi, qui a pourtant lu plus que nécessaire de livres portant sur ces adorables félins, j'ai trouvé pelote de laine à mettre sous ma patte!  Le livre se lit facilement et agréablement, mais pas en continu; c'est le genre d'ouvrage que l'on laisse traîner pour aller feuilleter dedans à tous moments.  On ratisse large d'ailleurs.  Des origines lointaines de ce charmant prédateur de souris aux races actuelles, en passant par l'histoire des relations humains-chats (toujours très chaleureuses, parfois même un peu trop parce que celui-ci a fini plus souvent qu'à son tour sur le bûcher au Moyen Âge!) et une partie plus qu'intéressante sur les liens entre les chats et les écrivains et les artistes en général.  On peut reprocher au livre de tomber parfois dans l'énumération et de servir des citations poétiques hors-contextes un peu redondantes, mais pour le reste, on s'amuse ferme.  Le Québec est mentionné une fois grâce à la série québécoise de Félix et Ciboulette (doux souvenirs de mon enfance!).  La France est évidemment largement représentée, mais le livre ne tombe pas trop dans le franco-français et n'hésite pas à aller chercher des références européennes, voire mondiales.  J'ai adoré redécouvrir la comédie musicale Cats à travers ce livre et aussi d'autres oeuvres dont j'ignorais tout (pas bon pour ma LAL ça!). De plus, l'ensemble est récent, on met des références livresques et cinématographiques datant de 2010.  L'enchatclopédie est un livre sur les chats et leur histoire, très loin de manuel du comment choisir son chat et l'élever.  Ça fait beaucoup de bien de voir un tel livre dans le paysage livresque!

Ma note: 4/5

Je remercie Édipresse et plus particulièrement David pour ce service de presse.  Miaou!

lundi 22 novembre 2010

Mon chat chez le psy de Catherine Davidson

Mon chat chez le psy  Catherine Davidson Transcontinental  125 pages



Résumé:
Sous forme de questions adressées à un spécialiste, l'auteur nous fait découvrir que le félis domesticus est en fait un être vivant à la psychologie aussi complexe que la nôtre et que son comportement peut facilement s'expliquer avec un peu de bon sens, d'observation et... du rappel que ce petit félin était autrefois un tigre!

Critique:
Bon, ok, j'adore les chats, alors forcément, j'ai plongé dans ce petit bouquin avec bonheur!  Ce n'est pas le premier opus que je lis sur les félins, mais c'est le premier qui soit à la fois si simple et si clair.  On prend un comportement typique et en deux pages accompagné d'une illustration rigolote, on décortique les raisons de ce comportement félin et aussi, si c'est possible, comment corriger les comportements dérangeants.  J'ai ainsi découvert que si mes adorables boules de poils me montrent leur derrière quand je les caresse, c'est que c'est une marque d'affection...  Heu, j'aurais préféré autre chose, mais bon!  Mon chat chez le psy est un petit livre très court qui se lit rapidement et qui à la fois drôle et instructif.  Génial pour les propriétaires de chat!  Mon seul regret est qu'il n'y aie pas une table des matières plus détaillées en ce qui concerne les questions posées dans le livre, on est obligé de se taper presque tout le bouquin si on cherche une information précise.  Cela mis à part, le livre est excellent!

Ma note: 4.5/5

Je remercie Distribution du livre Transcontinental et plus particulièrement Robert pour ce service de presse.