Red Queen Victoria Aveyard Du Masque 448 pages
Résumé:
Mare est une Rouge. Son sang est rouge, contrairement à ceux des Argents, la caste dominante de son monde. Ceux-ci possède de puissants pouvoirs magiques qui leur servent à contraindre les Rouges à mener une vie de servitude et de misère, les forçant entre autre à servir de chair à canon dans une guerre sans fin avec un des pays voisin. Décidée à éviter la conscription, Mare veut tout tenter pour éviter de devenir soldat, ce qui l'emmènera à faire une étrange rencontre... et d'être engagée au Palais. Lors d'une journée fort importante, celle du Choix de la Reine, les Argents décident de l'épouse du prince héritier. Et où Mare va, bien malgré elle, démontrer qu'elle a des pouvoirs dignes d'une Argent. Contrainte aux fiançailles avec le second fils du roi, obligée de mentir sur son passée et de prendre une place où elle n'a aucune marge d'erreur à la cours, elle refuse de laisser tomber les siens et entre en contact avec la résistance. Même si elle est parfaitement consciente du prix à payer.
Mon avis:
Ce n'est pas un grand roman de dystopie, entendons-nous au départ. L'univers de base est mince comme une feuille de papier et on peine à comprendre pourquoi les Argents ont un sang d'une couleur différentes des Rouges et comment le système autour d'eux s'est mis en place. Par contre, il y a plusieurs points positifs dans cette histoire. Premièrement, Mare est un personnage très intéressant. Contrainte d'accepter un mariage arrangé et de voir le reste de sa vie dictée par le Roi et la Reine, elle décide secrètement d'abord, puis de manière très décidée de se rebeller, malgré les risques, autant pour elle-même que pour ceux qu'elle aime. Et c'est ce choix, parfaitement assumé et logique qui est intéressant. Contrairement aux caprices et coups de gueule d'une Katniss Everdeen, Mare décide de façon consciente et éclairée de prendre part aux événements pour changer les choses et elle le fait. Elle aura donc à ruser et à jouer d'adaptation, ce qui rend le récit intéressant. Ses relations avec sa famille, ses frères et sa soeur, son père gravement malade (qui pourrait être sauvé par un Argent, mais aucun ne lèverait le petit doigt pour un Rouge!), sa mère qui voit ses enfants partir les uns après les autres pour la guerre... C'est bien décrit et c'est réaliste des tensions internes qui peuvent être déclenchés par les différences de personnalité et de rêves au sein d'une même famille. Surtout pour sa soeur qui verra sa seule chance de vivre une autre vie bousillée, en grande partie à cause de Mare. Le contexte social est extrêmement bien décrit. On a l'impression de voir les Argents comme la haute-société française quelques années avant la Révolution. Une société qui est persuadée de son importance, qui ne voit pas le monde autour de lui et se complaît dans une vie luxueuse au dépend du labeur des autres, sans jamais leur laisser une chance d'améliorer leur sort. Une société qui est toute tournée vers des questions d'étiquettes et de rang aussi, dans une bataille sans merci pour le pouvoir, mais entre eux uniquement. Dans la vraie vie, la naissance déterminait le rang dans la société dans la France pré-révolutionnaire, dans le roman, c'est la couleur du sang. Un parallèle pourrait aussi être fait pour les Rouges avec la situation des Noirs aux États-Unis: s'ils ont accès aux études (dans le monde de Mare, si un Argent les prends en apprentissage), ils peuvent espérer améliorer leur sort, mais sans ça, l'ascenseur social est bloqué pour la majorité. Les personnages qui entourent Mare sont aussi extrêmement intéressant: les deux princes pour commencer, Cal et Maven, demi-frères complices, eux-mêmes pris dans un système dont ils sont conscients des limites chacun à leur façon. En relation avec les deux (c'est Cal qui la fait engager au Palais et elle est fiancée à Maven), elle se méfie des deux pour des raisons très différentes. En fait, on ne saura qu'à la fin la confiance qu'elle peut accorder à chacun d'entre eux. Cependant, tous deux représentent une façon d'aborder le pouvoir et les défis pour l'avenir très différente, comme les deux faces d'une pièce de monnaie, ce qui en donne deux visions et deux façons de l'aborder. Julian, le frère de l'ancienne reine (la mère de Cal), en initiateur de Mare dans ce monde et en mentor pour le développement de ses pouvoirs, a un beau rôle. Passif et désabusé, il a vu sa soeur mourir et tout le monde accepter cette vérité sans broncher. Alors que son instinct lui dit que c'est faux. La présence de Mare réveillera en lui quelque chose d'enfoui. Un personnage qui aura une belle évolution tout au long du livre. J'ai beaucoup aimé la cérémonie du Choix de la Reine. Alors que les archétypes des romans de fantasy nous parle de la beauté des femmes, cette fois-ci le choix de la Reine est fait en fonction des pouvoirs des candidates, qui démontreront leur puissance dans un concours de démonstration de force... en robe de soie, bien sûr. Un roman dont le côté social et les personnalités des protagonistes sont surdimensionnés par rapport à l'univers de base et c'est bien dommage, parce que ça en fait un géant aux pieds d'argile.
Ma note: 3.5/5
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mercredi 24 février 2016
jeudi 21 janvier 2016
Pouvoirs obscurs: 3- Révolte de Kelley Armstrong
Pouvoirs obscurs tome 3 Révolte Kelley Armstrong Castelmore 379 pages
Résumé:
Séparé de leurs amis, Daniel, Maya et Corey sont désormais en cavale seuls. Avec deux cabales à leurs trousses, ils doivent bouger constamment, leur seul espoir reposant sur un numéro de téléphone transmis par Ralph. Qui s'avèrent être un cul-de-sac jusqu'au moment où le frère jumeau de Maya refait surface. Celui-ci, habitué de fuir, veut protéger sa soeur et puis, Maya a la tête dure, elle refuse que sa vie ne soit qu'une fuite. Savoir qu'ils pourraient rejoindre d'autres jeunes qui comme eux ont des pouvoirs, pourrait faire une différence.
Mon avis:
Ok, disons-le, en entamant ce livre, j'attendais LA scène où Maya et son groupe rejoindrait celui de Chloé, que l'on avait croisé dans la trilogie précédente de la même auteure, située dans le même univers. Et je dois avouer que si rien ne s'est passé comme je l'avais pensé, je n'ai pas été déçue! L'essentiel du livre reprend le même schéma que le tome précédent, ce qui est un tantinet lassant puisque que c'est une fuite continue, où les traîtrises peuvent arriver à tout moment. Par contre, on en apprend beaucoup plus sur les cabales qui sont responsables de la naissance des jeunes du projet Phénix, mais aussi à leurs trousses. Et il y a aussi un changement: alors que les jeunes se contentaient auparavant de fuir, maintenant, ils savent ce qu'ils fuient et vont progressivement tenter de reprendre le contrôle. De la pure fuite, ils passent à la révolte à la contre-attaque, avec leurs faibles moyens. Ils auront pour ça à faire face à des choix douloureux, mais ils le feront avec courage et je dois avouer une bonne dose de bon sens ce qui fait tâche dans ce genre de roman. La finale est inattendue, totalement, je ne l'ai pas vu venir, mais elle est en continuité avec le cheminement que les jeunes ont vécu au cours du troisième tome. Et elle laisse beaucoup, beaucoup de portes ouvertes. Comme un passage vers l'âge adulte, qui n'est pas complet à la fin du livre, mais qui est amorcé. Dont on devine qu'il aura des suites. Ce livre est à recommander aux amateurs de fantasy young adult, vraiment, on ne pourrait toper mieux et la série en général, par les sujets abordés, par les caractères des personnages et par leurs réactions aux situations auxquelles ils sont confrontés, m'a semblé beaucoup plus réalistes que d'autres. Même s'il y a effectivement une romance, elle ne prend pas toute la place et l'intrigue ne tourne pas autour d'elle. Et même si ce sont des ados, ils réfléchissent et ne se lancent pas partout avec la tête baissée, pas plus qu'ils ne font preuve d'une arrogance démesurée. De ce point de vue, on est gâté. Cela reste du young adult, avec toutes les limites du genre et tous ses défauts également. Avec une plume qui si elle n'est pas extraordinaire, se détache clairement du lot face aux autres séries du genre par son efficacité et sa constance dans l'intrigue. Je dois avouer que la trippeuse du genre en moi place cette série au-dessus des autres sans déranger trop les habitudes des lecteurs. Une espèce de meilleur des deux mondes quoi!
Ma note: 4.5/5
Résumé:
Séparé de leurs amis, Daniel, Maya et Corey sont désormais en cavale seuls. Avec deux cabales à leurs trousses, ils doivent bouger constamment, leur seul espoir reposant sur un numéro de téléphone transmis par Ralph. Qui s'avèrent être un cul-de-sac jusqu'au moment où le frère jumeau de Maya refait surface. Celui-ci, habitué de fuir, veut protéger sa soeur et puis, Maya a la tête dure, elle refuse que sa vie ne soit qu'une fuite. Savoir qu'ils pourraient rejoindre d'autres jeunes qui comme eux ont des pouvoirs, pourrait faire une différence.
Mon avis:
Ok, disons-le, en entamant ce livre, j'attendais LA scène où Maya et son groupe rejoindrait celui de Chloé, que l'on avait croisé dans la trilogie précédente de la même auteure, située dans le même univers. Et je dois avouer que si rien ne s'est passé comme je l'avais pensé, je n'ai pas été déçue! L'essentiel du livre reprend le même schéma que le tome précédent, ce qui est un tantinet lassant puisque que c'est une fuite continue, où les traîtrises peuvent arriver à tout moment. Par contre, on en apprend beaucoup plus sur les cabales qui sont responsables de la naissance des jeunes du projet Phénix, mais aussi à leurs trousses. Et il y a aussi un changement: alors que les jeunes se contentaient auparavant de fuir, maintenant, ils savent ce qu'ils fuient et vont progressivement tenter de reprendre le contrôle. De la pure fuite, ils passent à la révolte à la contre-attaque, avec leurs faibles moyens. Ils auront pour ça à faire face à des choix douloureux, mais ils le feront avec courage et je dois avouer une bonne dose de bon sens ce qui fait tâche dans ce genre de roman. La finale est inattendue, totalement, je ne l'ai pas vu venir, mais elle est en continuité avec le cheminement que les jeunes ont vécu au cours du troisième tome. Et elle laisse beaucoup, beaucoup de portes ouvertes. Comme un passage vers l'âge adulte, qui n'est pas complet à la fin du livre, mais qui est amorcé. Dont on devine qu'il aura des suites. Ce livre est à recommander aux amateurs de fantasy young adult, vraiment, on ne pourrait toper mieux et la série en général, par les sujets abordés, par les caractères des personnages et par leurs réactions aux situations auxquelles ils sont confrontés, m'a semblé beaucoup plus réalistes que d'autres. Même s'il y a effectivement une romance, elle ne prend pas toute la place et l'intrigue ne tourne pas autour d'elle. Et même si ce sont des ados, ils réfléchissent et ne se lancent pas partout avec la tête baissée, pas plus qu'ils ne font preuve d'une arrogance démesurée. De ce point de vue, on est gâté. Cela reste du young adult, avec toutes les limites du genre et tous ses défauts également. Avec une plume qui si elle n'est pas extraordinaire, se détache clairement du lot face aux autres séries du genre par son efficacité et sa constance dans l'intrigue. Je dois avouer que la trippeuse du genre en moi place cette série au-dessus des autres sans déranger trop les habitudes des lecteurs. Une espèce de meilleur des deux mondes quoi!
Ma note: 4.5/5
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Littérature ado
mercredi 11 novembre 2015
Pouvoirs obscurs: Soupçons de Kelley Armstrong
Pouvoirs obscurs tome 3 Soupçons Kelley Armstrong Castelmore 309 pages
Résumé:
Après l'incendie qui a ravagé Salmon Creek, Maya, Daniel, Sam, Rafe, Haylee, Nicole et Corey se retrouve dans un hélicoptère... qui ne se dirige pas vers le lieu d'évacuation prévu. Flairant un piège, les jeunes se rebellent et provoquent l'écrasement de l'hélicoptère. S'ensuit une partie de cache-cache dans les forêts du nord de l'île de Victoria entre eux et ceux qu'ils découvrent comme étant les Nast, des alliés temporaires des St-Cloud, la compagnie pharmaceutique possédant Salmon Creek. À leur tête, celui qui prétend être le père biologique de Maya...
Mon avis:
Ce livre est une longue partie de cache-cache dans lequel les jeunes découvriront à la fois leurs pouvoirs, mais aussi pourquoi on les pourchasse. À ce niveau, le titre convient bien au livre: si le premier tome parlait d'innocence, celle-ci est perdue dans ce tome et laisse la place au soupçon, entre les jeunes, envers tous ceux de l'extérieur, envers tous ceux qui prétendent les aider. La bande ne peut compter que sur elle-même et encore vu les soupçons qui émergent rapidement envers un des membres de leur groupe. Et quand je dis longue poursuite, c'est tout le livre qui se passe ainsi. Contrairement au premier tome où on faisait connaissance avec eux, là, on suit les jeunes dans leurs décisions sur le comment s'en sortir, alors qu'ils sont en cavales. Parce qu'après l'écrasement de l'hélicoptère, ils seront livrés à eux-mêmes, coupés de leurs familles et de leurs repères. Évidemment, on suit Maya de très près dans cette histoire, c'est elle la narratrice. Et avec elle, ses premières transformations en couguar. Magnifiquement bien décrite que son expérience dans les poils d'un tel animal. Même si cela n'occupe que peu de place dans le récit comme tel. On verra pour le prochain tome ;) Personnage secondaire, mais que j'ai beaucoup aimé, Kenjii, son chien, fidèle, peu bavard évidemment, mais la relation qu'elle a avec elle m'a touchée. Dans cette situation de survie, elle est un élément stable, rassurant, un lien avec son ancienne vie. Tous les jeunes sont intelligents, sensés, ils réfléchissent, ils agissent. Pas de stupidité dans leurs actions, des risques certes, mais rien qui m'auraient fait dire, non, mais regardez-moi cette bande d'idiots! La poursuite a ses avantages et ses inconvénients, parce qu'à force, on est un peu tanné de devoir les suivre à la trace tout le temps ainsi, de ne pas savoir s'ils vont s'en sortir. Et un peu surprise aussi de leur endurance à tant marcher sans manger ni boire ou presque. La relation entre Daniel et Maya change, même si pour elle, il reste un ami seulement. Malgré ce que tout le monde voit sauf elle apparemment... Misère, on retombe dans le triangle amoureux classique! Mais bon, heureusement, Maya n'est pas une écervelée qui va tout faire pour le gars qu'elle aime. C'est loin d'être Bella... Malgré tout, c'est un bouquin redoutablement efficace, un authentique page-turner, justement sans doute parce que c'est une longue poursuite de plus de 300 pages sans que l'on sache quand et si ils vont finir par se faire attraper, avec de très nombreux retournements de situation. Bien fait, bonne lecture, mais rien pour épater au niveau littéraire. Cela demeure une lecture plus efficace que bien faite. Quoique des fois, ça ne sert à rien de bouder son plaisir!
Ma note: 4.25/5
Résumé:
Après l'incendie qui a ravagé Salmon Creek, Maya, Daniel, Sam, Rafe, Haylee, Nicole et Corey se retrouve dans un hélicoptère... qui ne se dirige pas vers le lieu d'évacuation prévu. Flairant un piège, les jeunes se rebellent et provoquent l'écrasement de l'hélicoptère. S'ensuit une partie de cache-cache dans les forêts du nord de l'île de Victoria entre eux et ceux qu'ils découvrent comme étant les Nast, des alliés temporaires des St-Cloud, la compagnie pharmaceutique possédant Salmon Creek. À leur tête, celui qui prétend être le père biologique de Maya...
Mon avis:
Ce livre est une longue partie de cache-cache dans lequel les jeunes découvriront à la fois leurs pouvoirs, mais aussi pourquoi on les pourchasse. À ce niveau, le titre convient bien au livre: si le premier tome parlait d'innocence, celle-ci est perdue dans ce tome et laisse la place au soupçon, entre les jeunes, envers tous ceux de l'extérieur, envers tous ceux qui prétendent les aider. La bande ne peut compter que sur elle-même et encore vu les soupçons qui émergent rapidement envers un des membres de leur groupe. Et quand je dis longue poursuite, c'est tout le livre qui se passe ainsi. Contrairement au premier tome où on faisait connaissance avec eux, là, on suit les jeunes dans leurs décisions sur le comment s'en sortir, alors qu'ils sont en cavales. Parce qu'après l'écrasement de l'hélicoptère, ils seront livrés à eux-mêmes, coupés de leurs familles et de leurs repères. Évidemment, on suit Maya de très près dans cette histoire, c'est elle la narratrice. Et avec elle, ses premières transformations en couguar. Magnifiquement bien décrite que son expérience dans les poils d'un tel animal. Même si cela n'occupe que peu de place dans le récit comme tel. On verra pour le prochain tome ;) Personnage secondaire, mais que j'ai beaucoup aimé, Kenjii, son chien, fidèle, peu bavard évidemment, mais la relation qu'elle a avec elle m'a touchée. Dans cette situation de survie, elle est un élément stable, rassurant, un lien avec son ancienne vie. Tous les jeunes sont intelligents, sensés, ils réfléchissent, ils agissent. Pas de stupidité dans leurs actions, des risques certes, mais rien qui m'auraient fait dire, non, mais regardez-moi cette bande d'idiots! La poursuite a ses avantages et ses inconvénients, parce qu'à force, on est un peu tanné de devoir les suivre à la trace tout le temps ainsi, de ne pas savoir s'ils vont s'en sortir. Et un peu surprise aussi de leur endurance à tant marcher sans manger ni boire ou presque. La relation entre Daniel et Maya change, même si pour elle, il reste un ami seulement. Malgré ce que tout le monde voit sauf elle apparemment... Misère, on retombe dans le triangle amoureux classique! Mais bon, heureusement, Maya n'est pas une écervelée qui va tout faire pour le gars qu'elle aime. C'est loin d'être Bella... Malgré tout, c'est un bouquin redoutablement efficace, un authentique page-turner, justement sans doute parce que c'est une longue poursuite de plus de 300 pages sans que l'on sache quand et si ils vont finir par se faire attraper, avec de très nombreux retournements de situation. Bien fait, bonne lecture, mais rien pour épater au niveau littéraire. Cela demeure une lecture plus efficace que bien faite. Quoique des fois, ça ne sert à rien de bouder son plaisir!
Ma note: 4.25/5
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Fantastique,
Littérature ado
mardi 16 décembre 2014
Hunger Games 3- La révolte de Suzanne Collins
Hunger Games tome 3 La révolte Suzanne Collins Pocket Jeunesse 416 pages
Résumé:
Sauvée par le district 13, supposément réduit en cendres depuis des décennies, Katniss doit se reconstruire. Les derniers Jeux l'ont détruites et Peeta est maintenant entre les mains du Président Snow. Mais elle est le Geai Moqueur, celui qui a su embraser le peuple contre le Capitole. Elle doit reprendre son arc et retourner au combat, même si son âme est désormais brisée, détruite. Car le peuple, qui s'est identifiée à elle, a besoin de ce symbole pour mener à bien son combat.
Mon avis:
J'ai renoncé après la lecture du deuxième tome à poursuivre plus avant cette série. J'avais eu le temps d'oublier. C'est le Partie 1 au cinéma qui m'a donné le goût de lire le livre, parce qu'honnêtement, ils nous laissent sur un immense WTF??? Donc, c'est la raison première pour laquelle j'ai ouvert le livre. Ce qui m'a rappelé pourquoi je n'avais pas voulu poursuivre: ce livre, c'est comme une soupe sans sel. Le style de l'auteure, direct et sans absolument aucune fioriture, est à la longue dénué d'émotions. Ça se laisse lire, c'est entraînant, mais côté écriture, ouf! On repassera! Le personnage de Katniss est intéressant, même si dans ce troisième tome, son rôle se réduit pas mal à passer son temps entre l'hôpital et les spots télévisuels. Elle est un outil au service de propagande, qui elle est devient vite secondaire. Ce qui compte, c'est ce qu'elle peut apporter à la cause. Elle se pose évidemment beaucoup de questions au travers et sur Peeta aussi, également. Peeta auquel les Hunger Games l'ont liés, de façon irrémédiable. Gale? Un ami qui flirte avec l'amour, mais jamais de la même façon. Personnellement, je n'aurais jamais sorti de t-shirt Team Gale... Trop agressif. Peeta et Gale représente deux façons de lutter: lentement, mais sûrement au quotidien et avec violence et agressivité. Au final, un roman où l'héroïne est détruite, lentement, mais sûrement, dans ce qu'elle a de plus cher. Autant physiquement que psychologiquement. Le roman est également un prétexte pour parler du pouvoir de l'image, mais aussi des dessous des gens qui en tirent les ficelles. Pour les ados, c'est une bonne réflexion, mais pour l'adulte qui lit, on sent un peu trop le donnage de leçon. D'autant plus que bien des livres l'ont fait avec beaucoup de finesse. Mais au moins maintenant, je sais la fin...
Ma note: 3.25/5
Résumé:
Sauvée par le district 13, supposément réduit en cendres depuis des décennies, Katniss doit se reconstruire. Les derniers Jeux l'ont détruites et Peeta est maintenant entre les mains du Président Snow. Mais elle est le Geai Moqueur, celui qui a su embraser le peuple contre le Capitole. Elle doit reprendre son arc et retourner au combat, même si son âme est désormais brisée, détruite. Car le peuple, qui s'est identifiée à elle, a besoin de ce symbole pour mener à bien son combat.
Mon avis:
J'ai renoncé après la lecture du deuxième tome à poursuivre plus avant cette série. J'avais eu le temps d'oublier. C'est le Partie 1 au cinéma qui m'a donné le goût de lire le livre, parce qu'honnêtement, ils nous laissent sur un immense WTF??? Donc, c'est la raison première pour laquelle j'ai ouvert le livre. Ce qui m'a rappelé pourquoi je n'avais pas voulu poursuivre: ce livre, c'est comme une soupe sans sel. Le style de l'auteure, direct et sans absolument aucune fioriture, est à la longue dénué d'émotions. Ça se laisse lire, c'est entraînant, mais côté écriture, ouf! On repassera! Le personnage de Katniss est intéressant, même si dans ce troisième tome, son rôle se réduit pas mal à passer son temps entre l'hôpital et les spots télévisuels. Elle est un outil au service de propagande, qui elle est devient vite secondaire. Ce qui compte, c'est ce qu'elle peut apporter à la cause. Elle se pose évidemment beaucoup de questions au travers et sur Peeta aussi, également. Peeta auquel les Hunger Games l'ont liés, de façon irrémédiable. Gale? Un ami qui flirte avec l'amour, mais jamais de la même façon. Personnellement, je n'aurais jamais sorti de t-shirt Team Gale... Trop agressif. Peeta et Gale représente deux façons de lutter: lentement, mais sûrement au quotidien et avec violence et agressivité. Au final, un roman où l'héroïne est détruite, lentement, mais sûrement, dans ce qu'elle a de plus cher. Autant physiquement que psychologiquement. Le roman est également un prétexte pour parler du pouvoir de l'image, mais aussi des dessous des gens qui en tirent les ficelles. Pour les ados, c'est une bonne réflexion, mais pour l'adulte qui lit, on sent un peu trop le donnage de leçon. D'autant plus que bien des livres l'ont fait avec beaucoup de finesse. Mais au moins maintenant, je sais la fin...
Ma note: 3.25/5
Libellés :
Auteurs A à C,
Commentaire de lecture,
Littérature ado,
Science-fiction
vendredi 21 novembre 2014
Eux de Patrick Isabelle
Eux Patrick Isabelle Collection jeunesse Leméac 107 pages
Résumé:
Lui, c'est une jeune qui aborde le secondaire. Il parle en je tout au long de son histoire. Eux, ce sont ceux qui vont l'intimider, le harceler, le brimer, ceux qui vont le pousser dans une voie sans issue. Il nous raconte sa solitude, la solitude qui permet les premières brimades, celle-ci devenant plus faciles au fur et à mesure que la solitude s'accroît, formant un cercle vicieux qui devient de plus en plus dur. Impuissance de l'école, impuissance des parents, absence d'amis, de personne à qui parler, de personne sur qui décharger un peu de ce poids qu'il porte et à chaque fois qu'il essaie de se défendre, eux, qui fondent sur lui, profitant de la moindre de ses faiblesses. Jusqu'à l'explosion.
Mon avis:
Petit roman qui se lit d'une traite et qui ne peut pas laisser indifférent. Parce qu'il montre avec une efficacité meurtrière le cercle vicieux et la puissance de l'intimidation. L'isolement, les brimades, l'absence d'aide, de personne à qui parler. Le narrateur réagira de façon spectaculaire, mais sa réaction n'est pas nécessairement celle d'un détraqué: c'est l'accumulation qui l'a poussé à l'acte, pas une personnalité dérangée. S'il faut lire un livre pour décrire les ravages de l'intimidation, c'est bien celui-ci. On n'en sort pas indemne. J'avais le coeur qui me battait la chamade depuis la moitié du livre. Ce qui m'a surtout chamboulée, c'est que la victime s'enferme dans le silence: il a parlé et rien n'a changé, alors pourquoi recommencer? Pourquoi faire confiance quand on se sent trahi? Pourquoi, si l'on se défend, on nous tape sur les doigts parce que la réaction est trop intense, dénoncerions-nous? L'intimidation est une tare d'autant plus qu'elle est insidieuse et pas toujours visible. Les petits jeux de pouvoirs psychologiques dont elle est fait sont magnifiquement bien décrit dans le livre. Un livre dur, un livre nécessaire, un livre pour faire comprendre, mais pas un livre qui cherche à faire comprendre. Il n'y a rien de didactique dans ce livre. C'est le parfait exemple de ce que peut faire la littérature, mieux que personne d'autres: nous montrer de l'intérieur ce qui se passe dans la tête d'une personne victime d'intimidation. Pas du tout surprise que ce livre aie gagné le Prix des libraires jeunesse 2014.
Ma note: 5/5
Résumé:
Lui, c'est une jeune qui aborde le secondaire. Il parle en je tout au long de son histoire. Eux, ce sont ceux qui vont l'intimider, le harceler, le brimer, ceux qui vont le pousser dans une voie sans issue. Il nous raconte sa solitude, la solitude qui permet les premières brimades, celle-ci devenant plus faciles au fur et à mesure que la solitude s'accroît, formant un cercle vicieux qui devient de plus en plus dur. Impuissance de l'école, impuissance des parents, absence d'amis, de personne à qui parler, de personne sur qui décharger un peu de ce poids qu'il porte et à chaque fois qu'il essaie de se défendre, eux, qui fondent sur lui, profitant de la moindre de ses faiblesses. Jusqu'à l'explosion.
Mon avis:
Petit roman qui se lit d'une traite et qui ne peut pas laisser indifférent. Parce qu'il montre avec une efficacité meurtrière le cercle vicieux et la puissance de l'intimidation. L'isolement, les brimades, l'absence d'aide, de personne à qui parler. Le narrateur réagira de façon spectaculaire, mais sa réaction n'est pas nécessairement celle d'un détraqué: c'est l'accumulation qui l'a poussé à l'acte, pas une personnalité dérangée. S'il faut lire un livre pour décrire les ravages de l'intimidation, c'est bien celui-ci. On n'en sort pas indemne. J'avais le coeur qui me battait la chamade depuis la moitié du livre. Ce qui m'a surtout chamboulée, c'est que la victime s'enferme dans le silence: il a parlé et rien n'a changé, alors pourquoi recommencer? Pourquoi faire confiance quand on se sent trahi? Pourquoi, si l'on se défend, on nous tape sur les doigts parce que la réaction est trop intense, dénoncerions-nous? L'intimidation est une tare d'autant plus qu'elle est insidieuse et pas toujours visible. Les petits jeux de pouvoirs psychologiques dont elle est fait sont magnifiquement bien décrit dans le livre. Un livre dur, un livre nécessaire, un livre pour faire comprendre, mais pas un livre qui cherche à faire comprendre. Il n'y a rien de didactique dans ce livre. C'est le parfait exemple de ce que peut faire la littérature, mieux que personne d'autres: nous montrer de l'intérieur ce qui se passe dans la tête d'une personne victime d'intimidation. Pas du tout surprise que ce livre aie gagné le Prix des libraires jeunesse 2014.
Ma note: 5/5
mercredi 12 novembre 2014
La rage de vivre d'Emmanuel Lauzon
La rage de vivre Emmanuel Lauzon Collection Tabou Édition De Mortagne 239 pages
Résumé:
À l'âge de huit ans, Vincent a été diagnostiqué avec un Trouble de Déficit d'attention avec Hyperactivité (TDAH). Malgré les difficultés, il a réussi à traverser son primaire sans redoubler. Les choses se compliquent avec l'arrivée au secondaire. Les amis, les relations avec les autres, et cette foutue impulsivité qui fait franchir de ses lèvres des mots qu'il n'aurait pas dû dire... Les échecs répétés, les déceptions causées à ses parents font monter en lui une rage, une rage qui lui apprendra beaucoup de choses: parce que Vincent a la rage de vivre.
Résumé:
Un bon roman, mais un peu trop je-vais-vous-montrer-comment-ça-se-passe-dans-la-tête-d'un-ado-TDAH à mon goût. Le roman était un peu trop didactique, la suite des événements trop linéaires et on sentait que certaines personnes arrivaient sur son chemin, en positif ou en négatif, pour permettre à l'auteur d'expliquer un point relié à cette maladie. Par contre, cela permettait à l'auteur d'entrer dans la tête de son personnage principal, pour expliquer de l'intérieur comment ça se passe. Et aussi de montrer que la part de la personnalité et de la maladie dans les réactions des jeunes. Vincent, le personnage principal affronte beaucoup de situations très difficiles et il y réagit normalement, pas en héros de bande dessinée. Il lui faudra du temps, du support de ses parents, la découverte de vrais amis, l'appui de travailleurs sociaux et surtout, d'apprendre de la vie elle-même avant de réussir. J'ai trouvé à un moment donné qu'il était peut-être un peu trop obsédé par les femmes (mais bon, je suis une fille... Les gars sont-ils vraiment comme ça à l'adolescence???). La découverte de la danse et de la musique underground et toutes ces expériences illicites à son âge, mais qui lui permettront de grandir était bien décrite. Ce livre est tout autant le récit d'un adolescent TDAH que d'un adolescent qui passe à travers de grandes difficultés et s'en sort. Il permet de rappeler également, qu'avant d'être une maladie, ces adolescents sont avant tout des personnes, qui l'ont plus dur, mais des personnes quand même.
Ma note: 3.75/5
Résumé:
À l'âge de huit ans, Vincent a été diagnostiqué avec un Trouble de Déficit d'attention avec Hyperactivité (TDAH). Malgré les difficultés, il a réussi à traverser son primaire sans redoubler. Les choses se compliquent avec l'arrivée au secondaire. Les amis, les relations avec les autres, et cette foutue impulsivité qui fait franchir de ses lèvres des mots qu'il n'aurait pas dû dire... Les échecs répétés, les déceptions causées à ses parents font monter en lui une rage, une rage qui lui apprendra beaucoup de choses: parce que Vincent a la rage de vivre.
Résumé:
Un bon roman, mais un peu trop je-vais-vous-montrer-comment-ça-se-passe-dans-la-tête-d'un-ado-TDAH à mon goût. Le roman était un peu trop didactique, la suite des événements trop linéaires et on sentait que certaines personnes arrivaient sur son chemin, en positif ou en négatif, pour permettre à l'auteur d'expliquer un point relié à cette maladie. Par contre, cela permettait à l'auteur d'entrer dans la tête de son personnage principal, pour expliquer de l'intérieur comment ça se passe. Et aussi de montrer que la part de la personnalité et de la maladie dans les réactions des jeunes. Vincent, le personnage principal affronte beaucoup de situations très difficiles et il y réagit normalement, pas en héros de bande dessinée. Il lui faudra du temps, du support de ses parents, la découverte de vrais amis, l'appui de travailleurs sociaux et surtout, d'apprendre de la vie elle-même avant de réussir. J'ai trouvé à un moment donné qu'il était peut-être un peu trop obsédé par les femmes (mais bon, je suis une fille... Les gars sont-ils vraiment comme ça à l'adolescence???). La découverte de la danse et de la musique underground et toutes ces expériences illicites à son âge, mais qui lui permettront de grandir était bien décrite. Ce livre est tout autant le récit d'un adolescent TDAH que d'un adolescent qui passe à travers de grandes difficultés et s'en sort. Il permet de rappeler également, qu'avant d'être une maladie, ces adolescents sont avant tout des personnes, qui l'ont plus dur, mais des personnes quand même.
Ma note: 3.75/5
vendredi 9 mai 2014
Starters de Lissa Price
Starters Lissa Price Pocket junior 448 pages
Résumé:
Dans un avenir pas si lointain, tous les adultes ont été tué par une guerre bactériologique. Ne reste que les «vieux» qu'une médecine ultra-performante permet de garder en vie pendant des décennies et à l'autre extrémité, des enfants, des adolescents, les Starters. Soit ceux qui ont été vacciné contre les spores, vaccins disponibles en quantités limitées. Quelques années plus tard, la majorité des Starters vivent dans la rue. Ceux qui n'avaient pas la chance d'avoir des grands-parents pour prendre soin d'eux. C'est le cas de Callie. Elle veille sur son petit frère Tyler, après la mort de leurs parents. Face à la maladie de son frère, nécessitant des soins coûteux, Callie accepte l'offre de la Banque des corps, un organisme offrant aux Enders de «louer» le corps d'un adolescent afin de profiter de nouveau des joies de la jeunesse. Elle se doute bien des risques, mais pas à quel point ceux-ci sont graves, bien plus grands que sa propre personne.
Mon avis:
Vous avez déjà lu les premières pages d'un livre en ayant la persistante impression que vous l'avez déjà lu? Que tout correspond à un schéma que vous connaissez déjà? Ben, ce livre, c'est ça. J'ai été prise à quelques moments par l'histoire de Callie, mais la plupart du temps, je regardais les ficelles grosses comme des cordes de bateaux dépasser du livre. Des bons, des méchants, un incident qui vient foutre un magnifique plan en l'air, une conspiration, des ados qui se battent pour sauver leurs vies des méchants adultes... Hunger Games? Divergence? Un roman dans la même lignée en tout cas. Mais sans la finesse de l'intrigue (déjà qu'il n'y en avait pas tant que ça dans les précédents cités). Un roman honnête, mais du déjà vu. Des personnages qui changent de discours au moment opportun, un méchant tellement méchant qu'il n'a ni nom, ni visage, des faux-semblants qui se déploient, un bien évident triangle amoureux, tout ça se mêle avec une bonne couche de mélo pour former un tout. Même les émois évidents de l'adolescence m'ont semblé plaqué, improvisé sur le fond de l'histoire. L'idée n'est pas mauvaise: une population entièrement séparée entre les vieux, qui vieillissent, mais restent vivants et les jeunes, qui sont réduits à la pauvreté car ils n'ont accès ni à l'emploi (pour protéger ceux des aînés), ni à la protection des parents (ils sont tous morts). Évidemment, tous ces jeunes n'ayant pas l'âge de voter, ils n'ont pas de poids sur les lois... Une telle coupure entre les générations, en si peu d'années? Parce que la guerre date quand même de moins de trois ans avant... Des grands-parents ayant des enfants adolescents alors qu'eux-mêmes ont largement dépassé les quatre-vingts ans et même plus? Ok, on retarde aussi les lois de la biologie? Non, ça ne marche pas, dès le départ. Il y a un énorme fossé qu'on ne peut comprendre, qui n'est pas logique au point de vue de l'intrigue. Le reste, que des adolescents «louent» leurs corps à des vieillards parce qu'ils n'ont aucune autre source de revenus, les «instituts» plus morbides les uns que les autres pour interner les mineurs, la méfiance innée de tous les Enders envers les jeunes, et ce, même si les vieux sont désormais presque aussi en forme qu'eux! Marche pas dans ma tête. L'idée est bonne, mais le résultat ne tient pas la route.
Ma note: 2.75/5
Résumé:
Dans un avenir pas si lointain, tous les adultes ont été tué par une guerre bactériologique. Ne reste que les «vieux» qu'une médecine ultra-performante permet de garder en vie pendant des décennies et à l'autre extrémité, des enfants, des adolescents, les Starters. Soit ceux qui ont été vacciné contre les spores, vaccins disponibles en quantités limitées. Quelques années plus tard, la majorité des Starters vivent dans la rue. Ceux qui n'avaient pas la chance d'avoir des grands-parents pour prendre soin d'eux. C'est le cas de Callie. Elle veille sur son petit frère Tyler, après la mort de leurs parents. Face à la maladie de son frère, nécessitant des soins coûteux, Callie accepte l'offre de la Banque des corps, un organisme offrant aux Enders de «louer» le corps d'un adolescent afin de profiter de nouveau des joies de la jeunesse. Elle se doute bien des risques, mais pas à quel point ceux-ci sont graves, bien plus grands que sa propre personne.
Mon avis:
Vous avez déjà lu les premières pages d'un livre en ayant la persistante impression que vous l'avez déjà lu? Que tout correspond à un schéma que vous connaissez déjà? Ben, ce livre, c'est ça. J'ai été prise à quelques moments par l'histoire de Callie, mais la plupart du temps, je regardais les ficelles grosses comme des cordes de bateaux dépasser du livre. Des bons, des méchants, un incident qui vient foutre un magnifique plan en l'air, une conspiration, des ados qui se battent pour sauver leurs vies des méchants adultes... Hunger Games? Divergence? Un roman dans la même lignée en tout cas. Mais sans la finesse de l'intrigue (déjà qu'il n'y en avait pas tant que ça dans les précédents cités). Un roman honnête, mais du déjà vu. Des personnages qui changent de discours au moment opportun, un méchant tellement méchant qu'il n'a ni nom, ni visage, des faux-semblants qui se déploient, un bien évident triangle amoureux, tout ça se mêle avec une bonne couche de mélo pour former un tout. Même les émois évidents de l'adolescence m'ont semblé plaqué, improvisé sur le fond de l'histoire. L'idée n'est pas mauvaise: une population entièrement séparée entre les vieux, qui vieillissent, mais restent vivants et les jeunes, qui sont réduits à la pauvreté car ils n'ont accès ni à l'emploi (pour protéger ceux des aînés), ni à la protection des parents (ils sont tous morts). Évidemment, tous ces jeunes n'ayant pas l'âge de voter, ils n'ont pas de poids sur les lois... Une telle coupure entre les générations, en si peu d'années? Parce que la guerre date quand même de moins de trois ans avant... Des grands-parents ayant des enfants adolescents alors qu'eux-mêmes ont largement dépassé les quatre-vingts ans et même plus? Ok, on retarde aussi les lois de la biologie? Non, ça ne marche pas, dès le départ. Il y a un énorme fossé qu'on ne peut comprendre, qui n'est pas logique au point de vue de l'intrigue. Le reste, que des adolescents «louent» leurs corps à des vieillards parce qu'ils n'ont aucune autre source de revenus, les «instituts» plus morbides les uns que les autres pour interner les mineurs, la méfiance innée de tous les Enders envers les jeunes, et ce, même si les vieux sont désormais presque aussi en forme qu'eux! Marche pas dans ma tête. L'idée est bonne, mais le résultat ne tient pas la route.
Ma note: 2.75/5
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Science-fiction
mardi 1 avril 2014
Les Clowns vengeurs: L'Initié de Pierre H. Charron
Les Clowns vengeurs
L’initié Pierre H. Charron
Porte-Bonheur 129 pages
Fletcher Carter a perdu sa
fiancée, Skye Desmond lors d’un raid des arcurides. Fou de douleur, il accepte de se faire Clown
vengeur. Ce qu’il ignore, c’est qu’il
n’est qu’un pion, un outil, manipulé à distance par des forces plus grandes que
lui et considéré comme jetable après usage.
Malheureusement pour eux, un odi-menvatt n’est pas si facile à écarter
de son chemin…
Ce qu’il y a de fascinant et de
frustrant dans les Clowns vengeurs est cette absence de ligne du temps :
on ne sait jamais à quelle époque précisément on se situe. Dans le cas de cet opus, cela cause une
distorsion qui perturbe beaucoup. Dans
l’une des premières scènes du livre, on voit un combat entre un aspirant clown
vengeur et un simple civil dans un stade, en présence de milliers de
spectateur. Le civil combat purement
pour l’argent alors que l’aspirant lutte pour se faire une place au sein de
l’ordre menvatt. Cette scène rappelle
les combats de gladiateurs romains, pouce de l’empereur baissé ou levé en
moins. Pourquoi se faire affronter des
clowns vengeurs contre de simples civils dans des stades? Les odi-menvatts ne sont-ils pas censés être
des justiciers de l’ombre, dont l’identité est cachée, voire secrète? Comment expliquer cet étalage dans ce
cas? C’est incompréhensible à mon sens,
surtout quand on met le tout en parallèle avec le reste de la série.
Il y a plusieurs incongruités du
genre dans le livre, du moins si on se replace dans le contexte général de la
série. Comment est-il possible qu’un des
chefs des Clowns vengeurs se laisse convaincre à la simple apparition d’une
prostituée sublime de sacrifier certains de ses hommes? Il me semble que ça ne cadre pas avec ce que
l’on connaît de la personnalité de ces hommes et de leur code de conduite. Comment fait un clown vengeur recherché mort
ou vif pour entrer dans leur forteresse
inexpugnable sans se faire prendre? Ça
me paraît plus qu’exagéré vu leur surentrainement. La rapidité du recrutement de Carter m’a
également fait tiquer.
Le
personnage principal, Fletcher Carter, a une personnalité qui m’a semblé un peu
fade. Dans un premier temps, tout entier
dévoué à sa cause et à sa belle, Skye Desmond.
Ensuite, complètement dédié à sa vengeance suite à l’assassinat de
celle-ci, au point d’en être robotique.
Un détail de l’intrigue peut expliquer ce point, mais il m’a semblé que,
côté vraisemblance du personnage, ça ne tenait qu’à un fil. Tout au long du livre, il semble le jouet du
destin et ne réagit que bien peu de façon autonome. Son absence de réaction personnelle le rend
moins crédible.
Par
contre, du côté des personnages secondaires, on est gâté : Stella Minoris,
Maquerelle des prostituées de haut niveau et Elphyr Vorsky, Maquisard, mais
surtout putschiste, superbes dans leurs tentatives de se poignarder l’un
l’autre. Noah-Jin Mantis dans son rôle
d’arcuride essayant d’accomplir au mieux son travail et prêt à se sacrifier
pour protéger ses camarades de combat. Même
Skye Desmond, à sa façon, est riche de ses dédoublements. À vraie dire, leurs personnalités sont plus
étoffées et mieux détaillées que celle de Fletcher lui-même!
L’intrigue en elle-même est très
classique, celle d’un homme sur lequel s’abat le destin et qui décide de se
venger. C’est ce qui explique que
plusieurs moments-clés de l’intrigue tombe à plat parce qu’ils sont, sinon
prévisibles, du moins du genre à faire hocher la tête en se disant :
ouais, c’est logique que ça soit ça qui se passe. En fait, même si on parle de clown vengeur,
j’ai eu un peu de mal à me retrouver dans leur univers. Il ne suffit pas d’avoir une canne de bronze
pour être l’un d’entre eux.
Critique originalement parue dans Brins d'éternité no 34 Hiver 2013
mardi 25 mars 2014
Carbon Diaries de Sacy Lloyd
Carbon Diaries 2015
Sacy Lloyd Pocket jeunesse 329
pages
Laura
Brown a tout pour être une ado normale : elle a seize ans, joue dans un
groupe de musique, vibre en secret sur son voisin et tient un journal
intime. Sauf qu’en fait, rien n’est
normal pour elle. Depuis qu’une tempête
dévastatrice causée par les changements climatiques a saccagé l’Angleterre, le
gouvernement a imposé le rationnement des émissions de carbone. Adieu les bains chauds, les vacances dans le
sud en avion et les heures passées au téléphone et bonjour la marche à pied,
les coupures de courant en plein hiver et les veillées à la chandelle! Tout au long de l’année 2015, Laura nous
raconte les hauts et les bas de sa nouvelle vie à l’ère de restriction de la
consommation de carbone.
Soyons
clair dès le départ, le scénario déployé dans ce livre a tout pour faire
dresser les cheveux sur la tête de la grande majorité des occidentaux. Le portrait des effets de la restriction de
carbone sur la vie quotidienne est assez effarant. Si vous trouvez que votre voisin écolo vous
tape sur les nerfs avec ses grands discours, vous êtes très loin du
compte : comparer avec la représentante du Programme de Réhabilitation des
Délinquants du Carbone, c’est comme s’il était un gentil caniche alors qu’eux sont
confrontés à un bouledogue! On voit
immédiatement les effets et aussi, en même temps, à quel point nous sommes
gâtés. Un simple tour sur Internet
devient un luxe, faire fonctionner le frigo une nécessité dont on n’était pas
conscient avant. Les distances prennent
une autre dimension sans voiture… Mieux
que tous les discours écologistes, ce bain dans la vie d’une famille obligée de
couper dans tout pour diminuer ses émissions de carbone fait prendre conscience
des impacts que notre mode de vie a sur l’environnement. Les simples gestes du quotidien prennent très
vite une autre allure!
La
famille de Laura prend une large place dans le livre. Normal, le récit est constitué des entrées
quotidiennes dans un journal intime d’une adolescente qui n’a au fond rien de
particulier, sauf une famille de fous! Sa
sœur Kim, entre autres, Réactionnaire de la limitation de consommation de
carbone avec un R majuscule est absolument désopilante! Et les interminables disputes entre ses
parents, sa mère étant PO-SI-TI-VE avant tout (au point de taper sur les nerfs
de tout le monde, Kim la première!) et son père qui décroche complètement,
transformant le jardin en potager-poulailler-porcherie (cochon appelé Larkin
inclus!). On suit donc les mésententes
d’une famille que la vie a lentement séparée, obligée tout à coup de serrer les
coudes et de faire face à un total bouleversement de sa vie quotidienne. Pas facile.
Surtout lorsque tous doivent en même temps changer leurs vieilles
habitudes avec le lot de grincements de dents que cela comporte.
D’un
autre côté, on accorde une large place aux amitiés dans ce livre. Les réactions des ados obligés de changer
radicalement leurs habitudes se déclinent dans toutes les nuances de
l’arc-en-ciel, de l’écolo militantisme appuyant à fond les changements imposés
à la population aux petites rapines pour grappiller ici et là quelques points
de carbone sur la carte de rationnement!
Si la situation n’est pas rose, le ton général du livre est pourtant résolument branché du côté de l'humour! Humour un peu british certes. N’empêche, l’auteure réussit à nous faire rigoler des aventures de cette famille si semblable à nous, au fond, et à leurs difficultés face à la vie quotidienne. Ce livre, c’est ce qui risque de nous arriver si nous ne faisons pas attention. Avec doigté, sans jamais juger et dans un cadre extrêmement réaliste, l’auteure nous fait prendre conscience de notre chance. Et elle nous donne envie d’en profiter à fond pendant que ça dure!
Si la situation n’est pas rose, le ton général du livre est pourtant résolument branché du côté de l'humour! Humour un peu british certes. N’empêche, l’auteure réussit à nous faire rigoler des aventures de cette famille si semblable à nous, au fond, et à leurs difficultés face à la vie quotidienne. Ce livre, c’est ce qui risque de nous arriver si nous ne faisons pas attention. Avec doigté, sans jamais juger et dans un cadre extrêmement réaliste, l’auteure nous fait prendre conscience de notre chance. Et elle nous donne envie d’en profiter à fond pendant que ça dure!
Critique parue initialement dans Brins d'éternité no 34 Hiver 2013
mardi 18 mars 2014
La reine Margot de Michèle Laframboise
La reine Margot Michèle Laframboise Vents d'ouest 300 pages
Résumé:
Marguerite-Anouk Morand a 14 ans et vit au Centre Baptiste. Surnommée la reine Margot à cause de sa passion pour la lecture, elle vit pourtant en sursis: elle est atteinte de leucémie. Sauf que cette jeune férue de romans policiers comprend bientôt que l'enquête pourrait bien sortir de ses livres. Un ange de la mort, qui s'arroge le droit de mettre fin aux jours des patients gravement malade, frappe tout près d'elle. Même avec son éternel poteau de sérum qu'elle traîne partout, même avec ses forces réduites à cause des traitements de chimiothérapie, la reine Margot, comme l'héroïne de Dumas, va faire face. Car des vies innocentes sont en jeu. Gravement malades certes, mais toujours bien vivantes!
Mon avis:
J'ai été agréablement surprise par ce petit polar pour ados. L'intrigue y est diablement bien menée. Moi qui habituellement n'accroche que peu aux intrigues policières, cette fois, j'avais vraiment envie de lire la suite! Pas tant pour savoir qui était le meurtrier que parce que j'étais prise dans le récit. Cette petite Margot, atteinte du cancer, mais battante malgré tout, est terriblement attachante. On la suit dans les corridors de l'hôpital. Le spectre de la mort plane sur elle, mais elle reste dans le présent, dans le positif. Ce n'est pas du tout triste. Elle est courageuse et ça se sent. On comprend bien l'univers hospitalier à travers elle et à travers le personnage de son médecin, la Dr Magloire. On se sent à l'hôpital avec elles deux. Avec toute la faune colorée, les habitudes des membres du personnel , des malades et de l'équipe d'entretien que cela suppose. Je ne peux pas dire que l'on sentait vraiment la tension due à la présence du meurtrier, ce death angel qui s'arroge le droit d'abréger les souffrances des patients gravement malade, mais tout de même, cet élément était là. On suit Margot à travers son journal, de date en date. Elle qui tente de garder le plus d'autonomie possible, malgré son corps si faible. Même si ce n'est pas la partie à laquelle j'ai le plus adhéré, l'intrigue policière proprement dite est bien menée. J'ai été très surprise de connaître l'identité du meurtrier, c'était glissé très subtilement dans l'histoire. Pour l'âge, c'est clairement de la littérature pour ados, mais bien faite, bien menée, du genre qui ne prend pas les jeunes pour des idiots. On y aborde beaucoup de sujets par la bande, le financement des hôpitaux, les gestionnaires qui se prennent pour des roitelets et les médecins qui ne sont pas mieux que le reste de la population. Belles thématiques! Par contre, j'ai relevé plusieurs erreurs dans le texte, des répétitions d'expressions, des petites incohérences. Rien qui aurait résisté à une bonne révision, mais hélas, ce n'est pas le cas. Dommage, parce que pour le reste, le livre est de bonne qualité.
Ma note: 4.5/5
Je remercie l'éditeur pour ce service de presse.
Résumé:
Marguerite-Anouk Morand a 14 ans et vit au Centre Baptiste. Surnommée la reine Margot à cause de sa passion pour la lecture, elle vit pourtant en sursis: elle est atteinte de leucémie. Sauf que cette jeune férue de romans policiers comprend bientôt que l'enquête pourrait bien sortir de ses livres. Un ange de la mort, qui s'arroge le droit de mettre fin aux jours des patients gravement malade, frappe tout près d'elle. Même avec son éternel poteau de sérum qu'elle traîne partout, même avec ses forces réduites à cause des traitements de chimiothérapie, la reine Margot, comme l'héroïne de Dumas, va faire face. Car des vies innocentes sont en jeu. Gravement malades certes, mais toujours bien vivantes!
Mon avis:
J'ai été agréablement surprise par ce petit polar pour ados. L'intrigue y est diablement bien menée. Moi qui habituellement n'accroche que peu aux intrigues policières, cette fois, j'avais vraiment envie de lire la suite! Pas tant pour savoir qui était le meurtrier que parce que j'étais prise dans le récit. Cette petite Margot, atteinte du cancer, mais battante malgré tout, est terriblement attachante. On la suit dans les corridors de l'hôpital. Le spectre de la mort plane sur elle, mais elle reste dans le présent, dans le positif. Ce n'est pas du tout triste. Elle est courageuse et ça se sent. On comprend bien l'univers hospitalier à travers elle et à travers le personnage de son médecin, la Dr Magloire. On se sent à l'hôpital avec elles deux. Avec toute la faune colorée, les habitudes des membres du personnel , des malades et de l'équipe d'entretien que cela suppose. Je ne peux pas dire que l'on sentait vraiment la tension due à la présence du meurtrier, ce death angel qui s'arroge le droit d'abréger les souffrances des patients gravement malade, mais tout de même, cet élément était là. On suit Margot à travers son journal, de date en date. Elle qui tente de garder le plus d'autonomie possible, malgré son corps si faible. Même si ce n'est pas la partie à laquelle j'ai le plus adhéré, l'intrigue policière proprement dite est bien menée. J'ai été très surprise de connaître l'identité du meurtrier, c'était glissé très subtilement dans l'histoire. Pour l'âge, c'est clairement de la littérature pour ados, mais bien faite, bien menée, du genre qui ne prend pas les jeunes pour des idiots. On y aborde beaucoup de sujets par la bande, le financement des hôpitaux, les gestionnaires qui se prennent pour des roitelets et les médecins qui ne sont pas mieux que le reste de la population. Belles thématiques! Par contre, j'ai relevé plusieurs erreurs dans le texte, des répétitions d'expressions, des petites incohérences. Rien qui aurait résisté à une bonne révision, mais hélas, ce n'est pas le cas. Dommage, parce que pour le reste, le livre est de bonne qualité.
Ma note: 4.5/5
Je remercie l'éditeur pour ce service de presse.
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Commentaire de lecture,
Littérature ado,
Policier
jeudi 6 février 2014
Divergence de Veronica Roth
Divergence Veronica Roth Ada 451 pages
Résumé:
Beatrice vit dans une Chicago du futur, ville retranchée où la population est séparée en cinq factions, chacune représentante une valeur: altruiste, audacieux, fraternel, sincère et érudit. Beatrice est une altruiste et à seize, elle est à la veille de passer le test qui la guidera dans le choix de la faction qu'elle conservera pour le reste de sa vie. Sauf que le test n'est pas concluant sur elle. Elle est une Divergente, qui ne peut être classée selon une valeur précise. Un danger pour le système. Dès lors, elle choisit de se cacher parmi les les Audacieux, les responsables de la protection de la cité. Elle y rencontre Quatre, un Altruiste lui aussi passé chez les Audacieux. Qui comprendra sa nature et tentera de la protéger, parce que dorénavant, Beatrice devenue Tris se sait en danger: les Divergents menacent le système sur lequel repose le fonctionnement de la cité.
Mon avis:
J'ai trouvé la prémisse de la séparation en factions un peu dure à avaler, mais bon, on est dans une fiction post-apocalyptique, alors c'est le genre où il faut accepter que les extrêmes puissent exister. Le ton de l'histoire est très différent de beaucoup de romans pour ados que j'ai pu lire. C'est plus mature, plus franc que d'ordinaire. La base de l'action est la formation de Tris pour gagner sa place parmi les Audacieux. Pour l'avoir fait moi-même, je considère que dix jours d'entraînements au combat physique où les blessures ne sont pas miraculeusement guéries (on est en science-fiction non?) n'est pas représentatif de la réalité. Par contre, toutes les stratégies mentales qu'élabore notre jeune héroïne pour vaincre ses adversaires, parer aux difficultés, trouver les points faibles des autres et gagner des points au tableau est très bien rendue. Tris se pose beaucoup de questions: est-elle au fond une Altruiste, est-elle à sa place chez les Audacieux? Ce dilemme moral interne traverse tout le livre. Typique de l'adolescence, mais porté à son paroxysme parce qu'elle doit garder cette différence cachée, sous peine de voir sa vie en danger. Elle se sait divergente, inclassable par le système et souffre de ne pas trouver sa place. En silence. Tout ça avec en sourdine la lente montée de ses émotions pour Quatre. Ce n'est pas une histoire d'amour où tout fout le camp en l'air et ou la personne aimée prend toute la place. Non, tout se dévoile lentement, doucement. Le sens du toucher est très important dans leur relation. Ils s'effleurent les mains, presque amicalement, mais petit à petit, on sent que la notion du contact change. Pas de coup de foudre, les deux amoureux commencent par se connaître, par se dévoiler lentement et même à la fin, il n'y a pas de grande déclaration, juste un amour qu'ils finissent par reconnaître. Ce qui fait très différente des jeunes filles qui perdent la tête pour un garçon dans d'autres séries! J'ai apprécié cette vision différente de l'amour où les hormones ne dansent pas le hoola-hop à la moindre vue du «gars» dans les parages! Par contre, comme un contrepoint à cette pudeur dans les émotions, l'auteure décrit une agression sexuelle, mais dans des termes tellement vague que je n'ai pas été sûre que c'était vraiment ça sur le coup. Il a fallu qu'un tiers personnage en parle que que j'en sois certaine. Donc, bien, mais cette façon de faire a quand même ses désavantages. Point à noter, j'ai vu énormément de coquilles dans le livre, des mots qui manquent dans une phrase, des personnages mal identifiés dans des répliques, des trucs du genre et honnêtement, ça dérangeait. Je me pose aussi la question de la qualité de la traduction sur l'histoire, un petit quelque chose me disait que celle-ci n'était peut-être pas représentative du livre en version originale. Beaucoup de bons points et un univers où les personnages ont une riche psychologie, ce qui fait vraiment du bien dans une série pour ados.
Ma note: 4.5/5
Et comme le film arrive, la bande-annonce! Je dois avouer que je l'aime bien. :)
Résumé:
Beatrice vit dans une Chicago du futur, ville retranchée où la population est séparée en cinq factions, chacune représentante une valeur: altruiste, audacieux, fraternel, sincère et érudit. Beatrice est une altruiste et à seize, elle est à la veille de passer le test qui la guidera dans le choix de la faction qu'elle conservera pour le reste de sa vie. Sauf que le test n'est pas concluant sur elle. Elle est une Divergente, qui ne peut être classée selon une valeur précise. Un danger pour le système. Dès lors, elle choisit de se cacher parmi les les Audacieux, les responsables de la protection de la cité. Elle y rencontre Quatre, un Altruiste lui aussi passé chez les Audacieux. Qui comprendra sa nature et tentera de la protéger, parce que dorénavant, Beatrice devenue Tris se sait en danger: les Divergents menacent le système sur lequel repose le fonctionnement de la cité.
Mon avis:
J'ai trouvé la prémisse de la séparation en factions un peu dure à avaler, mais bon, on est dans une fiction post-apocalyptique, alors c'est le genre où il faut accepter que les extrêmes puissent exister. Le ton de l'histoire est très différent de beaucoup de romans pour ados que j'ai pu lire. C'est plus mature, plus franc que d'ordinaire. La base de l'action est la formation de Tris pour gagner sa place parmi les Audacieux. Pour l'avoir fait moi-même, je considère que dix jours d'entraînements au combat physique où les blessures ne sont pas miraculeusement guéries (on est en science-fiction non?) n'est pas représentatif de la réalité. Par contre, toutes les stratégies mentales qu'élabore notre jeune héroïne pour vaincre ses adversaires, parer aux difficultés, trouver les points faibles des autres et gagner des points au tableau est très bien rendue. Tris se pose beaucoup de questions: est-elle au fond une Altruiste, est-elle à sa place chez les Audacieux? Ce dilemme moral interne traverse tout le livre. Typique de l'adolescence, mais porté à son paroxysme parce qu'elle doit garder cette différence cachée, sous peine de voir sa vie en danger. Elle se sait divergente, inclassable par le système et souffre de ne pas trouver sa place. En silence. Tout ça avec en sourdine la lente montée de ses émotions pour Quatre. Ce n'est pas une histoire d'amour où tout fout le camp en l'air et ou la personne aimée prend toute la place. Non, tout se dévoile lentement, doucement. Le sens du toucher est très important dans leur relation. Ils s'effleurent les mains, presque amicalement, mais petit à petit, on sent que la notion du contact change. Pas de coup de foudre, les deux amoureux commencent par se connaître, par se dévoiler lentement et même à la fin, il n'y a pas de grande déclaration, juste un amour qu'ils finissent par reconnaître. Ce qui fait très différente des jeunes filles qui perdent la tête pour un garçon dans d'autres séries! J'ai apprécié cette vision différente de l'amour où les hormones ne dansent pas le hoola-hop à la moindre vue du «gars» dans les parages! Par contre, comme un contrepoint à cette pudeur dans les émotions, l'auteure décrit une agression sexuelle, mais dans des termes tellement vague que je n'ai pas été sûre que c'était vraiment ça sur le coup. Il a fallu qu'un tiers personnage en parle que que j'en sois certaine. Donc, bien, mais cette façon de faire a quand même ses désavantages. Point à noter, j'ai vu énormément de coquilles dans le livre, des mots qui manquent dans une phrase, des personnages mal identifiés dans des répliques, des trucs du genre et honnêtement, ça dérangeait. Je me pose aussi la question de la qualité de la traduction sur l'histoire, un petit quelque chose me disait que celle-ci n'était peut-être pas représentative du livre en version originale. Beaucoup de bons points et un univers où les personnages ont une riche psychologie, ce qui fait vraiment du bien dans une série pour ados.
Ma note: 4.5/5
Et comme le film arrive, la bande-annonce! Je dois avouer que je l'aime bien. :)
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Science-fiction
mardi 28 janvier 2014
Vampire Academy: 1- Soeurs de sang de Richelle Mead
Vampire Academy tome 1 Soeurs de sang Richelle Mead Castelmore 318 pages
Résumé:
Rose Hataway et Lissa Dragomir se sont enfuie deux ans plus tôt de la Vampire Academy. Rattrapées, elles y retournent, mais rien n'est simple dans cette école où se côtoient Moroïs (de bons vampires) et dhampirs (enfant d'humain et de vampire). Les second sont formés pour protéger les premiers, menacés de mort par l'existence des Strigoï, une autre race de vampire, mais qui se nourrit du sang des Moroïs... Or, dès leur retour, les deux jeunes filles font face à une menace étrange, au sein même de l'Academy. La même que celle pour laquelle elles ont fui deux ans plus tôt?
Mon avis:
Ce qui est intéressant dans ce livre, c'est que l'on suit l'intrigue du point de vue du second violon, pas de premier. Un peu comme si on avait raconté les histoires d'Harry Potter du point de vue de Ron. Lissa et Rose sont proches, mais plus que proche même. Rose sent les émotions de Lissa et peut même voir les événements de son point de vue à certains moments. Leur connexion, rare, a de très peu nombreux précédents. Surtout qu'il faut savoir que Rose est la gardienne de Lissa, elle-même héritière d'une des lignées royales. Qui risque d'être appelée sur le trône des Moroï un jour... Bref, la vie de la jeune femme, réservée et un peu naïve est menacée et elle n'a confiance qu'en Rose. Celle-ci le lui rend bien d'ailleurs. Elle se sent responsable et est prête à tout faire pour protéger son amie. Sauf que là, on met Lissa sous la protection d'un autre dhampir, Dimitri, qui active les hormones de Rose... Il sera également son mentor, afin de l'aider à compléter sa formation de gardienne. Entre ces deux-là, il y aura des étincelles... On est dans un roman pour ados après tout! Fort heureusement, on nous évite l'éternel triangle amoureux que ceux-ci nous rabâchent habituellement à longueur de tome. L'univers dans lequel on plonge est à peine esquissé. On n'a que les informations de base pour le comprendre, mais c'est une sage décision de l'auteure puisque ça évite de se perdre. On reste centrée sur Rose et Lissa. Et il s'en passe des choses autour d'elles! Dans l'Academy, les intrigues et les rumeurs courent très très vite. Les réputations se font et se défont au rythme des petites guerres d'influence qui s'y mènent, particulièrement entre les représentants des familles royales. En tant que telle, Lissa est évidemment sur la ligne de combat et prendra des coups autant que Rose. Pour une série pour ado inspiré d'un univers fantastique, celle-ci innove sur plusieurs points, ce qui fait que l'on a pas trop une impression de redite. Certes, au départ, on croit se retrouver face à un hybride entre Harry Potter et Twilight, mais ça ne dure pas. Vampire Academy trace sa propre voie dans le genre. Et c'est très bien fait. Les deux héroïnes sont fortes, elles savent ce qu'elles veulent et même si ce sont des filles, leurs amours ne prennent pas toute la place. On vibre avec elles, on se bat avec elles. Pour du Young Adult, on tombe dans une série de qualité. Seulement, je dirais que je n'ai pas tant envie que ça de lire la suite. L'histoire est excellente et on peut se contenter de lire le premier tome sans lire la suite, parce que la boucle est bouclée. Mais bon, il y a le film qui sort bientôt. Je me demande à quel point ils vont massacrer ce qui est au départ un très bon livre...
Ma note: 4.25/5
La bande-annonce du film:
Résumé:
Rose Hataway et Lissa Dragomir se sont enfuie deux ans plus tôt de la Vampire Academy. Rattrapées, elles y retournent, mais rien n'est simple dans cette école où se côtoient Moroïs (de bons vampires) et dhampirs (enfant d'humain et de vampire). Les second sont formés pour protéger les premiers, menacés de mort par l'existence des Strigoï, une autre race de vampire, mais qui se nourrit du sang des Moroïs... Or, dès leur retour, les deux jeunes filles font face à une menace étrange, au sein même de l'Academy. La même que celle pour laquelle elles ont fui deux ans plus tôt?
Mon avis:
Ce qui est intéressant dans ce livre, c'est que l'on suit l'intrigue du point de vue du second violon, pas de premier. Un peu comme si on avait raconté les histoires d'Harry Potter du point de vue de Ron. Lissa et Rose sont proches, mais plus que proche même. Rose sent les émotions de Lissa et peut même voir les événements de son point de vue à certains moments. Leur connexion, rare, a de très peu nombreux précédents. Surtout qu'il faut savoir que Rose est la gardienne de Lissa, elle-même héritière d'une des lignées royales. Qui risque d'être appelée sur le trône des Moroï un jour... Bref, la vie de la jeune femme, réservée et un peu naïve est menacée et elle n'a confiance qu'en Rose. Celle-ci le lui rend bien d'ailleurs. Elle se sent responsable et est prête à tout faire pour protéger son amie. Sauf que là, on met Lissa sous la protection d'un autre dhampir, Dimitri, qui active les hormones de Rose... Il sera également son mentor, afin de l'aider à compléter sa formation de gardienne. Entre ces deux-là, il y aura des étincelles... On est dans un roman pour ados après tout! Fort heureusement, on nous évite l'éternel triangle amoureux que ceux-ci nous rabâchent habituellement à longueur de tome. L'univers dans lequel on plonge est à peine esquissé. On n'a que les informations de base pour le comprendre, mais c'est une sage décision de l'auteure puisque ça évite de se perdre. On reste centrée sur Rose et Lissa. Et il s'en passe des choses autour d'elles! Dans l'Academy, les intrigues et les rumeurs courent très très vite. Les réputations se font et se défont au rythme des petites guerres d'influence qui s'y mènent, particulièrement entre les représentants des familles royales. En tant que telle, Lissa est évidemment sur la ligne de combat et prendra des coups autant que Rose. Pour une série pour ado inspiré d'un univers fantastique, celle-ci innove sur plusieurs points, ce qui fait que l'on a pas trop une impression de redite. Certes, au départ, on croit se retrouver face à un hybride entre Harry Potter et Twilight, mais ça ne dure pas. Vampire Academy trace sa propre voie dans le genre. Et c'est très bien fait. Les deux héroïnes sont fortes, elles savent ce qu'elles veulent et même si ce sont des filles, leurs amours ne prennent pas toute la place. On vibre avec elles, on se bat avec elles. Pour du Young Adult, on tombe dans une série de qualité. Seulement, je dirais que je n'ai pas tant envie que ça de lire la suite. L'histoire est excellente et on peut se contenter de lire le premier tome sans lire la suite, parce que la boucle est bouclée. Mais bon, il y a le film qui sort bientôt. Je me demande à quel point ils vont massacrer ce qui est au départ un très bon livre...
Ma note: 4.25/5
La bande-annonce du film:
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mardi 13 août 2013
Le prédateur de Jane O'Neil
Le prédateur Jane O'Neil éditions La corde raide 172 pages
Résumé:
Convaincue par sa petite soeur de participer à une chasse au trésor aux abords d'une réserve faunique, Alexandra quitte le chalet de ses parents et sa journée de lecture tranquille pour la marche en forêt. En fait, c'est plutôt parce qu'ils font équipe avec la copine de sa soeur, elle-même petite soeur du beau Jérémy qu'elle accepte... Sauf que leur rencontre avec un ours n'était pas prévue. Ni qu'ils se perdraient dans la forêt. Ni que les prédateurs pourraient bien ne pas être ceux qu'ils croient...
Mon avis:
Résumé:
Convaincue par sa petite soeur de participer à une chasse au trésor aux abords d'une réserve faunique, Alexandra quitte le chalet de ses parents et sa journée de lecture tranquille pour la marche en forêt. En fait, c'est plutôt parce qu'ils font équipe avec la copine de sa soeur, elle-même petite soeur du beau Jérémy qu'elle accepte... Sauf que leur rencontre avec un ours n'était pas prévue. Ni qu'ils se perdraient dans la forêt. Ni que les prédateurs pourraient bien ne pas être ceux qu'ils croient...
Mon avis:
Premier roman publié aux jeunes éditions de La corde raide, Le prédateur est un roman qui s’adresse aux jeunes adultes, malgré une couverture qui semble faite pour un roman jeunesse. D’ailleurs, à la lecture, on met un moment à se rendre compte que le public visé est bien celui de la fin de l’adolescence. Au départ, ce n’est pas clair, tellement le ton ressemble à celui des romans pour adolescent classique. Quand on comprend la différence, les comparaisons avec nombres de séries jeunesse en provenance du suc de la frontière inévitables et pas à l’avantage de ce dernier. Évidemment, l’auteure n’est pas appuyé par une équipe éditoriale chevronnée comme les auteurs américains. Ceci dit, le traitement de l’histoire reste honnête, mais beaucoup trop court pour le public visé et pour les thématiques abordées.
L’histoire, celle de quatre jeunes, deux adolescents et deux préados, qui se perdent en forêt et essaient de retrouver le chemin de la civilisation, est bien décrite. On ressent à leurs côtés la faim, la soif et la peur de l’errance. Cette partie est particulièrement bien menée, au point où l’on peut se demander si ce n’est pas dû à une expérience vécue! Là où l’histoire dérape, c’est lorsque l’on s’attarde à l’histoire d’amour qui se développe entre Alexandra et Jérémy. L’évolution est beaucoup trop rapide, soit à peine deux jours, et nombre des réactions physiologique décrites par Alexandra face à son propre corps conviendraient bien mieux au registre de la littérature érotique qu’à celle des premiers émois adolescents! En ce sens, c’est raté.
Alexandra est un personnage typique, mais réaliste, d’adolescente qui tombe sous le charme du beau voisin un peu plus âgé. Enfin, jusqu’à ce que ça se mette à chauffer dans sa petite culotte! À un moment, ses incessantes crises de larmes tapent sur les nerfs, mais pour le reste, c’est un personnage solide avec une bonne psychologie et même si sa tête tourne pour le beau Jérémy, elle ne la perd pas pour autant. Celui-ci est un personnage masculin solide, même si on comprend très vite qu’il gardera toujours une part de mystère, une part de douleur enfouie. Les deux petites soeurs et la fillette qu’ils trouvent dans les bois sont purement des faire-valoir dans l’histoire, mais leur petite touche est à certains moments indispensables pour que l’histoire d’amour entre Alex et Jérémy garde ne serait-ce qu'un peu sa vraisemblance.
Par la bande, le roman explore également une certaine dose de fantastique. La présence d’une créature surnaturelle (que je préfère ne pas nommer, mais qui est purement américaine) survient trop tard et est trop mal exploitée. Ça laisse un sentiment d'inachèvement dans le récit. Cependant, le à suivre terminant le roman laisse croire que tout n’a pas été dit à propos de cette bête.
L’écriture de l’auteur a visiblement été travaillée, mais laisse justement une impression de surtravail. Certaines phrases, magnifiques au restant, sont plantées dans un paragraphe qui les fait tomber à plat. L’auteure a du talent certes, mais il ne se déploie pas à son plein potentiel dans ce livre. Ce qui nous laisse donc un petit roman intéressant, mais qui flirte trop entre le roman adolescent et jeunes adultes pour bien cerner son public.
Ma note: 3.5/5
Je remercie les éditions de La Corde raide pour ce service de presse.
mardi 21 août 2012
Clair-Obscur: Innocence de Kelley Armstrong
Clair-Obscur Innocence Kelley Armstrong Castelmore 350 pages
Résumé:
Maya Delaney vit au beau milieu d'une immense forêt, sur les terres appartenant à une entreprise pharmaceutique qui a fondé un laboratoire complètement isolé afin d'être sûr de garder le secret sur ses recherches. Elle y vit parfaitement heureuse, entourée de ses amis, en pleine nature ce qui lui convient parfaitement. Enfant adoptée, elle sent que ses origines amérindiennes ont plus d'importance que de simples racines. Seulement, elle ignore tout de cette mère qui l'a abandonné dans un hôpital pratiquement à sa naissance. Quand débarque Rafe dans les parages, un nouveau venu, elle ne s'inquiète pas tant que ça. Jusqu'à ce que lui commence à s'intéresser à elle. Et pas nécessairement pour les raisons qu'elle pourrait croire.
Critique:
Un roman avant tout d'atmosphère plutôt que d'action. On met longtemps avant que quelque chose se passe vraiment. Et pourtant, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. On découvre le petite monde de Maya par touche, en avançant. Elle va à l'école? On découvre son école. Elle doit quitter Salmon Creek pour aller ailleurs? On nous explique alors pourquoi elle doit le faire. Et on vit à ses côtés, littéralement. Le fantastique arrive dans l'histoire par toutes petites touches, tellement qu'on ne sursaute pas trop quand on nous sort un gros truc. C'est plus la réaction de Maya qui est surprenante: elle prend ça avec tellement de naturel! Écrit comme ça, ça a l'air incroyable, mais en même temps, dans l'histoire et avec les autres événements l'entourant, ça coule. Chose qui tient beaucoup à la personnalité de Maya. En fait, c'est un personnage très bien équilibré: elle est fonceuse sans être tête brûlée, loyale envers ses amis sans être dépendante, attachée à sa famille tout en étant capable de prendre ses propres décisions. Elle n'est pas parfaite certes, mais ça fait changement de tas de personnages qui tombent en amouOUour et perdent leur cerveau dès ce moment à la Twilight. Au contraire, Maya voit clair dans le jeu de Rafe, mais elle s'y laisse prendre par ses propres sentiments. Son grand ami, pratiquement grand frère, Daniel est aussi un personnage intéressant, à son image, indépendant, mais loyal et à juste distance entre elle et les autres. Ce n'est pas un amoureux, même si on sent une certaine tension entre Maya et lui. Ce livre est le premier tome d'une seconde trilogie dans le même univers que Pouvoirs obscurs que j'avais adoré et reprend dans les faits de grands bouts de la trame de la première série, mais dans un autre contexte. Par contre, c'est pleinement indépendant. On pourrait lire ce livre sans rien connaître de la bande de Chloé Saunders et ça ne changerait rien. C'est juste quelques petits éléments comme ici et là qui nous mettent sur la piste, mais ils ne sont pas essentiels à la compréhension de l'histoire. C'est plus des clins d'oeils qu'autre chose. Selon tous les trucs que j'ai lu sur Internet, les deux histoires vont se relier l'une à l'autre à la fin du troisième tome de cette trilogie. J'ai déjà hâte, même si l'univers de Clair-Obscur en lui-même vaut vraiment le détour. Ah oui et chapeau à la traductrice qui a su laisser dans le texte un élément essentiel de la culture québécoise sans en détourner l'essence: la poutine!
Ma note: 4.25/5
Je remercie Diffusion du livre Mirabel et plus particulièrement Frédéric pour ce service de presse.
Résumé:
Maya Delaney vit au beau milieu d'une immense forêt, sur les terres appartenant à une entreprise pharmaceutique qui a fondé un laboratoire complètement isolé afin d'être sûr de garder le secret sur ses recherches. Elle y vit parfaitement heureuse, entourée de ses amis, en pleine nature ce qui lui convient parfaitement. Enfant adoptée, elle sent que ses origines amérindiennes ont plus d'importance que de simples racines. Seulement, elle ignore tout de cette mère qui l'a abandonné dans un hôpital pratiquement à sa naissance. Quand débarque Rafe dans les parages, un nouveau venu, elle ne s'inquiète pas tant que ça. Jusqu'à ce que lui commence à s'intéresser à elle. Et pas nécessairement pour les raisons qu'elle pourrait croire.
Critique:
Un roman avant tout d'atmosphère plutôt que d'action. On met longtemps avant que quelque chose se passe vraiment. Et pourtant, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. On découvre le petite monde de Maya par touche, en avançant. Elle va à l'école? On découvre son école. Elle doit quitter Salmon Creek pour aller ailleurs? On nous explique alors pourquoi elle doit le faire. Et on vit à ses côtés, littéralement. Le fantastique arrive dans l'histoire par toutes petites touches, tellement qu'on ne sursaute pas trop quand on nous sort un gros truc. C'est plus la réaction de Maya qui est surprenante: elle prend ça avec tellement de naturel! Écrit comme ça, ça a l'air incroyable, mais en même temps, dans l'histoire et avec les autres événements l'entourant, ça coule. Chose qui tient beaucoup à la personnalité de Maya. En fait, c'est un personnage très bien équilibré: elle est fonceuse sans être tête brûlée, loyale envers ses amis sans être dépendante, attachée à sa famille tout en étant capable de prendre ses propres décisions. Elle n'est pas parfaite certes, mais ça fait changement de tas de personnages qui tombent en amouOUour et perdent leur cerveau dès ce moment à la Twilight. Au contraire, Maya voit clair dans le jeu de Rafe, mais elle s'y laisse prendre par ses propres sentiments. Son grand ami, pratiquement grand frère, Daniel est aussi un personnage intéressant, à son image, indépendant, mais loyal et à juste distance entre elle et les autres. Ce n'est pas un amoureux, même si on sent une certaine tension entre Maya et lui. Ce livre est le premier tome d'une seconde trilogie dans le même univers que Pouvoirs obscurs que j'avais adoré et reprend dans les faits de grands bouts de la trame de la première série, mais dans un autre contexte. Par contre, c'est pleinement indépendant. On pourrait lire ce livre sans rien connaître de la bande de Chloé Saunders et ça ne changerait rien. C'est juste quelques petits éléments comme ici et là qui nous mettent sur la piste, mais ils ne sont pas essentiels à la compréhension de l'histoire. C'est plus des clins d'oeils qu'autre chose. Selon tous les trucs que j'ai lu sur Internet, les deux histoires vont se relier l'une à l'autre à la fin du troisième tome de cette trilogie. J'ai déjà hâte, même si l'univers de Clair-Obscur en lui-même vaut vraiment le détour. Ah oui et chapeau à la traductrice qui a su laisser dans le texte un élément essentiel de la culture québécoise sans en détourner l'essence: la poutine!
Ma note: 4.25/5
Je remercie Diffusion du livre Mirabel et plus particulièrement Frédéric pour ce service de presse.
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lundi 9 juillet 2012
Peau d'Anne de Josée Pelletier
Peau d'Anne Josée Pelletier Collection Graffiti Soulières éditeur 168 pages
Résumé:
Anne a 17 ans. Sous ses allures sages, elle cache un lourd secret: elle a un enfant. De trois ans. À cause de ce secret, elle n'ose pas aller vers Pierre, même s'il fait battre son coeur. À cause de ce secret, elle risque de tomber dans les pattes d'un maître chanteur. Anne saura-t-elle de nouveau faire confiance à la vie?
Critique:
Ce qui est intéressant avec ce livre, c'est qu'on alterne entre les points de vue de tous les personnages, un peu à la manière d'une pièce de théâtre. Anne, Pierre, la mère d'Anne, leurs amis, bref, beaucoup de gens y passent, même le père de Christophe brièvement. On suit le cheminement d'Anne, avec toute la tempête d'émotions que cela suppose que de se retrouver mère à 14 ans et d'accepter trois ans plus tard que la vie n'est pas finie et qu'on peut aimer à nouveau. C'est un récit très bien mené, avec des personnages attachants et tellement réalistes qu'on s'attendrait à les croiser dans la rue. Le refus d'Anne d'aller de l'avant et de se rabaisser sans cesse à cause de ce qui lui est arrivé m'a laissé un arrière-goût amer, mais quand même, ça s'arrange à la fin, alors c'est tant mieux. Le jeu de mot avec le titre paraît mieux pas contre à la lecture, son fils, c'est sa peau d'âne qu'Anne traîne. Il lui faudra elle-même apprendre que sous cette peau, elle est encore jeune et belle et qu'elle peut profiter de la vie. N'empêche, à faire lire à des ados pour leur faire comprendre toute l'importance de la contraception!
Ma note: 4.25/5
Résumé:
Anne a 17 ans. Sous ses allures sages, elle cache un lourd secret: elle a un enfant. De trois ans. À cause de ce secret, elle n'ose pas aller vers Pierre, même s'il fait battre son coeur. À cause de ce secret, elle risque de tomber dans les pattes d'un maître chanteur. Anne saura-t-elle de nouveau faire confiance à la vie?
Critique:
Ce qui est intéressant avec ce livre, c'est qu'on alterne entre les points de vue de tous les personnages, un peu à la manière d'une pièce de théâtre. Anne, Pierre, la mère d'Anne, leurs amis, bref, beaucoup de gens y passent, même le père de Christophe brièvement. On suit le cheminement d'Anne, avec toute la tempête d'émotions que cela suppose que de se retrouver mère à 14 ans et d'accepter trois ans plus tard que la vie n'est pas finie et qu'on peut aimer à nouveau. C'est un récit très bien mené, avec des personnages attachants et tellement réalistes qu'on s'attendrait à les croiser dans la rue. Le refus d'Anne d'aller de l'avant et de se rabaisser sans cesse à cause de ce qui lui est arrivé m'a laissé un arrière-goût amer, mais quand même, ça s'arrange à la fin, alors c'est tant mieux. Le jeu de mot avec le titre paraît mieux pas contre à la lecture, son fils, c'est sa peau d'âne qu'Anne traîne. Il lui faudra elle-même apprendre que sous cette peau, elle est encore jeune et belle et qu'elle peut profiter de la vie. N'empêche, à faire lire à des ados pour leur faire comprendre toute l'importance de la contraception!
Ma note: 4.25/5
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jeudi 28 juin 2012
La Sélection de Kiera Cass
La Sélection Kiera Cass Collection R Robert Laffont 344 pages
Résumé:
America a 17 ans et vit dans le royaume d'Illéa, une monarchie de castes très fermée où chacune d'entre elle a un rôle très précis à jouer. Le Prince Maxon étant en âge de se marier, un tirage au sort a lieu parmi toutes les jeunes filles du royaume pour choisir 35 candidates. Amoureuse d'un garçon d'une caste inférieure, America ne souhaite pas participer au tirage, mais sa mère la convainc. À sa grande surprise, la jeune fille fait partie de la Sélection destinée au Prince et elle doit donc participer à la télé-réalité destinée à permettre au Prince de trouver sa future compagne de vie.
Mon avis:
Contrairement à d'autres livres dans cette catégorie, America ne fait pas midinette pour deux sous. C'est plus une ado normale du futur qu'une Bella Swan prête à devenir vampire par amour. Elle a ses souhaits pour son propre avenir, elle souhaite épouser l'homme qu'elle aime certes, mais ses réactions face aux événements montrent beaucoup plus de maturité. On est dans une dystopie, un genre qui fait royalement des petits depuis quelques temps, mais n'empêche, même si on est habitué aux «codes» du genre, il y a là matière intéressante à explorer. Maxon est peut-être un peu trop Prince Charmant, mais on sent sous les apparences soigneusement léchées que ce prince a un coeur et des passions bien personnelles. J'ai remarqué plusieurs incohérences très faciles à éliminer avec une bonne révision (du genre, elles sont 27 concurrentes, on apprend subitement que l'une d'entre elle est éliminée et on parle quand même de 27 concurrentes deux paragraphes plus loin) et ça m'a un peu taper sur les nerfs. Autre chose, l'aspect téléréalité est assez mal rendu, on ne sent pas vraiment la présence des caméras, la pression du public et aussi celle de la compétition. Ça reste assez gentil. Par contre, le côté fleur bleu de bien des filles va être servi par la multitudes des détails des tenues que ces demoiselles portent. Hihihi! C'est qu'elles veulent en mettre plein la vue au Prince! La Sélection est un très bon divertissement qui atteint pleinement son but sans pour autant réinventer la roue et transformer une citrouille en carosse. N'empêche, j'ai royalement embarqué dedans et je me suis fait un plaisir fou à suivre les aventures de cette future reine (on le devine!) en train de tomber amoureuse sous les yeux des caméras.
Ma note: 4.25/5
Je remercie les Messageries de presse ADP et plus particulièrement Denis pour ce service de presse.
Résumé:
America a 17 ans et vit dans le royaume d'Illéa, une monarchie de castes très fermée où chacune d'entre elle a un rôle très précis à jouer. Le Prince Maxon étant en âge de se marier, un tirage au sort a lieu parmi toutes les jeunes filles du royaume pour choisir 35 candidates. Amoureuse d'un garçon d'une caste inférieure, America ne souhaite pas participer au tirage, mais sa mère la convainc. À sa grande surprise, la jeune fille fait partie de la Sélection destinée au Prince et elle doit donc participer à la télé-réalité destinée à permettre au Prince de trouver sa future compagne de vie.
Mon avis:
Contrairement à d'autres livres dans cette catégorie, America ne fait pas midinette pour deux sous. C'est plus une ado normale du futur qu'une Bella Swan prête à devenir vampire par amour. Elle a ses souhaits pour son propre avenir, elle souhaite épouser l'homme qu'elle aime certes, mais ses réactions face aux événements montrent beaucoup plus de maturité. On est dans une dystopie, un genre qui fait royalement des petits depuis quelques temps, mais n'empêche, même si on est habitué aux «codes» du genre, il y a là matière intéressante à explorer. Maxon est peut-être un peu trop Prince Charmant, mais on sent sous les apparences soigneusement léchées que ce prince a un coeur et des passions bien personnelles. J'ai remarqué plusieurs incohérences très faciles à éliminer avec une bonne révision (du genre, elles sont 27 concurrentes, on apprend subitement que l'une d'entre elle est éliminée et on parle quand même de 27 concurrentes deux paragraphes plus loin) et ça m'a un peu taper sur les nerfs. Autre chose, l'aspect téléréalité est assez mal rendu, on ne sent pas vraiment la présence des caméras, la pression du public et aussi celle de la compétition. Ça reste assez gentil. Par contre, le côté fleur bleu de bien des filles va être servi par la multitudes des détails des tenues que ces demoiselles portent. Hihihi! C'est qu'elles veulent en mettre plein la vue au Prince! La Sélection est un très bon divertissement qui atteint pleinement son but sans pour autant réinventer la roue et transformer une citrouille en carosse. N'empêche, j'ai royalement embarqué dedans et je me suis fait un plaisir fou à suivre les aventures de cette future reine (on le devine!) en train de tomber amoureuse sous les yeux des caméras.
Ma note: 4.25/5
Je remercie les Messageries de presse ADP et plus particulièrement Denis pour ce service de presse.
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Commentaire de lecture,
Littérature ado,
Science-fiction
jeudi 21 juin 2012
Au rebond de Jean-Philippe Blondel
Au rebond Jean-Philippe Blondel Actes Sud Junior 100 pages
Résumé:
Christian est le meilleur ami d'Alex. Deux potes, qui jouent au basket, organisent des fêtes, regardent les filles et s'interrogent sur leur avenir. Ils ont 15 ans et sont parmi les gars qui compte au lycée. Jusqu'au jour où Christian disparaît de la carte. Pas un mot, pas de réponse, juste évaporé. Pour son ami, Alex va forcer le destin, il va aller le chercher dans son enfer. Parfois, c'est quand on tombe au plus bas qu'on peut rebondir.
Mon avis:
Jean-Philippe Blondel a un talent indéniable pour se mettre dans la peau d'un ado et faire ressortir ses expressions, ses questionnements, sa vision du monde. Son langage aussi. Bon n'étant pas française, j'ai pas compris pourquoi à certains moments, les mots des adultes tombaient bizarre, mais les deux ados de l'histoire les relevaient à chaque fois, alors je n'ai pas eu de mal. L'histoire en est une d'une amitié qui grandit, de la force que ceux qui s'unissent dans l'épreuve. Le basket qui relie Christian et Alex sert de lien avec le titre: quand on lance un ballon au sol, il rebondit. Et au rebond, on remonte. C'est avec leurs mères, mères seules, pères absents, que les deux gars vont aller de l'avant. Au final, on se retrouve dans une sorte d'Ensemble c'est tout à la Anne Gavalda. Ça dégouline de bons sentiments, mais à quelque part, ça fait du bien de croire que ce genre de choses est possible, que l'on peut s'épauler pour s'en sortir. Que la solidarité et l'amour entre les humains peuvent triompher de tout. Pas une grande histoire, pas un grand livre, mais dans le genre qui fait du bien et qui aide à croire en la bonté de l'être humain, très réussi.
Ma note: 3.5/5
Je remercie Socadis et plus particulièrement Josée pour ce service de presse.
Résumé:
Christian est le meilleur ami d'Alex. Deux potes, qui jouent au basket, organisent des fêtes, regardent les filles et s'interrogent sur leur avenir. Ils ont 15 ans et sont parmi les gars qui compte au lycée. Jusqu'au jour où Christian disparaît de la carte. Pas un mot, pas de réponse, juste évaporé. Pour son ami, Alex va forcer le destin, il va aller le chercher dans son enfer. Parfois, c'est quand on tombe au plus bas qu'on peut rebondir.
Mon avis:
Jean-Philippe Blondel a un talent indéniable pour se mettre dans la peau d'un ado et faire ressortir ses expressions, ses questionnements, sa vision du monde. Son langage aussi. Bon n'étant pas française, j'ai pas compris pourquoi à certains moments, les mots des adultes tombaient bizarre, mais les deux ados de l'histoire les relevaient à chaque fois, alors je n'ai pas eu de mal. L'histoire en est une d'une amitié qui grandit, de la force que ceux qui s'unissent dans l'épreuve. Le basket qui relie Christian et Alex sert de lien avec le titre: quand on lance un ballon au sol, il rebondit. Et au rebond, on remonte. C'est avec leurs mères, mères seules, pères absents, que les deux gars vont aller de l'avant. Au final, on se retrouve dans une sorte d'Ensemble c'est tout à la Anne Gavalda. Ça dégouline de bons sentiments, mais à quelque part, ça fait du bien de croire que ce genre de choses est possible, que l'on peut s'épauler pour s'en sortir. Que la solidarité et l'amour entre les humains peuvent triompher de tout. Pas une grande histoire, pas un grand livre, mais dans le genre qui fait du bien et qui aide à croire en la bonté de l'être humain, très réussi.
Ma note: 3.5/5
Je remercie Socadis et plus particulièrement Josée pour ce service de presse.
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mardi 20 mars 2012
Le Prix de la magie: 2- Le Choix de Kathleen Duey
Le Prix de la magie tome 2 Le Choix Kathleen Duey Castelmore 475 pages
Résumé:
Sadima vit désormais dans les grottes des environs de Limorì avec Somiss et Franklin. Celui-ci a emprisonné des enfants des rues pour leur faire apprendre la copie et aussi tester sur eux les effets de la magie, ce qui révolte Sadima. Elle essaie de convaincre, en vain, Franklin de quitter Somiss pour partir avec elle et les enfants. Pendant ce temps, Hahp est toujours prisonnier des dédales de l'école de la magie. Mais il lui vient une idée qui lui permettrait de survivre, ainsi qu'à tous ses camarades: s'entraider, soit faire exactement ce qu'a interdit Somiss, le sorcier qu'ils craignent tous.
Critique:
Ce qui est surprenant avec cette série c'est qu'elle est étonnamment page turner même si dans le fond, il y a très peu d'action. Parce qu'on veut savoir ce qui va arriver. Contrairement à beaucoup d'autres livres de fantasy, il n'y a pas de quête ou de but clair fixé au départ dans ce livre, ce qui bouleverse les codes du genre. L'histoire est tout entièrement plongée dans une tension psychologique qui fait que l'on poursuit la lecture, même si les événements marquants arrivent au compte-goutte. Ce faisant, on est très loin des codes des romans pour ados, mais plutôt dans ceux des romans de fantasy pour adulte, mais avec un niveau de langage et de concept accessible aux plus jeunes. Ça n'accrochera pas tous les ados, mais l'adulte que je suis a adoré. Il est maintenant clair là où on en est dans l'histoire que le Franklin et le Somiss de Sadima et le Franklin et le Somiss de Hahp sont les mêmes personnes. À combien de temps d'écart? Aucune idée, mais à la fin du tome, on soupçonne que ça fait au moins 150 ans que les deux hommes vivent, ainsi que Sadima. Quand à Hahp, ça fait plusieurs années maintenant qu'il n'a pas vu la lumière du jour et qu'il étudie comme un forcené dans cette école où l'échec est puni de mort par la faim. J'ai encore une fois nettement mieux aimé les parties qui lui étaient consacrées, quoique que l'absence de Somiss dans la vie de Sadima à partir d'un certain moment m'a aidé à mieux apprécier le personnage. Pourquoi vit-elle si longtemps? On soupçonne la magie que Somiss commençait à pratiquer au moment où leurs routes se sont séparées. Mais qui a lancé le sort, elle ou Somiss? Ou même Franklin? Mystère et boule de gomme! Le titre du livre est parlant, parce que tant Hahp que Sadima devront faire un choix pour lutter contre la magie et surtout, la façon dont Somiss l'utilise: la fuite ou la rébellion. Sadima choisira la fuite. Hahp la rébellion. Comment cela finira-t-il? Encore une fois mystère et boule de gomme! Et ce qui est frustrant, c'est qu'aucune date n'est annoncée pour la parution du troisième tome de cette série, il semble ne même pas avoir encore été écrit en anglais. Snif! Snif! Reste que ce roman est d'une exceptionnelle qualité au point de vue de l'intrigue et de la qualité d'écriture, peut-être même un tantinet trop pour des adolescents. Messieurs et mesdames les adultes, laissez-vous tenter par cette histoire extraordinaire, c'est très loin d'être un roman pour ados ordinaire!
Ma note: 4.5/5
Je remercie Diffusion du livre Mirabel et plus particulièrement Frédéric pour ce service de presse.
Résumé:
Sadima vit désormais dans les grottes des environs de Limorì avec Somiss et Franklin. Celui-ci a emprisonné des enfants des rues pour leur faire apprendre la copie et aussi tester sur eux les effets de la magie, ce qui révolte Sadima. Elle essaie de convaincre, en vain, Franklin de quitter Somiss pour partir avec elle et les enfants. Pendant ce temps, Hahp est toujours prisonnier des dédales de l'école de la magie. Mais il lui vient une idée qui lui permettrait de survivre, ainsi qu'à tous ses camarades: s'entraider, soit faire exactement ce qu'a interdit Somiss, le sorcier qu'ils craignent tous.
Critique:
Ce qui est surprenant avec cette série c'est qu'elle est étonnamment page turner même si dans le fond, il y a très peu d'action. Parce qu'on veut savoir ce qui va arriver. Contrairement à beaucoup d'autres livres de fantasy, il n'y a pas de quête ou de but clair fixé au départ dans ce livre, ce qui bouleverse les codes du genre. L'histoire est tout entièrement plongée dans une tension psychologique qui fait que l'on poursuit la lecture, même si les événements marquants arrivent au compte-goutte. Ce faisant, on est très loin des codes des romans pour ados, mais plutôt dans ceux des romans de fantasy pour adulte, mais avec un niveau de langage et de concept accessible aux plus jeunes. Ça n'accrochera pas tous les ados, mais l'adulte que je suis a adoré. Il est maintenant clair là où on en est dans l'histoire que le Franklin et le Somiss de Sadima et le Franklin et le Somiss de Hahp sont les mêmes personnes. À combien de temps d'écart? Aucune idée, mais à la fin du tome, on soupçonne que ça fait au moins 150 ans que les deux hommes vivent, ainsi que Sadima. Quand à Hahp, ça fait plusieurs années maintenant qu'il n'a pas vu la lumière du jour et qu'il étudie comme un forcené dans cette école où l'échec est puni de mort par la faim. J'ai encore une fois nettement mieux aimé les parties qui lui étaient consacrées, quoique que l'absence de Somiss dans la vie de Sadima à partir d'un certain moment m'a aidé à mieux apprécier le personnage. Pourquoi vit-elle si longtemps? On soupçonne la magie que Somiss commençait à pratiquer au moment où leurs routes se sont séparées. Mais qui a lancé le sort, elle ou Somiss? Ou même Franklin? Mystère et boule de gomme! Le titre du livre est parlant, parce que tant Hahp que Sadima devront faire un choix pour lutter contre la magie et surtout, la façon dont Somiss l'utilise: la fuite ou la rébellion. Sadima choisira la fuite. Hahp la rébellion. Comment cela finira-t-il? Encore une fois mystère et boule de gomme! Et ce qui est frustrant, c'est qu'aucune date n'est annoncée pour la parution du troisième tome de cette série, il semble ne même pas avoir encore été écrit en anglais. Snif! Snif! Reste que ce roman est d'une exceptionnelle qualité au point de vue de l'intrigue et de la qualité d'écriture, peut-être même un tantinet trop pour des adolescents. Messieurs et mesdames les adultes, laissez-vous tenter par cette histoire extraordinaire, c'est très loin d'être un roman pour ados ordinaire!
Ma note: 4.5/5
Je remercie Diffusion du livre Mirabel et plus particulièrement Frédéric pour ce service de presse.
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Littérature ado
vendredi 2 mars 2012
Le prix de la magie: 1- L'épreuve de Kathleen Duey
Le prix de la magie tome 1 L'épreuve Kathleen Duey Castelmore 349 pages
Résumé:
L'histoire est en deux temps, deux personnages principaux. Deux époques? On a des doutes, mais pas de preuves. Sadima est une jeune fille dont la mère est morte à sa naissance à cause d'une magicienne que l'on devine aisément comme une charlatane qui vole sa famille en plus de laisser la mère mourir. La jeune fille sera donc élevée dans la haine de la magie, mais pourtant, elle ressent tout ce que ressentent les animaux qui l'entourent... Pendant ce temps, Haph est emmené dans une étrange académie de magie où les garçons sont formés à la dure: s'ils ne font pas de progrès, ils ne mangent pas, quitte à en mourir. Et interdiction aux garçons de s'aider entre eux! Dans cette atmosphère de crainte et de colère, Haph doit apprendre. Il en va de sa vie. Entre alors en jeu Franklin et Somiss. Franklin qui enseigne aux jeunes garçons... et qui va encourager Sadima à quitter sa ferme pour partir à la recherche de sa vraie nature. Somiss qui terrorise les garçons de son école de magie... et qui possède un étrange pouvoir sur Franklin, lien que Sadima essaie de briser tellement Somiss est fou. Les deux mêmes hommes? Ou deux être différents?
Critique:
Pour un roman destiné aux ados, la qualité est vraiment au rendez-vous. C'est rare qu'une intrigue soit si dense dans une publication jeunesse. Enfin, elle est dense, mais elle est compréhensible. Pas rapide, ni haletante, mais intrigante, enveloppante. On se pose tellement de questions tout comme Haph. Tout comme Sadima aussi. Des éléments de la fin laisse croire que Sadima serait arrivée dans l'histoire avant Haph, mais comme on en sait trop rien, dur à dire! Elle pourrait tout aussi être venue après. Il y a un flou à ce sujet. Quoi qu'il en soi, on alterne entre les deux points de vue, celui de Haph qui parle au je et celui de Sadima qui a un narrateur omniscient. J'ai mieux aimé les parties concernant Haph. Sadima vit avec Franklin et Somiss à partir d'un certain moment et Somiss est vraiment fou! Hum, fou dans le sens qu'il n'a aucune conscience des autres. Absolument aucune. Égocentrique et maniaque. Mais en même temps, redoutablement intelligent. Merde! Étrange personnage, détestable et en même temps, on ne peut le haïr. Prêt à tout en tout cas, absolument à tout pour arriver à ses fins. L'histoire ne se finit pas avec le livre, il n'est pas complet en lui-même, la suite est vraiment nécessaire à lire. Dur donc de se faire une idée claire de ce roman. Cependant, c'est fascinant de voir tout ce livre et ce qu'il contient exprimé comme pour des adultes, ça n'a rien à voir avec les romans pour ados habituels. Excellent choix pour les éditeurs de Castelmore!
Ma note: 4.25/5
Je remercie Diffusion du livre Mirabel et plus particulièrement Frédéric pour ce service de presse.
Résumé:
L'histoire est en deux temps, deux personnages principaux. Deux époques? On a des doutes, mais pas de preuves. Sadima est une jeune fille dont la mère est morte à sa naissance à cause d'une magicienne que l'on devine aisément comme une charlatane qui vole sa famille en plus de laisser la mère mourir. La jeune fille sera donc élevée dans la haine de la magie, mais pourtant, elle ressent tout ce que ressentent les animaux qui l'entourent... Pendant ce temps, Haph est emmené dans une étrange académie de magie où les garçons sont formés à la dure: s'ils ne font pas de progrès, ils ne mangent pas, quitte à en mourir. Et interdiction aux garçons de s'aider entre eux! Dans cette atmosphère de crainte et de colère, Haph doit apprendre. Il en va de sa vie. Entre alors en jeu Franklin et Somiss. Franklin qui enseigne aux jeunes garçons... et qui va encourager Sadima à quitter sa ferme pour partir à la recherche de sa vraie nature. Somiss qui terrorise les garçons de son école de magie... et qui possède un étrange pouvoir sur Franklin, lien que Sadima essaie de briser tellement Somiss est fou. Les deux mêmes hommes? Ou deux être différents?
Critique:
Pour un roman destiné aux ados, la qualité est vraiment au rendez-vous. C'est rare qu'une intrigue soit si dense dans une publication jeunesse. Enfin, elle est dense, mais elle est compréhensible. Pas rapide, ni haletante, mais intrigante, enveloppante. On se pose tellement de questions tout comme Haph. Tout comme Sadima aussi. Des éléments de la fin laisse croire que Sadima serait arrivée dans l'histoire avant Haph, mais comme on en sait trop rien, dur à dire! Elle pourrait tout aussi être venue après. Il y a un flou à ce sujet. Quoi qu'il en soi, on alterne entre les deux points de vue, celui de Haph qui parle au je et celui de Sadima qui a un narrateur omniscient. J'ai mieux aimé les parties concernant Haph. Sadima vit avec Franklin et Somiss à partir d'un certain moment et Somiss est vraiment fou! Hum, fou dans le sens qu'il n'a aucune conscience des autres. Absolument aucune. Égocentrique et maniaque. Mais en même temps, redoutablement intelligent. Merde! Étrange personnage, détestable et en même temps, on ne peut le haïr. Prêt à tout en tout cas, absolument à tout pour arriver à ses fins. L'histoire ne se finit pas avec le livre, il n'est pas complet en lui-même, la suite est vraiment nécessaire à lire. Dur donc de se faire une idée claire de ce roman. Cependant, c'est fascinant de voir tout ce livre et ce qu'il contient exprimé comme pour des adultes, ça n'a rien à voir avec les romans pour ados habituels. Excellent choix pour les éditeurs de Castelmore!
Ma note: 4.25/5
Je remercie Diffusion du livre Mirabel et plus particulièrement Frédéric pour ce service de presse.
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mardi 14 février 2012
Fablehaven: 5- La prison des démons de Brandon Mull
Fablehaven tome 5 La prison des démons Brandon Mull Ada 589 pages
Résumé:
La prison des démons, Zzyxx est sur le point d'être ouverte. Le sphinx triomphe. Mais les Chevaliers de l'aube ne baissent pas les bras pour autant. Ils essaient autant que possible de récupérer les derniers artéfacts afin de les protéger. À situation désespérée, solution désespérée!
Critique:
Pour ceux qui aiment l'action, ce tome est pour eux! Il n'y a pratiquement aucun temps mort dans tout le livre. Aucun. Quelques moments où l'action est moins palpitante certes, mais aucun temps mort. Les deux enfants seront encore une fois confrontés à plus grand qu'eux. Et il y aura des morts. Des morts et des résurrections rien de moins qu'inattendues. J'ai littéralement dévoré ce tome, plongée dans l'action au possible, mais une fois la couverture refermée... ben les petits détails me sont apparus plus clairement. Il y a plein de petits trucs qui collent plus ou moins et des scènes qu'on aurait aimé voir qui sont à peine esquissées. Les personnages se retrouvent dans une merde rare et pourtant, ils s'en sortent un peu trop facilement au final. Le personnage de Bracken aurait eu avantage à être intégrée à la série bien avant. Bref, le tome a beaucoup de défauts et c'est une fin de série. Cependant, j'ai comme l'impression que l'auteur voulait se laisser des portes ouvertes pour faire une suite. Et je ne suis pas sûre que ce soit pour le mieux, pas pour une éventuelle suite, mais pour terminer ce tome. On verra!
Ma note: 4.25/5
Je remercie les éditions Ada et plus particulièrement Martin pour ce service de presse.
Résumé:
La prison des démons, Zzyxx est sur le point d'être ouverte. Le sphinx triomphe. Mais les Chevaliers de l'aube ne baissent pas les bras pour autant. Ils essaient autant que possible de récupérer les derniers artéfacts afin de les protéger. À situation désespérée, solution désespérée!
Critique:
Pour ceux qui aiment l'action, ce tome est pour eux! Il n'y a pratiquement aucun temps mort dans tout le livre. Aucun. Quelques moments où l'action est moins palpitante certes, mais aucun temps mort. Les deux enfants seront encore une fois confrontés à plus grand qu'eux. Et il y aura des morts. Des morts et des résurrections rien de moins qu'inattendues. J'ai littéralement dévoré ce tome, plongée dans l'action au possible, mais une fois la couverture refermée... ben les petits détails me sont apparus plus clairement. Il y a plein de petits trucs qui collent plus ou moins et des scènes qu'on aurait aimé voir qui sont à peine esquissées. Les personnages se retrouvent dans une merde rare et pourtant, ils s'en sortent un peu trop facilement au final. Le personnage de Bracken aurait eu avantage à être intégrée à la série bien avant. Bref, le tome a beaucoup de défauts et c'est une fin de série. Cependant, j'ai comme l'impression que l'auteur voulait se laisser des portes ouvertes pour faire une suite. Et je ne suis pas sûre que ce soit pour le mieux, pas pour une éventuelle suite, mais pour terminer ce tome. On verra!
Ma note: 4.25/5
Je remercie les éditions Ada et plus particulièrement Martin pour ce service de presse.
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Fantastique,
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