Oui, allô? Textes de Valérie Fontaine Illustrations de Josée Masse Histoires de rire Fonfon 32 pages
Résumé:
En visite chez sa grand-mère, Alexe découvre un vieux téléphone caché dans le grenier. Elle décide d'appuyer sur une touche, savoir si le téléphone marche... Et on décroche à l'autre bout de la ligne! Et pas n'importe qui! La touche 1 lui permet de parler au Père Noël, la touche 2 à la Fée des dents, la touche 3 au Poisson d'avril et ainsi de suite. Mais à qui parlera-t-elle en appuyant sur le zéro? Mystère!
Mon avis:
Adorable petit album! Le personnage d'Alexe est le parfait modèle d'enfants espiègle et curieux qui nous donne envie de sauter à pieds joints dans l'album pour vivre à ses côtés ses aventures! Ainsi, quand elle commence à appeler, on se retrouve successivement à parler à une série de personnages bien connus des enfants. Et chacun est joliment représenté dans son «milieu naturel»: le Père Noël en plein milieu de son atelier, entouré de ses lutins, le Poisson d'avril au fin fond de l'océan, etc. Le tout dans une palette de couleurs vives mariant avec brio les tons plus prononcés et plus pastels selon les besoins. Une histoire rigolote, de magnifiques illustrations, que demander de plus à un album? Ah oui, entendre rire un enfant en le lisant!
jeudi 28 février 2013
mercredi 27 février 2013
Toute littérature est imaginaire
Salut!
Lors d'un Salon du livre, je discutais avec un libraire que je rencontrais pour la première fois et voilà qu'il me demande:
-Tu es responsable de quelle section à ta librairie?
-Ouf! On est une très petite librairie, alors, je dirais que je suis assez généraliste.
-Tu n'as pas de section attitrée?
-Disons plutôt que j'ai des sections où je suis plus à l'aise: littérature générale pour adultes, littérature de l'imaginaire, tu sais, science-fiction, fantastique, fantasy.
Le libraire a un petit rire du nez que je trouve un tantinet méprisant.
-Ils me font rire avec leur littérature de l'imaginaire!
(Moi, légèrement hérissée par la manière dont il l'a dit.)
-Ben, ça simplifie les choses et puis, c'est moins long à dire!
-Comme si toute littérature n'était pas de l'imaginaire en partant...
Ça m'a fait réfléchir et j'ai mieux compris son petit rire. Certes les littératures de l'imaginaires sont celles qui, de façon évidente, font le plus appel à l'imagination du lecteur. Primo, elles parlent de mondes bien souvent totalement imaginés par leurs auteurs! Et on a besoin de notre propre imagination pour bien plonger dans ces univers. Par contre, il serait vain de prétendre que la littérature de l'imaginaire rafle à elle le monopole de l'utilisation des méninges des auteurs!
Pensez-y, un auteur de romans historiques comblera certaines lacunes auquel il ne peut répondre avec son imagination. L'auteur d'un roman d'amour rêvera des heures durant de trucs romantiques à partager avec ses lectrices. L'auteur de romans contemporains mêlera son quotidien, celui de son voisin qu'il voit passer tous les matins et fera un joli amalgame de tout ça avec l'aide de son imaginaire. Et ceci, pour ne donner que quelques exemples!
La littérature fait partie des arts et les arts, par essence, utilise la partie non-logique de l'être humain. Pourquoi une peinture de Dali ou un ballet de Tchaïkovsky vient-il vous toucher à ce point? Parce qu'elle fait résonner en vous des émotions, des souvenirs, des expériences vécues ou encore, elles vous font découvrir une partie inconnue de vous-même. À travers l'histoire d'autres personnes, des couleurs, des sons, des mots. Et les artistes, auteurs inclus, les utilisent pour créer. Pour créer de la beauté, de la laideur, pour répondre à des questions, pour explorer le monde à travers un prisme différent. Et toujours, toujours, pour créer, on a besoin de notre imaginaire. Parce que c'est grâce à lui que l'on voir le monde différemment.
Ça me fait penser à une citation d'Einstein:
«Si vous voulez que vos enfants soient intelligent, lisez-leur des contes de fées.»
Toute littérature est imaginaire donc... mais ne comptez pas sur moi pour changer les termes désignant les littératures de l'imaginaire par contre, je les trouve tellement appropriés!
@+ Mariane
Lors d'un Salon du livre, je discutais avec un libraire que je rencontrais pour la première fois et voilà qu'il me demande:
-Tu es responsable de quelle section à ta librairie?
-Ouf! On est une très petite librairie, alors, je dirais que je suis assez généraliste.
-Tu n'as pas de section attitrée?
-Disons plutôt que j'ai des sections où je suis plus à l'aise: littérature générale pour adultes, littérature de l'imaginaire, tu sais, science-fiction, fantastique, fantasy.
Le libraire a un petit rire du nez que je trouve un tantinet méprisant.
-Ils me font rire avec leur littérature de l'imaginaire!
(Moi, légèrement hérissée par la manière dont il l'a dit.)
-Ben, ça simplifie les choses et puis, c'est moins long à dire!
-Comme si toute littérature n'était pas de l'imaginaire en partant...
Ça m'a fait réfléchir et j'ai mieux compris son petit rire. Certes les littératures de l'imaginaires sont celles qui, de façon évidente, font le plus appel à l'imagination du lecteur. Primo, elles parlent de mondes bien souvent totalement imaginés par leurs auteurs! Et on a besoin de notre propre imagination pour bien plonger dans ces univers. Par contre, il serait vain de prétendre que la littérature de l'imaginaire rafle à elle le monopole de l'utilisation des méninges des auteurs!
Pensez-y, un auteur de romans historiques comblera certaines lacunes auquel il ne peut répondre avec son imagination. L'auteur d'un roman d'amour rêvera des heures durant de trucs romantiques à partager avec ses lectrices. L'auteur de romans contemporains mêlera son quotidien, celui de son voisin qu'il voit passer tous les matins et fera un joli amalgame de tout ça avec l'aide de son imaginaire. Et ceci, pour ne donner que quelques exemples!
La littérature fait partie des arts et les arts, par essence, utilise la partie non-logique de l'être humain. Pourquoi une peinture de Dali ou un ballet de Tchaïkovsky vient-il vous toucher à ce point? Parce qu'elle fait résonner en vous des émotions, des souvenirs, des expériences vécues ou encore, elles vous font découvrir une partie inconnue de vous-même. À travers l'histoire d'autres personnes, des couleurs, des sons, des mots. Et les artistes, auteurs inclus, les utilisent pour créer. Pour créer de la beauté, de la laideur, pour répondre à des questions, pour explorer le monde à travers un prisme différent. Et toujours, toujours, pour créer, on a besoin de notre imaginaire. Parce que c'est grâce à lui que l'on voir le monde différemment.
Ça me fait penser à une citation d'Einstein:
«Si vous voulez que vos enfants soient intelligent, lisez-leur des contes de fées.»
Toute littérature est imaginaire donc... mais ne comptez pas sur moi pour changer les termes désignant les littératures de l'imaginaire par contre, je les trouve tellement appropriés!
@+ Mariane
mardi 26 février 2013
Une fille, un gars et un chat
Une fille, un gars et un chat Carole Moore Collection Chat de gouttière Soulières éditeur 159 pages
Ma note: 4/5
Résumé:
Vicky a treize ans, mais lentement, elle se meurt: fibrose kystique. Mais elle a un rêve qui est sur le point de se réaliser, elle va bientôt avoir un chat. Au refuge, Simon se désespère, parce que dans la cage à côté de lui, on a installé trois chatons. Il croit que son chien est mort, comme on dit, sans savoir quelle belle aventure l'attend!
Mon avis:
Une belle petite histoire, sans prétention, qui se laisse très facilement lire. Peut-être un peu trop d'ailleurs... C'est le seul vrai défaut de ce livre. L'histoire est linéaire, très simple, sans vraiment de rebondissement et l'écriture m'a semblé un peu fade par moment. Pas que ça ne soit pas bon, au contraire, mais il manquait un peu de sel! Le niveau de vocabulaire aurait pu être un tantinet plus soutenu que ça aurait tout arrangé. Pour le reste, l'histoire avait tout pour me plaire, celle de la rencontre entre un humain et le chat qui va devenir son chat. J'ai beaucoup aimé que l'on aborde l'adoption d'un animal adulte dans ce livre, ainsi que le parcours de Simon avant d'arriver dans sa nouvelle famille. Ensuite, ben, pour moi, l'histoire était du bonbon! Un bonbon quand même un tantinet trop prévisible, mais quand même, un bonbon. Pas rose tout de même, puisque que Vicky est malade, mais même à travers sa maladie, elle trouve la force de continuer à grandir. Elle a ses parents qui l'appuient et sincèrement, on aimerait tous en avoir de pareils. Une belle petite histoire, intéressante, qui parle de chats, qui se lit et qui laisse un beau souvenir ensuite, comme un bisou de minou sur la joue!Ma note: 4/5
lundi 25 février 2013
Ne soyez pas timide!
-Bonjour!
-Bonjour!
-Je voudrais pas vous dérangez, mais... Enfin... J'aurais besoin de conseils pour un livre.
-Mais vous ne me dérangez pas voyons, je suis là pour ça!
Cette petite conversation, je l'ai eu à des dizaines de reprises. Peut-être même trois ou quatre fois par semaine au moins depuis que je suis en librairie. Certaines personnes, pourtant celles qui auraient le plus avantage à me demander des conseils, n'osent pas, où sont gênées de le faire. Et pourtant...
Le conseil, c'est la partie de mon boulot que j'aime le plus. Des fois, c'est chiant, parce que les gens ne savent pas trop ce qu'ils cherchent (arggg!!!) ou encore qu'ils pensent qu'ils en savent plus que nous à ce sujet (on prend une grande respiration!). Ou encore, tout simplement, que le courant ne passe pas. Ça, c'est le pire. Il peut aussi arriver que l'on cerne mal les besoins de la personne en face de nous. L'échec est toujours possible.
Mais le plus souvent, ça marche, en fait, quand on réussit à connecter, ça va même très bien. Et c'est un plaisir. Autant pour la personne qui passe la porte, heureuse du livre qu'elle a sous le bras que pour moi, qui ait réussit à la rendre heureuse en faisant le lien avec le bon livre. Que ce soit dans le roman, le livre de psychologie, d'informatique, les albums jeunesse, peu importe. De donner des conseils dans le domaine qui me passionne est toujours un plaisir (enfin, je fais exception pour les lois et règlements du Québec et aussi pour les livres sur les logiciels autres que Word et Excel...)
C'est pourquoi je ne comprends pas pourquoi certaines personnes hésitent à faire appel à mes services. Je suis là pour ça après tout. Ne soyez pas timide voyons! Vos libraires ne vont pas vous manger, bien au contraire! Pour la plupart, on adore ça, conseiller les gens, vous faire découvrir de nouvelles choses, vous faire explorer de nouvelles possibilités... Alors, osez venir me voir! Ok, je suis peut-être occupée et dans les trois premières secondes, je serais sans doute contrariée de devoir mettre mes tâches de côté. Mais ensuite, ne soyez pas inquiet, je vais me dévouer pour vous mettre en contact avec le bon livre, soyez-en sûrs!
Tout simplement parce que dans mon boulot, cette partie-là est la crème de la crème!
@+ Mariane
-Bonjour!
-Je voudrais pas vous dérangez, mais... Enfin... J'aurais besoin de conseils pour un livre.
-Mais vous ne me dérangez pas voyons, je suis là pour ça!
Cette petite conversation, je l'ai eu à des dizaines de reprises. Peut-être même trois ou quatre fois par semaine au moins depuis que je suis en librairie. Certaines personnes, pourtant celles qui auraient le plus avantage à me demander des conseils, n'osent pas, où sont gênées de le faire. Et pourtant...
Le conseil, c'est la partie de mon boulot que j'aime le plus. Des fois, c'est chiant, parce que les gens ne savent pas trop ce qu'ils cherchent (arggg!!!) ou encore qu'ils pensent qu'ils en savent plus que nous à ce sujet (on prend une grande respiration!). Ou encore, tout simplement, que le courant ne passe pas. Ça, c'est le pire. Il peut aussi arriver que l'on cerne mal les besoins de la personne en face de nous. L'échec est toujours possible.
Mais le plus souvent, ça marche, en fait, quand on réussit à connecter, ça va même très bien. Et c'est un plaisir. Autant pour la personne qui passe la porte, heureuse du livre qu'elle a sous le bras que pour moi, qui ait réussit à la rendre heureuse en faisant le lien avec le bon livre. Que ce soit dans le roman, le livre de psychologie, d'informatique, les albums jeunesse, peu importe. De donner des conseils dans le domaine qui me passionne est toujours un plaisir (enfin, je fais exception pour les lois et règlements du Québec et aussi pour les livres sur les logiciels autres que Word et Excel...)
C'est pourquoi je ne comprends pas pourquoi certaines personnes hésitent à faire appel à mes services. Je suis là pour ça après tout. Ne soyez pas timide voyons! Vos libraires ne vont pas vous manger, bien au contraire! Pour la plupart, on adore ça, conseiller les gens, vous faire découvrir de nouvelles choses, vous faire explorer de nouvelles possibilités... Alors, osez venir me voir! Ok, je suis peut-être occupée et dans les trois premières secondes, je serais sans doute contrariée de devoir mettre mes tâches de côté. Mais ensuite, ne soyez pas inquiet, je vais me dévouer pour vous mettre en contact avec le bon livre, soyez-en sûrs!
Tout simplement parce que dans mon boulot, cette partie-là est la crème de la crème!
@+ Mariane
vendredi 22 février 2013
Les âmes soeurs littéraires
Imaginez...
Une personne près de vous partage tous vos goûts en littérature. Vous appréciez les mêmes livres. Vous vous passez des livres, vous pouvez en parler pendant des heures, vous aimez les mêmes auteurs, les mêmes styles, vous avez trippé en même temps sur le même livre, vous le passant et vous retenant de raconter la suite à l'autre. Vous êtes parfaitement semblable quand on parle de bouquins et de livres. Cette personne est votre âme soeur littéraire.
Plutôt plate non?
Hihihi! Je pète la bulle de plusieurs! Non, je n'aimerais pas avoir quelqu'un qui aimerait tout exactement comme moi, oh que non! Parce qu'en littérature comme dans d'autres domaines, la diversité favorise la découverte. Et que des désaccords peuvent naître l'envie de découvrir pourquoi une personne n'aiment pas telle oeuvre parce qu'elle a lu telle autre et la considère comme étant meilleure. Et parce que si on a tout lu en commun, comment on peut se suggérer des livres ensuite? Déjà que choisir un livre seul est parfois compliqué, alors, pour deux... Des tas de petits détails comme ça.
L'amour de la littérature, ça se partage. On dit que les contraires s'attirent. Pas nécessairement vrai quand on parle des goûts littéraires, la lectrice de chick-lit aura du mal à partager son amour des livres avec l'amateur de Patrick Senécal! Mais un peu de mélange des genres favorise la découverte et l'amour des livres ne peut qu'aller grandissant. Alors si vous trouvez que quelqu'un vous ressemble trop côté littérature, c'est bien de fréquenter cette personne, mais ayez l'esprit ouvert. Après tout, tromper son grand ami de causette littéraire, ce n'est pas de l'infidélité! ;)
@+ Mariane
Une personne près de vous partage tous vos goûts en littérature. Vous appréciez les mêmes livres. Vous vous passez des livres, vous pouvez en parler pendant des heures, vous aimez les mêmes auteurs, les mêmes styles, vous avez trippé en même temps sur le même livre, vous le passant et vous retenant de raconter la suite à l'autre. Vous êtes parfaitement semblable quand on parle de bouquins et de livres. Cette personne est votre âme soeur littéraire.
Plutôt plate non?
Hihihi! Je pète la bulle de plusieurs! Non, je n'aimerais pas avoir quelqu'un qui aimerait tout exactement comme moi, oh que non! Parce qu'en littérature comme dans d'autres domaines, la diversité favorise la découverte. Et que des désaccords peuvent naître l'envie de découvrir pourquoi une personne n'aiment pas telle oeuvre parce qu'elle a lu telle autre et la considère comme étant meilleure. Et parce que si on a tout lu en commun, comment on peut se suggérer des livres ensuite? Déjà que choisir un livre seul est parfois compliqué, alors, pour deux... Des tas de petits détails comme ça.
L'amour de la littérature, ça se partage. On dit que les contraires s'attirent. Pas nécessairement vrai quand on parle des goûts littéraires, la lectrice de chick-lit aura du mal à partager son amour des livres avec l'amateur de Patrick Senécal! Mais un peu de mélange des genres favorise la découverte et l'amour des livres ne peut qu'aller grandissant. Alors si vous trouvez que quelqu'un vous ressemble trop côté littérature, c'est bien de fréquenter cette personne, mais ayez l'esprit ouvert. Après tout, tromper son grand ami de causette littéraire, ce n'est pas de l'infidélité! ;)
@+ Mariane
jeudi 21 février 2013
Radisson: 4- Pirates de la Baie d'Hudson de Bérubé
Radisson tome 4 Pirates de la Baie d'Hudson Scénario et dessins de Bérubé Glénat Québec 48 pages
Résumé:
Après avoir été trahi par le Gouverneur de la Nouvelle-France, Radisson et DesGroseillers se tournent vers la Couronne britannique pour continuer leur lucratif commerce de fourrures avec leurs alliés amérindiens, en explorant un nouveau territoire, encore pratiquement vierge de présence européenne: la Baie d'Hudson.
Mon avis:
Autant j'ai aimé les autres tomes, autant celui-ci me semble bâclé. Pas au niveau du dessin, alors ça, non, au contraire, la patte de Bérubé n'a pas perdu de sa force, même qu'il a réussi le petit tour de force de faire vieillir son personnage de façon réaliste, en lui donnant les traits d'un homme qui en a vu d'autres et qui sait ce qu'il fait. Pas mal pour un personnage de bande dessinée! La psychologie de Radisson est toujours aussi intéressante, le problème n'est pas là! Le problème est dans l'interminable suite de retournements, revirements et changements d'alliance qui ponctuent le livre. À un moment donné, on se promène entre trois forts, deux britanniques et un français, ainsi qu'entre deux hommes, un père et son fils, portant le même nom de famille, tellement qu'on ne sait plus qui trahit qui dans l'histoire! Radisson y fait preuve de beaucoup de duplicité, mais c'est de bonne guerre, les autres faisaient preuve de la même rouardise. Tout est bon pour mettre la main sur les précieuses fourrures! En fait, je reste avec l'impression qu'on a ici comprimé la matière de deux BDs en une seule, ce qui implique de très très nombreux choix, malheureusement pas toujours réussis. Si le premier tome racontait le séjour de Radisson parmi les tribus iroquoise et les deux autres ses explorations, sur maximum quelques années, ce tome-ci couvre plus que la seconde moitié de sa vie, riche en rebondissement de toutes sortes, il faut le dire! C'est trop condensé et on perd le fil, passant de bonne histoire à une impression de passage rapide sur les grands évènements de la vie d'un personnage historique. Dommage, ça finit en queue de poisson une des meilleurs séries de BD des dernières années et honnêtement, Pierre-Esprit Radisson aurait mérité que l'on prenne soin de raconter son histoire aussi bien du premier au dernier tome!
Ma note: 3.5/5
Résumé:
Après avoir été trahi par le Gouverneur de la Nouvelle-France, Radisson et DesGroseillers se tournent vers la Couronne britannique pour continuer leur lucratif commerce de fourrures avec leurs alliés amérindiens, en explorant un nouveau territoire, encore pratiquement vierge de présence européenne: la Baie d'Hudson.
Mon avis:
Autant j'ai aimé les autres tomes, autant celui-ci me semble bâclé. Pas au niveau du dessin, alors ça, non, au contraire, la patte de Bérubé n'a pas perdu de sa force, même qu'il a réussi le petit tour de force de faire vieillir son personnage de façon réaliste, en lui donnant les traits d'un homme qui en a vu d'autres et qui sait ce qu'il fait. Pas mal pour un personnage de bande dessinée! La psychologie de Radisson est toujours aussi intéressante, le problème n'est pas là! Le problème est dans l'interminable suite de retournements, revirements et changements d'alliance qui ponctuent le livre. À un moment donné, on se promène entre trois forts, deux britanniques et un français, ainsi qu'entre deux hommes, un père et son fils, portant le même nom de famille, tellement qu'on ne sait plus qui trahit qui dans l'histoire! Radisson y fait preuve de beaucoup de duplicité, mais c'est de bonne guerre, les autres faisaient preuve de la même rouardise. Tout est bon pour mettre la main sur les précieuses fourrures! En fait, je reste avec l'impression qu'on a ici comprimé la matière de deux BDs en une seule, ce qui implique de très très nombreux choix, malheureusement pas toujours réussis. Si le premier tome racontait le séjour de Radisson parmi les tribus iroquoise et les deux autres ses explorations, sur maximum quelques années, ce tome-ci couvre plus que la seconde moitié de sa vie, riche en rebondissement de toutes sortes, il faut le dire! C'est trop condensé et on perd le fil, passant de bonne histoire à une impression de passage rapide sur les grands évènements de la vie d'un personnage historique. Dommage, ça finit en queue de poisson une des meilleurs séries de BD des dernières années et honnêtement, Pierre-Esprit Radisson aurait mérité que l'on prenne soin de raconter son histoire aussi bien du premier au dernier tome!
Ma note: 3.5/5
mercredi 20 février 2013
Le prêt-à-machouiller
Salut!
Il n'y a qu'une seule section en magasin qui n'est absolument jamais fréquentée par son public-cible. Si, si, je le jure! On ne voit jamais les grands lecteurs de ces bouquins rôder dans ces tablettes. La majorité des clients qui y font un petit tour ont entre vingt et trente fois plus que l'âge du public-cible. En fait, la majorité des gens qui y fouine ont souvent la tête blanche. Blanche comme celle de grands-parents. De grands-parents gâteaux en fait. Et oui, je vous parle de la section des livres cartonnées!
Hihihihi! On le constate très très vite, c'est la seule section de la littérature jeunesse où les enfants ne sont pas les rois! Ce sont les tous nouveaux grands-parents qui s'extasient devant les tablettes, regardant les titres comme autant de trésors. Ou encore les parents, la coquille contenant Fiston ou la Puce en train de baver consciencieusement déposée à côté d'eux. La plupart commencent à magasiner là alors que l'enfant n'a encore comme seule préoccupation que son boire ou sa couche pleine.
Et croyez-moi, il y a du choix! Des petits livres cartonnés certes, mais ça ne limite pas à ça. Il y a maintenant les livres pour le bain, en plastique bourré de mousse facile à manipuler pour les petits doigts malhabiles. Les livres en tissus, souvent doublés d'un tissus métallisé qui fait frouch-frouch quand on froisse la page (et qu'on peut facilement mettre dans la laveuse quand il est plein de bave!) Les livres à toucher, avec tout plein de textures différents sur lesquels se précipitent les petits doigts à peine la page tournée. Les livres avec sons, merveilleux pour les enfants, mais qui demandent une sacrée patience de la part des adultes dans la même pièce! Et encore là, je ne parle pas des livres casse-têtes, livres avec une horloge pour apprendre à lire l'heure, livre à volets et j'en passe!
Cette section regorge de créativité. Et c'est rarement du cheap qu'on y retrouve. Des livres reliés pleine toile, résistant à souhait, j'en trouve plus facilement dans les cartonnés que dans la section pour adulte (où c'est le règne du format broché, le nom du format dans lequel 95% des livres sont vendus, qu'ils soient en poche ou en grand format). De plus, les lois concernant les matériaux dont sont faits les livres sont beaucoup plus sévères étant donné que ceux-ci risque de passer une bonne partie de leur vie utile dans la bouche des bambins! Et pourtant, même si l'offre est incroyablement diversifiée, les produits de base sont souvent les meilleurs. Des livres en carton très épais, de cinq ou six pages au plus, mais orné de couleurs voyantes et mettant en vedette la base de la vie: les fruits, les légumes, les animaux familiers, les couleurs, les formes... C'est souvent ça qui met les enfants en contact avec le livre, les habitue à sa forme, à la façon de le tenir. Les prépare à la lecture en somme, alors même qu'ils sont trop jeunes pour comprendre le reste.
Je me rappelle parfaitement la réaction de mon neveu, exposé à ce régime depuis son plus jeune âge. Alors qu'il n'était âgé que d'un an et demie, il nous avait fait la surprise d'aller chercher un livre dans la bibliothèque et de nous l'amener ensuite, grand ouvert... et à l'envers. On avait tous éclaté de rire! Mais on était heureux, parce qu'on avait compris qu'il avait pigé le principe. Quel est le plus bel héritage que l'amour de la lecture et des découvertes qu'on peut faire avec ce merveilleux outils? Donner un tel héritage commence jeune. Et ce qui est fascinant, c'est qu'un petit livre coloré avec une banane est une excellente façon de commencer.
@+ Mariane
Il n'y a qu'une seule section en magasin qui n'est absolument jamais fréquentée par son public-cible. Si, si, je le jure! On ne voit jamais les grands lecteurs de ces bouquins rôder dans ces tablettes. La majorité des clients qui y font un petit tour ont entre vingt et trente fois plus que l'âge du public-cible. En fait, la majorité des gens qui y fouine ont souvent la tête blanche. Blanche comme celle de grands-parents. De grands-parents gâteaux en fait. Et oui, je vous parle de la section des livres cartonnées!
Hihihihi! On le constate très très vite, c'est la seule section de la littérature jeunesse où les enfants ne sont pas les rois! Ce sont les tous nouveaux grands-parents qui s'extasient devant les tablettes, regardant les titres comme autant de trésors. Ou encore les parents, la coquille contenant Fiston ou la Puce en train de baver consciencieusement déposée à côté d'eux. La plupart commencent à magasiner là alors que l'enfant n'a encore comme seule préoccupation que son boire ou sa couche pleine.
Et croyez-moi, il y a du choix! Des petits livres cartonnés certes, mais ça ne limite pas à ça. Il y a maintenant les livres pour le bain, en plastique bourré de mousse facile à manipuler pour les petits doigts malhabiles. Les livres en tissus, souvent doublés d'un tissus métallisé qui fait frouch-frouch quand on froisse la page (et qu'on peut facilement mettre dans la laveuse quand il est plein de bave!) Les livres à toucher, avec tout plein de textures différents sur lesquels se précipitent les petits doigts à peine la page tournée. Les livres avec sons, merveilleux pour les enfants, mais qui demandent une sacrée patience de la part des adultes dans la même pièce! Et encore là, je ne parle pas des livres casse-têtes, livres avec une horloge pour apprendre à lire l'heure, livre à volets et j'en passe!
Cette section regorge de créativité. Et c'est rarement du cheap qu'on y retrouve. Des livres reliés pleine toile, résistant à souhait, j'en trouve plus facilement dans les cartonnés que dans la section pour adulte (où c'est le règne du format broché, le nom du format dans lequel 95% des livres sont vendus, qu'ils soient en poche ou en grand format). De plus, les lois concernant les matériaux dont sont faits les livres sont beaucoup plus sévères étant donné que ceux-ci risque de passer une bonne partie de leur vie utile dans la bouche des bambins! Et pourtant, même si l'offre est incroyablement diversifiée, les produits de base sont souvent les meilleurs. Des livres en carton très épais, de cinq ou six pages au plus, mais orné de couleurs voyantes et mettant en vedette la base de la vie: les fruits, les légumes, les animaux familiers, les couleurs, les formes... C'est souvent ça qui met les enfants en contact avec le livre, les habitue à sa forme, à la façon de le tenir. Les prépare à la lecture en somme, alors même qu'ils sont trop jeunes pour comprendre le reste.
Je me rappelle parfaitement la réaction de mon neveu, exposé à ce régime depuis son plus jeune âge. Alors qu'il n'était âgé que d'un an et demie, il nous avait fait la surprise d'aller chercher un livre dans la bibliothèque et de nous l'amener ensuite, grand ouvert... et à l'envers. On avait tous éclaté de rire! Mais on était heureux, parce qu'on avait compris qu'il avait pigé le principe. Quel est le plus bel héritage que l'amour de la lecture et des découvertes qu'on peut faire avec ce merveilleux outils? Donner un tel héritage commence jeune. Et ce qui est fascinant, c'est qu'un petit livre coloré avec une banane est une excellente façon de commencer.
@+ Mariane
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