lundi 30 janvier 2012

Carburer à la nostalgie

Salut!

Vous savez, j'ai ma propre théorie pour expliquer le succès des séries de Michel David, Louise Tremblay-D'Essiambre et cie.  Et elle est basée sur une observation très scientifique de ses lecteurs (mouais, peut-être pas si scientifique).  La majorité des gens qui achètent ses livres, j'ai bien dit la majorité, pas tous, ont les cheveux gris ou blanc (ou teint) et ils ont l'âge d'avoir vécu la majorité des aventures qui leur sont racontées dans ces livres.  Ou que leurs parents les aies vécu si ça date de plus longtemps.  Très simple alors de comprendre d'où vient la vague: elle carbure à la nostalgie.

Et oui, la nostalgie fait vendre!  La nostalgie d'une époque où ce n'était pas tout le monde qui avait le téléphone, où tout le monde épiait tout le monde, heureux d'y trouver ce qu'on trouve aujourd'hui dans les téléromans et les émissions de téléréalité: le spectacle de la vie d'autrui.  Une époque où les histoires de familles étaient aussi nombreuses qu'aujourd'hui, mais dans un contexte fort différent.  Où l'internet n'existait pas, où la télé et la radio étaient les trucs les plus utiles pour se renseigner sur le monde et encore, surtout la radio, où les livres étaient peu nombreux, mais d'autant plus précieux, où la majorité de la population était encore rurale.  Un monde révolu aujourd'hui.  Quand on y a vécu son enfance, son adolescence, voir le début de sa vie d'adulte dans un tel monde, ça doit être agréable de le retrouver parfois, au travers d'un roman, de se rappeler des souvenirs, du bon vieux temps.

Oui, c'est ça, les romans de Michel David et ses comparses surfent sur la nostalgie.  J'espère qu'ils sont bons en prime, mais bon, n'en ayant jamais lu, je ne peux pas dire!  Seulement, il y a un truc qui m'inquiète...  Vraiment beaucoup...  Va-t-il y avoir un jour des romans sur l'époque où les Nintendo n'avaient que cinq pitons et où on courrait répondre au téléphone parce que c'était un longue distance?  Une époque où avoir un baladeur à cassette dans la cours d'école était le summum du hot, même si les écouteurs étaient couverts de mousse orange laide?  Où La Source s'appelait encore RadioScrap, pardon Shack?  Est-ce que je vais me mettre à lire ça un jour en hochant la tête, un sourire aux lèvres, en me rappelant de beaux souvenirs?  Mais, surtout: est-ce que je vais avoir l'air de mes clients aujourd'hui en me pitchant en librairie pour acheter le dernier tome paru de ma série?  Le pire, c'est que je pense que oui...

@+ Prospéryne

5 commentaires:

  1. J'ai lu (dévoré!) la série "À l'ombre du clocher" de Michel David. C'est la seule série dans le genre à mon actif, mais comme ça me rappelait les histoires de ma grand-mère, j'ai beaucoup aimé. J'ai lu le premier tome de "Chère Laurette" du même auteur, mais j'ai trouvé que c'était trop sur le même "pattern" et j'ai abandonné le reste. En écrivant, je me rappelle que j'ai essayé de lire "La coordonnière" de Pauline Gil et c'est affreux, je n'y arrive pas! Que d'ennui et soupirs... Pour les stats, je n'ai pas encore 40 ans et pas la tête grise... :o)

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  2. Réponse à ta question : Oui, tu vas en lire un jour! Jonathan Reynolds en écrit déjà! :p

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  3. @Jules «Ça me rappelait les histoires de ma grand-mère», c'est ça! Ma théorie tient la route! Et j'ai bien dit la majorité des gens qui achètent, pas qu'ils en étaient tous! ;)

    @Gen, merdouille, va falloir que je surveille mes fesses moi... et les livres de Jonathan!

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  4. J'aurais dit "identification", mais je préfère ton "nostalgique".
    Et si possible style série télévisée avec beaucoup de dialogues.

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  5. @ClaudeL, j'assume avec joie mon nostalgique, mais je suis bien d'accord pour le style série télé!

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