Salut!
Récemment, à la sortie du film Enemy de Denis Villeneuve, j'ai remarqué combien de gens soulignaient que le film était issu du roman de José Saramago, L'autre comme moi. Attention, l'expression utilisée n'était pas adaptation. Le film était clairement mentionné comme: «[...] une interprétation libre et solidement maîtrisé* [...]» du roman. On avait pris une oeuvre littéraire et on l'avait traduit dans un tout autre langage, celui du cinéma. À cette occasion, on avait changé tout plein de petits détails qui rendaient le tout différent. Le film est une oeuvre en soi, même si à la base, il raconte la même histoire que le livre. Il s'en inspire, lui rend hommage, sans prétendre à vouloir l'être.
Un collègue me faisait dernièrement une réflexion:
-J'aime pas les films de Marvels.
(Ok, j'avoue, moi j'adore ces films, c'est une excellente détente qui permet de tout oublier l'espace d'une soirée!)
-Hein! Pourquoi???, que je demande, toute surprise.
-Ah, ça ressemble trop au livre...
Ze??? Quoi? Bien la première fois que quelqu'un me dit ça. Habituellement, on se perd plutôt en critiques pour dire que le film ne ressemble pas assez au livre. Mais il y a quelque chose de vraiment pas fou dans ce commentaire. Le cinéma et la littérature sont deux arts qui utilisent des codes complètement différents pour communiquer. Ne mériteraient-ils pas d'être reconnus comme deux oeuvres entièrement à part? Un film qui ressemblerait trop au livre serait décevant comme film. De même, un roman écrit pour être adapté au cinéma serait décevant pour le lecteur.
Clou que l'on enfonce souvent que celui des adaptations de livres au cinéma. On a beau pester contre eux, on va quand même très souvent voir le film. Comme si on voulait confronter notre vision du livre avec celle du cinéaste et des acteurs. Si on est foncièrement déçu la plupart du temps, c'est parce que celle-ci n'est pas semblable à ce que l'on avait imaginé. Ou encore, qu'il y manque LA scène que l'on aurait voulu y voir (j'en veux encore à Chris Colombus de ne pas avoir mis la scène de dégnomage du jardin dans le deuxième Harry Potter). On cherche la même histoire. Mais pourquoi? Si on la connais déjà, où est la surprise?
Certes, le marketing joue un grand rôle. On table énormément sur les fans du livre pour mousser le film. On veut faire croire que l'un sera comme l'autre. Les amateurs de littérature ne s'y laisseront pas prendre, mais combien de non-lecteurs se diront que ça ne sert à rien de lire le livre parce qu'ils ont vu le film? Je n'ai rien contre les adaptations si on dit qu'on s'inspire d'une autre oeuvre. Au contraire, ça peut être très intéressant. Le dernier film de Stanley Kubrick, Eyes wide shut était parfaitement dans cette ligne. Ce qui me choque, c'est de laisser croire que l'un et l'autre sont pareils. Jamais un scénariste ne voudra refaire exactement pareil au cinéma me disait un ami. C'est vrai. On peut tirer une excellent oeuvre cinématographique d'un livre, si on sait faire la différence entre la littérature et le cinéma. Je sais, je suis une puriste. Ou plutôt disons que j'aime trop la littérature et le cinéma en tant que tel pour accepter le mauvais mélange des genres.
@+ Mariane
* Le Droit, 15 mars 2014
lundi 31 mars 2014
vendredi 28 mars 2014
Foutu écran blanc...
Salut!
À côté de mon écran, j'ai plein d'idées de billets d'écrites. Plein je vous dis. Seulement, quand viens le temps de les écrire, je sèche. Les idées sont là, mais les coordonner, les arranger, les coucher sur le papier ne vient pas très facilement. Sur le papier... Non, sur l'écran! Ce foutu écran blanc qui me saute aux yeux. Il est tout blanc quand je commence à écrire. Il se remplit seulement ensuite de lettres, placées dans un ordre précis qui permet que vos petits cerveaux peuvent ensuite déchiffrer. On appelle ça une langue écrite. Mais je m'éloigne de mon sujet...
La page blanche. Syndrome très connu de la plupart des écrivains à ce qu'il paraît. J'en suis parfois victime, il faut le dire. Écrire un blogue reste écrire. Je ne sais plus de quelle auteure j'ai lu un commentaire récemment (Maya Angelou je crois), qui disait que lorsque que l'inspiration lui faisait défaut, elle écrivait pendant des journées de temps Les chemises de l'archiduchesse sont-elles sèches ou archi-sèches? Bon, j'ai pas trop le temps de faire ça, mais si jamais vous voyez un jour un billet de blogue où j'ai juste écrit J'aime mes chats 117 fois, ben, vous saurez de quel syndrome je suis atteinte.
Des phases de créativités intenses, d'où les billets jaillissent sous mes doigts, où les idées se mettent en place pratiquement toute seule et où je peux pondre trois billets en deux heures, j'en aie connu et souvent en plus. Ce sont les plus belles périodes. Celles-là, elles sont super cool. J'adore dans ces moments-là tenir un blogue, c'est énergisant, c'est plein de vie, ça nourrit tout le reste.
Et il y a les autres périodes. Celles qui sont plates à mort. Celle où je me force à m'asseoir devant mon écran et où rien ne sort. Parce que je suis trop préoccupée par autre chose, parce que je n'ai pas le temps, parce que je suis trop fatiguée. Parce que même si j'écris, tout ce qui sort me semble être de la pure merde. C'est pas nécessairement vrai, c'est une impression. Mais elle est persistante. Ça peut durer une fin de semaine, ça peut durer un mois, ça peut sembler ne plus finir. Il faut alors s'accrocher.
S'accrocher peut avoir plusieurs sens. L'un d'entre eux est de diminuer la pression, de s'accorder des pauses. Ça peut aussi dire se permettre quelque fois de laisser passer un billet moins travaillé parce que l'on sait que l'on ne pourra pas l'améliorer davantage. Ça peut vouloir dire de laisser le blogue tranquille quelque jour et d'aller voir ailleurs si on y est. Mais surtout, c'est de ne pas s'inquiéter. Ne pas en faire une montagne. Aller se ressourcer. Avec des amis, des livres, des collègues, rire, échanger, pleurer un bon coup ou en prendre un, selon ce qu'on sent qu'on a besoin.
Le syndrome de la page blanche n'est pas éternel. Comme bien d'autres choses, il faut simplement savoir vivre avec. Je crois que ça fait partie de la vie de tout créateur après tout. :)
@+ Mariane
À côté de mon écran, j'ai plein d'idées de billets d'écrites. Plein je vous dis. Seulement, quand viens le temps de les écrire, je sèche. Les idées sont là, mais les coordonner, les arranger, les coucher sur le papier ne vient pas très facilement. Sur le papier... Non, sur l'écran! Ce foutu écran blanc qui me saute aux yeux. Il est tout blanc quand je commence à écrire. Il se remplit seulement ensuite de lettres, placées dans un ordre précis qui permet que vos petits cerveaux peuvent ensuite déchiffrer. On appelle ça une langue écrite. Mais je m'éloigne de mon sujet...
La page blanche. Syndrome très connu de la plupart des écrivains à ce qu'il paraît. J'en suis parfois victime, il faut le dire. Écrire un blogue reste écrire. Je ne sais plus de quelle auteure j'ai lu un commentaire récemment (Maya Angelou je crois), qui disait que lorsque que l'inspiration lui faisait défaut, elle écrivait pendant des journées de temps Les chemises de l'archiduchesse sont-elles sèches ou archi-sèches? Bon, j'ai pas trop le temps de faire ça, mais si jamais vous voyez un jour un billet de blogue où j'ai juste écrit J'aime mes chats 117 fois, ben, vous saurez de quel syndrome je suis atteinte.
Des phases de créativités intenses, d'où les billets jaillissent sous mes doigts, où les idées se mettent en place pratiquement toute seule et où je peux pondre trois billets en deux heures, j'en aie connu et souvent en plus. Ce sont les plus belles périodes. Celles-là, elles sont super cool. J'adore dans ces moments-là tenir un blogue, c'est énergisant, c'est plein de vie, ça nourrit tout le reste.
Et il y a les autres périodes. Celles qui sont plates à mort. Celle où je me force à m'asseoir devant mon écran et où rien ne sort. Parce que je suis trop préoccupée par autre chose, parce que je n'ai pas le temps, parce que je suis trop fatiguée. Parce que même si j'écris, tout ce qui sort me semble être de la pure merde. C'est pas nécessairement vrai, c'est une impression. Mais elle est persistante. Ça peut durer une fin de semaine, ça peut durer un mois, ça peut sembler ne plus finir. Il faut alors s'accrocher.
S'accrocher peut avoir plusieurs sens. L'un d'entre eux est de diminuer la pression, de s'accorder des pauses. Ça peut aussi dire se permettre quelque fois de laisser passer un billet moins travaillé parce que l'on sait que l'on ne pourra pas l'améliorer davantage. Ça peut vouloir dire de laisser le blogue tranquille quelque jour et d'aller voir ailleurs si on y est. Mais surtout, c'est de ne pas s'inquiéter. Ne pas en faire une montagne. Aller se ressourcer. Avec des amis, des livres, des collègues, rire, échanger, pleurer un bon coup ou en prendre un, selon ce qu'on sent qu'on a besoin.
Le syndrome de la page blanche n'est pas éternel. Comme bien d'autres choses, il faut simplement savoir vivre avec. Je crois que ça fait partie de la vie de tout créateur après tout. :)
@+ Mariane
mardi 25 mars 2014
Carbon Diaries de Sacy Lloyd
Carbon Diaries 2015
Sacy Lloyd Pocket jeunesse 329
pages
Laura
Brown a tout pour être une ado normale : elle a seize ans, joue dans un
groupe de musique, vibre en secret sur son voisin et tient un journal
intime. Sauf qu’en fait, rien n’est
normal pour elle. Depuis qu’une tempête
dévastatrice causée par les changements climatiques a saccagé l’Angleterre, le
gouvernement a imposé le rationnement des émissions de carbone. Adieu les bains chauds, les vacances dans le
sud en avion et les heures passées au téléphone et bonjour la marche à pied,
les coupures de courant en plein hiver et les veillées à la chandelle! Tout au long de l’année 2015, Laura nous
raconte les hauts et les bas de sa nouvelle vie à l’ère de restriction de la
consommation de carbone.
Soyons
clair dès le départ, le scénario déployé dans ce livre a tout pour faire
dresser les cheveux sur la tête de la grande majorité des occidentaux. Le portrait des effets de la restriction de
carbone sur la vie quotidienne est assez effarant. Si vous trouvez que votre voisin écolo vous
tape sur les nerfs avec ses grands discours, vous êtes très loin du
compte : comparer avec la représentante du Programme de Réhabilitation des
Délinquants du Carbone, c’est comme s’il était un gentil caniche alors qu’eux sont
confrontés à un bouledogue! On voit
immédiatement les effets et aussi, en même temps, à quel point nous sommes
gâtés. Un simple tour sur Internet
devient un luxe, faire fonctionner le frigo une nécessité dont on n’était pas
conscient avant. Les distances prennent
une autre dimension sans voiture… Mieux
que tous les discours écologistes, ce bain dans la vie d’une famille obligée de
couper dans tout pour diminuer ses émissions de carbone fait prendre conscience
des impacts que notre mode de vie a sur l’environnement. Les simples gestes du quotidien prennent très
vite une autre allure!
La
famille de Laura prend une large place dans le livre. Normal, le récit est constitué des entrées
quotidiennes dans un journal intime d’une adolescente qui n’a au fond rien de
particulier, sauf une famille de fous! Sa
sœur Kim, entre autres, Réactionnaire de la limitation de consommation de
carbone avec un R majuscule est absolument désopilante! Et les interminables disputes entre ses
parents, sa mère étant PO-SI-TI-VE avant tout (au point de taper sur les nerfs
de tout le monde, Kim la première!) et son père qui décroche complètement,
transformant le jardin en potager-poulailler-porcherie (cochon appelé Larkin
inclus!). On suit donc les mésententes
d’une famille que la vie a lentement séparée, obligée tout à coup de serrer les
coudes et de faire face à un total bouleversement de sa vie quotidienne. Pas facile.
Surtout lorsque tous doivent en même temps changer leurs vieilles
habitudes avec le lot de grincements de dents que cela comporte.
D’un
autre côté, on accorde une large place aux amitiés dans ce livre. Les réactions des ados obligés de changer
radicalement leurs habitudes se déclinent dans toutes les nuances de
l’arc-en-ciel, de l’écolo militantisme appuyant à fond les changements imposés
à la population aux petites rapines pour grappiller ici et là quelques points
de carbone sur la carte de rationnement!
Si la situation n’est pas rose, le ton général du livre est pourtant résolument branché du côté de l'humour! Humour un peu british certes. N’empêche, l’auteure réussit à nous faire rigoler des aventures de cette famille si semblable à nous, au fond, et à leurs difficultés face à la vie quotidienne. Ce livre, c’est ce qui risque de nous arriver si nous ne faisons pas attention. Avec doigté, sans jamais juger et dans un cadre extrêmement réaliste, l’auteure nous fait prendre conscience de notre chance. Et elle nous donne envie d’en profiter à fond pendant que ça dure!
Si la situation n’est pas rose, le ton général du livre est pourtant résolument branché du côté de l'humour! Humour un peu british certes. N’empêche, l’auteure réussit à nous faire rigoler des aventures de cette famille si semblable à nous, au fond, et à leurs difficultés face à la vie quotidienne. Ce livre, c’est ce qui risque de nous arriver si nous ne faisons pas attention. Avec doigté, sans jamais juger et dans un cadre extrêmement réaliste, l’auteure nous fait prendre conscience de notre chance. Et elle nous donne envie d’en profiter à fond pendant que ça dure!
Critique parue initialement dans Brins d'éternité no 34 Hiver 2013
lundi 24 mars 2014
Il faudrait que je remercie...
Salut!
Dans ma vie de lectrice, j'ai beaucoup de gens à remercier...
-Ma mère, la première à m'avoir mis un livre dans les mains, mais bon, à cet âge-là, j'ai essentiellement fait mes dents dessus... Quand même la volonté était là!
-Ma grand-mère, qui avait de me quitter beaucoup trop tôt, avait garni les tablettes de la bibliothèque que j'allais dévorer plus tard.
-Ma professeur de première année, qui m'a appris à dompter les petites bêtes noires sur la page blanche et à leur donner un sens.
-Ma professeur de cinquième et sixième année (et oui, les deux ans!), pour avoir laisser traîner des revues jeunesse qui m'ont initiée aux grands classiques de la littérature.
-Ma professeur de français de secondaire 1, pour m'avoir fait ouvrir mon premier Jules Verne.
-Ma professeur d'histoire de secondaire 2 pour m'avoir fait découvrir le vaste monde des romans historiques en-dehors du Québec.
-La dame qui surveillait les dîners à la cafétéria en secondaire 4 pour m'avoir suggéré de tenir une liste de mes livres lus.
-Mon ancienne professeur de latin devenue bibliothécaire pour m'avoir donné ce cahier en échange de ma participation à une activité de promotion de la lecture.
-Ma professeur de français de cinquième secondaire pour avoir été la première à me faire comprendre la poésie et avoir tout grand ouvert les portes de mes univers littéraires, surtout la littérature du terroir québécois.
-Mon professeur de sciences politiques au Cégep pour m'avoir pour la première fois dirigée vers les essais et surtout, pour m'avoir fait découvrir par la bande Jean-Christophe Rufin.
-Ma prof de didactique de la géographie à l'université, qui la première, m'a poussé à aller vers des livres dont je ne connaissais rien et qui m'a par l'occasion fait découvrir Robert Silverberg.
-Mon père pour sa passion contagieuse des livres de science (qui m'a poussé à en ouvrir quelques-uns)
-Un grand ami, le premier qui m'a dit: «Ah toi, tu vas tripper sur Harry Potter!», alors que je levais le nez sur cette série.
-Deux amis auteurs pour m'avoir fait découvrir la littérature d'horreur à travers leurs écritures.
-Plusieurs amis librairies pour leur passion contagieuse pour les livres, surtout la bande-dessinée.
C'est ça, la beauté des livres. On donne souvent beaucoup de soi à travers eux, en parlant de notre passion, de ce qui nous fait vibrer. On en reçoit autant des autres. Ce qui me fait une liste si longue de personne à remercier.
@+ Mariane
Dans ma vie de lectrice, j'ai beaucoup de gens à remercier...
-Ma mère, la première à m'avoir mis un livre dans les mains, mais bon, à cet âge-là, j'ai essentiellement fait mes dents dessus... Quand même la volonté était là!
-Ma grand-mère, qui avait de me quitter beaucoup trop tôt, avait garni les tablettes de la bibliothèque que j'allais dévorer plus tard.
-Ma professeur de première année, qui m'a appris à dompter les petites bêtes noires sur la page blanche et à leur donner un sens.
-Ma professeur de cinquième et sixième année (et oui, les deux ans!), pour avoir laisser traîner des revues jeunesse qui m'ont initiée aux grands classiques de la littérature.
-Ma professeur de français de secondaire 1, pour m'avoir fait ouvrir mon premier Jules Verne.
-Ma professeur d'histoire de secondaire 2 pour m'avoir fait découvrir le vaste monde des romans historiques en-dehors du Québec.
-La dame qui surveillait les dîners à la cafétéria en secondaire 4 pour m'avoir suggéré de tenir une liste de mes livres lus.
-Mon ancienne professeur de latin devenue bibliothécaire pour m'avoir donné ce cahier en échange de ma participation à une activité de promotion de la lecture.
-Ma professeur de français de cinquième secondaire pour avoir été la première à me faire comprendre la poésie et avoir tout grand ouvert les portes de mes univers littéraires, surtout la littérature du terroir québécois.
-Mon professeur de sciences politiques au Cégep pour m'avoir pour la première fois dirigée vers les essais et surtout, pour m'avoir fait découvrir par la bande Jean-Christophe Rufin.
-Ma prof de didactique de la géographie à l'université, qui la première, m'a poussé à aller vers des livres dont je ne connaissais rien et qui m'a par l'occasion fait découvrir Robert Silverberg.
-Mon père pour sa passion contagieuse des livres de science (qui m'a poussé à en ouvrir quelques-uns)
-Un grand ami, le premier qui m'a dit: «Ah toi, tu vas tripper sur Harry Potter!», alors que je levais le nez sur cette série.
-Deux amis auteurs pour m'avoir fait découvrir la littérature d'horreur à travers leurs écritures.
-Plusieurs amis librairies pour leur passion contagieuse pour les livres, surtout la bande-dessinée.
C'est ça, la beauté des livres. On donne souvent beaucoup de soi à travers eux, en parlant de notre passion, de ce qui nous fait vibrer. On en reçoit autant des autres. Ce qui me fait une liste si longue de personne à remercier.
@+ Mariane
jeudi 20 mars 2014
La quête de Chaaas: 4- La spirale de Lar Jubal de Michèle Laramboise
La quête de Chaaas tome 4 La spirale de Lar Jubal Michèle Laframboise Médiaspaul 203 pages
Résumé:
Chaaas fait escale avec son maître dans une colonie autour des restes de la planète Lapsilis, qui a eu la malchance d'être frappée par un astéroïde. Les colons ont transformé leur vaisseau en habitation capable de leur permettre de survivre en attendant que leur planète se soit reformée. Sauf que bien vite, le questeur Sirius et son assistant constate que bien des événements semble montrer que tous ces efforts sont voués à l'échec. Comment abandonner un rêve auquel on a consacré toute sa vie?
Mon avis:
Mitigé je dirais. Il y a beaucoup de forces dans le livre comme tel. L'écriture de l'auteur est très efficace, surtout dans la montée de tension qui mène à la finale, très maîtrisée elle aussi. Le problème est ailleurs: de un, il y a trop de personnages. Une bonne dizaine de noms plutôt exotiques à retenir, c'est beaucoup pour un livre de 200 pages, surtout si on ne les croise qu'aux dix pages et qu'il faut alors se souvenir parfaitement de qui ils sont pour pouvoir suivre l'intrigue, surtout leurs caractères et leurs fonctions. Je tiquais régulièrement à la lecture en me demandant: C'est qui lui déjà? Ceci dit, tous les personnages sont bien décrits et aucun ne sert de «poteau» pour meubler le décor. Ils ont tous leur importance dans l'intrigue. Idem pour l'aspect science qui est vraiment un point fort de cette série. Tout est basé sur différentes théories, en autre celles de la gravité qui est pleinement exploité dans chacun des tomes. La qualité des descriptions de l'auteure pour montrer cette réalité nous permet de «voir» le tout. Ok, à certains moments, elle en met un peu trop, on se perd un tantinet, mais juste un peu trop, rien pour gâcher la compréhension. Point fort aussi de cette série, l'univers des Chhhatyls, qui malgré les mondes différents, les coutumes différentes, garde sa cohérence en tout temps. J'ai un peu eu l'impression au début d'une succession d'événements un peu trop bien placés (et manquant un peu trop de cohérence entre eux pour que ça coule bien) pour mettre notre héros sur la piste, mais ça se corrige et ensuite, on est pris dans l'intrigue.
En fait, c'est l'effet série qui cloche. Cette partie, et c'est récurrent, est moins maîtrisée. On est plus proche de la série télévisuelle où chaque épisode nous plonge dans un univers différent que dans une série de livres où des liens doivent exister entre les différents tomes. Chaque fois, on nous plonge dans un monde totalement différent, sans lien réels avec les autres exceptés Sirius et Chaaas. Ok, c'est normal dans un sens, le questeur Sirius est sensé enquêter aux quatre coins de l'Empire, mais cette absence de liens entre les tomes, surtout que l'on reprend, en quelque sorte, l'histoire à zéro à chaque tome finit par être exigeant pour le lecteur. Chaque tome est à la fois indépendant en lui-même, mais bâti comme s'il faisait parti d'un tout... sans avoir les liens pour le rattacher au reste. Ce qui fait que l'on du mal à s'attacher vraiment aux personnages et donc à l'univers. Ça nous laisse un peu froid malgré l'excellence de l'écriture et la qualité de l'univers. Point à noter, sur la couverture, on voit pour la première fois l'apparence des Chhhatyls. Étant donné que ce sont des plantes, je m'attendais à ce qu'ils soient un peu moins humanoïdes... Bon, c'est vrai que malgré tout, on avait peu de références physiques pour se construire une image, excepté les sempiternelles réflexions de Chaaas à cause de sa chevelure trop courte!
Ma note: 3.25/5
Je remercie l'éditeur pour ce service de presse.
Résumé:
Chaaas fait escale avec son maître dans une colonie autour des restes de la planète Lapsilis, qui a eu la malchance d'être frappée par un astéroïde. Les colons ont transformé leur vaisseau en habitation capable de leur permettre de survivre en attendant que leur planète se soit reformée. Sauf que bien vite, le questeur Sirius et son assistant constate que bien des événements semble montrer que tous ces efforts sont voués à l'échec. Comment abandonner un rêve auquel on a consacré toute sa vie?
Mon avis:
Mitigé je dirais. Il y a beaucoup de forces dans le livre comme tel. L'écriture de l'auteur est très efficace, surtout dans la montée de tension qui mène à la finale, très maîtrisée elle aussi. Le problème est ailleurs: de un, il y a trop de personnages. Une bonne dizaine de noms plutôt exotiques à retenir, c'est beaucoup pour un livre de 200 pages, surtout si on ne les croise qu'aux dix pages et qu'il faut alors se souvenir parfaitement de qui ils sont pour pouvoir suivre l'intrigue, surtout leurs caractères et leurs fonctions. Je tiquais régulièrement à la lecture en me demandant: C'est qui lui déjà? Ceci dit, tous les personnages sont bien décrits et aucun ne sert de «poteau» pour meubler le décor. Ils ont tous leur importance dans l'intrigue. Idem pour l'aspect science qui est vraiment un point fort de cette série. Tout est basé sur différentes théories, en autre celles de la gravité qui est pleinement exploité dans chacun des tomes. La qualité des descriptions de l'auteure pour montrer cette réalité nous permet de «voir» le tout. Ok, à certains moments, elle en met un peu trop, on se perd un tantinet, mais juste un peu trop, rien pour gâcher la compréhension. Point fort aussi de cette série, l'univers des Chhhatyls, qui malgré les mondes différents, les coutumes différentes, garde sa cohérence en tout temps. J'ai un peu eu l'impression au début d'une succession d'événements un peu trop bien placés (et manquant un peu trop de cohérence entre eux pour que ça coule bien) pour mettre notre héros sur la piste, mais ça se corrige et ensuite, on est pris dans l'intrigue.
En fait, c'est l'effet série qui cloche. Cette partie, et c'est récurrent, est moins maîtrisée. On est plus proche de la série télévisuelle où chaque épisode nous plonge dans un univers différent que dans une série de livres où des liens doivent exister entre les différents tomes. Chaque fois, on nous plonge dans un monde totalement différent, sans lien réels avec les autres exceptés Sirius et Chaaas. Ok, c'est normal dans un sens, le questeur Sirius est sensé enquêter aux quatre coins de l'Empire, mais cette absence de liens entre les tomes, surtout que l'on reprend, en quelque sorte, l'histoire à zéro à chaque tome finit par être exigeant pour le lecteur. Chaque tome est à la fois indépendant en lui-même, mais bâti comme s'il faisait parti d'un tout... sans avoir les liens pour le rattacher au reste. Ce qui fait que l'on du mal à s'attacher vraiment aux personnages et donc à l'univers. Ça nous laisse un peu froid malgré l'excellence de l'écriture et la qualité de l'univers. Point à noter, sur la couverture, on voit pour la première fois l'apparence des Chhhatyls. Étant donné que ce sont des plantes, je m'attendais à ce qu'ils soient un peu moins humanoïdes... Bon, c'est vrai que malgré tout, on avait peu de références physiques pour se construire une image, excepté les sempiternelles réflexions de Chaaas à cause de sa chevelure trop courte!
Ma note: 3.25/5
Je remercie l'éditeur pour ce service de presse.
mercredi 19 mars 2014
Après la PAL et la LAL...
Salut!
Il y a longtemps, je fréquentais assidûment le Club des rats de biblio-net, un forum pour les amoureux de lecture. J'y aie appris deux néologismes du web qui me sont fort utiles depuis: la PAL et la LAL.
À la base, j'ai tenu une LAL. Liste À Lire, soit tous les livres que je souhaite lire. Je la tiens depuis le début de mes études universitaires environ, ce qui fait une bonne douzaine d'années. Elle a beaucoup évolué depuis, enfin, surtout allongé! Elle tient dans un cahier spirale, à raison d'un titre et d'un auteur par ligne. J'y note au hasard les romans, les essais, les bandes dessinées, au fur et à mesure qu'ils s'ajoutent. C'est un document que je tiens à la main et que je recopie au propre une fois par année (ça se remplit vite de ratures ce truc-là!). Livre que j'ai, que je peux trouver à la bibliothèque, audio, numérique, alouette! C'est la mémoire papier de mes aventures littéraires à venir.
La PAL est la Pile À Lire, soit les livres que j'ai, à la maison et qui sont à lire. En bon écureuil collectionneur de livres, ma PAL fait pas loin de 350 livres de haut, malgré tous mes efforts pour qu'elle descende un peu de temps à autre. Tous les livres de ma PAL figurent dans ma LAL, ce qui contribuent d'ailleurs beaucoup à l'allonger. Quoi, si j'ai ces livres, c'est que je veux les lire non? :P Cette liste-là, je la tiens en version informatique, moins long à compter: si j'ajoute un livre, le chiffre à la fin changera, même chose si j'en enlève un! Cette liste est plus récente. Et comme c'est un fichier que j'ajuste en continu, je ne prends que rarement le temps de le vérifier à fond. C'est plus utilitaire qu'autre chose. C'est grâce à lui que je sais où en sont mes tendances d'écureuil des livres.
Comme une PAL numérique prend pas mal moins de place qu'une PAL en papier, j'ai aussi fait une petite liste à part pour mes livres numériques. Ceux-là aussi sont confondus dans ma LAL, mais bon, j'ai fait une différence dans mes PAL! Le numérique est quand même récent dans ma vie, alors j'ai décidé de le mettre à part. D'autant plus que je pense que je capoterais s'il fallait que je mêle les deux: en une virée internet, je peux télécharger une dizaine de livres numériques. L'écureuil de PAL deviendrait fou à l'idée de voir grossir sa PAL aussi vite d'un coup!
Et voilà que je me suis rendue compte depuis quelques mois que j'ai maintenant une nouvelle liste, sans même que j'en prenne la résolution réelle et raisonnée: la LLA. La Liste de Livres à Acheter. Je suis depuis fort longtemps sensible au fait que les auteurs touchent un petit pourcentage de leurs ventes de livres et j'essaie toujours de les encourager autant que possible. Bon, j'ai un budget à respecter, comme pas mal tout le monde, n'empêche, j'essaie d'encourager le plus possible les auteurs que j'aime. Sauf que là, certains publient plus vite que leur ombre... Alors, je note. Sans m'en rendre compte, j'ai commencé une nouvelle liste. Celle-là, je ne l'inscrirai jamais sur mon blogue, c'est sûr. Elle figure dans mon panier sur leslibraires.ca. Y figure toute une série de livre que je voudrais acheter. Souvent des suites de livres que j'ai commencé. Bon, comme j'aime beaucoup la BD, c'est surtout ces livres-là qui y figurent, comme un petit rappel que de bonnes lectures m'attendent par là... Tranquillement, je les achète, complète mes séries, souvent au fruit d'un débat entre ma conscience et mon envie (l'envie gagne plus souvent, la conscience est pas bien lourde face à des livres!). Je les achète en librairie seulement, même si je suis très heureuse du volet internet des librairies, j'aime encore mieux aller encourager les gens que je connais. Et comme je passe de toutes façons mon temps dans les librairies, ce n'est pas trop dur d'en trouver une qui a le livre que je souhaite avoir!
Encore une liste... Non, je n'ai pas encore lu L'art des listes de Dominque Loreau. Je devrais peut-être m'y mettre...
@+ Mariane
Il y a longtemps, je fréquentais assidûment le Club des rats de biblio-net, un forum pour les amoureux de lecture. J'y aie appris deux néologismes du web qui me sont fort utiles depuis: la PAL et la LAL.
À la base, j'ai tenu une LAL. Liste À Lire, soit tous les livres que je souhaite lire. Je la tiens depuis le début de mes études universitaires environ, ce qui fait une bonne douzaine d'années. Elle a beaucoup évolué depuis, enfin, surtout allongé! Elle tient dans un cahier spirale, à raison d'un titre et d'un auteur par ligne. J'y note au hasard les romans, les essais, les bandes dessinées, au fur et à mesure qu'ils s'ajoutent. C'est un document que je tiens à la main et que je recopie au propre une fois par année (ça se remplit vite de ratures ce truc-là!). Livre que j'ai, que je peux trouver à la bibliothèque, audio, numérique, alouette! C'est la mémoire papier de mes aventures littéraires à venir.
La PAL est la Pile À Lire, soit les livres que j'ai, à la maison et qui sont à lire. En bon écureuil collectionneur de livres, ma PAL fait pas loin de 350 livres de haut, malgré tous mes efforts pour qu'elle descende un peu de temps à autre. Tous les livres de ma PAL figurent dans ma LAL, ce qui contribuent d'ailleurs beaucoup à l'allonger. Quoi, si j'ai ces livres, c'est que je veux les lire non? :P Cette liste-là, je la tiens en version informatique, moins long à compter: si j'ajoute un livre, le chiffre à la fin changera, même chose si j'en enlève un! Cette liste est plus récente. Et comme c'est un fichier que j'ajuste en continu, je ne prends que rarement le temps de le vérifier à fond. C'est plus utilitaire qu'autre chose. C'est grâce à lui que je sais où en sont mes tendances d'écureuil des livres.
Comme une PAL numérique prend pas mal moins de place qu'une PAL en papier, j'ai aussi fait une petite liste à part pour mes livres numériques. Ceux-là aussi sont confondus dans ma LAL, mais bon, j'ai fait une différence dans mes PAL! Le numérique est quand même récent dans ma vie, alors j'ai décidé de le mettre à part. D'autant plus que je pense que je capoterais s'il fallait que je mêle les deux: en une virée internet, je peux télécharger une dizaine de livres numériques. L'écureuil de PAL deviendrait fou à l'idée de voir grossir sa PAL aussi vite d'un coup!
Et voilà que je me suis rendue compte depuis quelques mois que j'ai maintenant une nouvelle liste, sans même que j'en prenne la résolution réelle et raisonnée: la LLA. La Liste de Livres à Acheter. Je suis depuis fort longtemps sensible au fait que les auteurs touchent un petit pourcentage de leurs ventes de livres et j'essaie toujours de les encourager autant que possible. Bon, j'ai un budget à respecter, comme pas mal tout le monde, n'empêche, j'essaie d'encourager le plus possible les auteurs que j'aime. Sauf que là, certains publient plus vite que leur ombre... Alors, je note. Sans m'en rendre compte, j'ai commencé une nouvelle liste. Celle-là, je ne l'inscrirai jamais sur mon blogue, c'est sûr. Elle figure dans mon panier sur leslibraires.ca. Y figure toute une série de livre que je voudrais acheter. Souvent des suites de livres que j'ai commencé. Bon, comme j'aime beaucoup la BD, c'est surtout ces livres-là qui y figurent, comme un petit rappel que de bonnes lectures m'attendent par là... Tranquillement, je les achète, complète mes séries, souvent au fruit d'un débat entre ma conscience et mon envie (l'envie gagne plus souvent, la conscience est pas bien lourde face à des livres!). Je les achète en librairie seulement, même si je suis très heureuse du volet internet des librairies, j'aime encore mieux aller encourager les gens que je connais. Et comme je passe de toutes façons mon temps dans les librairies, ce n'est pas trop dur d'en trouver une qui a le livre que je souhaite avoir!
Encore une liste... Non, je n'ai pas encore lu L'art des listes de Dominque Loreau. Je devrais peut-être m'y mettre...
@+ Mariane
mardi 18 mars 2014
La reine Margot de Michèle Laframboise
La reine Margot Michèle Laframboise Vents d'ouest 300 pages
Résumé:
Marguerite-Anouk Morand a 14 ans et vit au Centre Baptiste. Surnommée la reine Margot à cause de sa passion pour la lecture, elle vit pourtant en sursis: elle est atteinte de leucémie. Sauf que cette jeune férue de romans policiers comprend bientôt que l'enquête pourrait bien sortir de ses livres. Un ange de la mort, qui s'arroge le droit de mettre fin aux jours des patients gravement malade, frappe tout près d'elle. Même avec son éternel poteau de sérum qu'elle traîne partout, même avec ses forces réduites à cause des traitements de chimiothérapie, la reine Margot, comme l'héroïne de Dumas, va faire face. Car des vies innocentes sont en jeu. Gravement malades certes, mais toujours bien vivantes!
Mon avis:
J'ai été agréablement surprise par ce petit polar pour ados. L'intrigue y est diablement bien menée. Moi qui habituellement n'accroche que peu aux intrigues policières, cette fois, j'avais vraiment envie de lire la suite! Pas tant pour savoir qui était le meurtrier que parce que j'étais prise dans le récit. Cette petite Margot, atteinte du cancer, mais battante malgré tout, est terriblement attachante. On la suit dans les corridors de l'hôpital. Le spectre de la mort plane sur elle, mais elle reste dans le présent, dans le positif. Ce n'est pas du tout triste. Elle est courageuse et ça se sent. On comprend bien l'univers hospitalier à travers elle et à travers le personnage de son médecin, la Dr Magloire. On se sent à l'hôpital avec elles deux. Avec toute la faune colorée, les habitudes des membres du personnel , des malades et de l'équipe d'entretien que cela suppose. Je ne peux pas dire que l'on sentait vraiment la tension due à la présence du meurtrier, ce death angel qui s'arroge le droit d'abréger les souffrances des patients gravement malade, mais tout de même, cet élément était là. On suit Margot à travers son journal, de date en date. Elle qui tente de garder le plus d'autonomie possible, malgré son corps si faible. Même si ce n'est pas la partie à laquelle j'ai le plus adhéré, l'intrigue policière proprement dite est bien menée. J'ai été très surprise de connaître l'identité du meurtrier, c'était glissé très subtilement dans l'histoire. Pour l'âge, c'est clairement de la littérature pour ados, mais bien faite, bien menée, du genre qui ne prend pas les jeunes pour des idiots. On y aborde beaucoup de sujets par la bande, le financement des hôpitaux, les gestionnaires qui se prennent pour des roitelets et les médecins qui ne sont pas mieux que le reste de la population. Belles thématiques! Par contre, j'ai relevé plusieurs erreurs dans le texte, des répétitions d'expressions, des petites incohérences. Rien qui aurait résisté à une bonne révision, mais hélas, ce n'est pas le cas. Dommage, parce que pour le reste, le livre est de bonne qualité.
Ma note: 4.5/5
Je remercie l'éditeur pour ce service de presse.
Résumé:
Marguerite-Anouk Morand a 14 ans et vit au Centre Baptiste. Surnommée la reine Margot à cause de sa passion pour la lecture, elle vit pourtant en sursis: elle est atteinte de leucémie. Sauf que cette jeune férue de romans policiers comprend bientôt que l'enquête pourrait bien sortir de ses livres. Un ange de la mort, qui s'arroge le droit de mettre fin aux jours des patients gravement malade, frappe tout près d'elle. Même avec son éternel poteau de sérum qu'elle traîne partout, même avec ses forces réduites à cause des traitements de chimiothérapie, la reine Margot, comme l'héroïne de Dumas, va faire face. Car des vies innocentes sont en jeu. Gravement malades certes, mais toujours bien vivantes!
Mon avis:
J'ai été agréablement surprise par ce petit polar pour ados. L'intrigue y est diablement bien menée. Moi qui habituellement n'accroche que peu aux intrigues policières, cette fois, j'avais vraiment envie de lire la suite! Pas tant pour savoir qui était le meurtrier que parce que j'étais prise dans le récit. Cette petite Margot, atteinte du cancer, mais battante malgré tout, est terriblement attachante. On la suit dans les corridors de l'hôpital. Le spectre de la mort plane sur elle, mais elle reste dans le présent, dans le positif. Ce n'est pas du tout triste. Elle est courageuse et ça se sent. On comprend bien l'univers hospitalier à travers elle et à travers le personnage de son médecin, la Dr Magloire. On se sent à l'hôpital avec elles deux. Avec toute la faune colorée, les habitudes des membres du personnel , des malades et de l'équipe d'entretien que cela suppose. Je ne peux pas dire que l'on sentait vraiment la tension due à la présence du meurtrier, ce death angel qui s'arroge le droit d'abréger les souffrances des patients gravement malade, mais tout de même, cet élément était là. On suit Margot à travers son journal, de date en date. Elle qui tente de garder le plus d'autonomie possible, malgré son corps si faible. Même si ce n'est pas la partie à laquelle j'ai le plus adhéré, l'intrigue policière proprement dite est bien menée. J'ai été très surprise de connaître l'identité du meurtrier, c'était glissé très subtilement dans l'histoire. Pour l'âge, c'est clairement de la littérature pour ados, mais bien faite, bien menée, du genre qui ne prend pas les jeunes pour des idiots. On y aborde beaucoup de sujets par la bande, le financement des hôpitaux, les gestionnaires qui se prennent pour des roitelets et les médecins qui ne sont pas mieux que le reste de la population. Belles thématiques! Par contre, j'ai relevé plusieurs erreurs dans le texte, des répétitions d'expressions, des petites incohérences. Rien qui aurait résisté à une bonne révision, mais hélas, ce n'est pas le cas. Dommage, parce que pour le reste, le livre est de bonne qualité.
Ma note: 4.5/5
Je remercie l'éditeur pour ce service de presse.
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