Nouveaux contes du chat gris Jean-Pierre Davidts Boréal Junior Boréal 129 pages
Résumé:
Balthazar vit toujours auprès de son jeune maître Nicolas et comme toujours, il a une histoire à lui raconter à chaque fois que survient un des grands chagrins de sa jeune vie.
Mon avis:
Encore mieux que le premier tome! Les contes ici rassemblés m'ont semblé encore plus savoureux que ceux du premier tome, l'art de raconter encore plus achevé. C'est toujours Balthazar qui raconte, évidemment, mais le contexte est mieux défini: il raconte toujours des histoires datant de l'époque avant l'arrivée des hommes, quand tous les animaux vivaient en harmonie et que tous étaient végétariens (y compris le roi Léon, le lion). Et des histoires à cette époque, il s'en passait, foi de Balthazar! Toutes les histoires sont en lien avec ce que vit son jeune maître Nicolas et explique les réalités de la vie pour celui-ci. Le petit hic que j'avais avec le premier tome a été corrigé: les chapitres correspondent maintenant pleinement aux histoires, ce qui me semble plus logique. Par contre, un détail important: ce livre me semble aussi bien fait pour être lu qu'être raconté à voix haute. Doux souvenirs de mon primaire avec une prof à la voix d'or... J'ajouterais que ces contes sont intemporels, donc, ils sont aussi actuels qu'à l'époque de leur parution.
Ma note: 4.75/5
jeudi 31 octobre 2013
mercredi 30 octobre 2013
Résolution d'achats
Salut!
En changeant de boulot, je m'étais fait une promesse à moi-même. Appeler ça une résolution de déménagement. Ou de changement d'emploi. Ou de mi-année, c'est comme vous voulez. Je me fixerais un budget d'achats de livres par mois et je m'y tiendrais. Bon, quelqu'un a déjà dit que les résolutions étaient faites pour être brisées non? Ouais. C'est ça...
Jusqu'à maintenant, je n'ai guère respecté mes propres règles. J'ai beaucoup trop de tentations. Et j'y constamment soumise! Quoi, je passe ma vie à visiter des librairies! Les plus belles, les mieux garnies et les meilleurs librairies du Québec! Et je peux vous le dire, les talents pour mettre les livres en valeur, donner le goût de tourner la première page et découvrir un nouvel univers sont nombreux. Autant que le talent des éditeurs de donner envie de dévorer leurs livres rien qu'en regardant la couverture, sans même jeter un coup d'oeil à la quatrième de couverture. D'autres que moi pourront résister à l'envie en fuyant les librairies. J'y suis contrainte (oh! horreur!) par obligation professionnelle. Je rigole! J'adore ça! Mais avouez que ce n'est guère bon pour respecter mes résolutions!
Bon, disons-le tout net, les comptes en banque de pas mal de monde risque de s'arrondir quelque peu grâce à moi. Moi qui avait l'habitude des services de presse, j'ai recommencé à acheter. Ça oblige à plus de discernement dans ses achats, mais ça n'empêche pas les achats impulsifs. Certes non! Au contraire, on dirait que ça y pousse encore plus (aux achats impulsifs je veux dire). On découvre tout à coup qu'un auteur qu'on connaît vient de faire paraître un nouveau livre. Oups! On veut la suite d'une série que l'on suit assidûment. Re-oups! On se laisse tenter par une quatrième de couverture attrayante. Re-re-oups! Comme si je n'avais pas déjà assez de livres à lire!
Ok, je suis honnête: certaines filles vont se consoler de leur peine en magasinant frénétiquement les derniers escarpins à la mode ou en regarnissant leurs garde-robes déjà pleines de vêtements neufs. Moi, j'achète des livres. Avouez que quand même, un bouquin neuf coûte moins cher que des jeans griffés... ;)
@+ Mariane
En changeant de boulot, je m'étais fait une promesse à moi-même. Appeler ça une résolution de déménagement. Ou de changement d'emploi. Ou de mi-année, c'est comme vous voulez. Je me fixerais un budget d'achats de livres par mois et je m'y tiendrais. Bon, quelqu'un a déjà dit que les résolutions étaient faites pour être brisées non? Ouais. C'est ça...
Jusqu'à maintenant, je n'ai guère respecté mes propres règles. J'ai beaucoup trop de tentations. Et j'y constamment soumise! Quoi, je passe ma vie à visiter des librairies! Les plus belles, les mieux garnies et les meilleurs librairies du Québec! Et je peux vous le dire, les talents pour mettre les livres en valeur, donner le goût de tourner la première page et découvrir un nouvel univers sont nombreux. Autant que le talent des éditeurs de donner envie de dévorer leurs livres rien qu'en regardant la couverture, sans même jeter un coup d'oeil à la quatrième de couverture. D'autres que moi pourront résister à l'envie en fuyant les librairies. J'y suis contrainte (oh! horreur!) par obligation professionnelle. Je rigole! J'adore ça! Mais avouez que ce n'est guère bon pour respecter mes résolutions!
Bon, disons-le tout net, les comptes en banque de pas mal de monde risque de s'arrondir quelque peu grâce à moi. Moi qui avait l'habitude des services de presse, j'ai recommencé à acheter. Ça oblige à plus de discernement dans ses achats, mais ça n'empêche pas les achats impulsifs. Certes non! Au contraire, on dirait que ça y pousse encore plus (aux achats impulsifs je veux dire). On découvre tout à coup qu'un auteur qu'on connaît vient de faire paraître un nouveau livre. Oups! On veut la suite d'une série que l'on suit assidûment. Re-oups! On se laisse tenter par une quatrième de couverture attrayante. Re-re-oups! Comme si je n'avais pas déjà assez de livres à lire!
Ok, je suis honnête: certaines filles vont se consoler de leur peine en magasinant frénétiquement les derniers escarpins à la mode ou en regarnissant leurs garde-robes déjà pleines de vêtements neufs. Moi, j'achète des livres. Avouez que quand même, un bouquin neuf coûte moins cher que des jeans griffés... ;)
@+ Mariane
mardi 29 octobre 2013
Chronoreg de Daniel Sernine
Chronoreg Daniel Sernine Alire 387 pages Lu en numérique
Résumé:
Dans un Québec du futur, indépendant et en guerre contre le Canada pour la possession des ressources en hydro-électricité du Labrador, Denis Blackburn est un officier du Contrex, le contre-espionnage du nouveau pays. Il part au Mexique avant de tenter de sauver la vie (du moins, de ramener la dépouille) de celui qu'il a aimé sans retour, Sébastien. C'est là qu'il fait pour la première fois la découverte d'une nouvelle drogue, le Chronoreg. Ses effets? Remonter le temps, revivre un moment du passé. Sauf que le cerveau de Blackburn a déjà été soumis à bien des expériences chimiques. Sur lui, le Chronoreg aura un effet encore plus puissant, celui de réellement remonter le temps. Blackburn garde cette information pour lui, alors qu'entre les puissances, la tension monte et qu'une offensive destinée à mettre fin à la guerre se prépare. Une offensive sur lequel se jouera le sort d'une nouvelle guerre mondiale.
Mon avis:
J'aime ce genre de science-fiction qui nous amène dans un futur proche qui pourrait être le nôtre, où on peut reconnaître notre monde. Mais où, en même temps, on comprend que ce n'est pas notre monde, du moins, pas encore. Un avenir proche, suffisant pour qu'il soit différent, mais pas trop loin. Dans cette dystopie qui se comprend au fur et à mesure que l'on progresse dans le texte, l'auteur nous fait découvrir un Québec indépendant, en guerre avec les autorités de ce qu'il reste du Canada pour la propriété des ressources énergétiques du bassin de la Churchill au Labrador. Pour qui connaît le moindrement le dossier, c'est littéralement de la politique-fiction. Certes, le livre est truffé de technologies plus ou moins futuristes, mais surtout, c'est la manière dont elles sont présentés, sans effort de les faire découvrir, simplement intégrées dans le texte selon le déroulement de l'histoire, qui m'a particulièrement plu. Le fait aussi que ce récit de science-fiction se passe ici au Québec, dans notre univers m'a plu également, même si l'essentiel du récit se passe dans le Grand Nord québécois, lieu des combats. Le personnage principal, Blackburn, est présenté avec une remarquable sobriété. On le suit tout au long du récit, mais on aura jamais une description physique claire de lui, ce qui laisse une large place au lecteur pour se le représenter tel qu'il le souhaite. Par contre, étant donné que l'on est sans cesse dans sa tête, on comprend bien sa psychologie et ses réactions. On le suit littéralement dans le moindre de ses actes, la moindre de ses réactions, ce qui nous le rend très proche. Le fait que Blackburn soit homosexuel (ou bisexuel?) dans ce livre m'a aussi paru comme un point fort. J'ai rarement lu de livres présentant celle-ci comme étant naturelle, saine et belle comme dans celui-ci. La peur de l'amour de Blackburn se comprend quand on voit l'ampleur des amours brisés qu'il a connu. Amoureux de Sébastien, il n'en sera pas payé de retour. Amoureux de Jac Marin, il n'aimera qu'un égoïste qui ne lui offrira pas grand-chose en échange. Amoureux de Jodi, il craint de connaître à nouveau les mêmes déceptions. Néanmoins, la grande innovation de ce livre, c'est d'avoir su utilisé les drogues d'une façon intelligente, innovante. La première, celle qui laisse sa trace tout au long du livre, est bien évidemment le chronoreg, cette drogue permettant de remonter dans le temps et revivre un moment de sa vie. Le cerveau de Blackburn, surutilisé par ses fonctions au Contrex et l'usage de drogues permettant la télépathie, de marijuana et d'autres substances encore, réagira en lui permettant de remonter physiquement dans le temps, un don rare, dont il usera pour résoudre la sérieuse crise internationale qui pointe aux portes. Ce qui n'en fera pas pour autant un James Bond ou un super-héros, juste un homme intelligent qui, à force de refaire la même journée, apprendra de ses erreurs et pourra orienter sa ligne du temps dans une toute autre direction. Un roman intelligent, bien écrit, bien raconté, de la science-fiction dans ce qu'elle a de mieux à offrir. Et cerise sur le sundae, ça a été écrit par un auteur d'ici!
Ma note: 4.75/5
Je remercie les Éditions Alire et plus particulièrement Louise pour ce service de presse numérique.
Résumé:
Dans un Québec du futur, indépendant et en guerre contre le Canada pour la possession des ressources en hydro-électricité du Labrador, Denis Blackburn est un officier du Contrex, le contre-espionnage du nouveau pays. Il part au Mexique avant de tenter de sauver la vie (du moins, de ramener la dépouille) de celui qu'il a aimé sans retour, Sébastien. C'est là qu'il fait pour la première fois la découverte d'une nouvelle drogue, le Chronoreg. Ses effets? Remonter le temps, revivre un moment du passé. Sauf que le cerveau de Blackburn a déjà été soumis à bien des expériences chimiques. Sur lui, le Chronoreg aura un effet encore plus puissant, celui de réellement remonter le temps. Blackburn garde cette information pour lui, alors qu'entre les puissances, la tension monte et qu'une offensive destinée à mettre fin à la guerre se prépare. Une offensive sur lequel se jouera le sort d'une nouvelle guerre mondiale.
Mon avis:
J'aime ce genre de science-fiction qui nous amène dans un futur proche qui pourrait être le nôtre, où on peut reconnaître notre monde. Mais où, en même temps, on comprend que ce n'est pas notre monde, du moins, pas encore. Un avenir proche, suffisant pour qu'il soit différent, mais pas trop loin. Dans cette dystopie qui se comprend au fur et à mesure que l'on progresse dans le texte, l'auteur nous fait découvrir un Québec indépendant, en guerre avec les autorités de ce qu'il reste du Canada pour la propriété des ressources énergétiques du bassin de la Churchill au Labrador. Pour qui connaît le moindrement le dossier, c'est littéralement de la politique-fiction. Certes, le livre est truffé de technologies plus ou moins futuristes, mais surtout, c'est la manière dont elles sont présentés, sans effort de les faire découvrir, simplement intégrées dans le texte selon le déroulement de l'histoire, qui m'a particulièrement plu. Le fait aussi que ce récit de science-fiction se passe ici au Québec, dans notre univers m'a plu également, même si l'essentiel du récit se passe dans le Grand Nord québécois, lieu des combats. Le personnage principal, Blackburn, est présenté avec une remarquable sobriété. On le suit tout au long du récit, mais on aura jamais une description physique claire de lui, ce qui laisse une large place au lecteur pour se le représenter tel qu'il le souhaite. Par contre, étant donné que l'on est sans cesse dans sa tête, on comprend bien sa psychologie et ses réactions. On le suit littéralement dans le moindre de ses actes, la moindre de ses réactions, ce qui nous le rend très proche. Le fait que Blackburn soit homosexuel (ou bisexuel?) dans ce livre m'a aussi paru comme un point fort. J'ai rarement lu de livres présentant celle-ci comme étant naturelle, saine et belle comme dans celui-ci. La peur de l'amour de Blackburn se comprend quand on voit l'ampleur des amours brisés qu'il a connu. Amoureux de Sébastien, il n'en sera pas payé de retour. Amoureux de Jac Marin, il n'aimera qu'un égoïste qui ne lui offrira pas grand-chose en échange. Amoureux de Jodi, il craint de connaître à nouveau les mêmes déceptions. Néanmoins, la grande innovation de ce livre, c'est d'avoir su utilisé les drogues d'une façon intelligente, innovante. La première, celle qui laisse sa trace tout au long du livre, est bien évidemment le chronoreg, cette drogue permettant de remonter dans le temps et revivre un moment de sa vie. Le cerveau de Blackburn, surutilisé par ses fonctions au Contrex et l'usage de drogues permettant la télépathie, de marijuana et d'autres substances encore, réagira en lui permettant de remonter physiquement dans le temps, un don rare, dont il usera pour résoudre la sérieuse crise internationale qui pointe aux portes. Ce qui n'en fera pas pour autant un James Bond ou un super-héros, juste un homme intelligent qui, à force de refaire la même journée, apprendra de ses erreurs et pourra orienter sa ligne du temps dans une toute autre direction. Un roman intelligent, bien écrit, bien raconté, de la science-fiction dans ce qu'elle a de mieux à offrir. Et cerise sur le sundae, ça a été écrit par un auteur d'ici!
Ma note: 4.75/5
Je remercie les Éditions Alire et plus particulièrement Louise pour ce service de presse numérique.
lundi 28 octobre 2013
Clic! Clac! font les aiguilles!
Salut!
Rassurez-vous si les seringues et la couture vous font peur à cause des aiguilles, je ne parlerais pas ici de trucs médicaux, ni de fils, ni de machine à coudre. Il s'agit d'une toute autre sorte d'aiguilles qui me prennent une bonne partie de mon temps depuis quelques semaines. On parle aussi parfois de broches. Bon, disons-le clairement: ces temps-ci, je tricote.
Quoi donc? Une couverture. Je me suis lancée ça comme défi. Je tricote donc, régulièrement, à tous les jours. Ce qui me prend du temps. Du temps. C'est sans doute la seule chose que l'on ne peut acheter ou vendre. Le temps file et on doit en prendre pour faire des choses que l'on aime. Ces temps-ci, je préfère en prendre pour tricoter au lieu de lire. Entendons-nous, je ne suis pas en train de faire une pause de la lecture et aucun de mes livres en cours n'est ennuyeux, bien au contraire. Simplement, j'ai le goût de faire autre chose que de lire.
Ça arrive. Des fois, on est plus attiré par d'autres activités que la lecture. On a besoin, sans couper avec les livres, de faire autre chose. Simplement. Ça pourrait être la télévision, le cinéma, le sport, moi c'est le tricot. Pour l'instant, ça peut changer. On a moins d'énergie mentale pour lire, on a moins envie de se plonger dans un livre, même s'ils sont excellents. On ne s'éloigne pas vraiment complètement d'eux, mais on leur consacre moins de temps, voilà tout.
Donc, le rythme de mes lectures est au ralenti pour l'instant. Soyons honnête, par contre, j'ai plein de critiques à mettre, donc, ça va me permettre de retrouver le rythme. Et puis, rien ne me tient vraiment éloignée des livres très longtemps. Même pas l'envie de mêler mailles à l'envers et mailles à l'endroit!
@+ Mariane
Rassurez-vous si les seringues et la couture vous font peur à cause des aiguilles, je ne parlerais pas ici de trucs médicaux, ni de fils, ni de machine à coudre. Il s'agit d'une toute autre sorte d'aiguilles qui me prennent une bonne partie de mon temps depuis quelques semaines. On parle aussi parfois de broches. Bon, disons-le clairement: ces temps-ci, je tricote.
Quoi donc? Une couverture. Je me suis lancée ça comme défi. Je tricote donc, régulièrement, à tous les jours. Ce qui me prend du temps. Du temps. C'est sans doute la seule chose que l'on ne peut acheter ou vendre. Le temps file et on doit en prendre pour faire des choses que l'on aime. Ces temps-ci, je préfère en prendre pour tricoter au lieu de lire. Entendons-nous, je ne suis pas en train de faire une pause de la lecture et aucun de mes livres en cours n'est ennuyeux, bien au contraire. Simplement, j'ai le goût de faire autre chose que de lire.
Ça arrive. Des fois, on est plus attiré par d'autres activités que la lecture. On a besoin, sans couper avec les livres, de faire autre chose. Simplement. Ça pourrait être la télévision, le cinéma, le sport, moi c'est le tricot. Pour l'instant, ça peut changer. On a moins d'énergie mentale pour lire, on a moins envie de se plonger dans un livre, même s'ils sont excellents. On ne s'éloigne pas vraiment complètement d'eux, mais on leur consacre moins de temps, voilà tout.
Donc, le rythme de mes lectures est au ralenti pour l'instant. Soyons honnête, par contre, j'ai plein de critiques à mettre, donc, ça va me permettre de retrouver le rythme. Et puis, rien ne me tient vraiment éloignée des livres très longtemps. Même pas l'envie de mêler mailles à l'envers et mailles à l'endroit!
@+ Mariane
vendredi 25 octobre 2013
Merci Grand-Maman!
Salut!
C'est peut-être bizarre au fond de décerner ce billet à une personne que j'ai à peine connue. Ma grand-mère maternelle est morte quand j'avais à peine deux ans et demie. Je ne garde d'elle que quelques images, floues, celles que l'on garde de sa petite enfance, mais réelles, elles le sont. Des proches m'ont affirmé que ces événements ce sont bien passé. Ma grand-mère, je ne la connais que trop peu. Ma mère m'a beaucoup parlé d'elle. Elle était une femme de son époque: peu instruite, mariée à vingt ans, mère d'une famille nombreuse quand même. Mais instruite, grâce à la radio. Radio-Canada lui a ouvert les portes du monde. Amoureuse de musique classique, de jazz. Atteinte d'une myopie qui lui a rendu la vie difficile. Morte trop tôt par contre, avant que j'ai le temps de vraiment la connaître. Cependant, cette personne, sortie si si tôt de ma vie, a laissé derrière elle un héritage formidable: des livres.
Frérot et moi étions les numéro 11 et 12 de sa douzaine de petits enfants et il y avait quelques années de différences avec les autres. Les besoins n'étaient pas les mêmes, c'est certain. C'était alors la belle époque des ventes de livres par correspondance, royaume des Grolier et cie qui vous offrait le premier livre gratuit à l'abonnement. Ma grand-mère nous avait ainsi déniché plusieurs excellentes séries jeunesse. Quand elle est morte, elle avait eu le temps de garnir les tablettes de la bibliothèque familiale. Je n'allais pas tarder à m'en faire un régal. Tous ces livres, ces albums, j'allais me les farcir dès que j'ai su déchiffrer les petits caractères noirs alignés sur les pages.
Je n'ai pas connu ma grand-mère, mais elle m'a fait un très beau cadeau en me laissant ces livres en héritage. Mine de rien, les grands-parents ont leur rôle à jouer dans l'apprentissage et l'amour de la lecture à leurs petits-enfants. Tout simplement parce qu'ils ont quelque chose dont bien souvent les parents manquent: le temps. Le temps de s'asseoir avec un livre et de raconter une histoire. Le temps de choisir soigneusement celui-ci. Le temps de parler de livres. Le temps de lire eux-mêmes et ce faisant de montrer l'exemple. Le temps de parler des livres qu'ils ont aimé. Le temps aussi de choisir et d'offrir des livres. Les parents d'aujourd'hui sont tellement débordés, ils font de leur mieux, c'est sûr, mais l'aide des grands-parents, ces aides si précieux, est inestimable. Je le vois avec mon père et mon neveu. Les liens entre les grands-parents et les petits-enfants sont si précieux, pourquoi ne pas en profiter pour transmettre la passion de la lecture?
Des premiers livres cartonnés offert à la naissance aux premières histoires racontées avant d'aller au lit, des livres qu'on offre aux anniversaires, à Noël ou tout simplement pour faire plaisir, des Salons du livre qu'on va visiter ou au final, des livres que l'on lit en commun, la relation entre les grands-parents, les petits-enfants et les livres peut tellement apporter à l'un comme à l'autre. C'est l'une des petites merveilles de cette partie de notre vie. Et je suis tellement heureuse de voir un petit garçon de quatre ans et demie en profiter à fond.
@+ Mariane
C'est peut-être bizarre au fond de décerner ce billet à une personne que j'ai à peine connue. Ma grand-mère maternelle est morte quand j'avais à peine deux ans et demie. Je ne garde d'elle que quelques images, floues, celles que l'on garde de sa petite enfance, mais réelles, elles le sont. Des proches m'ont affirmé que ces événements ce sont bien passé. Ma grand-mère, je ne la connais que trop peu. Ma mère m'a beaucoup parlé d'elle. Elle était une femme de son époque: peu instruite, mariée à vingt ans, mère d'une famille nombreuse quand même. Mais instruite, grâce à la radio. Radio-Canada lui a ouvert les portes du monde. Amoureuse de musique classique, de jazz. Atteinte d'une myopie qui lui a rendu la vie difficile. Morte trop tôt par contre, avant que j'ai le temps de vraiment la connaître. Cependant, cette personne, sortie si si tôt de ma vie, a laissé derrière elle un héritage formidable: des livres.
Frérot et moi étions les numéro 11 et 12 de sa douzaine de petits enfants et il y avait quelques années de différences avec les autres. Les besoins n'étaient pas les mêmes, c'est certain. C'était alors la belle époque des ventes de livres par correspondance, royaume des Grolier et cie qui vous offrait le premier livre gratuit à l'abonnement. Ma grand-mère nous avait ainsi déniché plusieurs excellentes séries jeunesse. Quand elle est morte, elle avait eu le temps de garnir les tablettes de la bibliothèque familiale. Je n'allais pas tarder à m'en faire un régal. Tous ces livres, ces albums, j'allais me les farcir dès que j'ai su déchiffrer les petits caractères noirs alignés sur les pages.
Je n'ai pas connu ma grand-mère, mais elle m'a fait un très beau cadeau en me laissant ces livres en héritage. Mine de rien, les grands-parents ont leur rôle à jouer dans l'apprentissage et l'amour de la lecture à leurs petits-enfants. Tout simplement parce qu'ils ont quelque chose dont bien souvent les parents manquent: le temps. Le temps de s'asseoir avec un livre et de raconter une histoire. Le temps de choisir soigneusement celui-ci. Le temps de parler de livres. Le temps de lire eux-mêmes et ce faisant de montrer l'exemple. Le temps de parler des livres qu'ils ont aimé. Le temps aussi de choisir et d'offrir des livres. Les parents d'aujourd'hui sont tellement débordés, ils font de leur mieux, c'est sûr, mais l'aide des grands-parents, ces aides si précieux, est inestimable. Je le vois avec mon père et mon neveu. Les liens entre les grands-parents et les petits-enfants sont si précieux, pourquoi ne pas en profiter pour transmettre la passion de la lecture?
Des premiers livres cartonnés offert à la naissance aux premières histoires racontées avant d'aller au lit, des livres qu'on offre aux anniversaires, à Noël ou tout simplement pour faire plaisir, des Salons du livre qu'on va visiter ou au final, des livres que l'on lit en commun, la relation entre les grands-parents, les petits-enfants et les livres peut tellement apporter à l'un comme à l'autre. C'est l'une des petites merveilles de cette partie de notre vie. Et je suis tellement heureuse de voir un petit garçon de quatre ans et demie en profiter à fond.
@+ Mariane
mercredi 23 octobre 2013
Je lui foutrais des baffes!
Salut!
L'autre jour, je croise une libraire auquel j'avais recommandé un livre, un des multiples dérivés de Fifty Shades of vous-savez-quoi. À peine arrivée, elle dépose le livre sur la table (je crois qu'un peu plus et elle l'aurait lancé) en me déclarant.
-Pas capable, je voulais tuer la fille à la page trente!
-Genre, la page où tu as laissé ton signet?
-Genre!
S'en aie suivi une petite discussion entre filles sur l'invraisemblance de tant de soumission chronique chez les héroïnes de fiction qui surfe sur la vague du-vraiment-pas-sulfureux succès d'E.L. James. Non, mais soyons sérieux(ses): combien y-a-t-il de filles qui aiment vraiment se faire attacher et battre ou encore être totalement soumises à un homme? Combien, vraiment dans la vraie vie et non dans les livres? Sans doute pas tant que ça. Juste assez pour enchanter certaines personnes et en dégoûter d'autres!
Comme chaque genre dans le fond. On finira toujours, dans notre vie de lecteur par vouloir foutre des baffes à un personnage ou deux dans notre vie de lecteur. Personnellement, j'ai déjà avoué avoir profondément détesté un personnage au point de vouloir l'envoyer manger les pissenlits par la racine. Un ou deux autres auraient mérité un bon arm bar (luxation du coude en jiu jitsu brésilien. Désolé Gen, fallait bien j'explique pour le reste de la planète!). Et sincèrement, un bon coup de pied au cul aurait fait du bien à quelques dizaines d'entre eux!
Je déteste certains genres de personnages. Ceux qui sont du genre à prendre des décisions irréfléchies, de se mettre dans un royal pétrin sans prendre gare au minimum ou encore les personnages qui s'entêtent dans leurs idées, même quand ils deviennent conscient qu'ils ont tort. C'est le genre de personnages que dans la vie, je trouve insuportable, alors autant dire que dans les livres, ils me dérangent autant.
Chacun a son type de personnage fétiche sur le derrière duquel il aimerait imprimer la marque de son pied. Je crois que ça varie selon les personnalités, les phases de la vie et aussi, jusqu'à un certain point sur notre seuil de tolérance. Certains riront de ce qui fait fulminer d'autres personnes. Certains seront indifférents devant ce qui fait rager d'autres. Dans tous les cas, si un personnage vous donne des envies de violence, lancer le livre sur une table. De un, ça ne l'abîmera pas trop, de deux, ça vous soulagera les nerfs!
@+ Mariane
L'autre jour, je croise une libraire auquel j'avais recommandé un livre, un des multiples dérivés de Fifty Shades of vous-savez-quoi. À peine arrivée, elle dépose le livre sur la table (je crois qu'un peu plus et elle l'aurait lancé) en me déclarant.
-Pas capable, je voulais tuer la fille à la page trente!
-Genre, la page où tu as laissé ton signet?
-Genre!
S'en aie suivi une petite discussion entre filles sur l'invraisemblance de tant de soumission chronique chez les héroïnes de fiction qui surfe sur la vague du-vraiment-pas-sulfureux succès d'E.L. James. Non, mais soyons sérieux(ses): combien y-a-t-il de filles qui aiment vraiment se faire attacher et battre ou encore être totalement soumises à un homme? Combien, vraiment dans la vraie vie et non dans les livres? Sans doute pas tant que ça. Juste assez pour enchanter certaines personnes et en dégoûter d'autres!
Comme chaque genre dans le fond. On finira toujours, dans notre vie de lecteur par vouloir foutre des baffes à un personnage ou deux dans notre vie de lecteur. Personnellement, j'ai déjà avoué avoir profondément détesté un personnage au point de vouloir l'envoyer manger les pissenlits par la racine. Un ou deux autres auraient mérité un bon arm bar (luxation du coude en jiu jitsu brésilien. Désolé Gen, fallait bien j'explique pour le reste de la planète!). Et sincèrement, un bon coup de pied au cul aurait fait du bien à quelques dizaines d'entre eux!
Je déteste certains genres de personnages. Ceux qui sont du genre à prendre des décisions irréfléchies, de se mettre dans un royal pétrin sans prendre gare au minimum ou encore les personnages qui s'entêtent dans leurs idées, même quand ils deviennent conscient qu'ils ont tort. C'est le genre de personnages que dans la vie, je trouve insuportable, alors autant dire que dans les livres, ils me dérangent autant.
Chacun a son type de personnage fétiche sur le derrière duquel il aimerait imprimer la marque de son pied. Je crois que ça varie selon les personnalités, les phases de la vie et aussi, jusqu'à un certain point sur notre seuil de tolérance. Certains riront de ce qui fait fulminer d'autres personnes. Certains seront indifférents devant ce qui fait rager d'autres. Dans tous les cas, si un personnage vous donne des envies de violence, lancer le livre sur une table. De un, ça ne l'abîmera pas trop, de deux, ça vous soulagera les nerfs!
@+ Mariane
mardi 22 octobre 2013
Pinkerton de François Samson-Dunlop et Alexandre Fontaine Rousseau
Pinkerton François Samson-Dunlop et Alexandre Fontaine Rousseau La mauvaise tête 172 pages
Résumé:
Deux amis, récemment célibataires, tentent de trouver la source de leurs déboires amoureux dans leur consommation compulsive de musique rock des années 90 et plus particulièrement dans celle de l'album Pinkerton du groupe The Weezer.
Mon avis:
On est dans la trentaine, dans les amours déçus, mais aussi dans la sur-psychologisation des problèmes amoureux, l'analyse psychanalytique maladive de l'influence des chansons ayant bercé l'adolescence et dans la sur-verbalisation de celle-ci. Bref, on blablate trop et avec trop de termes grandiloquents de peines d'amour et de musique rock. Mais que c'est drôle! Les deux personnages, sans noms, traversent leurs déboires en argumentant à coup de concepts de psycho-pop sur tel ou tel titre de l'album Pinkerton et sur l'influence générale de la musique sur leur conception de l'amour et des relations de couple. Les dessins sont minimalistes et joliment caricaturés, mais j'ai beaucoup aimé l'effet très travaillé de trois cases où le simple dessin des changements dans les dessins des yeux rendaient avec morgue l'ironie des situations malheureuses. La culture musicale des deux protagonistes est extraordinaire, mais limité à une époque et à un genre musical. Ça donne envie d'écouter toute cette musique, mais ça doit sûrement faire perdre quelques gags à ceux moins familiers de cette vague musicale en-dehors des gros tubes radiophoniques. J'avoue que je fais parti de cette catégorie. C'est le désavantage de connaître à fond un sujet: on perd quelques personnes en route. Heureusement qu'il y a YouTube! Une très bonne BD par deux jeunes auteurs talentueux, autant dans le dessin que dans le scénario, incluant des dialogues savoureux!
Ma note: 4.25/5
Résumé:
Deux amis, récemment célibataires, tentent de trouver la source de leurs déboires amoureux dans leur consommation compulsive de musique rock des années 90 et plus particulièrement dans celle de l'album Pinkerton du groupe The Weezer.
Mon avis:
On est dans la trentaine, dans les amours déçus, mais aussi dans la sur-psychologisation des problèmes amoureux, l'analyse psychanalytique maladive de l'influence des chansons ayant bercé l'adolescence et dans la sur-verbalisation de celle-ci. Bref, on blablate trop et avec trop de termes grandiloquents de peines d'amour et de musique rock. Mais que c'est drôle! Les deux personnages, sans noms, traversent leurs déboires en argumentant à coup de concepts de psycho-pop sur tel ou tel titre de l'album Pinkerton et sur l'influence générale de la musique sur leur conception de l'amour et des relations de couple. Les dessins sont minimalistes et joliment caricaturés, mais j'ai beaucoup aimé l'effet très travaillé de trois cases où le simple dessin des changements dans les dessins des yeux rendaient avec morgue l'ironie des situations malheureuses. La culture musicale des deux protagonistes est extraordinaire, mais limité à une époque et à un genre musical. Ça donne envie d'écouter toute cette musique, mais ça doit sûrement faire perdre quelques gags à ceux moins familiers de cette vague musicale en-dehors des gros tubes radiophoniques. J'avoue que je fais parti de cette catégorie. C'est le désavantage de connaître à fond un sujet: on perd quelques personnes en route. Heureusement qu'il y a YouTube! Une très bonne BD par deux jeunes auteurs talentueux, autant dans le dessin que dans le scénario, incluant des dialogues savoureux!
Ma note: 4.25/5
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