lundi 7 mars 2011

Miam, c'est vert! de Valérie Videau

Miam, c'est vert!  Valérie Videau  Auzou 12 pages avec rabats






Résumé:
Une série de photo qui sont en fait des montages faits à base de... légumes!

Critique:
Un livre de photo présentant des monstres terrorisants, fait de brocolis, d'artichauts, de haricots ou même d'asperge!  Les montages sont très élaborés et les photos retouchées de manière brillantes pour donner la parfaite impression que ce sont bel et bien des monstres que l'on a devant nous et non des légumes.  De plus, un rabat permet aux enfants de voir le légume au naturel à côté de l'image.  Absolument adorable!  Une bonne façon de faire voir les légumes autrement à ses enfants.

samedi 5 mars 2011

Les grandes surfaces et les librairies

Salut!

Il m'est arrivé trois fois en une semaine de servir des clients et de me faire dire des compliments parce que je connaissais et le livre recherché et l'histoire racontée dedans.  À chaque fois, j'ai répondu, hé, c'est mon métier!  Et oui, être libraire, c'est un métier.  On apprend malheureusement pas mal tous sur le tas, mais bon, c'est ainsi.  Ce qui ne veut pas dire que ceux qui durent dans le métier ne sont pas compétent pour autant.  Être un bon libraire, ce n'est pas juste connaître les best-sellers, c'est aussi connaître les recueils de poésie, de nouvelles, les livres pour apprendre à aller sur le pot, les albums pour les enfants du divorce ou de famille reconstitués, pour soigner ses hormones féminines ou faire en sorte de faire durer son couple, d'atteindre le bonheur, ou de le trouver dans la simplicité, les listes ou en bourse, de connaître les beaux-livres sur les préraphaélites et les surréalistes, l'obscur roman de l'auteur de la ville ou celui qui fait des vagues... aux États-Unis mais-qui-va-en-faire-ici-bientôt!, la dernière BD issue d'un blogue ou le manga qui vient de sortir et est archi-attendu, le classique de la litttérature post-moderne suédoise et l'autre française et archi-connue, mais est-ce sa seule oeuvre marquante madame?, le documentaire sur les phoques du Groenland et sur les moustiques en plus d'un autre sur les Indiens d'Amazonie dont le nom de la tribu est imprononçable comme celui du volcan islandais de l'an dernier, un guide de voyage pour le Tadjikistan, comment vous n'en avez pas en magasin?  Est-ce que j'en oublie?  Oui, les neuf dixième!

Les gens semblent parfois surpris que j'en connaisse autant et que je réussisse à me souvenir d'autant de titres, d'auteurs, de série et autre.  Ils semblent oublier que je passe mes journées là-dedans.  Ça les épate.  Et ensuite, quand vient le temps d'acheter un autre livre, ils font un petit détour par chez Costco, Zellers ou Wall-Mart.  Silence.  Ils y vont souvent parce que le livre est moins cher là, des fois parce qu'en magasinant, ils voient un titre qui les intéresse et le mettent dans le panier.  Ils passent à la caisse et rentrent lire.  La plupart du temps, ces livres-là sont de gros vendeurs, c'est la grande raison pour laquelle les livres sont là.  Les grandes surfaces ne sont pas intéressés à tenir un livre dont ils vont vendre une copie par mois ou encore du documentaire jeunesse à moins de les solder à très petits prix.  N'essayer pas de chercher un livre précis ou encore de l'aide dans ces endroits-là: vous ne payez pas cher, mais pas de service par contre.  Et oublier de pouvoir commander un livre absent des tablettes ou un livre publié il y a deux ans: il n'y est pas, alors aller vous faire voir! 

Je ne suis pas une puriste, qu'il y ait des livres chez Zellers ne me dérange pas trop.  Qu'il y soit soldé me dérange beaucoup, mais qu'y puis-je.  Non, ce qui me dérange c'est de voir les livres étalés pêle-mêle sur une table comme des barres de savon.  Et de savoir que bien des enfants ont cette vision des livres: celle d'un simple objet de consommation.  Entendons-nous encore une fois, je ne suis pas une puriste et je ne vois pas les livres comme des objets miraculeux, mais la plupart des révolutions et des grands changements de société sont venus de gens qui ont pris la peine de réfléchir et de mettre leur pensée par écrit, ce qui a permis de faire bouger des choses.  La plupart des livres qui se retrouvent sur les tablettes des librairies ne sont pas de cette veine, mais il y en a qui le sont et ces livres-là ne se retrouvent pas chez Wall-Mart.  On vend les autres, on vend du prêt-à-lire et on évite surtout d'avoir le prêt-à-réfléchir.  Les essais, la poésie et la philosophie, les classiques ne sont pas sur les tables pêle-mêle.  Ils n'y sont tout simplement pas.  Alors, on habitue, les enfants, les gens, à ce que les livres soient des objets de consommation comme les autres, qui ne valent pas la peine d'être acheté s'ils ne sont pas en spécial, sans la longue histoire du livre qui a toujours été de voir dans cet objet un outil de transmission de connaissance et de réflexion, même et bien souvent grâce à la fiction.  Un bon roman peut faire réfléchir autant qu'un essai pointu s'il est bien écrit.  Mais encore faut-il être capable de le voir comme tel.  De le voir comme quelque chose de plus qu'un objet prêt-à-jeter-après-lecture.  De le voir comme quelque chose qui peut mener à plus loin.

Le boulot d'un libraire, c'est en partie ça.  D'aller voir plus loin que les best-sellers et de voir les autres livres et de leur donner une chance, si petite soit-elle, de percer.  Les médias laissent la portion congrue au livre, alors d'avoir un endroit dédié au livre comme les librairies est précieux, à la fois pour la pensée et pour la littérature.  Et surtout d'avoir des gens dédié à la promotion du livre, de tous les livres sans distinction les uns des autres.

@+ Prospéryne

vendredi 4 mars 2011

Nemi: 3- Miss Terreur de Lise Myhre

Nemi: 3- Miss Terreur  Lise Myhre  Milady Graphics   Milady





Résumé:
Nemi est une gothique au visage plus blanc que blanc, archi-fan du Seigneur des anneaux et au caractère bien trempé, méchante on pourrait même dire!  On la suit dans ses aventures sentimentales ou amicales en compagnie de ses copines, où la réplique finit toujours par faire mouche!

Critique:
Nemi est une suite de strips, pas vraiment besoin de lire les deux premiers tomes pour comprendre celui-ci, d'ailleurs, tant mieux parce que je ne l'ai pas fait!  Nemi est un superbe personnage, gothique, elle ne porte que du noir, a le teint blanc (littéralement!) et ne fait pas dans la dentelle.  On pourrait lui reprocher d'être méchante si elle n'avait le don de faire ressortir avec cynisme le ridicule dans chaque des situations dans lequel elle se retrouve.  D'ailleurs, elle en prend elle aussi pour son rhume à bien des occasions, avec sa compulsion au Seigneur des Anneaux, à la musique trash et à la volonté très affichée de faire différent du sens commun.  On rit d'elle autant que l'on rit grâce à elle!  Dans ce tome-ci, on s'intéresse surtout aux différentes fêtes durant l'année (Halloween, Pâques, Noël, etc)... à la façon Nemi!  Rien pour ne pas se tordre de rire.  Elle réinvente aussi à bien des occasions les contes pour enfants à sa façon, peste contre la géographie et les goûts musicaux des clients de la boutique de disques où elle travaille, refait l'éducation des enfants qu'elle garde (comment des parents font-ils pour lui confier leurs enfants!) bref, elle ne fait pas dans la dentelle et on adore.  J'ai aussi beaucoup aimé les notes de l'auteure à différente occasion qui éclaire certains strips (originalement, les strips paraissent dans une revue, ils sont ici regroupés dans un album).  On sent que le tout a été publié il y a quelques années (Nemi s'attache à son siège de cinéma pour voir au moins 8 fois le deuxième volet du Seigneur des anneaux!), certaines strips nous arrachent seulement un sourire et non un rire, mais à part ça, une très bonne BD.  Dégusté par petites doses, c'est même une excellente BD.

Ma note: 4/5

jeudi 3 mars 2011

La philosophie dans le boudoir du Marquis de Sade

La philosophie dans le boudoir  D.A.F. de Sade  Gallimard  Folio 287 pages





Résumé:
Mme de Saint-Ange a invité chez elle Eugénie de Mistival, une jeune fille de 15 ans afin de l'initier au libertinage et à l'immoralité.  Avec l'aide de Dolmancé, homme débauché et pervers, de son frère et quelques fois du jardinier fort bien pourvu par la nature, elle fera l'éducation de la jeune fille au crime, à la cruauté et au vice.

Critique:
Le Marquis de Sade est un classique, même si de son temps, il a été fortement décrié, avec raison.  Euh, si j'ai du mal à avaler certains trucs dont il parle, que devaient penser les gens qui lisaient ça en pleine Révolution française!  Pour être parfaitement honnête, j'ai sauté certains passages, les longs monologues de Dolmancé faisant l'apologie du crime, de la sodomie, de l'horreur de la religion et surtout le pamphlet en plein milieu du livre qui devait être d'actualité à l'époque, mais pas aujourd'hui ont failli me faire décrocher.  Certains passages m'ont fait frémir d'horreur et de dégoût.  Je dois avouer que ce livre m'a convaincue que le sado-masochisme n'était pas pour moi!  Par contre, c'est intéressant de le livre parce qu'on y explique la philosophie du Marquis de Sade, comment il voyait le crime, la liberté, la sexualité.  Pas un traité aride à lire, mais pas loin par moment.  Évidemment, il y a de nombreuses scènes de sexualité explicite à l'intérieur (on en attend pas moins du Marquis de Sade!), mais j'ai trouvé la façon de les décrire étrange: on dit ce que font les personnages, on entend ce qu'ils disent, mais on ne sait rien des sensations qu'ils éprouvent.  Tout passe par le dialogue qui fait la totalité du livre.  Un peu comme si on lisait le texte d'une pièce de théâtre.  Heu, peu de chance que ça se rende au théâtre une pièce pareille!  Les scènes finales sont dures à lire et franchement repoussantes.  Mais pour le reste, le livre est un classique à lire qui en vaut la peine.  Ne serait-ce que pour découvrir le Marquis de Sade.

Ma note: 3.75/5

mercredi 2 mars 2011

Résolutions 2011: Bilan 1

Bon, bon, bon, où j'en suis dans mes résolutions pour 2011?  Après deux mois, il serait peut-être temps de faire un premier bilan non?

1- Lire au moins un Jules Verne dans l'année
Euh, non, pas encore fait!

2- Terminer Le comte de Monte Cristo d'Alexandre Dumas
Ça non plus!

3- Lire au moins un livre des auteurs suivants que j'ai le goût de découvrir depuis un moment sans jamais en prendre le temps: Margaret Atwood, Jane Austen et Dany Laferrière.
Oups, lui non plus!

4- Lire plus de BD
Je me suis lâchée lousse là-dessus!  Au fait, je crois bien que c'est sur ce point que j'en aie à la fois le plus fait et avec le plus d'enthousiasme!  J'ai lu 4 BDs et un manga.  Bon, j'en suis maintenant à diversifier mes lectures pour ne pas lire que des BD de chez Dupuis!  Je suis en train de faire ça en zieutant les nouveautés a la librairie et finalement, je crois que je vais trouver mon bonheur...  En tout cas, c'est bien commencé avec Nemi!  Décidément, cette résolution-là était excellente.

5- Lire au moins 5 essais dans mon année. 
J'en aie quelques-uns chez moi, mais disons que je n'ai pas la tête à ça pour l'instant.  À moins d'y faire entrer les livres de psychologie, mais ça, ce serait vraiment pas loyal, j'avais dit des essais moi!

6- Maintenir ma PAL à son niveau actuel
Augmentation d'à peine 5 livres, pas si mal, pas si mal!  Je garde le rythme!  J'ai déjà fait bien pire que ça!


Je trouve que je suis pas trop mal engagée.  Va juste falloir lire autre chose que des BDs maintenant!


@+ Prospéryne

mardi 1 mars 2011

Date officielle pour Fablehaven 4

Pour ceux qui comme moi sont impatients...

 Il sort la semaine prochaine!!!!!!!

Moi aussi, je suis impatiente...

@+ Prospéryne

Noirceur et autres couleurs de Mireille Gagné

Noirceur et autres couleurs  Mireille Gagné  Collection Bungee  Trampoline  97 pages





Résumé:
Ceci est un recueil de nouvelles ayant comme lien commun de parler de couleurs.

Critique:
Disons-le tout de suite, je ne m'attendais pas à tomber sur un tel petit bijou.  Les nouvelles de ce recueil sont plutôt égales entre elles et elles forment un tout qui sans être parfait, est remarquablement équilibré.  L'auteure a visiblement travaillé ses textes parce qu'ils sont très bien écrits, pas de mots de trop.  Il y a par contre beaucoup de métaphores qui peuvent faire perdre du sens au texte, mais en temps que tel, celui-ci est magnifique et les métaphores, si on les accepte comme telles, servent les histoires auxquelles elles sont liées.  À déguster lentement et en savourant les nouvelles

Ma note: 4.5/5

Je remercie les éditions Trampoline et plus particulièrement l'éditeur Pierre Landry pour ce service de presse.