dimanche 27 mai 2012

Lire les mots ou plonger dans l'histoire

Salut!

Il y a une constatation que j'ai fait depuis longtemps: un bon auteur me fait oublier que je lis des mots.  Je ne dis pas que celui avec qui je ne suis pas capable de décrocher du texte n'est pas un bon auteur, mais il lui manque ce deuxième degré, cette facilité d'expression qui font que je peux tourner des pages et des pages, inconsciente du texte qui défile sous mes yeux.  Quand je suis trop sensible aux tournures de phrase maladroites, aux mots qui ne «fitent» pas avec le reste de la phrase, à la grammaire douteuse, je ne suis pas autant plongée dans l'histoire. 

Certains auteurs et pas tous, possèdent ce don de tellement bien savoir écrire que quand on plonge dans leurs écrits, on oublie que l'on lit.  Ce ne sont pas tous les auteurs qui sont capables d'atteindre ce niveau.  Beaucoup d'auteurs ne le peuvent pas.  Par contre, ils peuvent être de fameux raconteurs d'histoires par contre.  On peut lire une excellente histoire sous leur plume tout en étant conscient que l'on lit.  Dans ma tête, je classe Stephenie Meyer dans cette catégorie.  C'est pas super côté texte, mais on est quand même emporté par l'histoire.  Et même l'usage immodéré du mot marmoréen (qui n'a pas cherché dans le dictionnaire ce que ça veut dire???) n'a pas réussit à me gâcher mon plaisir.

Je ne fais ici aucun reproche à tous les écrivains de la catégorie #2: vos histoires et vos mots m'enchantent, mais pas de la même façon.  Le plaisir n'est pas le même.  C'est un peu comme manger des huîtres et une délicieuse pizza.  Les huîtres, il faut savoir les apprécier, la pizza quand à elle est une gâterie dont on ne se passerait pas, mais quand on a apprit aimer les huîtres, on retourne à ce plaisir avec joie.

@+ Prospéryne

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire