lundi 28 novembre 2011

3Q POC: Qui lire?

Salut!

Bonne question: Qui lire?  Y-a-t'il des auteurs que l'on devrait préférer?  Des auteurs d'ici, des auteurs d'ailleurs, les gros noms, les inconnus, des auteurs à éviter?  Qui doit-on lire?  

La plupart d'entre vous le savent déjà, je suis partisane de la diversité et je n'aime pas bouder mon plaisir.  Mais de là dire que tous les auteurs sont à lire, non, pas du tout.  On a le droit de placer quelques auteurs sur notre liste noire, quel que soit leur renommé ou leur succès.  Pour moi, c'est Anne Robillard, désolé, pas capable.  Il y a aussi des auteurs que je choisis librement de ne pas lire, comme Patrick Senécal ou Stephen King, parce que leur travail d'auteur m'empêcherait de dormir pendant des semaines.  Et je tiens à mes nuits de sommeil!  D'autres sont mes chouchoux, à lire absolument dès la parution d'une de leurs nouveautés, Jean-Christophe Rufin en tête!

Y-a-t'il vraiment des incontournables, des à lire absolument?  Oui, mais ils ne seront pas les mêmes pour vous  que pour moi ou le premier gars que je vais croiser en sortant de chez moi.  Chacun a ses priorités et non, ce n'est pas essentiel d'avoir lu le dernier auteur à la mode si pour nous, cet auteur n'a pas la moindre importance.  Le mainstream, les trucs que tout le monde aime, pas vraiment pour moi.  Il y a maintenant 7 milliards de personne dans le monde, donc 7 milliards de façon de voir le monde et 7 milliards de lecteurs potentiels.  Et vous voudriez qu'une telle multitude ait des incontournables communs?  Merde, on ne réussit bien souvent pas tous à s'entendre sur des sujets pas mal plus important que ça!

Alors qui?  Je crois que si on est vraiment honnête, un certain corpus d'auteurs finit par ressortir du lot.  De par notre culture, notre histoire personnelle, nos goûts, un certain nombre d'auteurs finissent par se démarquer pour un nombre suffisamment significatif de personne pour que l'on puisse dire que ces oeuvres sont des classiques à découvrir.  Des classiques, pas des incontournables.  Leurs oeuvres ont passé l'épreuve du temps et même si elles ont été écrites dans un contexte totalement différent, elles font résonner en nous une fibre.  Elles ne sont pas obligatoires à lire, mais on finit par être intriguées par elles, car leurs auteurs ont eu une influence importance sur le monde, sur notre civilisation, notre culture, qu'elle soit élitiste ou populaire.  Ce n'est pas obligatoire de lire Shakespeare, mais en même temps, pratiquement personne qui vit dans la civilisation occidentale n'a pas été touché d'une manière ou d'une autre par ses écrits.  Et c'est là que l'on commence à se poser des questions et que l'on plonge vers cet auteur. 

De même, attendre qu'un auteur soit connu avant de le lire est une erreur monumentale.  On peut faire des découvertes fameuses en lisant des livres d'auteurs inconnus, simplement en lisant leurs ouvrages en ayant aucune attente.  Ce ne sont pas tous les nouveaux auteurs qui sont bons, loin de là, mais on se fait souvent notre propre opinion en les lisant.  On est pas influencé par personne, alors les lecteurs qui font le saut sont à mes yeux de meilleurs lecteurs, parce qu'ils osent.  Choisir de sortir de ses pantoufles littéraires est à mon sens une preuve de bon goût, plus en tout cas que de toujours vouloir lire la même chose en retournant toujours vers les mêmes auteurs. 

Car il y a là un réel danger: les pantoufles littéraires.  Lire toujours la même personne comme on irait tous les ans en vacances au même endroit nous coupe de la découverte, de l'exploration.  Revenir à des valeurs sûres est sécurisant, mais pas excitant.  C'est parfois nécessaire, quand on est mêlé, quand on perd le goût de lire, de revenir vers quelque chose de familier tout en étant nouveau.  Un équilibre est nécessaire dans ce domaine comme dans toutes choses.

On peut faire des suggestions, ouvrir des directions, exprimer des préférences, mais qui on lit est un choix profondément personnel.  Je crois que ne serait-ce que par solidarité, on peut favoriser les auteurs de notre coin de pays, mais pour le reste, libre à chacun de lire qui il veut, quand il le veut et où il le veut!

@+ Prospéryne

7 commentaires:

  1. Je suis bien d'accord. Moi par exemple (bon c'est un aveu) je n'aime pas du tout Balzac et Flaubert. J'ai du mal avec une partie des "classiques" français mais j'adore Dickens (oui je sais ce n'est pas logique). Bref, je suis d'accord, chacun à ses incontournables et points noirs, mais ils sont tous différents. Une jolie diversité en somme non?

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  2. Comme tu as raison. Avec le temps, je me suis confinée à quelques auteurs seulement. Comme excuse, je vais dire que j'ai plus années derrière moi que j'en ai devant, alors mon temps commence à être compté pour ne pas le perdre à essayer de lire ce qui ne me tente pas d'emblée.
    Tu devrais envoyer ce billet à quelques journalistes aussi qui se contentent de toujours parler des mêmes auteurs dans leur papier! Ça c'est quand ils en parlent.

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  3. @Perséphone, les classiques ne sont pas toujours faciles à lire, alors c'est normal d'en avoir qu'un aime plus. Jamais essayé aucun des trois cité, peut-être que je te rejoindrai dans tes avis, qui sait?

    @ClaudeL, c'est normal d'avoir ses préférences, c'est la fermeture d'esprit que je ne suis pas capable, moi j'aime telle chose et je n'essaie rien d'autre. Ça, non. Pour le reste, ben moi aussi j'ai des chouchoux, c'est normal et très sain d'en avoir! ;)

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  4. Tu as raison c'est très bien l'ouverture d'esprit. Ce n'est pas une question de difficulté de lecture, je lis les classiques anglais en anglais et j'ai fait des études littéraires, c'est juste que Balzac et Flaubert je n'aime pas. Par contre Zola j'aime énormément ;)

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  5. @Perséphone, tu vois, pas d'atomes crochus avec ces auteurs-là, tout simplement, mais au moins, tu les as essayé. Pour l'ouverture d'esprit, mon père disait souvent qu'un esprit c'est comme un parachute, c'est plus utile quand il est ouvert. ;)

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  6. C'est si juste...
    J'adore découvrir des auteurs dont on ne parle pas beaucoup, il y a comme une fierté de découvrir une petite perle. On a l' impression d'être le premier.
    Je me laisse plus facilement tenté en bibliothèque par contre, finance oblige, sur la quantité de livre publié on tombe quand même plus facilement sur des navets que sur des perles !

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  7. @Hélène, quand on emprunte un livre en bibliothèque, il a de un, été acheté une première fois dans une librairie, de deux, l'auteur reçoit (du moins au Québec) une rétribution, certes moindre, mais réelle parce que son livre est présent en bibliothèque et de trois, ça lui permet de rejoindre un public de lecteurs qu'il n'aurait pas rejoint en librairie. Donc, aucun scrupule à aller en bibliothèque si ça te permet d'élargir le cercle des auteurs que tu lis! ;)

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