Salut!
Il me semble que certains clichés ont la vie dure. En général, tant au cinéma qu'à la télévision, le lecteur moyen est un nerd qui a la tête dans les livres et peu de vie sociale. C'est même souvent un asocial. Pourquoi donc? Fouillez-moi! Je ne sais d'où l'on tire cette image du lecteur isolé, coupé de ses pairs, perdus dans son univers de papiers et d'images. Certes, la lecture est une activité avant tout solitaire, mais reste que le cliché du lecteur perdu dans les livres me semble bien plus une invention de la fiction que la réalité.
Le livre, c'est une excellente façon de connecter avec les autres. Excellente je dis bien! Je ne compte plus le nombre de blogues, de forum, de sites internet que l'on consacre à la lecture. Connecter à partir de la lecture, c'est tellement facile! On a dès le départ un point commun, un racoin de notre personne qui est orienté dans la même direction. D'autant plus que les fans de livres sont faciles à identifier: chercher autour d'eux le truc rectangulaire en papier. Vous êtes à peu près sûr de trouver un fan!
La lecture, c'est un lien. Certes, si vous n'avez pas lu les mêmes livres, le lien est différent, mais tout de même là. Entre deux personnes qui ne se connaissent pas, le fait d'aimer les livres signifie une certaine parenté de goût. C'est facile de lancer une conversation en demandant à quelqu'un si elle aime lire. Vous trouverez sans nul doute quelques points communs, même de loin. J'avoue que si vous tombez sur une personne dithyrambique face à votre dernier coup de coeur, vous risquez d'avoir d'autant plus d'avoir envie de faire la causette à cette personne.
Je trouve bizarre cette idée du lecteur asocial parce que mon propre parcours est fait de rencontres grâce aux livres. Contrairement sans aucun doute aux idées reçues, je me suis fait énormément d'amis grâce aux livres. J'ai découvert tout un réseau de gens tout aussi passionnés que moi, un peu partout dans notre belle province. Je ne les vois pas tous les jours, mais ils me sont tout aussi précieux. La lecture n'isole pas les gens, elle les connecte au travers des mots et des idées. Il n'y a rien de plus agréable que de discuter de ce genre de choses.
Bien sûr, lire en soi-même est une activité solitaire, mais justement, c'est pour ça qu'une fois sortie de notre bulle de lecture, avec toutes les émotions que cela peut entraîner, c'est génial de pouvoir en parler avec des gens qui ont la même passion que nous. Si vous avez aimé un livre, serez-vous comme Belle dans La Belle et la Bête à courir voir son libraire pour lui parler du dernier livre qu'elle a lu? Bon, elle va le voir parce que c'est la seule personne qu'elle connaît qui lise autant qu'elle et soit aussi passionné des livres, mais justement les lecteurs n'apprécient-ils pas d'avoir une telle personne dans leur entourage?
La lecture est un formidable outil d'échange d'idées, d'émotions, d'inspiration, d'action. Et rester tout seul dans son coin après avoir lu? Que nenni! Le besoin d'en discuter est souvent beaucoup plus fort que ça! Les lecteurs, asociaux? C'est bien le contraire selon moi!
@+ Mariane
jeudi 9 octobre 2014
mercredi 8 octobre 2014
Amour & libertinage Collectif de nouvelles par Elsa Pépin et Claudia Larochelle
Amour & libertinage Collectif de nouvelles dirigé Elsa Pépin et Claudia Larochelle Les 400 coups 200 pages
Résumé:
Une série de nouvelles sur l'amour au XXIe siècle, après l'amour libre et la société de consommation.
Mon avis:
Il n'y a qu'une chose à dire sur ce recueil: les auteurs ont l'amour triste. La majorité des histoires parlent de ces couples qui ne se forment pas, de ces histoires qui tournent court, de la difficulté de l'engagement. L'amour, rêvé, fantasmé, y perd bien du lustre. On est loin des grandes histoires d'amour et des finales à la happy end. C'est même un brin déprimant à la longue, cette longue litanie d'insuccès. Comme si ma génération ne pouvait vivre l'amour et le faire durer... Bon, la thématique choisie pour les nouvelles donnait forcément le ton. Par contre, j'ai remarqué beaucoup plus de nouvelles sur l'amour que de libertinage dans ce roman. On questionne encore le couple, on veut le réinventer, sans trop tremper dans les recettes de jadis. L'une des meilleures nouvelles de ce recueil est sans conteste celle de Rafaëlle Germain, qui utilise un habile détour pour ramener la conversation à l'essentiel: comment vit-on l'amour au XXIe siècle? Que veut-il dire pour les trentenaires, spécialement ceux pas encore casés? Autre excellente nouvelle, celle de Stéphane Dompierre, où l'on retrouve sa plume délirante flirtant allègrement avec l'érotisme, sans que le thème réel soit très loin. Nouvelle que j'ai profondément détesté, celle de Maxime Catellier un texte extrêmement littéraire, magnifique dans son utilisation de la langue française, mais dont je n'ai compris les tours et tours au dernier paragraphe. Tout simplement parce que l'on se perdait dans le texte. Magnifiquement écrit, mais bon, je ne suis pas fan de cette méthode-là. Les autres nouvelles abordaient le sujet sous différents angles, mais je n'ai rien noté d'autre de particulier. Je sors de cette lecture un peu amère tellement le sujet est traité de façon noire. Amour et libertinage certes est le titre, mais on y parle beaucoup plus d'amours tristes que de libertinage.
Ma note: 3/5
Résumé:
Une série de nouvelles sur l'amour au XXIe siècle, après l'amour libre et la société de consommation.
Mon avis:
Il n'y a qu'une chose à dire sur ce recueil: les auteurs ont l'amour triste. La majorité des histoires parlent de ces couples qui ne se forment pas, de ces histoires qui tournent court, de la difficulté de l'engagement. L'amour, rêvé, fantasmé, y perd bien du lustre. On est loin des grandes histoires d'amour et des finales à la happy end. C'est même un brin déprimant à la longue, cette longue litanie d'insuccès. Comme si ma génération ne pouvait vivre l'amour et le faire durer... Bon, la thématique choisie pour les nouvelles donnait forcément le ton. Par contre, j'ai remarqué beaucoup plus de nouvelles sur l'amour que de libertinage dans ce roman. On questionne encore le couple, on veut le réinventer, sans trop tremper dans les recettes de jadis. L'une des meilleures nouvelles de ce recueil est sans conteste celle de Rafaëlle Germain, qui utilise un habile détour pour ramener la conversation à l'essentiel: comment vit-on l'amour au XXIe siècle? Que veut-il dire pour les trentenaires, spécialement ceux pas encore casés? Autre excellente nouvelle, celle de Stéphane Dompierre, où l'on retrouve sa plume délirante flirtant allègrement avec l'érotisme, sans que le thème réel soit très loin. Nouvelle que j'ai profondément détesté, celle de Maxime Catellier un texte extrêmement littéraire, magnifique dans son utilisation de la langue française, mais dont je n'ai compris les tours et tours au dernier paragraphe. Tout simplement parce que l'on se perdait dans le texte. Magnifiquement écrit, mais bon, je ne suis pas fan de cette méthode-là. Les autres nouvelles abordaient le sujet sous différents angles, mais je n'ai rien noté d'autre de particulier. Je sors de cette lecture un peu amère tellement le sujet est traité de façon noire. Amour et libertinage certes est le titre, mais on y parle beaucoup plus d'amours tristes que de libertinage.
Ma note: 3/5
mardi 7 octobre 2014
Pas encore un lustre, mais...
Salut!
Dans la Rome antique, un lustre représentait une période de cinq ans entre deux recensements. C'était aussi à ce moment-là que les censeurs étaient élus. Alors quand on parlait que quelque chose avait duré des lustres, c'était que ça avait duré longtemps. Personnellement, je n'en suis pas encore au lustre, mais disons que je m'en approche. Ça fait quatre ans aujourd'hui que j'ai lancé mon blogue.
En quatre ans, j'ai écrit des centaines de billets et de critiques, j'ai répondu à des dizaines de commentaires, j'ai eu des passes d'écrans blancs intense, je me suis mise une pression folle pour tenir le rythme que j'avais choisi pour mon blogue, j'ai eu des soirées magiques où je pouvais sortir quatre excellents billets en une soirée et j'ai eu des matins de panique en constatant que ce que j'étais sûre d'avoir complété n'était en fait pas fini. Tenir un blogue, même si ça ne paraît pas, c'est demandant en temps et en énergie. C'est surtout que comme on est seul maître à bord, seule avec ses inquiétudes, ses angoisses et aussi, seule quand on met le point final à un billet en se disant: ah, celui-là il est excellent! Seule aussi quand on le publie et qu'il semble passer dans le beurre dans l'océan de ce qui se publie sur le web. Mais c'est aussi une forme d'expérience, à cheval entre la chronique et la critique. Un espace d'opinion libre, où je peux m'amuser comme je le veux.
Bon, hé bien, tout ça pour vous dire que je fête aujourd'hui mon bloganniversaire pour la quatrième fois. Et que j'ai bien l'intention d'en fêter encore quelques-uns!
@+ Mariane
Dans la Rome antique, un lustre représentait une période de cinq ans entre deux recensements. C'était aussi à ce moment-là que les censeurs étaient élus. Alors quand on parlait que quelque chose avait duré des lustres, c'était que ça avait duré longtemps. Personnellement, je n'en suis pas encore au lustre, mais disons que je m'en approche. Ça fait quatre ans aujourd'hui que j'ai lancé mon blogue.
En quatre ans, j'ai écrit des centaines de billets et de critiques, j'ai répondu à des dizaines de commentaires, j'ai eu des passes d'écrans blancs intense, je me suis mise une pression folle pour tenir le rythme que j'avais choisi pour mon blogue, j'ai eu des soirées magiques où je pouvais sortir quatre excellents billets en une soirée et j'ai eu des matins de panique en constatant que ce que j'étais sûre d'avoir complété n'était en fait pas fini. Tenir un blogue, même si ça ne paraît pas, c'est demandant en temps et en énergie. C'est surtout que comme on est seul maître à bord, seule avec ses inquiétudes, ses angoisses et aussi, seule quand on met le point final à un billet en se disant: ah, celui-là il est excellent! Seule aussi quand on le publie et qu'il semble passer dans le beurre dans l'océan de ce qui se publie sur le web. Mais c'est aussi une forme d'expérience, à cheval entre la chronique et la critique. Un espace d'opinion libre, où je peux m'amuser comme je le veux.
Bon, hé bien, tout ça pour vous dire que je fête aujourd'hui mon bloganniversaire pour la quatrième fois. Et que j'ai bien l'intention d'en fêter encore quelques-uns!
@+ Mariane
lundi 6 octobre 2014
La première littérature d'ici
Salut!
J'écoutais l'autre jour une entrevue de Serge Bouchard. Il y parlait du cinéma québécois et soulignait à un moment deux grands absents de notre cinéma (selon lui): les camions, liés au transport, à la distance et les Amérindiens. Bon, de la part, de Serge Bouchard, ce genre de réflexion n'est pas insolite, surtout quand on sait à quel point il travaille pour réhabiliter la place des Premières Nations dans notre imaginaire national et collectif. N'empêche, si sa réflexion s'adressait au cinéma, le même constat peut être fait dans la littérature. Quand parle-t-on des Amérindiens, des Premières Nations dans notre littérature?
Je crois que mon souvenir le plus lointain qui y est attaché est une phrase dans Les filles de Caleb, que j'ai lu jeune adolescente. Émilie disait à ses deux filles de prendre leurs catins (poupées) et d'aller chez leur grand-mère, en leur disant de passer le message que les Sauvages s'en venaient. C'était à l'époque la formule consacrée pour parler d'un accouchement. Petite formule, mais qui en dit long sur la vision des gens des Amérindiens, parce qu'on laissait croire aux enfants que leur mère était couchée parce que les Sauvages l'avaient battue! Par la suite, je les aies croisés dans de nombreux romans: souvent alcooliques, presque toujours pauvres, ayant rarement un emploi, vivant dans les réserves. Ah si, un des personnages du Grand Blanc de Francine Ouelette était un Amérindien, qui travaillait, avait une femme, une famille... Et n'était pas un alcoolique, bien qu'il raffolait du fast-food. Un portait un peu plus juste déjà. S'il est certain que la pauvreté et l'alcoolisme font des ravages dans les réserves amérindiennes, il est extrêmement réducteur de ne considérer que cet aspect de leur réalité.
Depuis quelques années, on assiste à un changement dans le domaine. De plus en plus de livres et de romans, abordent la question des Amérindiens, de leurs droits, de leur culture et de leur place au sein de notre société. De leur histoire et de leur importance sur notre culture également. Pourtant, il me semble que la prochaine étape est qu'ils envahissent eux-même les livres. Il y a peu de livres écrits par des auteurs amérindiens. La seule notable que je peux citer est L'amant du lac de Virginia Pesemapeo-Bordeleau. La première fois que je vois un nom amérindien sur une couverture de livre, un nom à consonance amérindienne. Sans doute y en a-t-il eu d'autres, du moins, je l'espère de tout coeur, mais reste que c'était le premier que je voyais.
Je me rappelle le duo Kashtin qui a fait sa marque il y a déjà une vingtaine d'années. Ils chantaient dans leur langue maternelle et pourtant, cela ne les a pas empêché de connaître le succès dans le domaine musical. Certes avec la littérature, la barrière de la langue doit être franchie, mais reste que l'imaginaire, l'univers dans lequel baignent les Amérindiens peut être traversée et peut venir nous toucher, nous rejoindre, nous parler. Même si parfois, malgré la proximité géographique, leur univers peut sembler si loin de nous.
Ah si, j'oubliais: Yves Thériault. Son Agaguk a fait connaître l'univers des Inuits à des milliers d'élèves du secondaire. Il n'était pas Amérindien, mais il a su écrire sur eux. Personnellement, j'ai lu Le ru d'Ikoué, un magnifique petit livre, bref, mais intense, qui sait donner sa parole à la sagesse amérindienne et à sa façon de voir le monde. Un livre qui date de 1963, preuve que des liens existent depuis longtemps entre notre littérature et leur univers. Le récent Mort-Terrain de Biz donnait également la parole aux Algonquins. On ne peut qu'espérer que cela n'aille qu'en s'élargissant. Car il n'est pas de meilleure portée d'entrée sur un peuple que son imaginaire.
@+ Mariane
J'écoutais l'autre jour une entrevue de Serge Bouchard. Il y parlait du cinéma québécois et soulignait à un moment deux grands absents de notre cinéma (selon lui): les camions, liés au transport, à la distance et les Amérindiens. Bon, de la part, de Serge Bouchard, ce genre de réflexion n'est pas insolite, surtout quand on sait à quel point il travaille pour réhabiliter la place des Premières Nations dans notre imaginaire national et collectif. N'empêche, si sa réflexion s'adressait au cinéma, le même constat peut être fait dans la littérature. Quand parle-t-on des Amérindiens, des Premières Nations dans notre littérature?
Je crois que mon souvenir le plus lointain qui y est attaché est une phrase dans Les filles de Caleb, que j'ai lu jeune adolescente. Émilie disait à ses deux filles de prendre leurs catins (poupées) et d'aller chez leur grand-mère, en leur disant de passer le message que les Sauvages s'en venaient. C'était à l'époque la formule consacrée pour parler d'un accouchement. Petite formule, mais qui en dit long sur la vision des gens des Amérindiens, parce qu'on laissait croire aux enfants que leur mère était couchée parce que les Sauvages l'avaient battue! Par la suite, je les aies croisés dans de nombreux romans: souvent alcooliques, presque toujours pauvres, ayant rarement un emploi, vivant dans les réserves. Ah si, un des personnages du Grand Blanc de Francine Ouelette était un Amérindien, qui travaillait, avait une femme, une famille... Et n'était pas un alcoolique, bien qu'il raffolait du fast-food. Un portait un peu plus juste déjà. S'il est certain que la pauvreté et l'alcoolisme font des ravages dans les réserves amérindiennes, il est extrêmement réducteur de ne considérer que cet aspect de leur réalité.
Depuis quelques années, on assiste à un changement dans le domaine. De plus en plus de livres et de romans, abordent la question des Amérindiens, de leurs droits, de leur culture et de leur place au sein de notre société. De leur histoire et de leur importance sur notre culture également. Pourtant, il me semble que la prochaine étape est qu'ils envahissent eux-même les livres. Il y a peu de livres écrits par des auteurs amérindiens. La seule notable que je peux citer est L'amant du lac de Virginia Pesemapeo-Bordeleau. La première fois que je vois un nom amérindien sur une couverture de livre, un nom à consonance amérindienne. Sans doute y en a-t-il eu d'autres, du moins, je l'espère de tout coeur, mais reste que c'était le premier que je voyais.
Je me rappelle le duo Kashtin qui a fait sa marque il y a déjà une vingtaine d'années. Ils chantaient dans leur langue maternelle et pourtant, cela ne les a pas empêché de connaître le succès dans le domaine musical. Certes avec la littérature, la barrière de la langue doit être franchie, mais reste que l'imaginaire, l'univers dans lequel baignent les Amérindiens peut être traversée et peut venir nous toucher, nous rejoindre, nous parler. Même si parfois, malgré la proximité géographique, leur univers peut sembler si loin de nous.
Ah si, j'oubliais: Yves Thériault. Son Agaguk a fait connaître l'univers des Inuits à des milliers d'élèves du secondaire. Il n'était pas Amérindien, mais il a su écrire sur eux. Personnellement, j'ai lu Le ru d'Ikoué, un magnifique petit livre, bref, mais intense, qui sait donner sa parole à la sagesse amérindienne et à sa façon de voir le monde. Un livre qui date de 1963, preuve que des liens existent depuis longtemps entre notre littérature et leur univers. Le récent Mort-Terrain de Biz donnait également la parole aux Algonquins. On ne peut qu'espérer que cela n'aille qu'en s'élargissant. Car il n'est pas de meilleure portée d'entrée sur un peuple que son imaginaire.
@+ Mariane
vendredi 3 octobre 2014
Le texte mouche
Salut!
En lisant une nouvelle l'autre jour, je rageais intérieurement, mais d'une façon que je connaissais: je pigeais rien à ce que l'auteur me racontais. On aurait dit qu'il commençait à me raconter une chose et une phrase plus tard, il changeait complètement de sujet me faisant dire jurer en me demandant de quoi il parlait au juste. C'est le genre de texte pour lequel ma patience est extrêmement limitée. Je l'ai lu, mais bordel, c'est plus par pure obstination que par plaisir. Et heureusement que c'était une nouvelle parce que sans ça, le livre aurait pris le bord!
Je me sentait un peu comme Mr Miyagi essayant d'attraper une mouche avec des baguettes:
Dès que l'on croit que l'on a saisi l'idée, elle se sauve, comme une mouche. On essaie de se replacer, de reprendre le fil mais dès que l'on s'en approche, fiou, elle est déjà reparti. C'est profondément frustrant de lire ce genre de texte, parce qu'on est perdu dès le départ. On ne peut pas s'accrocher à ce que nous dit l'auteur, on doit le laisser nous dépasser, nous précéder. C'est facile de se perdre dans ce genre de texte, on nous promène comme dans un labyrinthe dont on chercherait en vain la sortie et dont chaque fois qu'elle se profile, l'auteur changerait l'endroit en riant de nous. Argg!!!
C'est particulièrement fort dans les textes de poésie parce que l'intention de l'auteur n'est pas toujours claire. Que veut-il nous dire, où veut-il nous emmener? Il faut beaucoup de confiance en un auteur, beaucoup d'abandon pour plonger dans ce genre de texte. Je n'ai pas ce talent. Je suis comme M. Miyagi, je chercherais toujours à attraper l'idée avec des baguettes, même si c'est profondément vain.
Si j'arrive à saisir l'idée, je fais une face exactement comme Daniel: c'est jouissif! Mais c'est un coup de chance la plupart du temps. Attraper une mouche avec des baguettes, c'est ainsi difficile que d'attraper l'idée changeante d'un auteur. En tout cas, j'espère que lui, il sait où il s'en va...
@+ Mariane
En lisant une nouvelle l'autre jour, je rageais intérieurement, mais d'une façon que je connaissais: je pigeais rien à ce que l'auteur me racontais. On aurait dit qu'il commençait à me raconter une chose et une phrase plus tard, il changeait complètement de sujet me faisant dire jurer en me demandant de quoi il parlait au juste. C'est le genre de texte pour lequel ma patience est extrêmement limitée. Je l'ai lu, mais bordel, c'est plus par pure obstination que par plaisir. Et heureusement que c'était une nouvelle parce que sans ça, le livre aurait pris le bord!
Je me sentait un peu comme Mr Miyagi essayant d'attraper une mouche avec des baguettes:
Dès que l'on croit que l'on a saisi l'idée, elle se sauve, comme une mouche. On essaie de se replacer, de reprendre le fil mais dès que l'on s'en approche, fiou, elle est déjà reparti. C'est profondément frustrant de lire ce genre de texte, parce qu'on est perdu dès le départ. On ne peut pas s'accrocher à ce que nous dit l'auteur, on doit le laisser nous dépasser, nous précéder. C'est facile de se perdre dans ce genre de texte, on nous promène comme dans un labyrinthe dont on chercherait en vain la sortie et dont chaque fois qu'elle se profile, l'auteur changerait l'endroit en riant de nous. Argg!!!
C'est particulièrement fort dans les textes de poésie parce que l'intention de l'auteur n'est pas toujours claire. Que veut-il nous dire, où veut-il nous emmener? Il faut beaucoup de confiance en un auteur, beaucoup d'abandon pour plonger dans ce genre de texte. Je n'ai pas ce talent. Je suis comme M. Miyagi, je chercherais toujours à attraper l'idée avec des baguettes, même si c'est profondément vain.
Si j'arrive à saisir l'idée, je fais une face exactement comme Daniel: c'est jouissif! Mais c'est un coup de chance la plupart du temps. Attraper une mouche avec des baguettes, c'est ainsi difficile que d'attraper l'idée changeante d'un auteur. En tout cas, j'espère que lui, il sait où il s'en va...
@+ Mariane
jeudi 2 octobre 2014
Durée d'oscillation variable de Martin Lessard
Durée d'oscillation variable Martin Lessard Long Shu publishing 110 pages Lu en numérique
Résumé:
Une série de nouvelles de science-fiction mettant en scène des êtres humains à la croisée des chemins.
Mon avis:
Ce recueil de nouvelles est relativement égal entre les textes, ce qui est un fait rare. Il n'y a pas de très mauvaise nouvelle ou d'excellente dans ce recueil. On sent beaucoup d'exploration par contre, tant dans les avenues empruntées que dans les styles utilisés. Beaucoup de recherche du côté des effets stylistiques entre autre. Cela se sentait à la lecture, mais c'était réussi dans la plupart des cas. J'ai bien aimé les brèves explications précédents chaque nouvelle pour mieux les situer par rapport à d'autres oeuvres ou sources d'inspiration. Chose qui me perturbe assez rarement d'habitude, la police de caractère choisi pour le texte m'a demandé un certain temps d'adaptation. Et oh surprise, j'avais déjà lu au moins une des nouvelles dans une revue! La version avait été retravaillée, mais c'était la même histoire à la base. Intéressant. Il y avait de très bonnes idées dans la plupart des nouvelles, mais le format le voulant, peu de place pour les développer. Un recueil de nouvelles intéressant, mais dans lequel on sent beaucoup de recherche et d'essais, ce qui n'est pas en soi négatif.
Ma note: 3.75/5
Résumé:
Une série de nouvelles de science-fiction mettant en scène des êtres humains à la croisée des chemins.
Mon avis:
Ce recueil de nouvelles est relativement égal entre les textes, ce qui est un fait rare. Il n'y a pas de très mauvaise nouvelle ou d'excellente dans ce recueil. On sent beaucoup d'exploration par contre, tant dans les avenues empruntées que dans les styles utilisés. Beaucoup de recherche du côté des effets stylistiques entre autre. Cela se sentait à la lecture, mais c'était réussi dans la plupart des cas. J'ai bien aimé les brèves explications précédents chaque nouvelle pour mieux les situer par rapport à d'autres oeuvres ou sources d'inspiration. Chose qui me perturbe assez rarement d'habitude, la police de caractère choisi pour le texte m'a demandé un certain temps d'adaptation. Et oh surprise, j'avais déjà lu au moins une des nouvelles dans une revue! La version avait été retravaillée, mais c'était la même histoire à la base. Intéressant. Il y avait de très bonnes idées dans la plupart des nouvelles, mais le format le voulant, peu de place pour les développer. Un recueil de nouvelles intéressant, mais dans lequel on sent beaucoup de recherche et d'essais, ce qui n'est pas en soi négatif.
Ma note: 3.75/5
Libellés :
Auteurs J à L,
Commentaire de lecture,
Livre numérique,
Science-fiction
mercredi 1 octobre 2014
Voir un personnage grandir
Salut!
Je me rappelle qu'en lisant le quatrième tome des Harry Potter arrivait une scène qui m'a fait faire un petit sourire à la lecture. C'est celle où Harry arrive devant la Pensine et qu'il se fait la réflexion qu'il ne devrait pas y toucher, quatre ans dans le monde de la magie lui ayant appris à se méfier de certains choses. Dans ma tête, ça a fait ahhh... Que voulez-vous, une chose que j'adore dans la littérature est justement ça: voir les personnages évoluer, voir comment ils vont apprendre, grandir face aux événements. Une de mes grandes déceptions est de voir un personnage qui ne grandit pas. Harry a appris durant ses années de Poudlard à se méfier un peu plus, mais surtout, cela a influencé la personne qu'il est. Si ce n'est pas présent, ça ne marche pas pour moi.
J'ai déjà fait la remarque à un auteur que ses personnages n'évoluaient pas entre deux tomes de sa série. Il ne comprenait pas ce que je voulais dire. Pour moi, c'était clair: les deux personnages principaux revivaient grosso modo la même séquence d'événements et y réagissait de façon semblable. Même si les événements du premier tome était du genre à bouleverser une vie et une vision du monde. Mais... non. Les personnages étaient trop semblables. On aurait dit que rien ne s'était passé ou du moins, que rien ne les avait marqués. Ce qui était pourtant hautement improbable.
Évoluer, changer... Ce sont deux mots importants pour moi. En littérature certes, mais dans la vraie vie également. Personne n'est le soir en se couchant exactement la personne qu'il était en se levant le matin. Si certaines choses persistent et signent, le reste est en constants mouvements. Alors, des personnages de roman! Le roman étant un concentré de la vie en quelques pages, il est impossible (à moins bien sûr que ce ne soit la volonté de l'auteur(e)) de ne pas voir de changement dans le caractère des personnages, ou dans leur psychée. Personnellement, c'est pourtant ce qui m'intéresse le plus.
Les épreuves forgent le caractère dit le dicton. C'est aussi vrai pour les personnes de papier. Une simple phase peut avoir beaucoup d'impact sur une personne, même si la personne qui la prononce n'en est pas consciente. Ce sont ces ressorts de l'âme qui m'intéresse le plus en littérature. Comment une personne va vivre, va prendre des décisions en fonction de ce qu'elle a appris, de ce qu'elle a compris de la vie. De ce qu'elle a vécu sous nos yeux et comment cela l'a influencé pour la suite.
Dans le genre, je me rends compte qu'un roman somme toute anonyme, La soeur de Mozart de Rita Charbonnier, m'a le plus aidé à comprendre ce que je cherchais dans tous les romans que je lisais: le fait de voir un être humain grandir devant moi. Le personnage de Nannerl, la soeur du grand Wolfgang Amadeus Mozart, étouffée dans son talent pour laisser toute la place à son frère, son égal en génie, laissait la place à une humanité frappante. Ce n'était pas un drame visible, c'était un drame silencieux, mais de dizaines de phrases prononcées ça et là, de regards, d'attitudes, d'expressions du visages de son père, mais qui ont eu autant d'influence sur elle que des cris et des coups. Parce qu'ils l'ont marquée au coeur.
La littérature est une forme d'art qui parle de l'humanité. J'adore justement quand elle me parle de l'être humain et des choix qu'il a à faire, au plus profond de son coeur. Parce que justement, c'est de ça que l'on parle souvent le moins, de ce qui se passe au plus profond de nous, qui est le moins montré et qui est pourtant si important.
@+ Mariane
Je me rappelle qu'en lisant le quatrième tome des Harry Potter arrivait une scène qui m'a fait faire un petit sourire à la lecture. C'est celle où Harry arrive devant la Pensine et qu'il se fait la réflexion qu'il ne devrait pas y toucher, quatre ans dans le monde de la magie lui ayant appris à se méfier de certains choses. Dans ma tête, ça a fait ahhh... Que voulez-vous, une chose que j'adore dans la littérature est justement ça: voir les personnages évoluer, voir comment ils vont apprendre, grandir face aux événements. Une de mes grandes déceptions est de voir un personnage qui ne grandit pas. Harry a appris durant ses années de Poudlard à se méfier un peu plus, mais surtout, cela a influencé la personne qu'il est. Si ce n'est pas présent, ça ne marche pas pour moi.
J'ai déjà fait la remarque à un auteur que ses personnages n'évoluaient pas entre deux tomes de sa série. Il ne comprenait pas ce que je voulais dire. Pour moi, c'était clair: les deux personnages principaux revivaient grosso modo la même séquence d'événements et y réagissait de façon semblable. Même si les événements du premier tome était du genre à bouleverser une vie et une vision du monde. Mais... non. Les personnages étaient trop semblables. On aurait dit que rien ne s'était passé ou du moins, que rien ne les avait marqués. Ce qui était pourtant hautement improbable.
Évoluer, changer... Ce sont deux mots importants pour moi. En littérature certes, mais dans la vraie vie également. Personne n'est le soir en se couchant exactement la personne qu'il était en se levant le matin. Si certaines choses persistent et signent, le reste est en constants mouvements. Alors, des personnages de roman! Le roman étant un concentré de la vie en quelques pages, il est impossible (à moins bien sûr que ce ne soit la volonté de l'auteur(e)) de ne pas voir de changement dans le caractère des personnages, ou dans leur psychée. Personnellement, c'est pourtant ce qui m'intéresse le plus.
Les épreuves forgent le caractère dit le dicton. C'est aussi vrai pour les personnes de papier. Une simple phase peut avoir beaucoup d'impact sur une personne, même si la personne qui la prononce n'en est pas consciente. Ce sont ces ressorts de l'âme qui m'intéresse le plus en littérature. Comment une personne va vivre, va prendre des décisions en fonction de ce qu'elle a appris, de ce qu'elle a compris de la vie. De ce qu'elle a vécu sous nos yeux et comment cela l'a influencé pour la suite.
Dans le genre, je me rends compte qu'un roman somme toute anonyme, La soeur de Mozart de Rita Charbonnier, m'a le plus aidé à comprendre ce que je cherchais dans tous les romans que je lisais: le fait de voir un être humain grandir devant moi. Le personnage de Nannerl, la soeur du grand Wolfgang Amadeus Mozart, étouffée dans son talent pour laisser toute la place à son frère, son égal en génie, laissait la place à une humanité frappante. Ce n'était pas un drame visible, c'était un drame silencieux, mais de dizaines de phrases prononcées ça et là, de regards, d'attitudes, d'expressions du visages de son père, mais qui ont eu autant d'influence sur elle que des cris et des coups. Parce qu'ils l'ont marquée au coeur.
La littérature est une forme d'art qui parle de l'humanité. J'adore justement quand elle me parle de l'être humain et des choix qu'il a à faire, au plus profond de son coeur. Parce que justement, c'est de ça que l'on parle souvent le moins, de ce qui se passe au plus profond de nous, qui est le moins montré et qui est pourtant si important.
@+ Mariane
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