...c'est le matin, j'arrive au restaurant pour déjeuner. J'ouvre le journal, parcours rapidement les nouvelles du jour pour arriver au cahier le plus important: le cahier littéraire. On est samedi, alors il est bien garni, au moins une bonne trentaine de pages, comme chaque semaine d'ailleurs.
À la une du cahier, une sortie de livre est annoncée avec photo de l'auteur en première page et trois critiques faites par les chevronnés analystes littéraires du journal, trois personnes ayant longuement œuvré dans le domaine et qui prennent une retraite dorée en analysant un livre par semaine. Une longue entrevue suit en deuxième page détaillant le processus d'écriture de l'auteur et aussi dévoilant de légers pans de l'intrigue, juste assez pour nous mettre l'eau à a bouche. Il y a même un concours pour être invité au lancement qui a lieu sur invitation seulement! À l'intérieur, une bonne douzaine de sorties québécoises et étrangères de la semaine sont largement critiquées, parfois dans des articles d'une demi-page. Un écrivain en résidence signe un billet sur l'avancement de ses projets. Une bonne page est consacrée aux nouveaux auteurs, le tout entourée par de multiples pubs de différents éditeurs. Il y a un article sur un festival littéraire qui approche et un autre qui fait le tour des soirées de poésie, de slam ou les lectures publiques qui auront lieu le soir même partout en ville et même un peu en banlieue. Un illustrateur signe une caricature sur un auteur français qui a lâché une bourde dans les médias durant la semaine et une autre dévoile la couverture d'un nouvelle album. Deux auteurs font un débat sur un auteur méconnu du XIXe siècle à savoir s'il serait pertinent d'ajouter ce livre à la liste des lectures suggérées dans les écoles secondaire. Un autre parle de l'état des lieux sur les enjeux de marché du livre. Et enfin, un long billet intitulé «C'était nouveau dans le temps!» s'applique à nous faire redécouvrir, comme chaque semaine, l'oeuvre d'un auteur méconnu ou tombé dans l'oubli des siècles passés.
Je mets une bonne demie-heure à lire le tout en sirotant mon café. Ensuite, je le referme après avoir jeter un bref coup d'oeil sur la famélique (et pourtant largement suffisante) pagE des sports, dévoré à moité par une pub pour le dernier Barbara Cartland. Ah, la vie est belle parfois!
@+ Prospéryne
samedi 7 janvier 2012
vendredi 6 janvier 2012
Série L'héritage de Christopher Paolini : Le dernier tome s'intitule L'Empire.
Salut!
Découvert sur le net hier: le dernier tome de la série L'Héritage s'appelle L'Empire. Mieux que ce que nous donnait la traduction directe qui disait que le quatrième tome de la série L'Héritage s'intutilait... L'Héritage! Bon, trêve de plaisanterie, la date canadienne annoncée est le 3 mai 2012. On en a donc encore pour 5 mois avant de savoir si, (mais bon, on s'en doute), mais surtout comment Eragon et Saphira vont battre Galbatorix et son dragon. Ah, que c'est long...
En attendant, une image que j'aime bien mettant en vedette les 4 couvertures des livres en VO.
@+ Prospéryne
Découvert sur le net hier: le dernier tome de la série L'Héritage s'appelle L'Empire. Mieux que ce que nous donnait la traduction directe qui disait que le quatrième tome de la série L'Héritage s'intutilait... L'Héritage! Bon, trêve de plaisanterie, la date canadienne annoncée est le 3 mai 2012. On en a donc encore pour 5 mois avant de savoir si, (mais bon, on s'en doute), mais surtout comment Eragon et Saphira vont battre Galbatorix et son dragon. Ah, que c'est long...
En attendant, une image que j'aime bien mettant en vedette les 4 couvertures des livres en VO.
@+ Prospéryne
jeudi 5 janvier 2012
Lire avant d'aller dormir
Salut!
Les mots que nous quittons pour allez se réfugier dans les bras de Morphée nous laisse-t-il vraiment tranquilles une fois la lumière éteinte? L'été dernier, je lisais une histoire de nécromancienne avant d'aller dormir. Avant d'essayer de dormir je devrais plutôt dire. C'était l'été et la fenêtre était ouverte, mais le moindre son me faisait sursauter: j'étais trop dans mon livre, aller me coucher ne me faisait pas décrocher et le moindre bruissement de feuilles d'arbres me faisait penser à des zombies en marche!
Alors lire avant d'aller dormir? Oui, pas de problème, mais faut juste être conscient que le cerveau humain n'ayant pas de piton off, vaut mieux choisir! Certains diront que le soir est le moment idéal pour lire des histoires d'horreur à glacer le sang, tandis que moi, je dis plutôt que lire ce genre de littérature à ce moment-là est idéal pour se taper une bonne insomnie. C'est parfait pour se couper des soucis de la journée par contre. On ne dormira pas en ressassant nos problèmes du quotidien au moins!
Lire une belle histoire d'amour romantique? Peut-être, dépendant de l'histoire, ça peut même être un excellent somnifère, alors ne vous gênez pas.
Lire un essai sérieux? Ah oui, idéal pour se mettre à piquer du nez au bout d'un moment. Le soir n'est pas le meilleur moment pour les efforts intellectuels intenses. Cependant, rien n'est certain. Imaginez-vous avoir une révélation soudaine sur le sort du monde en lisant Platon à 11 heures du soir. De quoi rester debout toute la nuit et arriver le lendemain matin au boulot en débitant des âneries incompréhensible pour les autres parce que vous vous trouvez soudainement génial, et que vous l'êtes mais que... vous n'avez pas assez dormi!
Lire du fantastique? De quoi foutre des coups de pieds à votre conjoint parce que vous êtes tombé de sommeil durant une scène de bataille et que vous la continuez dans votre sommeil! Bon, dans mon cas, ce n'est pas trop un problème en ce moment, mais ça peut l'être pour d'autres!
Lire de la littérature érotique... Et vous espérez dormir après ça?
Lire, euh, bref, lisez ce que vous vous voulez, mais n'oubliez pas qu'après la tournée de Morphée, les images de vos lectures vont vous rester en tête, parce que c'est la dernière chose que vous aurez faite de la journée. Lire est une excellente activité pour se préparer au sommeil, pas de problème là-dessus, on est assis, calme,
ça permet la détente du corps, c'est super agréable... Mais on emporte les dernières images de nos lectures avec nous en allant se coucher! Alors, bonne lecture de fin de soirée et surtout, choisissez bien vos lectures! ;)
@+ Prospéryne
Les mots que nous quittons pour allez se réfugier dans les bras de Morphée nous laisse-t-il vraiment tranquilles une fois la lumière éteinte? L'été dernier, je lisais une histoire de nécromancienne avant d'aller dormir. Avant d'essayer de dormir je devrais plutôt dire. C'était l'été et la fenêtre était ouverte, mais le moindre son me faisait sursauter: j'étais trop dans mon livre, aller me coucher ne me faisait pas décrocher et le moindre bruissement de feuilles d'arbres me faisait penser à des zombies en marche!
Alors lire avant d'aller dormir? Oui, pas de problème, mais faut juste être conscient que le cerveau humain n'ayant pas de piton off, vaut mieux choisir! Certains diront que le soir est le moment idéal pour lire des histoires d'horreur à glacer le sang, tandis que moi, je dis plutôt que lire ce genre de littérature à ce moment-là est idéal pour se taper une bonne insomnie. C'est parfait pour se couper des soucis de la journée par contre. On ne dormira pas en ressassant nos problèmes du quotidien au moins!
Lire une belle histoire d'amour romantique? Peut-être, dépendant de l'histoire, ça peut même être un excellent somnifère, alors ne vous gênez pas.
Lire un essai sérieux? Ah oui, idéal pour se mettre à piquer du nez au bout d'un moment. Le soir n'est pas le meilleur moment pour les efforts intellectuels intenses. Cependant, rien n'est certain. Imaginez-vous avoir une révélation soudaine sur le sort du monde en lisant Platon à 11 heures du soir. De quoi rester debout toute la nuit et arriver le lendemain matin au boulot en débitant des âneries incompréhensible pour les autres parce que vous vous trouvez soudainement génial, et que vous l'êtes mais que... vous n'avez pas assez dormi!
Lire du fantastique? De quoi foutre des coups de pieds à votre conjoint parce que vous êtes tombé de sommeil durant une scène de bataille et que vous la continuez dans votre sommeil! Bon, dans mon cas, ce n'est pas trop un problème en ce moment, mais ça peut l'être pour d'autres!
Lire de la littérature érotique... Et vous espérez dormir après ça?
Lire, euh, bref, lisez ce que vous vous voulez, mais n'oubliez pas qu'après la tournée de Morphée, les images de vos lectures vont vous rester en tête, parce que c'est la dernière chose que vous aurez faite de la journée. Lire est une excellente activité pour se préparer au sommeil, pas de problème là-dessus, on est assis, calme,
ça permet la détente du corps, c'est super agréable... Mais on emporte les dernières images de nos lectures avec nous en allant se coucher! Alors, bonne lecture de fin de soirée et surtout, choisissez bien vos lectures! ;)
@+ Prospéryne
mercredi 4 janvier 2012
Les révoltés de la Bounty de Jules Verne
Les révoltés de la Bounty Jules Verne Collection Classique École des loisirs 136 pages
Résumé:
En 1789, un bâtiment anglais, la Bounty, quitte l'Angleterre pour Tahiti afin d'en ramener des arbres à pain, une plante locale. Ces plants sont destinés à nourrir les esclaves des Antilles. Cependant, un événement va perturber la donne: une mutinerie. Une des plus célèbres de l'histoire de la marine britannique.
Critique:
Récit très court et comme tous ceux de Jules Verne, à la fois grandiloquent et très précis. On aime ou on aime pas le style, mais reste qu'il est caractéristique de l'auteur. Ce récit est court, presque à l'excès. Il raconte essentiellement la mutinerie et le dur voyage du Capitaine Bligh et de ses compagnons d'infortunes, puis le destin des mutins. Le ton est presque journalistique, ce n'est pas un roman et on sent que Jules Verne était bien documenté. Son style se retrouve dans les répliques ampoulées qu'il met dans la bouche de ses personnages. Un petit récit court, mais intéressant, sauf que j'avais déjà vu des reportages à la télévision sur cet événement et quelques contradictions me sont apparues. Mais comment être sûre des faits pour une histoire si lointaine?
Ma note: 3.5/5
Résumé:
En 1789, un bâtiment anglais, la Bounty, quitte l'Angleterre pour Tahiti afin d'en ramener des arbres à pain, une plante locale. Ces plants sont destinés à nourrir les esclaves des Antilles. Cependant, un événement va perturber la donne: une mutinerie. Une des plus célèbres de l'histoire de la marine britannique.
Critique:
Récit très court et comme tous ceux de Jules Verne, à la fois grandiloquent et très précis. On aime ou on aime pas le style, mais reste qu'il est caractéristique de l'auteur. Ce récit est court, presque à l'excès. Il raconte essentiellement la mutinerie et le dur voyage du Capitaine Bligh et de ses compagnons d'infortunes, puis le destin des mutins. Le ton est presque journalistique, ce n'est pas un roman et on sent que Jules Verne était bien documenté. Son style se retrouve dans les répliques ampoulées qu'il met dans la bouche de ses personnages. Un petit récit court, mais intéressant, sauf que j'avais déjà vu des reportages à la télévision sur cet événement et quelques contradictions me sont apparues. Mais comment être sûre des faits pour une histoire si lointaine?
Ma note: 3.5/5
Libellés :
Commentaire de lecture,
Littérature française,
Résolutions 2011
mardi 3 janvier 2012
Le meilleur ami du livre est?
Salut?
On dit que le chien est le meilleur amie de l'homme (ce qui reste à voir), mais qu'en est-il du livre? Qui est le meilleur ami du livre, le compagnon indispensable de toutes ses aventures, son fidèle compagnon dans l'épreuve du fond du sac à main ou encore dans la pile à côté du fauteuil où l'on lit? Un ami qui le suit partout, partage ses aventures et mésaventures et qui lui revient, fidèle, dès que l'on fait une pause dans notre lecture. Je vous le donne en mille: le marque-page, ou signet.
Et oui, on oublie souvent ce petit outil indispensable de nos lectures. Certains préfèrent corner les pages, mais pour ma part, je préfère largement glisser ce petit bout de carton indiquant la page où je suis rendue. Plus pratique, plus mignon et en même temps, beaucoup moins dur sur les livres!
Beau, laid, usé, taché, plastifié, compagnon de route des livres, le signet est aussi versatile que le livre. Ça peut-être un joli signet fabriqué main, un simple bout de carton mince imprimé fourni à l'achat du livre ou encore un menu de pizzeria attrapé à la hâte pour ne pas perdre sa page. Ou votre billet de métro. Ou n'importe quoi d'autre qui soit plat et de préférence ni mouillé, ni gras!
On oublie souvent la valeur du marque-page. J'ai les mêmes depuis des années. J'en aie perdu, brisé irrémédiablement et jeté un grand nombre. S'ils sont les meilleurs amis des livres, ils sont avant tout pour moi des compagnons de lecture. Parce qu'ils me suivent de livres en livres. Le meilleur ami de la meilleure amie des livres en somme. Sauf qu'il ne fait pas wouf, wouf et ne demande jamais la porte en plein milieu du dénouement de l'intrigue!
@+ Prospéryne
On dit que le chien est le meilleur amie de l'homme (ce qui reste à voir), mais qu'en est-il du livre? Qui est le meilleur ami du livre, le compagnon indispensable de toutes ses aventures, son fidèle compagnon dans l'épreuve du fond du sac à main ou encore dans la pile à côté du fauteuil où l'on lit? Un ami qui le suit partout, partage ses aventures et mésaventures et qui lui revient, fidèle, dès que l'on fait une pause dans notre lecture. Je vous le donne en mille: le marque-page, ou signet.
Et oui, on oublie souvent ce petit outil indispensable de nos lectures. Certains préfèrent corner les pages, mais pour ma part, je préfère largement glisser ce petit bout de carton indiquant la page où je suis rendue. Plus pratique, plus mignon et en même temps, beaucoup moins dur sur les livres!
Beau, laid, usé, taché, plastifié, compagnon de route des livres, le signet est aussi versatile que le livre. Ça peut-être un joli signet fabriqué main, un simple bout de carton mince imprimé fourni à l'achat du livre ou encore un menu de pizzeria attrapé à la hâte pour ne pas perdre sa page. Ou votre billet de métro. Ou n'importe quoi d'autre qui soit plat et de préférence ni mouillé, ni gras!
On oublie souvent la valeur du marque-page. J'ai les mêmes depuis des années. J'en aie perdu, brisé irrémédiablement et jeté un grand nombre. S'ils sont les meilleurs amis des livres, ils sont avant tout pour moi des compagnons de lecture. Parce qu'ils me suivent de livres en livres. Le meilleur ami de la meilleure amie des livres en somme. Sauf qu'il ne fait pas wouf, wouf et ne demande jamais la porte en plein milieu du dénouement de l'intrigue!
@+ Prospéryne
lundi 2 janvier 2012
Le Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas
Le Comte de Monte-Cristo Alexandre Dumas Folio (édition en deux volumes) Gallimard 1398 pages
Résumé:
Edmond Dantès a 19 ans et est marin. Il revient à Marseille après une mission où il s'est brillamment illustré, prêt à se marier à la femme qu'il aime, une promotion à portée de main. Rien ne tourne comme prévu. Une conspiration ourdi par trois jaloux et supporté par un homme sur-attaché à sa réputation l'envoie en prison pendant 14 ans. Alors que sa situation est désespéré, son voisin de cellule ouvre un passage entre eux et cet homme, un érudit, commence l'instruction du jeune Dantès. Quatorze ans plus tard, il réussit à s'évader. Devenu par le fruit de sa détermination et de son intelligence le Comte de Monte-Cristo, il revient, prêt de vingt ans après sa disparition, à Paris, prêt à accomplir sa vengeance.
Critique:
L'intrigue de ce livre est tortueuse. Le fait de l'avoir lu en deux parties séparées par deux ans n'aident en rien. Donc, mes commentaires porteront davantage sur la deuxième partie que sur la première. Quoique celle-ci est facile à résumer. L'emprisonnement d'Edmond est dure, mais on reste dans le familier. C'est l'évolution psychologique qui a lieu qui fait en sorte qu'Edmond Dantès devient le Comte de Monte-Cristo. Et les deux personnes sont aussi différentes que leurs noms. Dantès est un homme jeune, honnête, avenant, ouvert. Monte-Cristo est un homme rusé, fourbe, non-dénué de sens moral, mais qui sait par la manipulation et par un extraordinaire pouvoir sur les choses et les gens, arriver à ses fins. Sa fortune l'aide, mais pas seulement, car s'il sait se faire obéir, il ne s'arrête pas à ça. Les gens de sa suite, ses serviteurs lui sont tout dévoué pour de multiples raisons qui n'ont pas grand chose à voir avec l'argent. En ce sens, Monte-Cristo est un peu un sur-homme à la Nietzsche. Il est humain, mais en même temps, sur-humain, état atteint par les épreuves, mais aussi par un impitoyable travail sur lui-même et par l'utilisation redoutable de son intelligence et de son instinct. Il n'est pas parfait, quand le narrateur se glisse dans ses pensées, on perçoit ses doutes et ses errements, mais pour les autres, rien de cela n'est visible tellement il contrôle sa physionomie. Il atteindra ses fins, mais l'auteur nous laisse le plaisir de le voir par les yeux de celui qui subit sa vengeance et non dans les yeux du Comte. On ne savoure pas sa vengeance avec lui, on voit juste l'impact de celle-ci sur ceux qui l'ont envoyé là où il a été. D'ailleurs, et j'ai trouvé ça un peu surprenant de la part de Dumas, Monte-Cristo se voit comme l'instrument de la Providence, plutôt que comme un homme en quête de vengeance personnelle. Nuance importante. Monte-Cristo se prend pour Dieu alors qu'il n'est qu'un homme, autre aspect un tantienet nietzschéen de sa personnalité. Les autres personnages sont à la fois mal et bien décrit. Les trois conspirateurs sont bien, mais incomplet. Alors que Valentine, Mercédes ont droit à de longues explications de leurs sentiments, Caderousse, Danglars et Morcef ne sont pas dans la culpabilité. Ils ont envoyé un homme innocent en prison et ce n'est que son retour qui provoquera en eux les remords, sans ça, ils vivent sans même y penser. Villefort est nettement plus intéressant et sa folie finale montre plus l'accomplissement de la vengeance de Monte-Cristo à mes yeux que le suicide de Morcef ou le meurtre de Caderousse. Son incroyable activité suite à la mort de Valentine montre à quel point il est capable de sentiments et à quel point il s'enferme hors de ceux-ci pour garder son empire sur lui-même. Ce qui le conduire à la folie, malheureusement. Quand on le regarde de l'extérieur, on se dit qu'il aurait mieux fait de lâcher un peu de lest sur son honneur et de garder sa vie, mais bon, l'époque n'était pas faire pour ça. Les personnages féminins sont soient fourbes, soit complètement éthéré au point de ne pas avoir de personnalité ou presque. Et d'être complètement dévouée à leur amour. Seule Haydée aura assez de tempérament (et d'espace de la part de l'auteur) pour dénoncer celui qui a trahit son père et de le faire par elle-même, montrant là son existence en tant que personne, en tant qu'être humain. Ce faisant, elle acquiert sa propre potentialité comme personnage et comme personne. Pour le reste, que ce soit par respect des convenances ou encore par manque de personnalité, les personnages féminins sont plus typés que réels. Bonnes à l'excès ou têtes brûlées, les femmes du Comte de Monte-Cristo ne se démarquent pas par leurs qualités propres. On est loin de Madame Bonnacieux, d'Anne d'Autriche ou encore de Milady de Winter des Trois Mousquetaires qui avaient le mérite d'avoir de la personnalité! Par rapport au livre, les notions de l'honneur ont bien changé depuis et c'est heureux parce que de voir ces gens-là s'exciter comme des pucelles au moindre soupçon d'attaque à celui-ci devient lassant. Je sais que ça fait époque, mais pour le XXIe siècle, on les regarde en se disant que c'est une bande de beaux imbéciles à la tête brulée, prêt à mourir pour pas grand-chose au final! Autre truc, c'est les émotions grandiloquentes dans lesquelles tombent les personnages à tout bout de champ. Y'en avait un peu marre à la fin. Il faut tenir compte à la lecture qu'à l'origine le roman était publié en feuilleton, alors les gens avaient une semaine entre chaque toast beurré bien épais de surcharge émotionnelle, mais ça n'a pas été mon cas. Autre chose liée à la publication par feuilleton, l'accumulation d'exclamation et de dialogues qui ne font que rajouter du texte, des détails qu'on aurait pu couper facilement, ce genre de choses. Ça donne un roman de 1400 pages au final! Aucun regret que cette lecture, c'est une oeuvre qu'il est bon de lire, ne serait-ce que pour la connaître, mais j'aimerais bien voir l'adaptation en film avec Gérard Depardieu maintenant, pour comparer.
Ma note: 4/5
Résumé:
Edmond Dantès a 19 ans et est marin. Il revient à Marseille après une mission où il s'est brillamment illustré, prêt à se marier à la femme qu'il aime, une promotion à portée de main. Rien ne tourne comme prévu. Une conspiration ourdi par trois jaloux et supporté par un homme sur-attaché à sa réputation l'envoie en prison pendant 14 ans. Alors que sa situation est désespéré, son voisin de cellule ouvre un passage entre eux et cet homme, un érudit, commence l'instruction du jeune Dantès. Quatorze ans plus tard, il réussit à s'évader. Devenu par le fruit de sa détermination et de son intelligence le Comte de Monte-Cristo, il revient, prêt de vingt ans après sa disparition, à Paris, prêt à accomplir sa vengeance.
Critique:
L'intrigue de ce livre est tortueuse. Le fait de l'avoir lu en deux parties séparées par deux ans n'aident en rien. Donc, mes commentaires porteront davantage sur la deuxième partie que sur la première. Quoique celle-ci est facile à résumer. L'emprisonnement d'Edmond est dure, mais on reste dans le familier. C'est l'évolution psychologique qui a lieu qui fait en sorte qu'Edmond Dantès devient le Comte de Monte-Cristo. Et les deux personnes sont aussi différentes que leurs noms. Dantès est un homme jeune, honnête, avenant, ouvert. Monte-Cristo est un homme rusé, fourbe, non-dénué de sens moral, mais qui sait par la manipulation et par un extraordinaire pouvoir sur les choses et les gens, arriver à ses fins. Sa fortune l'aide, mais pas seulement, car s'il sait se faire obéir, il ne s'arrête pas à ça. Les gens de sa suite, ses serviteurs lui sont tout dévoué pour de multiples raisons qui n'ont pas grand chose à voir avec l'argent. En ce sens, Monte-Cristo est un peu un sur-homme à la Nietzsche. Il est humain, mais en même temps, sur-humain, état atteint par les épreuves, mais aussi par un impitoyable travail sur lui-même et par l'utilisation redoutable de son intelligence et de son instinct. Il n'est pas parfait, quand le narrateur se glisse dans ses pensées, on perçoit ses doutes et ses errements, mais pour les autres, rien de cela n'est visible tellement il contrôle sa physionomie. Il atteindra ses fins, mais l'auteur nous laisse le plaisir de le voir par les yeux de celui qui subit sa vengeance et non dans les yeux du Comte. On ne savoure pas sa vengeance avec lui, on voit juste l'impact de celle-ci sur ceux qui l'ont envoyé là où il a été. D'ailleurs, et j'ai trouvé ça un peu surprenant de la part de Dumas, Monte-Cristo se voit comme l'instrument de la Providence, plutôt que comme un homme en quête de vengeance personnelle. Nuance importante. Monte-Cristo se prend pour Dieu alors qu'il n'est qu'un homme, autre aspect un tantienet nietzschéen de sa personnalité. Les autres personnages sont à la fois mal et bien décrit. Les trois conspirateurs sont bien, mais incomplet. Alors que Valentine, Mercédes ont droit à de longues explications de leurs sentiments, Caderousse, Danglars et Morcef ne sont pas dans la culpabilité. Ils ont envoyé un homme innocent en prison et ce n'est que son retour qui provoquera en eux les remords, sans ça, ils vivent sans même y penser. Villefort est nettement plus intéressant et sa folie finale montre plus l'accomplissement de la vengeance de Monte-Cristo à mes yeux que le suicide de Morcef ou le meurtre de Caderousse. Son incroyable activité suite à la mort de Valentine montre à quel point il est capable de sentiments et à quel point il s'enferme hors de ceux-ci pour garder son empire sur lui-même. Ce qui le conduire à la folie, malheureusement. Quand on le regarde de l'extérieur, on se dit qu'il aurait mieux fait de lâcher un peu de lest sur son honneur et de garder sa vie, mais bon, l'époque n'était pas faire pour ça. Les personnages féminins sont soient fourbes, soit complètement éthéré au point de ne pas avoir de personnalité ou presque. Et d'être complètement dévouée à leur amour. Seule Haydée aura assez de tempérament (et d'espace de la part de l'auteur) pour dénoncer celui qui a trahit son père et de le faire par elle-même, montrant là son existence en tant que personne, en tant qu'être humain. Ce faisant, elle acquiert sa propre potentialité comme personnage et comme personne. Pour le reste, que ce soit par respect des convenances ou encore par manque de personnalité, les personnages féminins sont plus typés que réels. Bonnes à l'excès ou têtes brûlées, les femmes du Comte de Monte-Cristo ne se démarquent pas par leurs qualités propres. On est loin de Madame Bonnacieux, d'Anne d'Autriche ou encore de Milady de Winter des Trois Mousquetaires qui avaient le mérite d'avoir de la personnalité! Par rapport au livre, les notions de l'honneur ont bien changé depuis et c'est heureux parce que de voir ces gens-là s'exciter comme des pucelles au moindre soupçon d'attaque à celui-ci devient lassant. Je sais que ça fait époque, mais pour le XXIe siècle, on les regarde en se disant que c'est une bande de beaux imbéciles à la tête brulée, prêt à mourir pour pas grand-chose au final! Autre truc, c'est les émotions grandiloquentes dans lesquelles tombent les personnages à tout bout de champ. Y'en avait un peu marre à la fin. Il faut tenir compte à la lecture qu'à l'origine le roman était publié en feuilleton, alors les gens avaient une semaine entre chaque toast beurré bien épais de surcharge émotionnelle, mais ça n'a pas été mon cas. Autre chose liée à la publication par feuilleton, l'accumulation d'exclamation et de dialogues qui ne font que rajouter du texte, des détails qu'on aurait pu couper facilement, ce genre de choses. Ça donne un roman de 1400 pages au final! Aucun regret que cette lecture, c'est une oeuvre qu'il est bon de lire, ne serait-ce que pour la connaître, mais j'aimerais bien voir l'adaptation en film avec Gérard Depardieu maintenant, pour comparer.
Ma note: 4/5
dimanche 1 janvier 2012
Mes résolutions 2012
Salut!
C'est aujourd'hui la première journée officielle de 2012, alors il est temps de prendre quelques bonnes résolutions de lecture! Ça a quand même bien été en 2011, voyons voir si je vais être capable de renouveler l'exploit cette année.
1-Lire 5 biographies durant l'année
J'ai lu quelques biographies en 2011 et je me suis rendue compte que j'aimais bien ça et que que j'aimerais bien en lire plus. Je me mets 5 pour l'année, sans aucune limite concernant les personnes dont cela peut-être la biographie. Par contre, je ne veux lire que des biographies de personnes décédés, aucune bio-pop au menu. Et je suis prête à aller voir un peu du côté des autobiographie, mais je ne veux pas me limiter à cela.
2-Lire 3 classiques de la littérature québécoise (Publié avant 1960)
Parce que je n'ai pas beaucoup tâté de la littérature québécoise classique au cours des dernières années. Je veux fouiller un peu le fond par goût personnel et je mets la date de 1960 pour m'assurer de ne pas prendre trop de trucs récents. Et de lire sur le Québec d'avant la Révolution Tranquille.
3- Lire au moins un de ces deux pavés: Le Décaméron de Jean Boccace ou Les Contes de Canterbury de Geoffrey Chaucer.
Les deux traînent depuis un bail dans ma PAL, ça sera une bonne occasion de la vider un peu!
4- Lire 5 essais
À nouveau, je renouvelle cette résolution qui m'a fait faire de belles découvertes. Et puis, ce n'est jamais négatif de lire pour s'instruire!
5- Lire un Jules Verne dans l'année.
Encore une résolution que je renouvelle, mais honnêtement, c'est quelque chose qui revient régulièrement depuis des années ça. Je lis un Jules Verne dans l'année à chaque année depuis des lustres et demi.
6- Défi voyage: Lire un livre provenant et écrit par une personne des pays/régions suivantes: Chine, Russie, Monde arabe et Afrique noire.
Étant donné que Budget ne me permet pas de partir de par le monde, on va pouvoir en profiter pour voyager par les livres, en utilisant les meilleurs ambassadeurs du monde: les littéraires.
7- Découvrir les trois auteurs suivants que je n'ai pas encore lu: Charles Dickens, Ian McEwan et Michel Tremblay.
Aussi bizarre que cela puisse paraître, je n'ai jamais lu les auteurs que j'ai nommé ci-haut. Alors cette année, on va les découvrir. Et pour ceux qui sourcille à la vue de Michel Tremblay, dites-vous que c'est parce que mes profs du secondaire et du Cégep n'ont pas vu à leur boulot et n'ont pas mis sa lecture au menu de mes études...
Quelqu'un remarque quelque chose? Aucune mention de ma PAL cette année! :P
@+ Prospéryne
C'est aujourd'hui la première journée officielle de 2012, alors il est temps de prendre quelques bonnes résolutions de lecture! Ça a quand même bien été en 2011, voyons voir si je vais être capable de renouveler l'exploit cette année.
1-Lire 5 biographies durant l'année
J'ai lu quelques biographies en 2011 et je me suis rendue compte que j'aimais bien ça et que que j'aimerais bien en lire plus. Je me mets 5 pour l'année, sans aucune limite concernant les personnes dont cela peut-être la biographie. Par contre, je ne veux lire que des biographies de personnes décédés, aucune bio-pop au menu. Et je suis prête à aller voir un peu du côté des autobiographie, mais je ne veux pas me limiter à cela.
2-Lire 3 classiques de la littérature québécoise (Publié avant 1960)
Parce que je n'ai pas beaucoup tâté de la littérature québécoise classique au cours des dernières années. Je veux fouiller un peu le fond par goût personnel et je mets la date de 1960 pour m'assurer de ne pas prendre trop de trucs récents. Et de lire sur le Québec d'avant la Révolution Tranquille.
3- Lire au moins un de ces deux pavés: Le Décaméron de Jean Boccace ou Les Contes de Canterbury de Geoffrey Chaucer.
Les deux traînent depuis un bail dans ma PAL, ça sera une bonne occasion de la vider un peu!
4- Lire 5 essais
À nouveau, je renouvelle cette résolution qui m'a fait faire de belles découvertes. Et puis, ce n'est jamais négatif de lire pour s'instruire!
5- Lire un Jules Verne dans l'année.
Encore une résolution que je renouvelle, mais honnêtement, c'est quelque chose qui revient régulièrement depuis des années ça. Je lis un Jules Verne dans l'année à chaque année depuis des lustres et demi.
6- Défi voyage: Lire un livre provenant et écrit par une personne des pays/régions suivantes: Chine, Russie, Monde arabe et Afrique noire.
Étant donné que Budget ne me permet pas de partir de par le monde, on va pouvoir en profiter pour voyager par les livres, en utilisant les meilleurs ambassadeurs du monde: les littéraires.
7- Découvrir les trois auteurs suivants que je n'ai pas encore lu: Charles Dickens, Ian McEwan et Michel Tremblay.
Aussi bizarre que cela puisse paraître, je n'ai jamais lu les auteurs que j'ai nommé ci-haut. Alors cette année, on va les découvrir. Et pour ceux qui sourcille à la vue de Michel Tremblay, dites-vous que c'est parce que mes profs du secondaire et du Cégep n'ont pas vu à leur boulot et n'ont pas mis sa lecture au menu de mes études...
Quelqu'un remarque quelque chose? Aucune mention de ma PAL cette année! :P
@+ Prospéryne
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