Salut!
Un truc que vous apprenez rapidement quand vous êtes libraire, même si vous n'écoutez jamais la télé et que le dimanche matin chez vous est consacré à la farniente informatique en bonne et due forme: ya une fille qui parle de livres à la télé le dimanche matin. Son nom: Christine Michaud. Son émission: Salut Bonjour! Week-end Son rôle: Chroniqueuse littéraire. Son impact: Majeur, ça je peux vous le dire! Ya aussi un type le soir qui en parle, tard, à TVA. Son nom: Denis Lévesque. Son émission: Denis Lévesque (très original!) Son impact: Dépendant des livres et des invités. Facilité de retrouver les titres et les auteurs dont il parle? Bonnet d'âne... Ya aussi Tout le monde en parle, mais ça, ça se passe de présentation et c'est pas toujours de livres qu'on parle. À la radio, il y a Paul Arcand (des fois), Christiane Charest (avait), René-Homier Roy. Il y La Presse, Le Devoir. La revue Le Libraire aussi. Bref, ce sont des endroits où l'on parle de livre et qui emmène les gens en librairie. Croyez-le ou non, mais ces médias ne sont pas si nombreux que ça.
Je me demande parfois si ce sont les gens qui boudent vraiment le livre. À voir les gens se précipiter au Salon du livre et autres événements littéraires, je doute fort que ce soit le goût des gens le problème. Mon opinion est faite là-dessus depuis longtemps: les médias ne savent pas trop comment parler de livres. À quelques exceptions près, le message ne passe pas. Christine Michaud réussit très bien à le faire passer, mais contrairement à beaucoup d'autres chroniqueurs, elle est avant tout une lectrice. Ce n'est pas une auteure, une diplômée en littérature ou une personnalité artistique: c'est une lectrice d'abord et avant tout! Et c'est à mon avis sa grande force, elle ne se prend pas pour une autre, elle parle des bouquins qu'elle aime avant tout. Rien de mieux pour transmettre sa passion du livre que de parler de quelque chose qui nous passionne et qui intéresse vraiment. Même le plus ardu des livres, présenté par un mordu qui va en parler avec ses trippes va aller chercher son public de lecteur. Encore faut-il que ce mordu ait une petite place au soleil pour en discuter.
Car soyons honnête, qui parle de livres dans les médias et dont le message passe? Oui, c'est ça, vous avec compris, il y en a, mais vraiment pas tant que ça. Je me rappelle avoir vu une rétrospective de l'année artistique à la télévision un 31 décembre où on s'attardait longuement sur les sorties cinématographiques, théâtres, musicales, de danse, même les spectacles mixtes de l'année, les expositions, tout... Et pas un mot sur les livres de l'année. Comme si ça ne comptait pas, comme si c'était un domaine artistique à part et refermé sur lui-même au lieu d'un domaine majeur et tellement branché sur le monde! Alors, on en parle pas. Ou si peu. Et bien souvent, les nombreuses et défuntes émissions littéraires étaient d'une qualité variable, comme si parler du livre était compliqué. Tiens, comme si parler du livre était comme parler du vin, il faut des experts, on ne peut pas s'improviser, on ne peut pas non plus en parler comme si c'était quelque chose faisant partie de la vie quotidienne, y compris les chefs-d'oeuvre, on met ça sur un tel piédestal que la majorité regarde les livres et en ont peur. C'est démocratique la littérature. Je connais très peu d'auteurs qui ont volontairement essayé d'écrire pour être obscur ou inaccessible. Il se sont exprimés de la façon qui leur convenait le plus. Faire le pas pour les comprendre demande parfois un effort, mais rien comparé à monter le Mont Everest ou encore essayé de calculer le chiffre Pi jusqu'à ce qu'on trouve la fin. Quelques clés bien simples trouvées sur Wikipédia ou une bonne préface suffisent largement la plupart du temps. Alors pourquoi vouloir faire compliqué quand on peut faire simple?
Les médias et les livres ne s'entendent pas bien on dirait. Il y a une longue histoire derrière ça. Je me rappelle avoir lu un excellent essai sur le sujet il y a quelques années: La grande peur de la télévision, le livre de Jacques Keable. Une lecture marquante où un point ressortait clairement: le meilleure moyen de ne rien censurer est de tout censurer. En ne parlant pas de livres, on ne parle pas de ceux qui dérangent, tout comme on ne parle pas de ceux qui pourraient être «sans danger»: pas trop controversé, pas trop dérangeant, juste assez correct pour être vendeur, belle présentation, tout. Est-ce encore comme ça? Je ne sais pas, mais une chose est sûre, le grand gagnant de ce silence médiatique, ce n'est pas le public ni les livres. Et je ne pense pas non que ce soit les médias. Alors, qui?
@+ Prospéryne
vendredi 17 juin 2011
jeudi 16 juin 2011
Ses pouvoirs sont obcurs... Et elle en est à sa troisième aventure!
Salut!
Je sais que je ne l'avais pas mis dans ma listes des impatiemment attendus, mais disons quand même pour ma défense que c'est une série auquel je m'intéresse depuis très peu de temps seulement! Mais voici arrivé le troisième tome de cette série.
Et rien qu'à voir comment est fini le deuxième tome, il va y en avoir encore des zombies dans le coin!
@+ Prospéryne
Je sais que je ne l'avais pas mis dans ma listes des impatiemment attendus, mais disons quand même pour ma défense que c'est une série auquel je m'intéresse depuis très peu de temps seulement! Mais voici arrivé le troisième tome de cette série.
Et rien qu'à voir comment est fini le deuxième tome, il va y en avoir encore des zombies dans le coin!
@+ Prospéryne
mercredi 15 juin 2011
Borderline de Marie-Sissi Labrèche
Borderline Marie-Sissi Labrèche Collection Boréal Compact Boréal 162 pages
Résumé:
Sissi est borderline, elle a une personnalité limite. Rien n'est à l'extérieur d'elle et tout est à l'intérieur. Entre ses souvenirs d'enfance et de sa mère folle avec sa grand-mère hypercontrôlante et sa vie d'adulte cherchant vainement à se faire aimer, elle traîne sa douleur et sa rage de vivre.
Critique:
Euh honnêtement? Je n'ai rien trouvé d'extraordinaire à ce livre. Pour être honnête, s'il aurait été plus long, je l'aurais abandonné. Je ne savais pas où le livre allait, je n'avais aucune idée de l'endroit où l'auteure allait m'emmener. Le livre fait une magnifique description de la maladie mentale. On comprend mieux en le lisant ce que ressentent les personnes qui en sont atteintes. Mais c'est tout, beaucoup de verbiage pour le reste. Une déception pour moi. J'ai d'ailleurs pas grande chose à dire dessus...
Ma note: 3/5
Résumé:
Sissi est borderline, elle a une personnalité limite. Rien n'est à l'extérieur d'elle et tout est à l'intérieur. Entre ses souvenirs d'enfance et de sa mère folle avec sa grand-mère hypercontrôlante et sa vie d'adulte cherchant vainement à se faire aimer, elle traîne sa douleur et sa rage de vivre.
Critique:
Euh honnêtement? Je n'ai rien trouvé d'extraordinaire à ce livre. Pour être honnête, s'il aurait été plus long, je l'aurais abandonné. Je ne savais pas où le livre allait, je n'avais aucune idée de l'endroit où l'auteure allait m'emmener. Le livre fait une magnifique description de la maladie mentale. On comprend mieux en le lisant ce que ressentent les personnes qui en sont atteintes. Mais c'est tout, beaucoup de verbiage pour le reste. Une déception pour moi. J'ai d'ailleurs pas grande chose à dire dessus...
Ma note: 3/5
Libellés :
Auteurs J à L,
Commentaire de lecture,
littérature québécoise
mardi 14 juin 2011
Le dernier jardin: 1- Éphémère de Lauren DeStefano
Le dernier Jardin 1- Éphémère Lauren DeStefano Castelmore 346 pages
Résumé:
Dans le futur, est né une génération parfaite: aucun cancer, une grande résistance physique, une vie longue en parfaite santé, pas de myopie, de surdité, rien... sauf que leurs enfants n'ont pas cette chance. Tous les enfants nés de parents de la première génération et leurs propres enfants meurent jeune, sans exception, 20 ans pour les filles, 25 ans pour les garçons. Dans ce monde, des filles sont enlevées pour être soumise à des mariages polygames de la part de ceux qui représentent encore un peu le pouvoir. C'est le cas de Rhine, 16 ans, enlevée à son frère jumeau Rowan et enfermée dans une tour d'ivoire où des serviteurs répondent à ses moindres désirs. Malgré la confiance qui se développe lentement entre elle et ses soeurs-épouses et la tendresse qu'elle finit par avoir pour son mari imposé, Rhine ne pense qu'à une seule chose: fuir. Car au-delà de la contrainte de ce mariage imposé, Rhine craint par-dessus tout son beau-père, Vaught, un homme de la première génération qui semble en avoir beaucoup plus à cacher que ne le laisse voir la surface radieuse du magnifique jardin dont sa maison est entourée.
Critique:
Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce livre, je le ferai lire à des gens de toutes les générations. J'ai rarement vu autant de qualité dans un texte destiné aux ados de type science-fiction. Ça ne tient pas qu'à la psychologie des personnages, magnifiquement bien rendue, ni à la complexité du monde mis en place par l'auteur. Il y a un quelque chose qui surplombe l'histoire que je n'ai pas vu chez beaucoup d'auteur et qui démontre beaucoup de talent. Les personnages de l'histoire sont riches, et on suit au plus près l'histoire de Rhine, à la fois naïve et forte, enfant et adulte, conspiratrice et non dépourvue de faiblesse. Sa volonté de toujours vouloir partir, de toujours vouloir quitter cet endroit qui est en sorte un jardin d'Eden à comparer au reste du monde qui l'entoure, traverse tout le roman. C'est une obsession, un désir constant qui éteint tout le reste. Et c'est ce qui constitue la principale faiblesse du livre: on tape tout le temps sur le même clou, constamment. On y revient tout le temps comme un cercle vicieux. Il n'y a pas de sous-intrigue qui pourrait marquer l'histoire, lui faire prendre un temps de repos, de recul par rapport à ce désir. Ce qui est vraiment dommage, parce que du matériel, il y en a pour nourrir une sous-intrigue avec le beau-père mystérieux et que l'on sent machiavélique! Rhine le voit comme un être sans scrupules qui manipule les gens autour de lui et qui a beaucoup de secrets. On devine que la vie des épouses de son fils n'a pas la moindre valeur pour lui, il voit les gens selon leur utilité, sans voir en eux des gens capables d'aimer et de souffrir. Malgré tout, on effleure ce fait, et on ne sait jamais vraiment si c'est la vérité ou si c'est l'imagination de Rhine qui est trop fertile. On reste dans le doute tout le temps. Elle veut fuir, son beau-père imposé est un monstre: ça s'arrête là pour la majorité du livre. Ce qui est dommage, parce que c'est servi par une si belle écriture!
Ma note: 3.75/5
Je remercie Diffusion du livre Mirabel et plus particulièrement Frédéric pour ce service de presse.
P.S. Le livre n'est pas encore paru chez Castelmore, il le sera à la fin d'août en France et en septembre au Québec.
Résumé:
Dans le futur, est né une génération parfaite: aucun cancer, une grande résistance physique, une vie longue en parfaite santé, pas de myopie, de surdité, rien... sauf que leurs enfants n'ont pas cette chance. Tous les enfants nés de parents de la première génération et leurs propres enfants meurent jeune, sans exception, 20 ans pour les filles, 25 ans pour les garçons. Dans ce monde, des filles sont enlevées pour être soumise à des mariages polygames de la part de ceux qui représentent encore un peu le pouvoir. C'est le cas de Rhine, 16 ans, enlevée à son frère jumeau Rowan et enfermée dans une tour d'ivoire où des serviteurs répondent à ses moindres désirs. Malgré la confiance qui se développe lentement entre elle et ses soeurs-épouses et la tendresse qu'elle finit par avoir pour son mari imposé, Rhine ne pense qu'à une seule chose: fuir. Car au-delà de la contrainte de ce mariage imposé, Rhine craint par-dessus tout son beau-père, Vaught, un homme de la première génération qui semble en avoir beaucoup plus à cacher que ne le laisse voir la surface radieuse du magnifique jardin dont sa maison est entourée.
Critique:
Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce livre, je le ferai lire à des gens de toutes les générations. J'ai rarement vu autant de qualité dans un texte destiné aux ados de type science-fiction. Ça ne tient pas qu'à la psychologie des personnages, magnifiquement bien rendue, ni à la complexité du monde mis en place par l'auteur. Il y a un quelque chose qui surplombe l'histoire que je n'ai pas vu chez beaucoup d'auteur et qui démontre beaucoup de talent. Les personnages de l'histoire sont riches, et on suit au plus près l'histoire de Rhine, à la fois naïve et forte, enfant et adulte, conspiratrice et non dépourvue de faiblesse. Sa volonté de toujours vouloir partir, de toujours vouloir quitter cet endroit qui est en sorte un jardin d'Eden à comparer au reste du monde qui l'entoure, traverse tout le roman. C'est une obsession, un désir constant qui éteint tout le reste. Et c'est ce qui constitue la principale faiblesse du livre: on tape tout le temps sur le même clou, constamment. On y revient tout le temps comme un cercle vicieux. Il n'y a pas de sous-intrigue qui pourrait marquer l'histoire, lui faire prendre un temps de repos, de recul par rapport à ce désir. Ce qui est vraiment dommage, parce que du matériel, il y en a pour nourrir une sous-intrigue avec le beau-père mystérieux et que l'on sent machiavélique! Rhine le voit comme un être sans scrupules qui manipule les gens autour de lui et qui a beaucoup de secrets. On devine que la vie des épouses de son fils n'a pas la moindre valeur pour lui, il voit les gens selon leur utilité, sans voir en eux des gens capables d'aimer et de souffrir. Malgré tout, on effleure ce fait, et on ne sait jamais vraiment si c'est la vérité ou si c'est l'imagination de Rhine qui est trop fertile. On reste dans le doute tout le temps. Elle veut fuir, son beau-père imposé est un monstre: ça s'arrête là pour la majorité du livre. Ce qui est dommage, parce que c'est servi par une si belle écriture!
Ma note: 3.75/5
Je remercie Diffusion du livre Mirabel et plus particulièrement Frédéric pour ce service de presse.
P.S. Le livre n'est pas encore paru chez Castelmore, il le sera à la fin d'août en France et en septembre au Québec.
Libellés :
Auteurs D à F,
Commentaire de lecture,
Littérature ado,
Science-fiction
lundi 13 juin 2011
Apprendre en lisant
Salut!
Je me suis rendue compte il y a très longtemps que lire est une excellente façon d'apprendre. Non, mais, c'est vrai! Vous rendez-vous compte du nombre de choses que les lecteurs peuvent apprendre dans des livres? Je ne parle pas ici des essais, mais des romans. Oui, oui! J'ai appris dans des romans, ceux de Jean M. Auel, qu'une infusion d'écorce de saule était excellente pour lutter contre le mal de tête. Des petits trucs comme ça, j'en aie appris des tonnes au fil de mes lectures. Ça ressort comme ça au détour d'une conversation ou un matin où je me lève et j'en aie besoin. Croyez-moi, même dans les romans, même dans la fiction, on apprend des tonnes de choses!
Je sais, certaines personnes sont persuadées que pour apprendre dans les livres, il faut aller chercher des livres compliqués, des essais, des livres savants. BUZZZ!! Erreur! Apprendre, ça ne veut pas dire des ouvrages qui font souffrir, quoique c'est parfois très agréable de lire un ouvrage qui nous fait nous casser la tête pour le simple plaisir d'apprendre. C'est comme ça! On peut très facilement aimer lire des livres qui sont plus ardus, plus exigeants. C'est même un plaisir pour ma part d'en lire, mais bon, pas ça uniquement hein? Loin de là l'idée; la connaissance cachée dans les livres peut tout autant l'être dans roman que dans un livre pratique. Suffit juste d'avoir l'esprit ouvert et la mémoire à l'affût pour le retenir.
Alors, les romans, c'est utile pour apprendre des trucs? Certainement. Lisez un livre qui se passe très loin de chez vous, dans un autre pays, une autre région du monde et ne me dites pas en refermant le livre que vous n'avez rien appris sur ce pays, cette région où les gens qui l'habitent. La littérature est une porte ouverte sur le monde. Et si on se rapproche de chez nous, un roman qui pourrait se passer dans la rue sous votre fenêtre, il ne vous apprendra rien hein? BUZZZ! Encore erreur. Mais cette connaissance-là est plus subtile, ou plus profonde: on apprend, en regardant les autres vivre dans un livre, sur soi.
Parce qu'apprendre, c'est pas juste savoir comment faire quelque chose de nouveau, c'est aussi et beaucoup apprendre sur soi. Je me rappelle qu'en lisant le deuxième tome d'Eragon, L'aîné, où son professeur lui donnait des leçons de pure sagesse, à chaque fois, j'avais le goût de bondir dans l'histoire et de dire au maître: merde, mais c'est pas à Eragon que tu parles, c'est à moi!!! Tellement de fois dans un livre, une phrase, une réplique, des situation m'ont fait réfléchir à ma propre vie, m'ont fait comprendre des choses, m'ont fait regarder des événements avec une autre paire de lunettes que la mienne. On a qu'une vie à vivre, on ne peut y vivre toutes les expériences que l'on souhaite, mais en plongeant dans un livre, on peut accumuler tellement d'expérience que l'on a pas le temps de vivre, vivre tellement de choses que l'on ne pourrait vivre autrement parce qu'ils appartiennent au passé, comprendre tellement de chose qu'on ne peut comprendre qu'en les vivant, soit en vrai, soit au travers d'un personnage. Lire est un acte plus subversif qu'il n'y paraît, la fiction permet souvent de poser des questions étranges ou dérangeantes sur le passé, le présent et l'avenir. Pas surprenant dans ce cas que tous les dictateurs détestent la littérature et envoie les écrivains en prison à leur arrivée au pouvoir.
Alors, quand commence votre prochaine journée d'école? La prochaine fois que vous allez vous asseoir sur votre divan pour ouvrir un bouquin pardi!
@+ Prospéryne
Je me suis rendue compte il y a très longtemps que lire est une excellente façon d'apprendre. Non, mais, c'est vrai! Vous rendez-vous compte du nombre de choses que les lecteurs peuvent apprendre dans des livres? Je ne parle pas ici des essais, mais des romans. Oui, oui! J'ai appris dans des romans, ceux de Jean M. Auel, qu'une infusion d'écorce de saule était excellente pour lutter contre le mal de tête. Des petits trucs comme ça, j'en aie appris des tonnes au fil de mes lectures. Ça ressort comme ça au détour d'une conversation ou un matin où je me lève et j'en aie besoin. Croyez-moi, même dans les romans, même dans la fiction, on apprend des tonnes de choses!
Je sais, certaines personnes sont persuadées que pour apprendre dans les livres, il faut aller chercher des livres compliqués, des essais, des livres savants. BUZZZ!! Erreur! Apprendre, ça ne veut pas dire des ouvrages qui font souffrir, quoique c'est parfois très agréable de lire un ouvrage qui nous fait nous casser la tête pour le simple plaisir d'apprendre. C'est comme ça! On peut très facilement aimer lire des livres qui sont plus ardus, plus exigeants. C'est même un plaisir pour ma part d'en lire, mais bon, pas ça uniquement hein? Loin de là l'idée; la connaissance cachée dans les livres peut tout autant l'être dans roman que dans un livre pratique. Suffit juste d'avoir l'esprit ouvert et la mémoire à l'affût pour le retenir.
Alors, les romans, c'est utile pour apprendre des trucs? Certainement. Lisez un livre qui se passe très loin de chez vous, dans un autre pays, une autre région du monde et ne me dites pas en refermant le livre que vous n'avez rien appris sur ce pays, cette région où les gens qui l'habitent. La littérature est une porte ouverte sur le monde. Et si on se rapproche de chez nous, un roman qui pourrait se passer dans la rue sous votre fenêtre, il ne vous apprendra rien hein? BUZZZ! Encore erreur. Mais cette connaissance-là est plus subtile, ou plus profonde: on apprend, en regardant les autres vivre dans un livre, sur soi.
Parce qu'apprendre, c'est pas juste savoir comment faire quelque chose de nouveau, c'est aussi et beaucoup apprendre sur soi. Je me rappelle qu'en lisant le deuxième tome d'Eragon, L'aîné, où son professeur lui donnait des leçons de pure sagesse, à chaque fois, j'avais le goût de bondir dans l'histoire et de dire au maître: merde, mais c'est pas à Eragon que tu parles, c'est à moi!!! Tellement de fois dans un livre, une phrase, une réplique, des situation m'ont fait réfléchir à ma propre vie, m'ont fait comprendre des choses, m'ont fait regarder des événements avec une autre paire de lunettes que la mienne. On a qu'une vie à vivre, on ne peut y vivre toutes les expériences que l'on souhaite, mais en plongeant dans un livre, on peut accumuler tellement d'expérience que l'on a pas le temps de vivre, vivre tellement de choses que l'on ne pourrait vivre autrement parce qu'ils appartiennent au passé, comprendre tellement de chose qu'on ne peut comprendre qu'en les vivant, soit en vrai, soit au travers d'un personnage. Lire est un acte plus subversif qu'il n'y paraît, la fiction permet souvent de poser des questions étranges ou dérangeantes sur le passé, le présent et l'avenir. Pas surprenant dans ce cas que tous les dictateurs détestent la littérature et envoie les écrivains en prison à leur arrivée au pouvoir.
Alors, quand commence votre prochaine journée d'école? La prochaine fois que vous allez vous asseoir sur votre divan pour ouvrir un bouquin pardi!
@+ Prospéryne
dimanche 12 juin 2011
Découvrir et comprendre l'art contemporain de Alain Bourdie, Dominique Bénard et Anne-Marie Houdeville
Découvrir et comprendre l'art contemporain Alain Bourdie, Dominique Bénard et Anne-Marie Houdeville Hurtubise 160 pages
Résumé:
L'art contemporain déroute, dérange, est souvent incompréhensible au profane. On se demande si c'est vraiment de l'art, comment on peut considérer ça de l'art alors que ce n'est même pas beau, etc. Dans ce livre de questions-réponses, le conférencier en histoire de l'art Alain Bourdie explique à ses deux co-auteures ce qu'est l'art contemporain.
Critique:
Rédigé sous la forme de questions-réponses, ce petit livre a de quoi surprendre. De un, il est court et très facile à lire. De deux, il permet vraiment de mieux comprendre l'art contemporain au travers d'explications simples et pas tordues pour deux sous et d'excellents exemples. Ici, pas de ah, c'est beau sans que le profane ne comprenne rien à l'extase du spécialiste. On analyse, on décortique, on explique et finalement, on comprend. Ce livre donne envie d'aller se promener au Musée d'art contemporain et de revoir ses positions face à l'art. Bon, sauf peut-être pour les oeuvres que Piero Manzani a mis en boîte (faut lire le livre pour comprendre...)
Ma note: 4.25/5
Je remercie Distribution Hurtubise et plus particulièrement Louise pour ce service de presse.
Résumé:
L'art contemporain déroute, dérange, est souvent incompréhensible au profane. On se demande si c'est vraiment de l'art, comment on peut considérer ça de l'art alors que ce n'est même pas beau, etc. Dans ce livre de questions-réponses, le conférencier en histoire de l'art Alain Bourdie explique à ses deux co-auteures ce qu'est l'art contemporain.
Critique:
Rédigé sous la forme de questions-réponses, ce petit livre a de quoi surprendre. De un, il est court et très facile à lire. De deux, il permet vraiment de mieux comprendre l'art contemporain au travers d'explications simples et pas tordues pour deux sous et d'excellents exemples. Ici, pas de ah, c'est beau sans que le profane ne comprenne rien à l'extase du spécialiste. On analyse, on décortique, on explique et finalement, on comprend. Ce livre donne envie d'aller se promener au Musée d'art contemporain et de revoir ses positions face à l'art. Bon, sauf peut-être pour les oeuvres que Piero Manzani a mis en boîte (faut lire le livre pour comprendre...)
Ma note: 4.25/5
Je remercie Distribution Hurtubise et plus particulièrement Louise pour ce service de presse.
Libellés :
Auteurs A à C,
Auteurs G à I,
Commentaire de lecture,
Essai,
Résolutions 2011
mercredi 8 juin 2011
Il est arrivé, le troisième tome de Sherman!
Salut!
Héhéhé, à la bonne date, sans aucun problème, voici arrivé le nouveau tome de Sherman, l'excellente série de BD de Griffo et Desberg.
Critique à suivre très bientôt!
@+ Prospéryne
Héhéhé, à la bonne date, sans aucun problème, voici arrivé le nouveau tome de Sherman, l'excellente série de BD de Griffo et Desberg.
Critique à suivre très bientôt!
@+ Prospéryne
Inscription à :
Articles (Atom)

