lundi 8 novembre 2010

Radisson: 2- Mission à Onondaga de Jean-Sébastien Bérubé

Radisson: 2- Mission à Onondaga Jean-Sébastien Bérubé Glénat Québec 48 pages



Résumé:
Pierre-Esprit Radisson est de retour en Nouvelle-France. Il décide d'accompagner deux Jésuites, les pères Ragueneau et Dupéron qui souhaite aller évangéliser les Iroquois directement sur leurs terres après la paix conclue entre les différentes nations amérindiennes. Le voyage sera semé d'embûches, de trahisons et de massacres. Et à l'arrivée, le sort qui attend notre bande d'évangélisateur est tout sauf sûr. En effet, les Iroquois ont décidé de les massacrer à leur tour.

Critique:
Je suis surprise de ne pas trouver sur le site ma critique du premier tome de cette excellente série de bande dessinée sur l'histoire du Canada. On y parle d'un aventurier très connu à l'époque et depuis, tombé dans l'oubli pour la plupart des gens, ce qui fait que sa redécouverte est fascinante. À travers Pierre-Esprit Radisson, c'est tout un pan de l'histoire de la Nouvelle-France qui défile devant nos yeux. Le dessin de Bérubé est très personnel et sert bien l'histoire, le seul reproche que j'ai à lui faire est d'avoir eu de la difficulté à départagé les différentes tribus amérindiennes et même les amérindiens entre eux, mais c'est un détail. Pour le reste, l'histoire est très bien contée. On partage la vie difficile des missionnaires chrétiens qui ont tenté d'évangéliser les amérindiens en prenant des risques énormes. On ne nous épargne pas les moeurs très rudes des tribus iroquoïennes du temps, qui n'hésitaient pas à tuer ceux des autres tribus, pratiquement pour un oui ou pour un non. L'importance de la guerre pour ces tribus est marquant, ainsi que ses conséquences. Dans ce second opus de ses aventures par contre, Pierre-Esprit passe un peu au second plan, laissant la part du lion aux décisions et aux actions des Pères Jésuites qu'il accompagne. C'est ce qui est arrivé dans cette partie de sa vie certes, mais on peut le regretter puisque que le premier tome était entièrement centré sur lui. Il passe alors de personnage principal à joyeux luron de second plan. On le sait aventurier et capable d'exploits, mais jusqu'ici, on sent plus la préparation à ce qui va suivre qu'autre chose. Et c'est pourtant la partie qui me semble la plus intéressante à explorer. Dans les prochains albums sans doute!

Ma note: 4/5

dimanche 7 novembre 2010

Illusion: date de parution anglaise confirmée!

Salut!

Je viens de voir sur le site d'Aprilynne Pike que la date de sortie en anglais du quatrième tome d'Ailes a été confirmé: c'est le 3 mai 2011!  Elle nous fait en plus le cadeau de la page couverture:

Si le même schéma que pour le second tome se répète, c'est à la mi-mai que l'on peut attendre des nouvelles de la traduction en français! Cool!

@+ Prospéryne

Mercy Thompson: 1- L'appel de la lune de Patricia Briggs

Mercy Thompson: 1- L'appel de la lune  Patricia Briggs  Milady 374 pages



Résumé:
Mercedes Thompson, Mercy pour les intimes est garagiste dans l'État de Washington.  Passionnée d'histoire, elle répare entre deux voitures de vieilles bagnoles antiques.  Et la demoiselle adore se mettre les mains dans le cambouis pour le faire.  Mais elle n'est pas qu'une simple garagiste.  En fait, Mercy est une Changeforme, une humaine ayant la capacité de se transformer en animal, en coyote dans le cas qui nous intéresse.  Et dans ce monde où les faes inférieures ont fait leur coming-out, Mercy en sait plus que bien d'autres: son voisin Adam est le chef d'une meute de loup-garou, son copain Stefan est un vampire et une sorcière passe de temps à autre jeter un sort à son garage.  Qui plus est, elle a été élevé par des loups-garous et elle connaît donc leurs moeurs à fond.  Alors lorsqu'un jeune loup-garou est laissé mort sur le pas de sa porte, elle sait que les ennuis ne font que commencer.

Critique:
Mercy Thompson se distingue des autres séries de Bit-lit publié chez Milady par deux points: de un, ce n'est pas une garce habillée en cuir, de deux, on ne s'attarde pas sur sa vie sexuelle pendant des pages et des pages.  D'ailleurs, à mon point de vue, la couverture lui donne deux tailles de bonnet de trop par rapport à la réalité.  Parce que Mercy, même femme et féminine n'est pas pour autant une personne qui se laisse piler sur les pieds.  Elle est parfaitement capable de manoeuvrer pour obtenir ce qu'elle veut, mais tout en douceur, en tenant compte de tous les impératifs que la cohabitation avec des loups-garous lui imposent.  D'ailleurs, on met en place énormément d'éléments par rapport à eux qui explique leur comportement et leur hiérarchie.  Tout un monde que celui des loups-garous, qui a ses propres codes et ses propres lois.  Très intéressant à découvrir, de même que la brève passe qui nous emmène du côté des vampires.  On sent beaucoup de pistes à explorer, même si le livre est complet en lui-même, pas de sentiment d'un à suivre à la fin du livre.  Et pourtant, on sait qu'il y en a une!  J'ai par contre vécu avec un certain détachement les épisodes d'action, comme s'ils étaient bons, mais en tombant un peu à côté de la plaque, ce qui a fait que je n'étais pas littéralement scotchée à mon livre durant ces moments-là.  C'est le personnage de Mercy qui a gardé mon attention tout le long du livre, le coyote-femme essayant de tailler sa place dans un monde d'homme-loups, qui, s'ils ne sont pas ses ennemis ne lui font pas de cadeaux non plus.  Une femme forte et courageuse à sa façon.  Pour le reste, je dirais que beaucoup d'éléments se recoupant par rapport à d'autres séries sont présents, la «recette» étant passablement connue et efficace.  Rien pour bouder son plaisir, mais bien des redites, dont l'éternel triangle amoureux.  Un bon départ, on verra si la sauce va aller en s'améliorant ou en empirant!

Ma note: 3.75/5

Je remercie Diffusion du livre Mirabel et plus particulièrement Frédéric pour ce service de presse.

Découvrir une série

Je suis une lectrice de série.  Une fan assumée de série en fait.  C'est comme ça, j'aime quand je commence une histoire savoir qu'un prochain épisode m'attend.  Pas que je déteste les romans à tome unique, ceux qui racontent une histoire commençant à la page 1 et finissant à la page X, loin de là!  C'est très reposant de lire ce genre de chose, de savoir que l'on peut laisser vivre ces personnages, que leur histoire est finie.  Néanmoins, j'aime beaucoup m'attacher à des personnages et me creuser la tête avant la publication du prochain livre à savoir ce qui va arriver.  N'ayez crainte chers auteurs, je vise rarement juste, en fait, ma moyenne au bâton dans le domaine est dans le proche de zéro.  J'avais deviné que Rogue était amoureux de Lili Potter pour le 7e livre de Harry Potter, c'est à peu près tout.  Pour le reste, soit c'est moi, soit c'est vous qui avez trop d'imagination parce que je vise la plupart du temps à côté!

Comment je découvre de nouvelles séries?  Et bien, ça dépend.  Une bonne quatrième de couverture est essentielle, mais je dos à la ténacité de certains de mes amis la découverte d'autres séries.  Parce que rien ne vaut une bonne recommandation d'un lecteur qui a adoré le livre!  Bon, OK, j'avoue, j'ai déjà dit dans une autre vie que ça me surprenait que des gens trippent sur une histoire où un gamin de 11 ans vole sur un balais et envoie des sorts à coup de baguette...  Oups!  C'est mon grand copain de l'époque qui n'arrêtait pas de me dire, Prospé, c'est fait pour toi cette série, tu vas adorer!!!  J'ai donc lu le premier tome.  Bien aimé.  Puis le deuxième.  Encore mieux.  J'ai enfilé le troisième et le quatrième tome et me suis morfondue plusieurs mois ensuite en échafaudant les plans les plus saugrenus pour essayer de deviner la suite de l'histoire, mais J.K. Rowling avait plus d'un tour dans son sac!  J'ai lu le cinquième tome d'une traite, 18 heures de lecture se concluant à 3 heures du matin.  Exploit répété à deux reprises pour les tomes 6 et 7.  Et très gros deuil à la fin en me disant qu'il n'y aurait plus jamais d'autres aventures d'Harry, Ron et Herminone.  Bon, c'est la vie!  C'est un autre ami qui m'a fait découvrir Entités de Mathieu Fortin et j'ai encore dit, mais non, ça ne me tente pas cette série!  En fait, dans ce cas-ci, la quatrième de couverture ne me disait rien.  Il lui a fallu 6 mois pour me convaincre.  Et il a réussit, j'ai a-do-ré!  Bref, côté série, j'ai de très très bons amis!

La fameuse quatrième de couverture...  C'est une porte d'entrée au livre, je ne le sais que trop bien, mais certaines fois, elles sont des repoussoirs.  Tout comme pour Entités, j'ai failli passer à côté d'Ailes d'Aprilynne Pike à cause de ça.  La quatrième de couverture ne disait strictement rien de l'histoire.  Il n'a cependant fallu que d'une petite discussion avec l'éditeur au Salon du livre (qui a dit qu'ils ne savaient pas vendre leurs livres????) pour me convaincre d'essayer...  Et de me délecter!  À Noël l'an dernier, ça a été parmi les plus gros vendeurs à la libraire simplement grâce à cette petite discussion avec un éditeur enthousiaste au Salon du livre de Montréal.  Hum je retourne le voir cette année ou pas?  J'ai bien peur de ce qu'il va me conseiller!  Dans le domaine des réussies, il n'y a pas foule, on dirait que l'art de faire une bonne quatrième de couverture qui en dévoile assez mais pas trop est difficile à maîtriser.  Je me suis basée sur ça pour me dire dès le départ que la série de La maison de la Nuit de P.C. et Kristin Cast allait me plaire.  Et j'avais raison!


Mais il y a aussi la couverture, l'image qui orne le dessus d'un livre.  Un bon exemple qui attire l'attention?  Fablehaven de Brandon Mull:




Une simple image, mais qui nous présente un personnage fascinant.  Je croyais que c'était un clone de Gollum dans le Seigneur des anneaux, mais Muriel Target est bien loin de cet être étrange.  Mais pas moins fascinante...  Un autre bon exemple, c'est le premier Filles de Lune d'Élisabeth Tremblay.
Même si je trouve après lecture que l'image n'a pas grand chose à voir avec l'histoire, elle attire le regard.  Et je dois avouer que le choix de l'illustratrice a été particulièrement judicieux dans ce cas-ci, parce qu'elle m'a semblé avoir dessiné en droite ligne avec le ton de l'histoire, à la fois moyenâgeux par le milieu où évoluent les personnages et raffiné par la façon dont on voit le luxe de détails et la richesse culturelle du monde où atterrit Naïla.


Hum, je viens de réaliser que le point commun entre toutes ces séries sont d'être à classer dans le rayon fantasy/fantastique.  Hihihi!  Serait-ce également parce que c'est mon genre de prédilection?  Sans nul doute, mais je connais plusieurs autres séries que j'ai adoré qui n'en était pas, Le Juge d'Égypte de Christian Jacq et Les Enfants de la terre de Jean M. Auel en tête.  Sans compter bien d'autres! 

Et pour la suite des séries?  Ah, ça, c'est à venir...

@+ Prospéryne

mercredi 3 novembre 2010

Les roses d'Atacama de Luis Sepulveda

Les roses d'Atacama  Luis Sepulveda collection Suites Métaillié 160 pages



Résumé:
C'est un recueil de nouvelles, donc il est difficile de faire un résumé de celui-ci.  Mais dans son introduction, l'auteur mentionne que l'idée lui en est venue lors d'une visite à Bergen-Belsen, à la recherche d'Anne Frank et où il a vu une inscription: J'étais ici et personne ne racontera mon histoire.  C'est donc une série d'instantanée très court qu'il nous offre, autant de moments précieux et brefs pour nous raconter des gens, des gens qui luttent jour après jour pour protéger leurs droits et la nature, pour éviter que même malgré la mort, ils ne soient jamais oubliés. 

Critique:
La nouvelle oblige à une certaine brièveté, mais c'est un art que Luis Sepulveda possède à un haut niveau.  Rare sont ses livres qui dépassent les 200 pages.  Alors, en faisant encore plus court avec la nouvelle, on ne pouvait que deviner que celles-ci seraient à la fois profonde et dense malgré leur longueur réduite.  Pari réussi!  Tout l'art de l'auteur réside d'ailleurs là.  Toutes les nouvelles de ce recueil parlent de la vie, de la mort, de la beauté, de l'exil, de la douleur, de la perte, mais avant tout et surtout, de la vie et du combat qu'il faut mener pour qu'elle soit belle pour tous et pour préserver notre planète.  La nouvelle qui m'a le plus émue est celle consacrée à son chat Zorbas, matou qu'il a rendu célèbre par l'Histoire d'une mouette et du chat qui lui appris à voler.  L'homme se penche sur le panier du chat qui l'a aidé à passer au travers de durs moments et sais que son petit compagnon va le quitter, victime d'un cancer des poumons.  Mais c'est aussi à toute cette galerie de personnages de l'Amérique latine, des personnages simples mais que son talent nous rend plus grand que nature et aussi familier que si on les avait croisé la veille que le gros du recueil est consacré et sans aucun doute sa plus grande force.  Tous ces gens qui se battent, lentement mais sûrement pour la dignité humaine, au péril de leurs vies dans les dictatures des années 70, mais qui n'ont jamais lâché le morceau.  Certains sont morts, d'autres ont survécus, d'autres sont disparus.  À chaque page, on sent la rage, la colère de celui qui sait que nos droits sont menacés si on ne les défend pas et le prix lourd que de nombreuses personnes ont dû payer pour les défendre.  En homme engagé, il est aussi en admiration devant la nature (La nouvelle éponyme du titre met en vedette les éphémères roses du désert de l'Atacama qui ne fleurissent que quelques heures à cause du soleil qui les assèche à peine éclosent.) et nous pousse à réagir devant ceux qui la massacre sans conscience.  Un très beau recueil de nouvelles à déguster lentement pour en savourer toute la justesse et la poésie.

Ma note: 4.5/5

Troisième tome d'Ailes

 Pour tous ceux qui comme moi sont sur les dents à savoir quand va arriver la suite de d'Ailes et de Sortilèges d'Aprilynne Pike, l'auteur a poster son son site web officiel ici que la suite s'intitulerait Illusions.  Si on se fie aux deux premiers titres dont les traducteurs ont respectés la traduction exactes, on peut s'attendre à voir... Illusions débarquer sur nos tablettes d'ici mai.  L'auteur parle en effet de cette date approximative pour la publication du troisième tome des aventures de Laurel, David et Tamani (dont le trio amoureux a fait dépoussiéré quelques vieux chandails Team Edward et Team Jacob en remplaçant les noms dessus!).  Une très bonne nouvelle!  Je vais enfin arrêté d'harceler le représentant d'Ada à ce sujet!

@+ Prospéryne

Il est arrivé!!!!!!!!!!!

Ahahah!

Ma fin de semaine est maintenant garantie occupée, parce qu'Entités 2: Trahisons de Mathieu Fortin est finalement arrivé sur les tablettes des librairies.  J'ai eu beaucoup de difficultés à m'empêcher de commencer à le lire hier, j'avais déjà une soiré méga-occupée, comme pour tous les soirs de cette semaine d'ailleurs.  C'est horrible la tentation livresque...  Bref, le livre ne traînera pas très longtemps dans ma PAL...

Je vous mets la couverture, très gothique et très réussi, bien qu'un tantinet trop rock'n roll à mon goût, mais enfin, ceux-ci sont toujours tous dans la nature!  Encore une fois, la quatrième de couverture me semble un peu bizarre, je n'aurais pas lu le livre si je m'étais contentée de la lire.  Comme pour Harry Potter, c'est un ami qui m'a poussé à ouvrir le premier tome en me disant: Tu vas adoré ça!  Et moi de dire, ben non voyons! (ne jamais dire ça...)

@+ Prospéryne