vendredi 9 mars 2012

La première source de lecture

Salut!

L'autre jour, je jetais un coup d'oeil à ma très longue liste de livres à lire et je tombe sur un nom qui fait ressurgir beaucoup de souvenirs: Pearl Buck.  Je me revois jeune adolescente et déjà dévoreuse de livres, en train de zieuter la bibliothèque de ma mère qui était pleine de livres de cet auteure. Je la revois encore cette bibliothèque: à côté de son lit, de simples planches séparées par des briques rouges.  Tout un look pour une bibliothèque!  Beaucoup de livres de psychologie là-dedans, un peu de romans et parmi eux, surtout ceux de Pearl Buck que ma mère aimait beaucoup.  J'ai ainsi lu en un été pratiquement tous ceux que cette petite bibliothèque contenait.  Ça me fait dire que quoi qu'on en dise, qu'on en dise ou qu'on en pense, la première source de lectures d'un enfant se trouve dans les rayonnages de ses parents.

Ok, je suis une privilégiée.  Il y a toujours eu des livres autour de moi.  Toujours.  Ma grand-mère, que je n'ai malheureusement pas connue, s'était abonnée dès la naissance de Frérot à des achats de livres jeunesse par la poste.  On a eu des collections complètes de bouquins à la maison grâce à cela, incluant l'intégrale des Astérix et des Tintins.  J'y aie mis le nez dès que j'ai su lire!  Et mon amour pour la lecture s'est développée grâce à cela.  Je vivais dans une zone assez rurale, la plus proche bibliothèque (fort bien garnie il faut le dire) n'était accessible qu'en voiture, donc, j'étais dépendante de mes parents pour m'y rendre.  La bibliothèque de mon école était, ma foi, assez réduite, mais je l'ai quand même écumée.  Reste cependant que j'ai toujours largement tirée profit des livres disponibles à la maison durant l'été entre autre: avoir des livres à portée de main encourage à lire!  Et que ce sont bien souvent les goûts de lectures parentaux qui ont eu de l'influence sur les miennes.  Avant de pouvoir faire mes choix et lire de mes propres ailes, j'ai donc farfouillé dans leurs tablettes, lu leurs livres et profité de leurs choix.  Mes parents n'ont jamais été de grands lecteurs, du moins, dans ma jeunesse (je suis en train de corriger ça avec mon père depuis qu'il a pris sa retraite), mais il y avait des livres dans la maison.  Le contact avec eux a été primordial.  Et fort heureux dans mon cas.  Même s'ils ont rarement pris le temps de lire avec moi, mes parents, en mettant à ma disposition leur bibliothèque, ont tout mis en place pour développer en moi le goût de la lecture.

Merci à vous deux pour ce beau cadeau.

@+ Prospéryne

4 commentaires:

  1. Mon père n'avait que des bandes dessinnées! Lucky Luke et Astérix. Il lisait, mais au travail surtout... Je me rappelle être tombée sur un roman explicite dans sa table de nuit, je me souviens encore de l'avertissement de ma mère, de ne pas fouiller dans les affaires de mon père!! :O) Il n'y avait pas de bibliothèque dans la maison (sauf dans ma chambre!), ma mère ne lisait que les livres de recettes (merci pour les kilos en trop maman!;p) Ce sera tout autrement pour mon fils, il aura du choix avec un mur complet de livres dans le salon!

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  2. Un ami de mon père avait une bibliothèque complète dans son sous-sol avec quasiment l'intégrale de que Dupuis avait publié depuis les années 70 (et on était dans les années 90) L'INTÉGRALE! J'étais jalouse à l'époque de n'avoir que les Astérix et les Tintin. Aujourd'hui, je me dis finalement que j'ai été chanceuse par rapport à d'autres! Et il risque d'y avoir encore plus de livres dans mes tablettes pour mes enfants. Enfin, le jour où j'en aurais! En attendant, c'est mon neveu que je gâte!

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  3. Mes parents étaient de grands lecteurs et acheteurs de livres. Ma grand-mère maternelle était abonnée au Cercle du Livre de France, j'ai encore des livres qui portent son nom en page de garde. Les bandes dessinées, ce fut plutôt mon frère et moi qui les avons collectionnés. Surtout les gros albums Spirou pour lui et les albums Line pour moi.
    Alors, c'est bien sûr que je me suis abreuvée très jeune à ces sources.
    C'est à la bibliothèque municipale que je léguerai probablement mes livres, après que mes neveu et nièces aient pris ce qu'ils veulent.

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