Salut!
Durant mes études secondaires, je me suis frottée à quelques «classiques» d'ici. En fait, j'ai lu Maria Chapdelaine... Wow, toute une incursion dans les classiques! Une de mes amies a lu Bonheur d'occasion et Un homme et son péché. Palpitant. (Palpitant sans point d'exclamation je le souligne!) Bref, on a tous lu ou presque la même dizaine de livres parmi les dit classiques québécois: Maria Chapdelaine, Un homme et son péché, Bonheur d'occasion, Le survenant, Menaud Maître-draveur, Trente arpents, Le fou de l'île ou Pieds nus dans l'aube (Ah oui, c'est vrai, celui-là je l'ai lu!), Le libraire, Tit-Coq pour certains. Enfin, bref, tout ceux-là. Ceux que vous allez maintenant voir au cinéma après avoir pesté quand il fallait les lire au secondaire. Pas beaucoup de variétés non? Il y a juste moi pour les lire pour le plaisir de nos jours...
Pourtant, dans mes pérégrinations sur la planète livre, j'ai croisé nombres de classique excellents. Pourquoi on ne les lit pas dans les écoles? J'ai littéralement adoré Les engagés du Grand-Portage de Léo-Paul Desrosiers sur la traite des fourrures dans l'Ouest canadien au XIXe siècle. Ça n'avait rien à envier en terme de souffle d'écriture à aucune autre oeuvre enlevante que j'ai lu dans ma vie! Et Carcajou ou le diable des bois de Félix Leclerc? Une tellement belle allégorie sur les régimes totalitaires. Ok, l'intrigue fait allusion à Dieu et au Diable, mais sans que cela soit véritablement rattaché à une religion (remarqué, je peux me tromper! Je l'ai lu il y a quelques temps). On lit toujours Le libraire de Gérard Bessette (et ça donne pas une bonne réputation aux libraires!) et on ne lit pas La bagarre que j'ai trouvé beaucoup plus fort que les épanchements nombrilistes de l'écrivain du journal. Ça parle des milieux ouvriers de Montréal, de la difficulté pour les francophones qui avaient une tête sur les épaules de s'en sortir. Des intellectuels et de leur solitude. Bien meilleur!
Je pourrais en citer d'autres pendant encore longtemps. On a le choix. Notre culture littéraire, le fonds dans lequel on peut plonger est beaucoup plus vaste qu'il n'y paraît. On pourrait un peu varier les titres, varier les plaisirs quoi. Rabâcher les mêmes oeuvres sans arrêt, ce n'est pas vendeur auprès des jeunes. Ouvrons nos horizons afin de mieux ouvrir les leurs! Tout le monde ne s'en portera que mieux!
@+ Mariane
P.S. Je suis très consciente que les achats de livres coûtent chers pour les écoles. Reste quand même que parfois, au lieu de racheter le même roman, ils pourraient faire un peu différent!
mercredi 31 octobre 2012
mardi 30 octobre 2012
La promesse d'Érika de Cécilia
La promesse d'Érika Cécilia Les presses libres 134 pages
Résumé:
Après de nombreuses années de mariage et un divorce douloureux, Érika s'est fait une promesse: plus d'engagement, plus d'amour, que du plaisir. Et pour elle, toutes les occasions sont bonnes pour explorer sa sensualité débordante.
Mon avis:
C'est bien, mais c'est gentil. Et un peu court parfois... Le livre est constitué de courts chapitres d'une dizaine de pages, racontant chacune une aventure d'Érika, entrecoupés de courts écarts parlant d'un certain Daniel dont la femme est en train de mourir d'un cancer. Une notre plus sombre sur le récit qui coupe un peu le rythme. Contrairement à bien des récits de littérature érotique que j'ai lu, la psychologie d'Érika n'est pas ici qu'évoquée. Elle est un peu plus élaborée, sans prendre trop de place toutefois. C'est lié à sa fameuse promesse de ne plus s'engager. Promesse qu'on doute fort qu'elle va tenir à la toute fin du livre! Les scènes érotiques sont très bien décrites, mais je les aurais toutes rallongées d'une douzaine de pages. Et j'aurais coupé un peu sur l'importance du non-engagement d'Érika, ou du moins, je l'aurais présenté d'une autre façon, parce que je trouvais que ça faisait un peu coït interrompu. Comme je l'ai dit, c'est bien, mais ça reste juste un gentil petit divertissement, sans ce petit plus qui fait vraiment lever l'histoire. Lever l'histoire? J'ai vraiment écrit ça moi? :P
Ma note: 3.25/5
Merci Josée-Anne pour le cadeau du Trésor de guerre!
Résumé:
Après de nombreuses années de mariage et un divorce douloureux, Érika s'est fait une promesse: plus d'engagement, plus d'amour, que du plaisir. Et pour elle, toutes les occasions sont bonnes pour explorer sa sensualité débordante.
Mon avis:
C'est bien, mais c'est gentil. Et un peu court parfois... Le livre est constitué de courts chapitres d'une dizaine de pages, racontant chacune une aventure d'Érika, entrecoupés de courts écarts parlant d'un certain Daniel dont la femme est en train de mourir d'un cancer. Une notre plus sombre sur le récit qui coupe un peu le rythme. Contrairement à bien des récits de littérature érotique que j'ai lu, la psychologie d'Érika n'est pas ici qu'évoquée. Elle est un peu plus élaborée, sans prendre trop de place toutefois. C'est lié à sa fameuse promesse de ne plus s'engager. Promesse qu'on doute fort qu'elle va tenir à la toute fin du livre! Les scènes érotiques sont très bien décrites, mais je les aurais toutes rallongées d'une douzaine de pages. Et j'aurais coupé un peu sur l'importance du non-engagement d'Érika, ou du moins, je l'aurais présenté d'une autre façon, parce que je trouvais que ça faisait un peu coït interrompu. Comme je l'ai dit, c'est bien, mais ça reste juste un gentil petit divertissement, sans ce petit plus qui fait vraiment lever l'histoire. Lever l'histoire? J'ai vraiment écrit ça moi? :P
Ma note: 3.25/5
Merci Josée-Anne pour le cadeau du Trésor de guerre!
Libellés :
Auteurs A à C,
Commentaire de lecture,
Littérature érotique
lundi 29 octobre 2012
Faire circuler ses livres
Salut!
Dans la vie de tout lecteur, même les écureuils comme moi finissent par regarder leurs tablettes et se dire: ah... je manque de place! Et de trier joyeusement les livres que l'on retrouve dans nos bibliothèques. Celui-ci, je le garde précieusement (lire, dans cette catégorie tous mes Harry Potter, Yoko Tsuno, Reine de Mémoire d'Élisabeth Vonarburg, L'ami retrouvé de Fred Uhlman et Pieds nus dans l'aube de Félix Leclerc. Note: j'oublie les trois-quarts de ceux qui entrent dans cette catégorie), celui-là, je l'ai lu et je ne le relirai pas, celui-là, je ne l'ai pas lu, mais je le garde ou pas? (choix toujours extrêmement difficile!) Fini par se constituer une pile plus ou moins gargantuesque de livres à donner. Maintenant, le plus complexe: à qui je donne ces livres-là?
Choix difficile. De un, il faut le dire, j'ai déjà été en porter chez des bouquinistes à Montréal, mais honnêtement, je ne le referais pas. De un, beaucoup de mes livres sont des services de presse et si pas mal de gens ne se gênent pas pour les revendre, moi, ça me hérisse de voir des livre étampés Service de presse, revente interdite dans des bouquineries. On te l'a donné ce bouquin-là mon homme, le vendre, c'est honteux! Et puis honnêtement, pour la banlieusarde que je suis, ça revient cher de monter à Montréal pour quelques bouquins et pour le peu que l'on fait dessus!
Alors quoi? Les donner? Oui, excellent choix et c'est ce que j'essaie de faire dans la majorité des cas. Mais le problème se pose: le donner à qui? Trouver la bonne personne à qui donner des livres est un art délicat. Une fois, j'ai eu un livre qui parlait de photographie et j'avais un copain photographe, alors là, party! Ça a été facile! Mais comme je suis du genre lectrice iconoclaste, des fois, c'est difficile (oui, j'ai donné Fifty Shades of Grey dès que j'ai fini la lecture et pour une rare fois, je n'ai pas eu à me casser la tête à ce sujet...) Il me reste toujours des livres dont je n'ai pas la moindre idée du à qui le donner. Ceux-là sont mon casse-tête.
Pendant un temps, j'ai pensé avoir trouvé la solution idéale: BookMooch. Un site d'échange tout à fait gratuit. On y met les livres que l'on a à donner et on se crée une liste de souhaits concernant les livres que l'on souhaite échanger. Malheureusement, j'ai vite constaté que la plupart des donneurs de livres sur ce site (en français, je précise), sont européens et trouvent les frais de postes pour l'extérieur de l'Europe trop onéreux. Ce qui ne les empêche pas d'en demander! À un moment donné, on se tanne d'envoyer des livres en Europe et de se faire dire non parce que ça coûte cher de les envoyer en Amérique... Et je le dis, j'ai envoyé des grands formats là-bas qui m'ont coûté une fortune sans avoir droit à un merci! Disons que ça m'a un peu découragée... L'avantage, c'est que j'ai cumulé une banque de points qui me permet maintenant d'importer des livres à peu de frais. Mais je n'en envoie pratiquement plus.
Alors où? Où je donne ces livres, souvent encore en parfait état? J'ai fini par trouver la solution: la bibliothèque municipale. Celle de ma ville collecte les dons en livre durant l'année et deux fois l'an, elle organise une vente publique où les livres sont vendus à prix modiques. Les profits permettent de financer des activités à la bibliothèque. C'est là maintenant que je vais porter mes livres. Là et nulle part ailleurs, à moins qu'un ami ne me les demande. Parce que je suis sûre que là, c'est bien utilisé.
@+ Mariane
Dans la vie de tout lecteur, même les écureuils comme moi finissent par regarder leurs tablettes et se dire: ah... je manque de place! Et de trier joyeusement les livres que l'on retrouve dans nos bibliothèques. Celui-ci, je le garde précieusement (lire, dans cette catégorie tous mes Harry Potter, Yoko Tsuno, Reine de Mémoire d'Élisabeth Vonarburg, L'ami retrouvé de Fred Uhlman et Pieds nus dans l'aube de Félix Leclerc. Note: j'oublie les trois-quarts de ceux qui entrent dans cette catégorie), celui-là, je l'ai lu et je ne le relirai pas, celui-là, je ne l'ai pas lu, mais je le garde ou pas? (choix toujours extrêmement difficile!) Fini par se constituer une pile plus ou moins gargantuesque de livres à donner. Maintenant, le plus complexe: à qui je donne ces livres-là?
Choix difficile. De un, il faut le dire, j'ai déjà été en porter chez des bouquinistes à Montréal, mais honnêtement, je ne le referais pas. De un, beaucoup de mes livres sont des services de presse et si pas mal de gens ne se gênent pas pour les revendre, moi, ça me hérisse de voir des livre étampés Service de presse, revente interdite dans des bouquineries. On te l'a donné ce bouquin-là mon homme, le vendre, c'est honteux! Et puis honnêtement, pour la banlieusarde que je suis, ça revient cher de monter à Montréal pour quelques bouquins et pour le peu que l'on fait dessus!
Alors quoi? Les donner? Oui, excellent choix et c'est ce que j'essaie de faire dans la majorité des cas. Mais le problème se pose: le donner à qui? Trouver la bonne personne à qui donner des livres est un art délicat. Une fois, j'ai eu un livre qui parlait de photographie et j'avais un copain photographe, alors là, party! Ça a été facile! Mais comme je suis du genre lectrice iconoclaste, des fois, c'est difficile (oui, j'ai donné Fifty Shades of Grey dès que j'ai fini la lecture et pour une rare fois, je n'ai pas eu à me casser la tête à ce sujet...) Il me reste toujours des livres dont je n'ai pas la moindre idée du à qui le donner. Ceux-là sont mon casse-tête.
Pendant un temps, j'ai pensé avoir trouvé la solution idéale: BookMooch. Un site d'échange tout à fait gratuit. On y met les livres que l'on a à donner et on se crée une liste de souhaits concernant les livres que l'on souhaite échanger. Malheureusement, j'ai vite constaté que la plupart des donneurs de livres sur ce site (en français, je précise), sont européens et trouvent les frais de postes pour l'extérieur de l'Europe trop onéreux. Ce qui ne les empêche pas d'en demander! À un moment donné, on se tanne d'envoyer des livres en Europe et de se faire dire non parce que ça coûte cher de les envoyer en Amérique... Et je le dis, j'ai envoyé des grands formats là-bas qui m'ont coûté une fortune sans avoir droit à un merci! Disons que ça m'a un peu découragée... L'avantage, c'est que j'ai cumulé une banque de points qui me permet maintenant d'importer des livres à peu de frais. Mais je n'en envoie pratiquement plus.
Alors où? Où je donne ces livres, souvent encore en parfait état? J'ai fini par trouver la solution: la bibliothèque municipale. Celle de ma ville collecte les dons en livre durant l'année et deux fois l'an, elle organise une vente publique où les livres sont vendus à prix modiques. Les profits permettent de financer des activités à la bibliothèque. C'est là maintenant que je vais porter mes livres. Là et nulle part ailleurs, à moins qu'un ami ne me les demande. Parce que je suis sûre que là, c'est bien utilisé.
@+ Mariane
vendredi 26 octobre 2012
Qui se cache derrière le livre?
Salut!
Vous arrivez au Salon du livre. L'auteur est là, devant vous, bien installé à sa table. Des piles de son (ou ses) livre sont là devant lui, l'indispensable stylo pour signer des dédicaces, des signets (qu'il se fera voler sans vergogne tout au long du Salon), une bouteille d'eau, parfois sous la table, parfois discrètement dissimulée sous elle. L'auteur vous attend, prêt à vous parler de son oeuvre, un large sourire étalée sur les lèvres. Son oeuvre vraiment?
Oh, si, quand l'auteur vous présente son livre, c'est bien son oeuvre, ça il n'y a pas à en douter. Mais derrière lui, caché dans l'ombre, de multiples acteurs s'agitent et aident considérablement à mettre au monde l'oeuvre en question. Allons-y un peu voir qui se cache derrière le livre...
L'Éditeur:
Ah oui, mais ça c'est évident. C'est quand même lui qui met son petit logo en bas du livre! Il est là au lancement du livre, parle à tout le monde du livre de son auteur, paie la pub, bref, la totale. Mais il est avant tout celui qui a sorti le livre de l'auteur de la masse des manuscrits reçus et a cru en lui au point de le publier. Il est celui qui a soutenu l'auteur après accepté son manuscrit, dans tout le processus qui suit, lui qui va défendre le livre sur la place publique, fier comme un père le serait de son fils. C'est lui qui se tape toute la partie financière du lancement de livres, les problèmes logistiques, tout ça avec le sourire la plupart du temps, parce que les vrais éditeurs sont aussi passionnés que leurs auteurs.
Le Directeur littéraire:
Petit génie caché du domaine du livre, on ne le découvre que lorsqu'on a affaire à lui ou encore lorsqu'on connaît des auteurs qui nous lance: «Ah, mon dir lit m'a fait c***!!!» Perspicace relecteur, il aide l'auteur (parfois à son corps défendant!) à améliorer son texte, pointant les erreurs, soulignant les incertitudes, corrigeant les fautes. Il oblige l'auteur à se dépasser, à donner le meilleur de lui-même, à aller encore plus loin dans son texte. Il est un bon génie de l'ombre. Vous trouverez son nom caché dans la page précédant la page de couverture, en petits caractères, mais sachez que sans lui, l'auteur ne présenterait pas une oeuvre aussi achevée.
Le Graphiste:
Ben oui! Quoi vous pensiez que les livres étaient envoyés chez l'imprimeur en Word? Que nenni! C'est le graphiste qui patiemment, réorganise le texte, définit marge, paragraphe, chapitre, pagination et autres trucs en apparence sans importance et qu'on oublie facilement si c'est bien fait. Si c'est mal fait par contre, oups, que ça saute au yeux! Il est aussi le grand maître d'oeuvre de l'apparence générale du livre, celle que vous voyez bien souvent avant le sourire de l'auteur, en accord avec l'éditeur. Il choisit la taille et la police du titre, la couleur de la couverture, la façon dont est présentée la quatrième de couverture. C'est aussi lui qui trouve à un endroit où à un endroit le moyen de mettre la binette de l'auteur avec une courte biographie. On trouve son nom par trop loin du directeur littéraire dans le livre, si bien que souvent, on oublie qu'il est là! Il est également celui qui est responsable de l'image de la couverture, excepté si l'éditeur décide de faire appel à...
L'Illustrateur:
Artiste au même titre que l'auteur, il l'est par contre bien plus des couleurs et du traits que des mots. Que voulez-vous, on peut pas être doué partout! C'est lui qui s'amuse à dessiner une superbe couverture, à la soumettre, à se faire dire de changer si ou ça et à perdre patien... à arriver à un superbe résultat au final qui va être l'élément qui va accrocher la couverture et qui va vous attirer irrésistiblement vers le livre. Malgré tout, on trouve son nom en petits caractères sur la quatrième de couverture ou encore pas trop loin de celui du directeur littéraire...
Le Réviseur linguistique:
Celui-ci a le même rôle que votre prof de français au secondaire: il corrige vos fautes! Fautes de grammaire et d'orthographe qui ont échappé à Antidote, mais surtout, faute de syntaxe et autres trucs de la langue française que la plupart des auteurs savent manier de manière créative, mais sans tenir compte de toutes ces jolies petites règles qui font les beautés de notre langue... Mouais. Heureusement que le Réviseur linguistique est là pour veiller au grain! Malheureusement, bien souvent, la seule place qu'on lui trouve est en dessous de celle du directeur littéraire.
L'Imprimeur:
Entre lui et l'auteur, aucun lien, c'est l'éditeur qui se charge de tout, mais reste que ce sont de ses presses que sortent les livres de l'auteur. C'est lui qui fait passer le livre de l'état de fichier numérique au bel objet que vous voyez devant vous. On trouve son nom à la toute fin, dans les dernières pages et c'est vraiment le seul endroit où vous pourrez le voir.
Le Photographe:
C'est lui qui immortalise la binette de l'auteur essayant de passer pour un auteur sérieux alors qu'au fond, il est avant tout content d'avoir réussit à publier un livre et est enthousiaste à l'idée d'enfin voir sa face sur un livre. Le photographe rassure l'auteur et prend au moins une bonne centaine de photos avant de trouver la bonne!
Alors voilà, et je suis sûre que j'en oublie. Alors la prochaine fois que vous aller dans un Salon du livre, pensez à tous ces gens cachés derrière l'auteur qui ont contribué à son succès et que le sourire Colgate de celui-ci vous cache. Ça ne paraît pas, mais ça en prend du monde pour faire un livre!
@+ Mariane
Vous arrivez au Salon du livre. L'auteur est là, devant vous, bien installé à sa table. Des piles de son (ou ses) livre sont là devant lui, l'indispensable stylo pour signer des dédicaces, des signets (qu'il se fera voler sans vergogne tout au long du Salon), une bouteille d'eau, parfois sous la table, parfois discrètement dissimulée sous elle. L'auteur vous attend, prêt à vous parler de son oeuvre, un large sourire étalée sur les lèvres. Son oeuvre vraiment?
Oh, si, quand l'auteur vous présente son livre, c'est bien son oeuvre, ça il n'y a pas à en douter. Mais derrière lui, caché dans l'ombre, de multiples acteurs s'agitent et aident considérablement à mettre au monde l'oeuvre en question. Allons-y un peu voir qui se cache derrière le livre...
L'Éditeur:
Ah oui, mais ça c'est évident. C'est quand même lui qui met son petit logo en bas du livre! Il est là au lancement du livre, parle à tout le monde du livre de son auteur, paie la pub, bref, la totale. Mais il est avant tout celui qui a sorti le livre de l'auteur de la masse des manuscrits reçus et a cru en lui au point de le publier. Il est celui qui a soutenu l'auteur après accepté son manuscrit, dans tout le processus qui suit, lui qui va défendre le livre sur la place publique, fier comme un père le serait de son fils. C'est lui qui se tape toute la partie financière du lancement de livres, les problèmes logistiques, tout ça avec le sourire la plupart du temps, parce que les vrais éditeurs sont aussi passionnés que leurs auteurs.
Le Directeur littéraire:
Petit génie caché du domaine du livre, on ne le découvre que lorsqu'on a affaire à lui ou encore lorsqu'on connaît des auteurs qui nous lance: «Ah, mon dir lit m'a fait c***!!!» Perspicace relecteur, il aide l'auteur (parfois à son corps défendant!) à améliorer son texte, pointant les erreurs, soulignant les incertitudes, corrigeant les fautes. Il oblige l'auteur à se dépasser, à donner le meilleur de lui-même, à aller encore plus loin dans son texte. Il est un bon génie de l'ombre. Vous trouverez son nom caché dans la page précédant la page de couverture, en petits caractères, mais sachez que sans lui, l'auteur ne présenterait pas une oeuvre aussi achevée.
Le Graphiste:
Ben oui! Quoi vous pensiez que les livres étaient envoyés chez l'imprimeur en Word? Que nenni! C'est le graphiste qui patiemment, réorganise le texte, définit marge, paragraphe, chapitre, pagination et autres trucs en apparence sans importance et qu'on oublie facilement si c'est bien fait. Si c'est mal fait par contre, oups, que ça saute au yeux! Il est aussi le grand maître d'oeuvre de l'apparence générale du livre, celle que vous voyez bien souvent avant le sourire de l'auteur, en accord avec l'éditeur. Il choisit la taille et la police du titre, la couleur de la couverture, la façon dont est présentée la quatrième de couverture. C'est aussi lui qui trouve à un endroit où à un endroit le moyen de mettre la binette de l'auteur avec une courte biographie. On trouve son nom par trop loin du directeur littéraire dans le livre, si bien que souvent, on oublie qu'il est là! Il est également celui qui est responsable de l'image de la couverture, excepté si l'éditeur décide de faire appel à...
L'Illustrateur:
Artiste au même titre que l'auteur, il l'est par contre bien plus des couleurs et du traits que des mots. Que voulez-vous, on peut pas être doué partout! C'est lui qui s'amuse à dessiner une superbe couverture, à la soumettre, à se faire dire de changer si ou ça et à perdre patien... à arriver à un superbe résultat au final qui va être l'élément qui va accrocher la couverture et qui va vous attirer irrésistiblement vers le livre. Malgré tout, on trouve son nom en petits caractères sur la quatrième de couverture ou encore pas trop loin de celui du directeur littéraire...
Le Réviseur linguistique:
Celui-ci a le même rôle que votre prof de français au secondaire: il corrige vos fautes! Fautes de grammaire et d'orthographe qui ont échappé à Antidote, mais surtout, faute de syntaxe et autres trucs de la langue française que la plupart des auteurs savent manier de manière créative, mais sans tenir compte de toutes ces jolies petites règles qui font les beautés de notre langue... Mouais. Heureusement que le Réviseur linguistique est là pour veiller au grain! Malheureusement, bien souvent, la seule place qu'on lui trouve est en dessous de celle du directeur littéraire.
L'Imprimeur:
Entre lui et l'auteur, aucun lien, c'est l'éditeur qui se charge de tout, mais reste que ce sont de ses presses que sortent les livres de l'auteur. C'est lui qui fait passer le livre de l'état de fichier numérique au bel objet que vous voyez devant vous. On trouve son nom à la toute fin, dans les dernières pages et c'est vraiment le seul endroit où vous pourrez le voir.
Le Photographe:
C'est lui qui immortalise la binette de l'auteur essayant de passer pour un auteur sérieux alors qu'au fond, il est avant tout content d'avoir réussit à publier un livre et est enthousiaste à l'idée d'enfin voir sa face sur un livre. Le photographe rassure l'auteur et prend au moins une bonne centaine de photos avant de trouver la bonne!
Alors voilà, et je suis sûre que j'en oublie. Alors la prochaine fois que vous aller dans un Salon du livre, pensez à tous ces gens cachés derrière l'auteur qui ont contribué à son succès et que le sourire Colgate de celui-ci vous cache. Ça ne paraît pas, mais ça en prend du monde pour faire un livre!
@+ Mariane
jeudi 25 octobre 2012
Châteaux Bordeaux: 1- Le domaine de Corbeyran et Espé
Châteaux Bordeaux tome 1 Le Domaine Scénario: Corbeyran Dessins: Espé Couleurs: Dimitri Fogolin Glénat 56 pages
Résumé:
Alexandra est de retour en France après dix ans passés aux États-Unis. Experte en management, elle rentre au pays à l'occasion de la mort de son père, vignoble dans le Médoc. Ayant perdu son emploi au États-Unis, elle décide sur un coup de tête de reprendre le vignoble de la famille, malgré les réticences de ses frères et son manque d'expérience dans le domaine vinicole. Mais les embûches se précisent rapidement, entre une exploitation mal gérée depuis des années, une belle-soeur voulant mettre la main sur l'héritage de son mari en vendant le vignoble et des courtiers en vin aux intentions louches. La tâche sera rude pour Alexandra.
Mon avis:
Ce qui m'a plus le plus surprise dans cette BD, outre le scénario très bien ficelé, c'est l'impression de fluidité dans les mouvements des personnages. On dirait qu'ils vont sortir de la page et sauter près de vous tellement leurs mouvements sont naturels et en rien figés. Cela donne un fini particulier à la BD. En plus des coloris soigneusement choisis. On est dans les teintes du Médoc, du vin. Le milieu est bien représenté, mais on sent certains personnages un peu plus caricaturés. Ce sont les «méchants» et leurs intentions ne sont pas pures dès le départ. N'empêche, le tout est intéressant, de par le milieu qu'il dépeint. On entre dans le vignoble en néophyte à la suite d'Alexandra et c'est ainsi que l'on apprend vraiment beaucoup. Pas tant sur le vin en lui-même que sur les vignobles, comment on fait le vin. C'est vraiment intéressant. On sent une intrigue qui se met en place pour plusieurs tomes et c'est bien parce que justement, on a un excellent départ. J'ai bien hâte de voir ce que tout ça va donner.
Ma note: 4/5
Merci Josée-Anne pour le cadeau du Trésor de guerre! ;)
Résumé:
Alexandra est de retour en France après dix ans passés aux États-Unis. Experte en management, elle rentre au pays à l'occasion de la mort de son père, vignoble dans le Médoc. Ayant perdu son emploi au États-Unis, elle décide sur un coup de tête de reprendre le vignoble de la famille, malgré les réticences de ses frères et son manque d'expérience dans le domaine vinicole. Mais les embûches se précisent rapidement, entre une exploitation mal gérée depuis des années, une belle-soeur voulant mettre la main sur l'héritage de son mari en vendant le vignoble et des courtiers en vin aux intentions louches. La tâche sera rude pour Alexandra.
Mon avis:
Ce qui m'a plus le plus surprise dans cette BD, outre le scénario très bien ficelé, c'est l'impression de fluidité dans les mouvements des personnages. On dirait qu'ils vont sortir de la page et sauter près de vous tellement leurs mouvements sont naturels et en rien figés. Cela donne un fini particulier à la BD. En plus des coloris soigneusement choisis. On est dans les teintes du Médoc, du vin. Le milieu est bien représenté, mais on sent certains personnages un peu plus caricaturés. Ce sont les «méchants» et leurs intentions ne sont pas pures dès le départ. N'empêche, le tout est intéressant, de par le milieu qu'il dépeint. On entre dans le vignoble en néophyte à la suite d'Alexandra et c'est ainsi que l'on apprend vraiment beaucoup. Pas tant sur le vin en lui-même que sur les vignobles, comment on fait le vin. C'est vraiment intéressant. On sent une intrigue qui se met en place pour plusieurs tomes et c'est bien parce que justement, on a un excellent départ. J'ai bien hâte de voir ce que tout ça va donner.
Ma note: 4/5
Merci Josée-Anne pour le cadeau du Trésor de guerre! ;)
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Auteurs A à C,
Auteurs D à F,
Bande dessinée,
Commentaire de lecture
mercredi 24 octobre 2012
Se faire raconter des histoires
Salut!
Je me souviens, au primaire, l'une de nos profs avait l'habitude de nous faire la lecture à voix haute. Elle prenait toujours un livre d'action susceptible de plaire à tout le monde. Quand elle annonçait la lecture, la classe au complet rangeait cahiers et crayons à la vitesse de l'éclair pour se suspendre à ses lèvres. La règle était simple, un chapitre à la fois, mais ils nous arrivaient de la supplier de continuer quand même, quitte à arriver à la dernière seconde aux autobus. C'était un moment magique, un des rares où dans notre classe, on pouvait entendre une mouche voler. La prof avait le tour de faire des lectures vivantes. Je me souviens encore de quelques fragments de ces histoires même toutes ces années après et elles ont toujours le son de sa voix. J'avais essayé de les lire à la place, mais ce n'était pas pareil.
Pensez-y, nos ancêtres, bien souvent analphabètes, se réunissaient autour du feu pour raconter et se faire raconter des histoires. Nous ne sommes pas bien différents d'eux. Les moyens de diffuser de telles oeuvres sont bien différents (ça m'étonnerait qu'au Moyen Âge, il y avait des CDMP3...), mais la base, de laisser une voix nous guider dans une intrigue, elle est présente depuis des millénaires. Il y a aussi les histoires que nos parents nous lisaient à voix haute le soir avant d'aller dormir. Tant de beaux souvenirs!
Ce qui veut en bonne partie dire que je comprends très bien l'engouement actuel pour les livres audios. Qui n'aime pas se faire raconter des histoires? Entendre une voix expressive nous parler, mettant une intonation et une couleur à un texte. Je ne suis pas une grande adepte, mais j'avoue que pour les longs voyages solitaire en voiture, ça fait très agréable et moins répétitif que de la musique. On glisse le CD dans le lecteur et on file sur la route, bien tranquillement, les mains sur le volant, mais la tête dans une histoire qu'une voix chaleureuse nous raconte.
Parce qu'il y a un charme certain à écouter quelqu'un nous raconter une histoire. La voix transmet avec ses milliers de nuances bien des petites choses que l'écrit peut plus difficilement faire. C'est également un filtre, parce que je ne peux m'empêcher de me dire que je n'aurais personnellement pas donné telle ou telle intonation à cette phrase précise, que le personne n'aurait pas prononcé cette phrase de cette façon. Ce n'est pas le livre. L'audio et l'écrit se complètent et se renvoient la balle, le plaisir de l'un n'étant pas le plaisir de l'autre. Par contre, cela peut être vraiment pratique quand on a les mains occupées que de pouvoir découvrir une histoire racontée par la voix de quelqu'un. Une autre façon de découvrir la littérature. Qui a ses charmes, différents, mais tout aussi évident!
@+ Mariane
Je me souviens, au primaire, l'une de nos profs avait l'habitude de nous faire la lecture à voix haute. Elle prenait toujours un livre d'action susceptible de plaire à tout le monde. Quand elle annonçait la lecture, la classe au complet rangeait cahiers et crayons à la vitesse de l'éclair pour se suspendre à ses lèvres. La règle était simple, un chapitre à la fois, mais ils nous arrivaient de la supplier de continuer quand même, quitte à arriver à la dernière seconde aux autobus. C'était un moment magique, un des rares où dans notre classe, on pouvait entendre une mouche voler. La prof avait le tour de faire des lectures vivantes. Je me souviens encore de quelques fragments de ces histoires même toutes ces années après et elles ont toujours le son de sa voix. J'avais essayé de les lire à la place, mais ce n'était pas pareil.
Pensez-y, nos ancêtres, bien souvent analphabètes, se réunissaient autour du feu pour raconter et se faire raconter des histoires. Nous ne sommes pas bien différents d'eux. Les moyens de diffuser de telles oeuvres sont bien différents (ça m'étonnerait qu'au Moyen Âge, il y avait des CDMP3...), mais la base, de laisser une voix nous guider dans une intrigue, elle est présente depuis des millénaires. Il y a aussi les histoires que nos parents nous lisaient à voix haute le soir avant d'aller dormir. Tant de beaux souvenirs!
Ce qui veut en bonne partie dire que je comprends très bien l'engouement actuel pour les livres audios. Qui n'aime pas se faire raconter des histoires? Entendre une voix expressive nous parler, mettant une intonation et une couleur à un texte. Je ne suis pas une grande adepte, mais j'avoue que pour les longs voyages solitaire en voiture, ça fait très agréable et moins répétitif que de la musique. On glisse le CD dans le lecteur et on file sur la route, bien tranquillement, les mains sur le volant, mais la tête dans une histoire qu'une voix chaleureuse nous raconte.
Parce qu'il y a un charme certain à écouter quelqu'un nous raconter une histoire. La voix transmet avec ses milliers de nuances bien des petites choses que l'écrit peut plus difficilement faire. C'est également un filtre, parce que je ne peux m'empêcher de me dire que je n'aurais personnellement pas donné telle ou telle intonation à cette phrase précise, que le personne n'aurait pas prononcé cette phrase de cette façon. Ce n'est pas le livre. L'audio et l'écrit se complètent et se renvoient la balle, le plaisir de l'un n'étant pas le plaisir de l'autre. Par contre, cela peut être vraiment pratique quand on a les mains occupées que de pouvoir découvrir une histoire racontée par la voix de quelqu'un. Une autre façon de découvrir la littérature. Qui a ses charmes, différents, mais tout aussi évident!
@+ Mariane
mardi 23 octobre 2012
Maître et serviteur de Léon Tolstoï
Maître et serviteur Léon Tolstoï Édition établie par la Bibliothèque russe et slave 58 pages Lu en numérique*
Résumé:
Vassili Andréitch Brekhounov a une affaire importante à traiter. Il quitte sa demeure en pleine tempête de neige, alors que la nuit est proche, de peur de voir celle-ci lui filer sous le nez. Ignorant les éléments et les appels à la sagesse, il décide de foncer dans la poudrière blanche, tout entier à son idée de profit.
Mon avis:
Ce récit, bref, est plus une nouvelle qu'un roman, mais il semble bien représenté, à mon sens, l'écriture de Tolstoï: ça parle de la Russie, de l'âme du paysan russe, de ceux qui ont fait le pays pendant des siècles. C'est une histoire simple, un homme désirant plier la nature à sa volonté et qui découvre qu'il ne le peut pas de la plus dure des façons. Il n'y a qu'une poignée de personnages, mais ceux-ci sont découpés à la serpe, à gros traits: ils représentent des figures éternelles plus que des personnages définis et en ce sens, ils sont universels. Dans la cinquantaine de pages que compte la nouvelle, on suit l'introspection de Vassili Andréitch, depuis l'arrogance de l'homme d'affaire au départ jusqu'au complet retournement vers la fin. Un peu également celle de Nikita, son serviteur, qui l'accompagne dans cette aventure, serviteur jusqu'au bout des ongles que ce Nikita, incapable d'inventer une pensée personnelle. Qui suivra son maître, même si les décisions de celui-ci manque singulièrement de jugement. Une nouvelle courte, dont la fin m'a un peu surprise, mais qui en même temps est excellente, très parlante je trouve. Reste maintenant à me taper quelque chose de Tolstoï d'un peu plus substantiel!
Ma note: 4/5
* Le livre numérique que j'ai lu est disponible ici. L'édition française a été établie par la Bibliothèque russe et slave qui demande à ce qu'on mentionne la provenance de ses fichiers, ce que je fais évidemment avec grand plaisir!
Résumé:
Vassili Andréitch Brekhounov a une affaire importante à traiter. Il quitte sa demeure en pleine tempête de neige, alors que la nuit est proche, de peur de voir celle-ci lui filer sous le nez. Ignorant les éléments et les appels à la sagesse, il décide de foncer dans la poudrière blanche, tout entier à son idée de profit.
Mon avis:
Ce récit, bref, est plus une nouvelle qu'un roman, mais il semble bien représenté, à mon sens, l'écriture de Tolstoï: ça parle de la Russie, de l'âme du paysan russe, de ceux qui ont fait le pays pendant des siècles. C'est une histoire simple, un homme désirant plier la nature à sa volonté et qui découvre qu'il ne le peut pas de la plus dure des façons. Il n'y a qu'une poignée de personnages, mais ceux-ci sont découpés à la serpe, à gros traits: ils représentent des figures éternelles plus que des personnages définis et en ce sens, ils sont universels. Dans la cinquantaine de pages que compte la nouvelle, on suit l'introspection de Vassili Andréitch, depuis l'arrogance de l'homme d'affaire au départ jusqu'au complet retournement vers la fin. Un peu également celle de Nikita, son serviteur, qui l'accompagne dans cette aventure, serviteur jusqu'au bout des ongles que ce Nikita, incapable d'inventer une pensée personnelle. Qui suivra son maître, même si les décisions de celui-ci manque singulièrement de jugement. Une nouvelle courte, dont la fin m'a un peu surprise, mais qui en même temps est excellente, très parlante je trouve. Reste maintenant à me taper quelque chose de Tolstoï d'un peu plus substantiel!
Ma note: 4/5
* Le livre numérique que j'ai lu est disponible ici. L'édition française a été établie par la Bibliothèque russe et slave qui demande à ce qu'on mentionne la provenance de ses fichiers, ce que je fais évidemment avec grand plaisir!
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