samedi 30 avril 2011

Je voudrais qu'on m'efface d'Anaïs Barbeau-Lavalette

Je voudrais qu'on m'efface  Anaïs Barbeau-Lavalette  Collection América  Hurtubise



Résumé:
C'est un bloc dans Hochelaga où vivent 3 enfants, Roxanne, Mélissa et Kevin.  Des enfants qui sortent de l'enfance, avec tout un monde d'adulte poqué à leurs côtés, qui ne peuvent pas les aider.  Trois enfants dans le même bloc qui ne se parlent pas, qui ne disent rien, mais qui savent oh combien les autres peuvent être aussi affligés de problèmes qu'eux.  Solidarité par le silence.  C'est un bloc où se noue et se dénouent les destins, alors que les voisins savent tout à cause des murs trop minces et où l'enfance ne protège pas du pire.

Critique:
Je n'ai pas été emportée par le livre.  Il se lit facilement, il est intéressant, mais pas passionnant.  L'histoire se concentre sur les trois enfants, trois jeunes à l'aube de l'adolescence vivant dans un même bloc d'Hochelaga-Maisonneuve, trois enfants qui fréquente les classes d'adaptation et à qui on colle l'étiquette d'hortos.  La narration est très proche de leur langage, collée à leur univers, mais en même temps, l'auteur n'a pas su dégager ce deuxième degré qui fait la différence entre un livre racontant une histoire et un morceau de littérature, même imparfait.  Il n'y a pas dans ce livre le génie de Sandra Gordon qui pourtant, elle aussi utilise le langage courant pour nourrir ses textes et ses dialogues.  On est à ce niveau de langage, mais il n'en sort rien, on reste au premier degré.  Néanmoins, à la lecture, on se demande qui sont les héros tragiques du récit : les enfants, les trois personnages principaux de l'histoire, où leurs parents, encore plus englués dans leurs problèmes qu'eux?  Le seul parent valable dans l'histoire est le père de Kevin, le seul qui prendre vraiment ses responsabilités et sa place comme parent de tous.  D'ailleurs, Kevin s'en sort relativement mieux que les autres, même si rien n'est garanti qu'il arrivera à l'âge adulte sans être bourrée de problèmes!  Quand à Roxanne et Mélissa, elles sont toutes les deux obligées de grandir seules, avec des semblants de parents qui sont incapables de prendre soin d'eux-mêmes, alors de prendre soin d'enfants?  Mélissa et sa mère Meg la pute qui a interdiction de l'approcher, Roxanne qui vend des bouteilles de bière de sa mère Louise l'alcoolique pour s'acheter de quoi déjeuner.  Des enfances poqués à cause des adultes qui ne savent pas prendre leurs responsabilités, qui en sont incapables au fond.  On ne peut que se demander comment seront ces adultes plus tard.  Et espérer qu'ils s'en sortiront. Vraiment! 

Ma note: 3.5/5

Je remercie Distribution Hurtubise et plus particulièrement Louise pour ce service de presse.

vendredi 29 avril 2011

Les fantômes de Péka de Mathieu Collection Zone Frousse

Les fantômes de Péka  Mathieu Fortin  Collection Zone Frousse  Z'Ailés 109 pages



Résumé:
Péka voit un vieil homme dans la rue, un peu transparent, qui lui remet une étrange montre.  En rentrant chez lui, sa mère lui annonce que son grand-père, le vieil homme qu'il a vu dans la rue, vient de mourir.  C'est une découverte, Péka peut voir les fantômes, mais encore mieux, il peut les voir avant leur mort et ainsi les empêcher de mourir.  Un don formidable, mais aussi un danger, car les fantômes de l'outremonde veulent se servir de lui pour ouvrir les portes de notre monde!

Critique:
Je crois que ce livre est de loin le meilleur que j'ai lu de Mathieu Fortin.  Son écriture qui est vive et qui ne s'attarde pas dans la vie des personnages très longtemps est ici parfaitement adaptée à des jeunes lecteurs.  On reconnaît d'ailleurs certaines idées venues d'ailleurs dans son univers: l'outremonde (Entités), les personnes ayant des dons qui se les transmettent à travers les membres de la famille (Le mâle idéal) quelques hurlements de loup entendu dans la forêt (Les loups du Sanatorium) et bien sûr St-Édouard!  Par contre, l'histoire fait appel à des pauses plus longue, on ne vit pas dans l'action pure comme dans Entités, ces pauses permettent de donner un très bon rythme à l'histoire et aussi du réalisme, parce que l'on ne peut pas toujours vivre à 100 à l'heure!  L'histoire en elle-même est réaliste et captivante, j'ai vraiment embarqué dedans même si elle est destinée à de jeunes lecteurs.  Péka est un personnage intéressant et complet.  On a pas le temps de beaucoup exploré sa personnalité, ce qui fait qu'un peu tout le monde peut s'identifier à lui sans le moindre problème.  L'histoire est juste assez effrayante pour que l'on éprouve quelques frissons, mais sans l'être trop, ce qui me fait dire que l'intrigue est très bien adapté aux jeunes lecteurs.  La suite à lire dans Le hall des infâmes... que je n'ai pas pour l'instant!  Sniff!

Ma note: 4.75/5

Je remercie Messageries de presse Benjamin et plus particulièrement Jocelyn pour ce service de presse.

P.S. Mathieu, je sais que tu vas lire cette critique, puis-je te dire que c'est intimidant d'écrire une critique quand on sait que l'on va être lu par l'auteur???

jeudi 28 avril 2011

Festival Métropolis bleu: 27 avril 2011, L'univers de Bernhard Schlink

Mercredi soir, 27 avril 2011, auditorium de la Grande Bibliothèque.

Je suis arrivée un peu à l'avance ce qui m'a permis de mettre la main sur une paire d'écouteurs de traduction assez facilement parce que contrairement à mes attentes, la rencontre avait lieu en allemand!  M. Schlink ne s'est pas exprimé dans la langue de Molière, mais bien dans celle de Faust.  La traduction (d'ailleurs chapeau à la traductrice!) a été assurée toute la soirée par le Goethe institut (prononcer Gueute Innstitoute) et animé par Jean Fugère, visiblement germaphile parce que s'exprimant dans la même langue que M. Schlink avec aisance!  L'auditorium était presque plein, environ 200 personnes s'étaient déplacé.

Entre M. Schlink, un grand homme mince vêtu d'un complet gris et d'une chemise bleu, l'air parfaitement à l'aise, même devant un public dont la majorité n'est pas germanophone, malgré une forte proportion de locuteurs de cette langue.  Ça commence par une longue présentation en allemand que j'ai suivi écouteurs branchés sur les oreilles me désolant de ne pas pouvoir écouter sa voix original et la sonorité si particulière de la langue allemande parlée (je me suis rattrapée plus tard en soirée!).  Jean Fugère a alors lu de longs extraits de ses oeuvres, dont un de son célèbre Liseur, bien entendu!  D'ailleurs ce livre a été le point central de la soirée.  Par la suite, M. Fugère a posé quelques questions à M. Schlink.  Je ne sais pas si celui-ci disposait d'un micro caché ou s'il savait les questions à l'avance, mais il n'a pas à ce moment eu besoin d'une réelle traduction des questions!  D'ailleurs l'échange a donné lieu à quelques éclats de rire dans la salle parce que M. Schlink a trouvé les questions de M. Fugère un peu trop songée, ce qu'il a d'ailleurs lui-même reconnu!  Éclats de rire également quand M. Schlink a déclaré que oui, il y a avait une part autobiographique dans Le liseur, il avait effectivement eu la jaunisse à 15 ans!  Aucun autre détail n'a filtré par contre!  Discret ce cher auteur... ;)

Par la suite, il y a eu une partie de questions du public.  Les questions ont été variées et portaient autant sur les livres que sur le rapport des Allemands à l'Holocauste ou la culpabilité résultante de ces événements, thème qui est revenu plusieurs fois durant la soirée.  Comme d'habitude dans ce genre d'occasion, je n'ai pu me retenir de poser une question (héhé!).  J'ai donc demandé comment il se sentait comme auteur allemand de voir son film adapté par des Américains et s'il avait aimé l'adaptation.  Réponse très instructive: de un, le film a été adapté par des britanniques et non des américains et dès le départ, il a préféré confier l'adaptation à des non-allemand, parce que sans ça, le film aurait été uniquement allemand, alors que sa portée pouvait être universelle.  De deux, l'adaptation est bonne, mais c'est une variation sur le thème du livre: le livre raconte son histoire à lui, à Michael, alors que le film raconte son histoire à elle, à Hannah, changement dû essentiellement à l'absence de narration interne qui nous coupe des pensées intimes du personnage de Michael et aussi au fait que le rôle de celui-ci était interprété par deux acteurs différents et pas Hannah.  C'est bien de pouvoir avoir son avis sur le sujet!

La soirée s'achève peut après et le tiers de la salle se dirige vers l'avant pour avoir une dédicace et les deux autres tiers passent par la porte arrière.  J'hésite, il se fait un peu tard, j'ai presque une heure de route à faire et je travaille le lendemain moi!  Quoique quitte à attendre pour rendre mes écouteurs et attendre pour une dédicace, le choix est vite fait!  Je me mets donc en file.  M. Schlink est extrêmement gentil et ne signe que son nom dans les livres, évitant ainsi les longues discussions et permettant au plus de gens possible de pouvoir avoir une dédicace.  Mon tour approche, je passe par mes habituelles phases pré-rencontre avec un auteur que j'aime: qu'est-ce que je dis, qu'est-ce que je fais, je veux avoir l'air intelligente, je ne veux pas avoir l'air stupide et avec tous les gens autour de moi, je ne veux pas être trop longue non plus!  Arrive mon tour, je lui demande juste s'il parle le français et lui de me dire un tout petit peu!  Je le remercie alors d'être venu à Montréal, il signe mon livre et je quitte la salle, déçue un peu de ne pas pu avoir profité plus de sa présence, mais heureuse quand même de l'avoir rencontré.  Ah, ces instants ont passé trop vite!  Dommage!  Mais au moins, je l'ai rencontré, c'est ce que je me dis en me replongeant dans Le retour, un autre de ses livres en prenant le métro pour rentrer à la maison!

@+ Prospéryne

Ajout:
Deux petites photos!


C'est définitif, je ne prête plus mon exemplaire du Liseur à personne! :D

Michel David est arrivé, Michel David est arrivé, Michel David est arrivé!!!!!

Salut!

Je le répète, je ne suis pas fan, mais bon, il faut bien le souligner, Michel David est l'un des auteurs qui a été le plus apprécié de son vivant des lecteurs québécois.  Alors autant prolonger le plaisir en se plongeant de nouveau dans son écriture pour ceux qui aiment!





Résumé:
Nouvelle saga, nouvel univers. Cette fois, Michel David nous plonge dans le XIXe siècle, plus précisément en 1870, au moment de la création d’un petit village sur les bords de la rivière Nicolet. Nous sommes donc dans une période de colonisation, de défrichage, de construction.
Au centre de toute cette activité on retrouve les Beauchemin, menés par Baptiste, le chef de famille. Travailleur acharné, Baptiste est un des premiers arrivants de l’endroit et souhaite, après plus de 25 ans d’efforts, la reconnaissance qu’il considère mériter. Dans un patelin dépourvu de maire et de curé, il se plaît à jouer le rôle de l’homme important du village. De l’autre côté, on retrouve la famille Ellis, d’origine irlandaise, ayant à sa tête Samuel.
Entre les deux hommes, la rivalité est forte. Si l’un veut que la future chapelle soit construite en haut de la côte, son vis-à-vis exige qu’elle le soit en bas, près de chez lui. Si l’un veut un pont conçu de telle façon, l’autre défend l’idée contraire. Bref, l’un dit blanc, l’autre noir, et si l’un le dit en français, l’autre le dit évidemment en anglais! Chacun occupera à tour de rôle des fonctions décisives dans l’établissement d’un vrai village, et les commères du coin ne se gênent pas pour prendre le parti de l’un ou de l’autre, sans jamais oser beaucoup s’impliquer.
Autour de ces deux adversaires, on retrouve toute une galerie de personnages attachants comme Bernadette, l’institutrice qui aime se faire désirer des jeunes hommes ; Camille, l’aîné des Beauchemin, qui s’investit beaucoup pour venir en aide à la famille voisine dont la mère est décédée ; sans parler de Marie, Liam, du curé Ouellet ou encore de Constant Aubé.
Ambiance magnifique, personnages colorés et dialogues savoureux. On en redemande!

Bonne lecture à tous les fans! ;)

@+ Prospéryne

Source de l'image et du résumé: Éditions Hurtubise

mercredi 27 avril 2011

Blog de Jean-Philippe Blondel

Blog  Jean-Philippe Blondel  Collection Ado Actes Sud Junior 114 pages


Résumé:
Le narrateur a 17 ans et tient un blog sur Internet.  Secret.  Il n'en parle pas autour de lui.  Personne n'est sensé voir ça, surtout pas sa famille, ses parents.  Lorsqu'un jour, il se rend compte que son père lit son blog, c'est l'impression de vivre un viol total de son intimité.  Celui-ci, pour se faire pardonner, lui donne son journal, le journal de l'ado de 17 ans qu'il a été, des années auparavant.

Critique:
Ok, disons-le en partant, ce livre est un coup de coeur.  Ici, le blog est un prétexte.  Certes, le point de départ de cette histoire est que le père lit en cachette le blog de son fils, mais c'est avant tout la réalité de cet ado qui a l'impression de voir la totalité de son intimité voler en éclats dont il est question.  Et, dans un deuxième temps, c'est la réalité de ce père qui choisi, délibérément et consciemment de lui laisser lire son journal intime, celui qu'il a tenu alors qu'il avait le même âge que son fils.  Et qui va faire sortir de l'ombre de sombres secrets de famille.  Le fil de la narration est tout entière dans la voix du fils, du fils qui en même temps, vit une histoire d'amour, une première, se pose des questions comme tout adolescent.  Sa mère qui encaisse le contre-coup de la dispute.  Bref, tout un tas de choses.  De choses, vraies, de la vie quoi.  La découverte du contenu des cartons va être révélatrice de la personnalité de son père, de ce qui s'est passé pour que celui-ci laisse tomber ses rêves.  L'écriture est belle, sobre et simple, on ne cherche pas les effets de style, on se concentre sur l'histoire avec un niveau de langage suffisant pour qu'il soit celui d'un ado sans pour autant tomber dans le SMS.  Un coup de coeur que celui-là!

Ma note: 5/5!

Je remercie Actes Sud/Leméac et plus particulièrement Josée pour ce service de presse.

mardi 26 avril 2011

Treize raisons de Jay Asher

Treize raisons  Jay Asher  Collection Wiz  Albin Michel  284 pages






Résumé:
Clay reçoit un étrange petit paquet: une boîte à chaussure, contenant 6 cassettes audio.  Sur celle-ci, il y a la voix d'Hannah Baker, une fille de son lycée qui vient de se suicider.  Elle affirme dès le départ qu'elle s'est suicidée pour treize raisons et que les cassettes sont destinées aux treize personnes qui ont provoqués ces raisons et donc son suicide.  Et Clay prend les cassettes, parti pour une virée nocturne dont il ne sortira pas indemne, car Hannah pointe du doigt quelque chose d'important : c'est dans les petites choses et non dans les grandes que le sort de notre vie se joue.  Et que les treize personnes qui sont sur les cassettes ont quelque chose à se reprocher.  Parce qu'elle est morte à cause d'eux.

Critique:
Premièrement, je dois dire que durant ma lecture de ce livre, j'ai été sérieusement dérangée par la traduction.  Ok, je sais, ça a été traduit en France et habituellement, les traductions franco-française ne me dérange pas trop, mais là, on dirait que l'auteur a forcé la note pour faire plus ado.  Résultat: alors que l'histoire est sensé se dérouler quelque part aux États-Unis, on a plutôt l'impression de se retrouver dans une banlieue française avec ses expressions comme se faire chambrer, faire le mur et autres mec par-ci et par-là.  Passé ce détail, l'idée de base est excellente: faire parler une suicidée, lui faire expliquer pourquoi elle est passée à l'acte, pourquoi elle a choisi de renoncer à vivre pour mourir.  Et de dire quels sont les personnes et pourquoi.  Pris séparément, chacun des événements qu'elle raconte sont anodins, mais leur accumulation fini par faire mal, par traîner des choses et par créer un malaise, un malaise immense qui finit par prendre toute la place.  C'est de mettre sur le papier le cheminement d'une personne qui finit par renoncer à la vie.  Ça permet de comprendre, de voir comment ça se passe... d'ouvrir les yeux.  J'ai eu au départ l'impression qu'Hannah Baker n'était qu'une petite prétentieuse qui prenait tout beaucoup trop personnel.  Mais au final, je ne dirais pas ça.  Je ne peux pas le dire.  Pas après avoir vu tout ce qu'elle a vécu et combien ça a été difficile pour elle.  On peut déplorer son choix, mais on ne peut tout de même pas le lui reprocher.  Un livre dur, exigeant, mais aussi très intéressant.  Très beau.  Un livre qui fait tâche dans la littérature ado en explorant avec autant de grâce le difficile thème du suicide.  Par contre, pour être parfaitement honnête, je n'ai pas accroché à fond à l'histoire.  Un bon livre, un livre dérangeant, mais qui laisse sa trace.

Ma note:4/5

lundi 25 avril 2011

Blacksad: 3- Âme rouge de Diàz Canales et Guardino

Blacksad: 3- Âme rouge  Scénario: Juan Diàz Canales  Dessins: Juanjo Guardino  Le Lombard  56 pages



Résumé:
Blacksad s'est une fois de plus vu proposé un travail qui paie, mais qu'il déteste: garde du corps et collecteur de dettes musclé d'un joueur compulsif.  Rien de marrant!  C'est alors que ressurgi dans sa vie une vieille connaissance, Otto Lieber, un scientifique ayant travaillé à la réalisation de la bombe nucléaire, membre d'une bande d'amis tous plus ou moins communiste dans une Amérique à la vieille de subir la chasse aux sorcières maccarthisme.

Critique:
Blacksad tombe encore une fois sur une intrigue tordue, mais cette fois-ci, c'est personnel.  Un vieil ami, le fils d'un type qui l'a sorti de la rue est dans le pétrin, mais vraiment dans le pétrin: il s'est allié aux communistes.  Ça en plus d'autres ombres dans son passé, tous lié à la bombe atomique.  Rien pour rassurer en tout cas!  On retrouve la toujours excellente patte du dessinateur Juanjo Guardino dans cet album, mais j'ai aussi beaucoup aimé la palette des coloris qu'il a choisi.  Toutes dans les teintes de rouge, lien à la fois avec le titre et le rouge des communistes.  Cette fois-ci, pas de doute, l'histoire est située dans les années 50.  On sent poindre la chasse aux sorcières maccarthiste.  D'ailleurs le fameux sénateur MacCarthy est présent dans l'histoire.  Rebaptisé Gallo, il est personnifié par un... coq!  J'adore l'idée, c'est tellement représentatif de la personnalité de celui-ci!  On recroise le chemin du commissaire de police berger-allemand Smirnov que l'on avait déjà vu dans le premier opus des aventures de notre chat détective, on ramène aussi Weekly (je l'adore cette fouine!), bref, Blacksad se retrouve entouré de personnages connus dans cet opus.  Bonne idée, on lui donne un univers où des personnages récurrents et familiers peuvent faire leur apparition.  Les intrigues de Blacksad sont toujours aussi riches, il faut savoir prendre son temps en lisant ces bandes dessinées et aussi faire attention aux arrières-plans car ils sont aussi étudiés que les avant-plan.  Une simple déception, pourquoi les amours de Blacksad doivent-ils toujours finir mal?  Pauvre lui, si je pouvais le faire, je le gratterai derrière les oreilles pour le consoler.  Hum, c'est sûrement pas le genre de chat à apprécier ce genre de traitement...

Ma note: 4.25/5

Je remercie Diffusion du livre Mirabel et plus particulièrement Frédéric pour ce service de presse.