Salut!
Petite nouvelle découverte ce matin sur Cyberpresse. Alors que l'an dernier, c'était Paul de Michel Rabagliatti qui remportait les honneurs du plus grand festival de bande-dessinée au monde, celui d'Angoulême, cette année, c'est le bédéiste américain Art Spiegelman qui a raflé le prix. Pour l'article, voir ici. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, c'est l'auteur de l'extraordinaire Maus, prix Pulitzer en 1992, la seule et unique fois dans l'histoire de la littérature américaine où ce prix prestigieux a été décerné à une bande-dessinée. Ok, c'est la seule oeuvre de lui que je connais, mais j'avais été proprement soufflée de ce livre stupéfiant, totalement! C'est une histoire de l'Holocause racontée par l'auteur, mais avant tout, il raconte l'histoire de ses propres parents. Ceux-ci ont réussi à survivre aux camps de concentration, en bonne partie parce que son père était parfaitement le genre de juif roublard, pratiquement sans conscience et voleur qu'Hitler dénonçait, ce qui leur a pourtant sauvé la vie! Pour ceux qui n'aurait pas encore lu ce monument de la bande-dessinée, jetez-vous là-dessus!
@+ Prospéryne
lundi 31 janvier 2011
Le Québec au temps du Baby-boom de Marc Robillard
Le Québec au temps du Baby-boom 1950-1959 Marc Robillard Éditions Gid 347 pages
Résumé:
Les années 50 ont été celle de ce que l'on a appelé le Baby-boom: en 10 ans, une incroyable poussée de naissance a u lieu. Mais aussi, une décennie de transformation de la société comme on en a rarement vu, une décennie où tout a été mis en place pour le choc des années 60. Ce livre est donc le portrait minutieux d'une époque, celle des années 50, celle d'avant la Révolution tranquille et de René Lévesque, d'avant le souverainisme et la laïcisation de la société.
Critique:
Minutieux portrait d'une époque, je crois que je ne peux choisir de meilleur terme! On ne peut évidemment parler en profondeur de tous les sujets dans un tel livre, mais je ne crois pas que l'auteur ait négligé un seul d'entre eux. Le livre n'est pas à proprement parler du genre à se lire d'un seul coup, c'est plutôt un excellent ouvrage de référence sur l'époque. Je le verrai tellement dans les mains d'élèves du secondaire pour un travail de recherche tellement ce livre est une petite mine d'or d'informations sur l'époque! On parle de tout, de l'habillement aux technologies développées, de l'économie aux loisirs. La présentation est agréable, mais à force de trop vouloir parler de tout, elle a généré un effet de «listes»: on ne met pas beaucoup les informations données en contexte, elle sont regroupées par sujet et énumérées selon un ordre précis, ce qui m'a un peu mêlée à certains moments. Et pourtant, j'ai étudié en histoire! Mon autre très très gros regret est le fait que la présentation de l'époque à l'international ait été fait à la toute fin. À mon avis, ce chapitre aurait dû être le premier! On aurait alors mieux compris l'ambiance générale dans laquelle les gens vivaient, ce qui aurait permis de mettre en contexte le reste des informations, surtout arrivé dans les parties portant sur la vie économique et sur la vie politique. Deux défauts qui ne retirent pas sa valeur au livre par contre, mais qui le classent plus dans la catégorie des ouvrages de référence à mettre entre toutes les mains que du côté des livres de détente. La présentation est agrémentée de multiples annonces publicitaires de l'époque, ce qui m'a permis de découvrir que si le graphisme change, par contre, les textes ont bien peu changés depuis 50 ans... Un ajout agréable qui met une touche visuelle à un livre autrement un tantinet austère. S'il y a un prof d'histoire qui lit cette critique, mettre le livre dans vos listes d'achat, il en vaut vraiment la peine!
Ma note: 4.25/5
Je remercie les éditions Gid pour ce service de presse.
Résumé:
Les années 50 ont été celle de ce que l'on a appelé le Baby-boom: en 10 ans, une incroyable poussée de naissance a u lieu. Mais aussi, une décennie de transformation de la société comme on en a rarement vu, une décennie où tout a été mis en place pour le choc des années 60. Ce livre est donc le portrait minutieux d'une époque, celle des années 50, celle d'avant la Révolution tranquille et de René Lévesque, d'avant le souverainisme et la laïcisation de la société.
Critique:
Minutieux portrait d'une époque, je crois que je ne peux choisir de meilleur terme! On ne peut évidemment parler en profondeur de tous les sujets dans un tel livre, mais je ne crois pas que l'auteur ait négligé un seul d'entre eux. Le livre n'est pas à proprement parler du genre à se lire d'un seul coup, c'est plutôt un excellent ouvrage de référence sur l'époque. Je le verrai tellement dans les mains d'élèves du secondaire pour un travail de recherche tellement ce livre est une petite mine d'or d'informations sur l'époque! On parle de tout, de l'habillement aux technologies développées, de l'économie aux loisirs. La présentation est agréable, mais à force de trop vouloir parler de tout, elle a généré un effet de «listes»: on ne met pas beaucoup les informations données en contexte, elle sont regroupées par sujet et énumérées selon un ordre précis, ce qui m'a un peu mêlée à certains moments. Et pourtant, j'ai étudié en histoire! Mon autre très très gros regret est le fait que la présentation de l'époque à l'international ait été fait à la toute fin. À mon avis, ce chapitre aurait dû être le premier! On aurait alors mieux compris l'ambiance générale dans laquelle les gens vivaient, ce qui aurait permis de mettre en contexte le reste des informations, surtout arrivé dans les parties portant sur la vie économique et sur la vie politique. Deux défauts qui ne retirent pas sa valeur au livre par contre, mais qui le classent plus dans la catégorie des ouvrages de référence à mettre entre toutes les mains que du côté des livres de détente. La présentation est agrémentée de multiples annonces publicitaires de l'époque, ce qui m'a permis de découvrir que si le graphisme change, par contre, les textes ont bien peu changés depuis 50 ans... Un ajout agréable qui met une touche visuelle à un livre autrement un tantinet austère. S'il y a un prof d'histoire qui lit cette critique, mettre le livre dans vos listes d'achat, il en vaut vraiment la peine!
Ma note: 4.25/5
Je remercie les éditions Gid pour ce service de presse.
Libellés :
Auteurs P à R,
Commentaire de lecture,
Livre historique
samedi 29 janvier 2011
Félix, le collectionneur de peur de Fina Casalderrey, illustré par Teresa Lima
Félix, le collection de peur Fina Casalderrey Illusté par Teresa Lima collection O-Contes au poil Éditions OQO 34 pages
Résumé:
Félix est un petit froussard qui a peur de tout, tellement qu'il passe son temps à avoir peur! Sauf qu'un jour, il décide avec ses amis aussi peureux que lui d'enfermer ses peurs dans un grand coffre.
Critique:
Un joli conte sur les peurs que l'on a étant enfant et sur la bonne façon de les combattre! Les dessins sont magnifiques et l'histoire simple et facile à suivre. Un joli petit album pour parler des peurs que l'on a avec son enfant. Certains dessins de peur sont magnifiquement fait et la solution que trouve les enfants pour se débarrasser de leurs peurs est ingénieuse. On aimerait tous avoir un tel coffre, d'autant plus que même après avoir mis leurs peurs dedans, les enfants trouvent une façon de s'en débarrasser de manière définitive... et rigolote!
Résumé:
Félix est un petit froussard qui a peur de tout, tellement qu'il passe son temps à avoir peur! Sauf qu'un jour, il décide avec ses amis aussi peureux que lui d'enfermer ses peurs dans un grand coffre.
Critique:
Un joli conte sur les peurs que l'on a étant enfant et sur la bonne façon de les combattre! Les dessins sont magnifiques et l'histoire simple et facile à suivre. Un joli petit album pour parler des peurs que l'on a avec son enfant. Certains dessins de peur sont magnifiquement fait et la solution que trouve les enfants pour se débarrasser de leurs peurs est ingénieuse. On aimerait tous avoir un tel coffre, d'autant plus que même après avoir mis leurs peurs dedans, les enfants trouvent une façon de s'en débarrasser de manière définitive... et rigolote!
jeudi 27 janvier 2011
La beauté du mal de Rebecca James
La beauté du mal Rebecca James Oh! éditions 287 pages
Résumé:
Depuis le viol et l'assassinat de sa petite soeur, Katherine a changé de ville et de nom de famille pour couper avec son passé. Dans sa nouvelle vie au sud de l'Australie, elle rencontre la flamboyante Alice, qui devient son amie. Celle-ci possède un magnétisme incroyable et parvient à faire sortir Katherine de sa carapace de tristesse et de honte. Mais même Alice semble cacher de lourds secrets.
Critique:
On entre dans cette histoire avec une grande facilité. L'action alterne dans la chronologie entre l'histoire d'Alice, Katherine et leur ami Robbie, mais aussi avec celle de la soirée où Rachel, la soeur de Katherine a été assassinée et aussi avec l'avenir, quelques années après, alors que Katherine est mère d'une petite fille. Ces constants changements dans la chronologie donnent un très bon rythme au récit. La fascinante et machiavélique Alice est dès le départ très bien décrite, avec ses constants changements de caractères, son énergie apparemment inépuisable, son passé mystérieux, sa tendance à ne pas s'attacher à personne et à faire souffrir les gens de son entourage. Katherine aussi, avec sa culpabilité face à la mort de sa soeur, ses tentatives de continuer à vivre avec ce poids et aussi avec ses parents aussi en proie à ce deuil si difficile. Les autres personnages aussi, Robbie, Mick, Philippa, tous sont magnifiquement bien campée. J'ai de la difficulté à faire une bonne critique de ce livre parce que pour moi, il n'a pratiquement pas de défauts. Ce livre est là, tel qu'il est, bien raconté, bien écrit et surtout, avec une histoire duquel on a du mal à se détacher. Le fait que l'histoire se passe en Australie et non aux États-Unis m'a aussi beaucoup plu, ça faisait du bien de changer de décor et d'aller voir ailleurs si le ciel était aussi bleu! Un excellent roman à mettre autant entre les mains des adultes que des jeunes.
Ma note: 4.5/5
Résumé:
Depuis le viol et l'assassinat de sa petite soeur, Katherine a changé de ville et de nom de famille pour couper avec son passé. Dans sa nouvelle vie au sud de l'Australie, elle rencontre la flamboyante Alice, qui devient son amie. Celle-ci possède un magnétisme incroyable et parvient à faire sortir Katherine de sa carapace de tristesse et de honte. Mais même Alice semble cacher de lourds secrets.
Critique:
On entre dans cette histoire avec une grande facilité. L'action alterne dans la chronologie entre l'histoire d'Alice, Katherine et leur ami Robbie, mais aussi avec celle de la soirée où Rachel, la soeur de Katherine a été assassinée et aussi avec l'avenir, quelques années après, alors que Katherine est mère d'une petite fille. Ces constants changements dans la chronologie donnent un très bon rythme au récit. La fascinante et machiavélique Alice est dès le départ très bien décrite, avec ses constants changements de caractères, son énergie apparemment inépuisable, son passé mystérieux, sa tendance à ne pas s'attacher à personne et à faire souffrir les gens de son entourage. Katherine aussi, avec sa culpabilité face à la mort de sa soeur, ses tentatives de continuer à vivre avec ce poids et aussi avec ses parents aussi en proie à ce deuil si difficile. Les autres personnages aussi, Robbie, Mick, Philippa, tous sont magnifiquement bien campée. J'ai de la difficulté à faire une bonne critique de ce livre parce que pour moi, il n'a pratiquement pas de défauts. Ce livre est là, tel qu'il est, bien raconté, bien écrit et surtout, avec une histoire duquel on a du mal à se détacher. Le fait que l'histoire se passe en Australie et non aux États-Unis m'a aussi beaucoup plu, ça faisait du bien de changer de décor et d'aller voir ailleurs si le ciel était aussi bleu! Un excellent roman à mettre autant entre les mains des adultes que des jeunes.
Ma note: 4.5/5
Libellés :
Auteurs J à L,
Commentaire de lecture,
Littérature ado
lundi 24 janvier 2011
Lire tout le temps?
Salut!
Je me rends compte avec les années que je ne lis pas tout le temps. Que ça vient par vague, par coup. Je peux lire 5 livres en 10 jours et pouf, réduire énormément le rythme pendant la semaine suivante. Pourquoi? Bon, il y a le courant de la vie, il y a des périodes où je suis beaucoup plus occupée que d'autres et où le temps et l'énergie manque. Mais il y a aussi des périodes où je ne lis pas, tout simplement. Ça fait partie de mon rythme, de ma façon d'être.
Je suis une lectrice de longue date et je lis, bon an, mal an, une bonne centaine de bouquins de tous genres. Mais malgré tout, je ne m'en lasse pas. Quand j'ai une passe de non-lecture (ou une panne si vous préférez, bien que je préfère parler de non-lecture), je fais autre chose, mais je finis tout le temps par revenir à mes livres. C'est plus fort que moi. Ça fini par me démanger et pop, je retombe dedans, sans le moindre effort souvent. Je me connais assez depuis le temps pour savoir que si j'ai une phase de non-lecture, la meilleure façon pour moi de remettre la machine en selle est de terminer un livre, c'est automatique, j'ai besoin d'en commencer un autre à la suite, même si j'en aie deux ou trois autres en cours! C'est ainsi, mon plurilectrisme me fait des problèmes, mais j'ai constaté depuis longtemps que je ne suis pas la lectrice d'un seul livre. Mes livres sont comme des amants de passage et je ne suis pratiquement pas capable d'en avoir un seul à la fois. Gourmande...
Mais qu'est-ce que je fais quand je ne lis pas, quand je n'ai pas envie de m'asseoir sur mon divan en compagnie d'un livre, enveloppée d'une couverture bien chaude et une de mes minettes collée contre moi? Quand je regarde mes livres et que je me détourne, quand, non, je n'ai pas envie de ça? Je fais bien souvent dans ces périodes beaucoup de ménage, chose que je néglige souvent le reste du temps. Je suis traîneuse en plus d'être lectrice, mauvais mélange! Mais je fais aussi de la cuisine, de l'artisanat (je fabrique la plupart de mes bijoux moi-même), j'écoute de la musique des heures de temps, je regarde des DVDs (mais jamais la télé, je n'ai plus le câble depuis des années!). Bref, je fais autre chose. Je me ressource en quelque sorte, parce que j'ai beau aimé lire, trop d'une bonne chose devient nocif. Je crois que ces périodes de non-lecture sont un nécessaire balancier et qu'elle me permette de garder un équilibre entre ma passion et la vraie vie, le vraie monde. Ça m'évite de devenir tourneuse de page compulsive! Quoique je me dis parfois que même ça ne me permettrait pas de venir à bout de ma monstrueuse PAL...
Et la panne? La fameuse panne que craigne tous les lecteurs, celle dans laquelle on a l'impression de ne plus du tout avoir le goût de lire, de l'avoir perdu à jamais? Primo, je n'y crois pas. C'est pourquoi je parle pour moi-même de phase de non-lecture et non de panne de lecture. Parce que les vrais lecteurs ne perdent jamais complètement le goût de lire. On peut se détourner un temps et revenir plus tard, alors voir ailleurs si le vent est meilleur, mais la lecture, c'est comme un port d'attache, une baie calme où on peut se reposer du reste de la vie. C'est comme une relation de couple, il y a des moments où l'autre nous tombe sur les nerfs et pourtant, on finit par revenir parce que l'attachement est là. Et les divorces entre les lecteurs et la lecture sont plutôt rare! Je ne crois pas à la panne, mais plutôt à la pause. Le mieux est dans ces moments-là de fermer le bouquin et de sortir dehors voir le monde! Les pages vont toujours finir par redevenir attirante et nous appeler de leur chant de sirène. Peut-être aujourd'hui, peut-être demain, peut-être dans une semaine, dans un mois, dans un an, mais un lecteur retrouvera toujours le chemin des livres. Et comme on se sera éloigné pendant un temps de nos amours, les retrouver n'en sera que plus savoureux.
@+ Prospéryne
Je me rends compte avec les années que je ne lis pas tout le temps. Que ça vient par vague, par coup. Je peux lire 5 livres en 10 jours et pouf, réduire énormément le rythme pendant la semaine suivante. Pourquoi? Bon, il y a le courant de la vie, il y a des périodes où je suis beaucoup plus occupée que d'autres et où le temps et l'énergie manque. Mais il y a aussi des périodes où je ne lis pas, tout simplement. Ça fait partie de mon rythme, de ma façon d'être.
Je suis une lectrice de longue date et je lis, bon an, mal an, une bonne centaine de bouquins de tous genres. Mais malgré tout, je ne m'en lasse pas. Quand j'ai une passe de non-lecture (ou une panne si vous préférez, bien que je préfère parler de non-lecture), je fais autre chose, mais je finis tout le temps par revenir à mes livres. C'est plus fort que moi. Ça fini par me démanger et pop, je retombe dedans, sans le moindre effort souvent. Je me connais assez depuis le temps pour savoir que si j'ai une phase de non-lecture, la meilleure façon pour moi de remettre la machine en selle est de terminer un livre, c'est automatique, j'ai besoin d'en commencer un autre à la suite, même si j'en aie deux ou trois autres en cours! C'est ainsi, mon plurilectrisme me fait des problèmes, mais j'ai constaté depuis longtemps que je ne suis pas la lectrice d'un seul livre. Mes livres sont comme des amants de passage et je ne suis pratiquement pas capable d'en avoir un seul à la fois. Gourmande...
Mais qu'est-ce que je fais quand je ne lis pas, quand je n'ai pas envie de m'asseoir sur mon divan en compagnie d'un livre, enveloppée d'une couverture bien chaude et une de mes minettes collée contre moi? Quand je regarde mes livres et que je me détourne, quand, non, je n'ai pas envie de ça? Je fais bien souvent dans ces périodes beaucoup de ménage, chose que je néglige souvent le reste du temps. Je suis traîneuse en plus d'être lectrice, mauvais mélange! Mais je fais aussi de la cuisine, de l'artisanat (je fabrique la plupart de mes bijoux moi-même), j'écoute de la musique des heures de temps, je regarde des DVDs (mais jamais la télé, je n'ai plus le câble depuis des années!). Bref, je fais autre chose. Je me ressource en quelque sorte, parce que j'ai beau aimé lire, trop d'une bonne chose devient nocif. Je crois que ces périodes de non-lecture sont un nécessaire balancier et qu'elle me permette de garder un équilibre entre ma passion et la vraie vie, le vraie monde. Ça m'évite de devenir tourneuse de page compulsive! Quoique je me dis parfois que même ça ne me permettrait pas de venir à bout de ma monstrueuse PAL...
Et la panne? La fameuse panne que craigne tous les lecteurs, celle dans laquelle on a l'impression de ne plus du tout avoir le goût de lire, de l'avoir perdu à jamais? Primo, je n'y crois pas. C'est pourquoi je parle pour moi-même de phase de non-lecture et non de panne de lecture. Parce que les vrais lecteurs ne perdent jamais complètement le goût de lire. On peut se détourner un temps et revenir plus tard, alors voir ailleurs si le vent est meilleur, mais la lecture, c'est comme un port d'attache, une baie calme où on peut se reposer du reste de la vie. C'est comme une relation de couple, il y a des moments où l'autre nous tombe sur les nerfs et pourtant, on finit par revenir parce que l'attachement est là. Et les divorces entre les lecteurs et la lecture sont plutôt rare! Je ne crois pas à la panne, mais plutôt à la pause. Le mieux est dans ces moments-là de fermer le bouquin et de sortir dehors voir le monde! Les pages vont toujours finir par redevenir attirante et nous appeler de leur chant de sirène. Peut-être aujourd'hui, peut-être demain, peut-être dans une semaine, dans un mois, dans un an, mais un lecteur retrouvera toujours le chemin des livres. Et comme on se sera éloigné pendant un temps de nos amours, les retrouver n'en sera que plus savoureux.
@+ Prospéryne
samedi 22 janvier 2011
La princesse parfaite de Valérie Dumas illustré par Frédéric Kessler
La princesse parfaite Valérie Dumas Illustrations de Frédéric Kessler Thierry Magnier 36 pages
Résumé:
À la naissance de leur enfant, le roi et la reine convoque toutes les fées du royaume en leur demandant quelle qualité elles vont offrir à leur fille en échange du titre de marraine. Toutes les fées se creusent la tête pour donner la plus belle des qualités, mais c'est la fée Margareth qui l'emporte en faisant don à la petite princesse de la Perfection. Princesse Parfaite grandi donc en étant en toute chose et en tout temps... parfaite. Mais en étant parfaite, peut-on réaliser ses propres désirs?
Critique:
Un très très beau conte, bien raconté et magnifiquement illustré. La petite princesse est montrée comme étant parfaite, sans défaut, mais pourtant, elle ne sait même pas si elle est heureuse. C'est à la mort de sa mère la reine que la petite princesse prend conscience que la perfection n'est pas tout dans la vie et que le monde est bien mieux avec ses petits défauts. La réflexion sur la morale et sur les choix que l'on fait est bien menée, de même que celle sur les relations belle-mère, belle-fille (le roi se remariant, il y a une belle-mère, mais elle n'est pas maléfique comme dans les contes de Perreault!) Un charmant petit conte, parfait pour les petites filles, surtout pour leur montrer que dans la vie, rien ne sert d'être parfait, il faut avant tout être vrai!
Résumé:
À la naissance de leur enfant, le roi et la reine convoque toutes les fées du royaume en leur demandant quelle qualité elles vont offrir à leur fille en échange du titre de marraine. Toutes les fées se creusent la tête pour donner la plus belle des qualités, mais c'est la fée Margareth qui l'emporte en faisant don à la petite princesse de la Perfection. Princesse Parfaite grandi donc en étant en toute chose et en tout temps... parfaite. Mais en étant parfaite, peut-on réaliser ses propres désirs?
Critique:
Un très très beau conte, bien raconté et magnifiquement illustré. La petite princesse est montrée comme étant parfaite, sans défaut, mais pourtant, elle ne sait même pas si elle est heureuse. C'est à la mort de sa mère la reine que la petite princesse prend conscience que la perfection n'est pas tout dans la vie et que le monde est bien mieux avec ses petits défauts. La réflexion sur la morale et sur les choix que l'on fait est bien menée, de même que celle sur les relations belle-mère, belle-fille (le roi se remariant, il y a une belle-mère, mais elle n'est pas maléfique comme dans les contes de Perreault!) Un charmant petit conte, parfait pour les petites filles, surtout pour leur montrer que dans la vie, rien ne sert d'être parfait, il faut avant tout être vrai!
Les albums pour enfants
Salut!
Je ne parle pas souvent des albums pour enfants ici. Pourtant, ce n'est pas que je n'aime pas le genre. Je tombe souvent sur des perles mêmes. Quand on est à la réception des livres en magasin, forcément, on en voit passer beaucoup! Si je n'en parle pas souvent ici, c'est que je les lis... et souvent les oublie! Je devrais corriger cette petite lacune, parce que je me rends souvent compte que les meilleurs albums ne viennent pas nécessairement des plus grosses maisons d'éditions et les idées originales ne trouvent pas tout le temps leur public ce qui est dommage. Mais en même temps, l'extraordinaire foisonnement des albums jeunesse force à faire des choix. Et oui, dans ce domaine comme dans d'autre, l'offre est très importante, ce qui fait que plusieurs livres ne trouvent jamais leur public... Quelle perte! (Ou enfin, pour certain, c'est presque une bonne nouvelle!)
Je vous fait un aveu: il m'arrive souvent de lire des albums sur mes heures de travail, de prendre une micro-pause de 5 minutes pour les regarder. Il faut bien que je les connaisse pour les vendre non??? Héhé! Enfin, juste pour vous dire que je vais essayer de vous mettre quelques perles chaque semaine, enfin, si j'en trouve, mais je vous préviens tout de suite, je ne vais pas mettre tout ce que je lis. Juste les meilleures d'entre eux!
@+ Prospéryne
Je ne parle pas souvent des albums pour enfants ici. Pourtant, ce n'est pas que je n'aime pas le genre. Je tombe souvent sur des perles mêmes. Quand on est à la réception des livres en magasin, forcément, on en voit passer beaucoup! Si je n'en parle pas souvent ici, c'est que je les lis... et souvent les oublie! Je devrais corriger cette petite lacune, parce que je me rends souvent compte que les meilleurs albums ne viennent pas nécessairement des plus grosses maisons d'éditions et les idées originales ne trouvent pas tout le temps leur public ce qui est dommage. Mais en même temps, l'extraordinaire foisonnement des albums jeunesse force à faire des choix. Et oui, dans ce domaine comme dans d'autre, l'offre est très importante, ce qui fait que plusieurs livres ne trouvent jamais leur public... Quelle perte! (Ou enfin, pour certain, c'est presque une bonne nouvelle!)
Je vous fait un aveu: il m'arrive souvent de lire des albums sur mes heures de travail, de prendre une micro-pause de 5 minutes pour les regarder. Il faut bien que je les connaisse pour les vendre non??? Héhé! Enfin, juste pour vous dire que je vais essayer de vous mettre quelques perles chaque semaine, enfin, si j'en trouve, mais je vous préviens tout de suite, je ne vais pas mettre tout ce que je lis. Juste les meilleures d'entre eux!
@+ Prospéryne
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