jeudi 9 janvier 2014

Vingt-trois prostituées de Chester Brown

Vingt-trois prostituées  Chester Brown  Cornélius  279 pages


Résumé:
Entre 1999 et 2010, l'auteur, Chester Brown, a eu des relations sexuelles tarifiées avec des prostituées.  Il raconte ses rencontres avec chacune d'entre elles et livre un vibrant témoignage en faveur de la décriminalisation de la prostitution.

Mon avis:
Quand on lit cette BD, et sachant qu'elle est autobiographique, on ne peut s'empêcher de trouver que Chester Brown est un drôle d'oiseau.  Parlant de personnalité, on s'entend!  Sa vision du monde est déconcertante.  Dans ce livre, on voit les raisons qui l'on amené à préférer entretenir des relations tarifiées avec des prostituées plutôt que de vivre en couple.  Il le dit lui-même, il n'est pas fait pour être en couple.  Ceci dit, il semble être un excellent ami pour les femmes qu'il fréquente.  Il est très honnête dans son récit, racontant ses expériences, variées et pas toujours réussies avec différentes femmes.  Jamais il ne montre leurs visages, ni aucun détail qui pourrait permettre de les identifier.  Visiblement, il a un très grand respect pour ces femmes.  Respectueux, oui, galant même à la limite.  Seulement, voilà. cette autobiographie n'est pas que ça.  C'est aussi un vibrant plaidoyer en faveur de la décriminalisation de la prostitution.  Attention, l'auteur n'est pas en faveur de la légalisation et de la réglementation.  Il est pour le fait que des services de nature sexuelle soient donnés et reçus entre deux individus, moyennant paiement.  À partir d'un moment, il glisse lentement dans le pamphlet en faveur de ses idées.  Ses discussions avec ses amis tournent d'ailleurs autour du sujet.  Il ne leur fait aucun mystère là-dessus.  Si on peut rigoler quand on voit ses premières recherches dans les petites annonces pour se trouver une escorte (il est tellement naïf dans ces moments, au point d'en être attendrissant!), à d'autres moments, on le trouve froid et distant, comme dénué d'émotions.  Cependant, c'est une impression, parce que le personnage principal, soit l'auteur lui-même, est constant tout au long des planches.  C'est le regard du lecteur qui varie, pas lui.  D'ailleurs, le registre d'expression de son personnage principal est considérablement réduit.  Son regard est souvent caché par des lunettes, sa bouche réduite à une ligne, son visage inexpressif.  Contrairement aux dialogues qui montrent qu'il y a un être vivant sous cette apparente froideur!  Le dessin, en noir et blanc uniquement, est un simple encrage, détaillé, mais sans fioriture, ce qui convient très bien à la nature du personnage principal.  La fin du livre est truffée de notes explicatives sur différents détails figurant dans les planches, ainsi que d'un excellent dossier sur la décriminalisation de la prostitution.  L'auteur est clair dès le départ: il est pour.  Et il développe un excellent argumentaire en faveur de ses idées.  Seulement, comme plusieurs personnes qui prennent la même position que lui dans le débat, il ne parle pratiquement que de la prostitution de charme, celle où les femmes sont libres dans ce métier et en touchent tous les revenus.  Il aborde très peu les problèmes de trafic humain, de proxénétisme ou d'exploitation qui viennent souvent avec.  Et à certains moments, il peut être d'une naïveté désarmante face à ses manifestations.  A-t-il couché ou non avec une esclave sexuelle?  Il trouve des raisons qui tendent à prouver que non, mais dans les circonstances qu'il décrit, on peut facilement penser que oui.  Cela fragilise-t-il ses arguments?  Oui et non.  Parce qu'il apporte un éclairage très intéressant, celui d'un client, sur un sujet qui restera toujours sensible.  De toutes façons, rien que d'avoir eu le courage de raconter cette histoire avec autant d'honnêteté est tout à son honneur.

Ma note: 3.5/5

mercredi 8 janvier 2014

Le trip des foules

Salut!

Je me rappelle la sortie de Star Wars: La menace fantôme.  Des reportages à la télé sur les fans plantant leur tente devant les cinémas pour avoir le choix de la meilleur place. Des gens qui faisaient la file costumés et donnaient des entrevues en disant ce qu'ils attendaient le plus de ce nouveau film.  La folie.  Une belle folie.  Tant de gens se retrouvant autour d'une oeuvre, qui trippaient tous dessus au point de consacrer des heures, voir des jours à l'attente.  C'est beau à voir!  Bon, c'était pour un film, c'est vrai, mais ça existe aussi pour les livres!

Vous n'avez pas vu les images, les reportages, les files d'attente lors de la sortie du dernier Harry Potter en 2007?  Non?  Moi, si!  Je m'en rappelle même très bien.  On voyait de jeunes sorciers à lunettes rondes et à chapeau pointu se retenir en écarquillant des yeux à la vue des piles de copies juste sous leur nez, mais qu'ils n'avaient pas le droit de toucher avant l'heure J.  Des fans qui égrainaient les secondes marquant le passage au jour suivant avant de s'élancer vers les étalages.  Des parents aux yeux ensommeillés qui regardaient leurs rejetons surexcités s'extasier à l'idée de poursuivre les aventures de leur héros magique préféré.  Ce n'est pas beau ça?

Ok, je l'avoue, les sorties de livres faisant autant courir les foules sont beaucoup moins nombreuses que les sorties de films et c'est bien dommage, mais ça existe quand même.  Le fait de tripper à l'os sur une oeuvre dépasse les frontières, au reste très poreuse, entre l'oeuvre écrite et l'oeuvre cinématographique.  Ce qui reste, c'est l'émotion que nous fait vivre cette oeuvre et c'est cette émotion qui nous relie aux autres fans.  Se rassembler pour attendre fébrilement de goûter à l'expérience attendue ne fait qu'ajouter à la nôtre.  Personne ne se dit qu'il a plus hâte que les autres d'y goûter, tout le monde est juste heureux d'être là (sauf ceux qui se sont fait traîner là par des parents ou des amis!).  Ce qui lie tout le monde, c'est la passion pour l'histoire.

Oui, mais c'est différent non?  Lire, ça se fait tout seul, dans son coin?  Me dites-vous que vous discutez des détails du film quand vous êtes en train de l'écouter?  Les salles obscures sont remplis de gens qui vous lanceraient des tomates, euh non, leur sac de pop-corn à la tête avant la fin de l'introduction!  L'appréciation de l'oeuvre est au fond, une expérience très personnelle.  La façon dont on l'apprécie est aussi très personnelle.  C'est ensuite que vient le besoin de partager.  Peu importe alors que l'on aie lu le livre ou vu le film.

N'empêche, j'aimerais bien assister un jour à un lancement de l'ampleur de Harry Potter 7.  Juste pour l'ambiance...

@+ Mariane

mardi 7 janvier 2014

Le bois des vierges: 2- Loup de Jean Duffaux et Béatrice Tillier

Les bois des vierges  tome 2  Loup  Scénario de Jean Duffaux  Dessins de Béatrice Tillier  Delcourt  48 pages


Résumé:
Pour fuir un mariage qui la révoltait, Aube a tué son époux, Loup de Feu, un loup, pour ensuite se réfugier dans le Bois des Vierges.  Sauf que voilà, le Bois des Vierges n'est plus aussi accueillant depuis que les hybrides ont décidé de se joindre aux Bêtes de Haute et Basse Taille dans leur lutte contre les humains.  Décidant de renverser l'ordre ancien, Pan veut se débarrasser des vierges qui s'y sont réfugiées.  Pendant ce temps, dans l'univers des humains, Clam, l'humain à demi-bête, est chargé de retrouver Aube et de la ramener parmi les hommes.  Celui qui lui confie cette mission ignore toutefois que Clam a autrefois aimé Aube et qu'elle l'a rejeté à cause de sa nature.



Mon avis:
Dans cet univers fantastique, où les Hommes, les Bêtes de Haute-Taille et de Basse-Taille sont tous aussi intelligents et mènent entre eux une lutte à mort, se dresse le Bois des Vierges, terre où seule les vierges peuvent survivre.  Tous les autres sont impitoyablement tués.  Et on le comprend facilement quand on sait quelles créatures y vivent!  Le Bois des vierges est la terre des hybrides, mi-hommes, mi-bêtes, qui y vivent, cachés des deux espèces depuis des temps reculés.  Satyres, harpies, centaures, êtres mi-végétaux, mi-animaux, les bois sont peuplés d'étranges créatures.  Que Pan, un satyre, veut soulever pour prendre part à la guerre qui fait rage.  Le récit est centré sur Aube, dont on parlait beaucoup, mais qu'on voyait peu dans le premier tome.  Celle-ci est une jeune femme volontaire, intelligente et un tantinet effrontée.  Visiblement, elle tient à contrôler son destin.  L'arrivée de Clam, dont elle connaît la double-nature la trouble évidemment profondément, d'autant plus qu'il est porteur d'une lettre de son père l'invitant à rejoindre le monde des hommes.  La partie la plus importante de l'album raconte sa lente compréhension de la nature de Clam, que son côté bestial fait parti de lui et qu'elle finira par aimer comme un être entier.  Les images montrant les différentes étapes de leur rapprochement sont à partir d'un moment d'une grande sensualité.  J'ai beaucoup aimé la façon dont les plans de la BD étaient dessinées.  Ils sont variés et donnent parfois dans le cinématographique.  Ça donne à cette BD une belle profondeur.  Les dessins, avec de riches coloris pleins de nuances nous aident aussi à comprendre la psychologie des personnages.  J'ai regretté de ne pas avoir eu plus de plans rapprochés du visage de Pan, ce qui nous aurait aidé à le comprendre.  Cependant, c'était beaucoup mieux du côté d'Aube et de Clam.  Celle-ci, avec ses cheveux courts et son comportement un peu garçon, n'est en rien une héroïne classique de cette époque, tout en étant très féminine.  Une bonne BD, mais j'espère qu'on attendra pas la suite pendant encore des années!



Ma note: 4/5

lundi 6 janvier 2014

Je dois lire trop de science-fiction...

Salut!

J'arrive l'autre jour dans une boutique informatique pour discuter avec le vendeur des différents modèles de disque dur externe.  Étant donné que j'avais récupéré mes données in extremis de mon ancien ordi quand il a fait défaut, je me suis dit que ce serait un achat judicieux.  J'avais déjà pris conseil auprès d'un collègue et je zieutais donc certaines caractéristiques particulières.  Après avoir discuté quelques minutes, le vendeur me demande:

-C'est pour faire quoi exactement?

-Des backs-ups de mon ordi.

-Ah, non, mais ça ne vous prend pas ça dans ce cas!

Et de me sortir un cossin qui a comme particularité de conserver les données cachées quelque part dans le fameux cloud dont on parle depuis quelques années.  Le gars était convaincu: il n'arrêtait pas de me dire que le cloud, c'était l'avenir, que mes données seraient conservées, même si l'appareil était physiquement brisé, que je pourrais y avoir accès de partout, etc.  Pendant, ce temps, qu'est-ce que j'avais dans la tête?  1984.  Big Brothers is watching you!  Contrôle de l'information, surveillance, absence de propriété réelle, mes précieuses données disparues quelque part entre les mailles de la toile...  Bien que je voyais parfaitement les avantages du cloud, un petit sentiment de panique face aux innombrables dystopies que j'ai lu dans ma vie pointaient.

Ça me dérange, il faut que je le dise.  J'aime pas l'idée du cloud.  On dirait que ça sonne trop orwellien.  Je suis peut-être paranoïaque, mais il me semble qu'il y a un fond dont il faut se méfier avec les technologies du nuage.  Une collègue du vendeur me disait qu'elle se servait de celui-ci pour déposer ses travaux universitaires.  Idée qui me dérange parce que je ne peux pas m'enlever de la tête qu'il doit être d'autant plus facile de pirater un cloud qu'un ordinateur.  Quand je lui expliquais mes craintes, elle a haussé les épaules et m'a répondu qu'elle ne pensait pas que beaucoup de gens s'intéresseraient à ses dissertations.  Sans doute oui, mais le simple fait qu'au départ, ça n'intéresse pas personne n'est pas une protection en soi.  Ça sonne plus à mes oreilles comme une justification pour se rassurer soi-même.

Des dystopies, des descriptions d'univers futuristes, avec dictateurs, police de la pensée, surveillance des données, j'en aie lu souvent.  Leurs conséquences sont souvent effrayantes.  Effrayantes, terrifiantes, un univers étouffant.  Tellement que j'ai pas trop envie d'y contribuer.  Je sais qu'entre le cloud et une dictature, il y a un pas, mais bon, des fois, je me dis que la réalité et la fiction ne sont pas si loin l'une de l'autre.  Parlez-en à Edward Snowden...

Finalement, je n'ai pas acheté ni disque dur externe, ni truc pour aller sur le Cloud.  Je crois que je vais y réfléchir encore un peu.  En lisant un bon roman de SF.  Peut-être que dedans, ils ont imaginé une solution à mon problème, qui sait?

@+ Mariane

vendredi 3 janvier 2014

Remplir le puits, peupler la mare

Salut!

Il y a déjà plusieurs années, j'ai lu le livre Libérez votre créativité de Julia Cameron.  Un classique des classiques dans le domaine.  Pour ceux qui ne connaissent pas, le voici:


C'est un livre qui m'avait été recommandé par un ami de mon père, venu m'aider à emménager dans mon premier appartement.  Autour de la traditionnelle pizza, on avait discuté à bâtons rompus.  C'était le genre de discussion dans lequel on a l'impression d'être en communication profonde entre nous des moments de grâce comme on dit.  À la fin, je lui avais demandé de me donner le titre d'un livre qui l'avait marqué et il m'a donné le titre de Julia Cameron.  Quelques mois plus tard, je l'ai lu.  Ce n'est pas un livre comme les autres.  Il faut le lire en dix semaines, puisque chaque semaine correspond à un thème, avec des exercices liés.  L'un des thèmes parle de remplir le puits, de peupler la mare si l'on parle autrement.  L'analogie se veut ainsi: la créativité, les idées, ne viennent pas d'un lieu mythique.  Elles viennent de nous, mais pour continuer à en avoir, il faut nourrir d'où viennent les idées.  Sinon, le puits risque de se retrouver à sec et la mare, vide de vie.

C'est une idée que je considère bonne pour toute personne qui évolue dans le domaine de la création, que ce soit artistique ou technique.  Parce que la créativité, l'innovation, l'esprit d'entreprise, ça se nourrit à une même source, intérieure, mais réelle.  Il faut nourrir cette partie de nous-même.  Julia Cameron recommandait particulièrement de faire des activités qui nous rendaient heureux, tout simplement.  Que ce soit du sport, du tricot, de la danse sur des tambours, ou un tour au cinéma.  Il fallait nourrir la source de notre créativité.

Je me suis rendue compte que je n'avais guère nourrie la source de ma créativité cet automne.  Mon puits était à sec.  Pas parce que je n'ai pas pris de temps pour moi, mais parce que j'en aie moins pris pour alimenter mon puits.  Et pourtant!  J'ai fréquenté les activités littéraires, j'ai lu, j'ai pris des notes... Cependant, le souffle était parti se cacher quelque part et j'avais beau écrire des billets, il me semblait qu'ils n'étaient plus comme avant, dans le sens de, il y manquait quelque chose.  Même mes idées prise en notes n'étaient plus là.  J'ai pris la peine de remplir mon puits durant les dernières semaines.

Comment?  Et bien, de un, en me reposant.  Un esprit reposé est toujours plus clair.  Deuxièmement, en regardant beaucoup de films.  L'idéal pour me faire sortir la tête des livres!  J'ai fait un grand rattrapage à ce niveau d'ailleurs, j'ai vu du bon, du moins bon et de l'excellent.  Je suis sortie avec des amis, j'ai discuté avec plein de monde et j'ai pris du bon temps (dont du côté de la bouffe!).  Je suis revenue progressivement à mon clavier.  Au début, ça a été un peu dur de me remettre à écrire des billets, j'étais rouillée en quelque sorte.  Toutefois, en peu de temps, c'est revenu.  J'avais perdu mon souffle, je crois que je l'ai retrouvé, mais sous une forme légèrement différente.  J'ai changé de métier et de milieu de travail en 2013, ça a forcément eu des répercussions sur ma vision du livre et de son milieu.  J'ai laissé ça mariner en regardant des films et en tricotant.  Ensuite, je me suis rassise à mon clavier et c'est revenu.  J'ai aussi pris une pause en décembre, ce qui a aidé.  Cependant, le plus important je crois, c'est que j'ai pris la peine de faire le plein d'idées et de faire un sacré tri dans ma petite pile d'idées de billets de blogue (cette cure minceur m'a aussi permis d'en enlever tout le poil de chats qui s'y était mêlé! :P )  Je ne dit pas que tout est passé, mais je crois que le pire est derrière moi.

Il fallait simplement que je recommence à peupler la mare d'idées et celle-ci a repris vie.  :)

@+ Mariane

jeudi 2 janvier 2014

Lady S: 6- Salade portugaise de Aymond et van Hamme

Lady S  tome 6  Salade portugaise  Scénario de Jean van Hamme  Dessins de Philippe Aymond  Couleurs de Sébastien Gérard  Collection Repérages   Dupuis  48 pages


Résumé:
Après avoir été expulsées des États-Unis, sa double-identité éventée, Shania travaille maintenant comme traductrice pour le Parlement européen.  Sa colocataire l'invite à aller dîner avec un ami de son dernier petit ami en date... qui se trouve à être la nouvelle cible de Lady S, toujours sous les directives d'Orion.  Celui-ci prépare un attentat terroriste et est près à tout pour retrouver un CD-ROM contenant des informations capitales qui s'est malheureusement retrouvée... dans le sac à main de Lady S!

Mon avis:
L'intrigue de cet album est assez dense parce qu'elle mélange deux intrigues en parallèle.  L'une portant sur la mission de Lady S concernant un terroriste, musulman intégriste et l'autre, le fait que l'on retrouve un scientifique estonien disparu depuis des années connu sous le nom d'Abdel Rivkas.  Le père de Shania, supposé être mort depuis plus d'une décennie.  Tout un choc pour elle!  D'autant plus que les terroristes sont à ses trousses.  Se joignent à eux des Russes qui ne veulent pas laisser partir leur scientifique vivant!  Superbe mélange pour cette intrigue qui réussit, malgré quelques moments tirés par les cheveux, à nous emporter.  Lady S est égale à elle-même, charmant mélange d'intelligence et de sensualité.  Une femme, mais pas une gourde.  Elle est jusqu'à un certain point prise au piège, mais elle résiste et ne se laisse pas mener par le bout du nez.  Comme toujours dans cette BD, on joue dans les arcanes des services secrets et dans la politique internationale.  Le côté fortement euro-centré de cet album ressort beaucoup, puisque l'attentat en préparation ne vise rien de moins que... le Parlement européen où la Présidente américaine effectue une visite.  Une idée brillante, tout de même!  La psychologie du terroriste aux multiples identités est intéressante.  Il n'est pas réduit à son rôle de méchant, parce que les dessins intelligents le rendent humain.  Personne n'est parfait ou duper dans cette histoire.  Moins réussi que le précédent album, mais une bonne BD.  À noter, le clin d'oeil en introduction quand Lady S préfère à une sortie au restaurant la lecture de l'intégrale de la série de BD XIII Mystery, série sous la supervision de Jean van Hamme, lui-même scénariste de Lady S.  Hihihi!

Ma note: 3.75/5

mercredi 1 janvier 2014

Et pour 2014...

Salut!

L'an dernier, j'avais émis une liste de souhaits pour 2013, me disant ce que j'aimerais bien explorer côté littéraire.  Voici celle de 2014.  Je me suis mis des ambitions beaucoup plus modestes.  Ce ne sont pas des résolutions, mais des souhaits.  Des choses que j'aimerais faire, que j'aimerais explorer.  Pas de pression, c'est surtout une liste que je relis souvent en cours d'année en me disant, ah, mais que j'avais des bonnes idées au début de l'année, on va aller voir dans cette direction-là!

Lire du théâtre:
J'en aie lu un peu plus en 2014, mais je me rends compte que lire du théâtre est super le fun.  On découvre des pièces que l'on connaît pour en avoir entendu parler et on découvre plein d'auteurs connus surtout pour leurs pièces et qui n'ont pas écrit de romans par la même occasion.

Lire des classiques
Surtout des auteurs de science-fiction.  Redécouvrir tous ces auteurs qui ont inspiré les auteurs d'aujourd'hui.  J'ajoute aussi ici lire des contes classiques, ceux des frères Grimm, de Perreault, d'Anderson.  Ça fait un bout de temps que je me promets de les lire.  Idem pour quelques oeuvres originales que je me promets de lire depuis un bout de temps, comme Alice au pays des merveilles ou Les voyages de Gulliver.

Continuer à lire des essais
Ça me fait du bien, ça me cultive, ça me sort des romans, ça me permet de mieux comprendre le monde, bref, que des avantages!  Mais je choisis par contre.  J'ai vu passer quelques trucs intéressants en 2013 que j'ai noté et que je comptes bien lire.  En plus de tout ceux qui sont déjà sur ma liste...  Cheers!

Lire des livres d'histoire
Dans ce sens, je veux dire, lire sur telle bataille, lire des livres écrits par des historiens, pas des petites histoires toute mignonne.  Je veux de l'Histoire avec un grand H!  J'ai quelques titres qui traînent chez nous, on verra.  Je me laisse aussi influencer sur ce qui me tombe sous la main dans ce domaine.

Lire des biographies
J'aime toujours autant ça!  Découvrir la vie de gens, voir l'histoire de leur point de vue, les épreuves qu'ils ont traversés et comment ils ont fait pour s'en sortir, les leçons qu'ils en ont tirés.  Dans ma ligne de mire pour 2014, deux grands disparus de 2013: Margaret Thatcher et Nelson Mandela.  Deux personnes complètement à l'opposé!

Lire de la BD made in Québec
J'ai découvert pleins de bons auteurs en 2013, je veux approfondir en 2014!

Voilà, c'est pas mal tout.  En plus de toutes les envies pressantes de livres qui me tombe sur la tête.  Qui ne cesseront sûrement pas avec la nouvelle année!

@+ Mariane