mardi 28 juin 2011

Retour de la littérature à Radio-Canada? (!!!)

Salut!

Annoncé dans La Presse (et pas sur le site de Radio-Canada, ce qui me surprend énormément), une nouvelle émission littéraire!  Celle-ci prendrait le large sous la direction de Marie-Louise Arsenault (que je ne connais pas) et serait en plus, une émission quotidienne!  Alors, là, cerise sur le sundae!  L'émission, pour l'instant encore sans titre serait diffusé du lundi au jeudi à 20h.  Super, génial, extraordinaire, une émission littéraire à une heure pas trop excentrée!  Et en plus quotidienne!  Youhou!

L'animatrice nous promet une «une heure éclatée qui intégrera club de lecture, débats et prestations en direct».  J'ai bien hâte de voir ça, que dis-je d'entendre ça!

Alors à cet automne Marie-Louise!

@+ Prospéryne

Les contes de la Chatte Rouge d'Élisabeth Vonarburg

Les contes de la Chatte Rouge  Élisabeth Vonarburg  Illustré par Marie-Claude Roch  Collection Fantasy Illustrée  Trampoline  190 pages



Résumé:
Lila a sept ans et vit dans l'ancienne partie d'un château.  Elle n'a pas de Maman et pas de Papa, juste une vieille gouvernante, Ama.  Un jour, le roi vient la chercher, et la ramène dans le nouveau château, où elle découvre que la Princesse, la fille du roi a été enlevée par la Chatte Rouge et que celle-ci a en même temps emmené toutes les histoires et toutes les chansons.  Sauf que voilà, au fil des récits et sans que personne ne le lui dise clairement, la petite Lila va finir par comprendre que la Princesse n'est autre que sa mère!  Lila décide alors de partir à sa recherche et aussi de toutes les histoires volées par la Chatte Rouge. 

Critique:
Ce livre, pour ceux qui connaissent, porte la marque indélébile d'Élisabeth Vonarburg.  Tout est travaillé, tout est ciselé dans l'écriture et certaines réflexions des personnages sont absolument vonarburesque.  Malgré tout, elle respecte très facilement les règles du genre, le conte, qu'elle a choisi.  Tout y est: un royaume du passé, l'intervention de la magie, la rencontre des créatures fantastiques, la marraine magique.  Mais à la sauce Vonarburg évidemment!  De un, les personnages qu'elle rencontre durant sa quête ne sont pas des méchants qu'il faut qu'elle détruise, mais des gens qui lui fournissent certaines clés du puzzle que représente la Chatte Rouge.  Est-elle bonne ou mauvaise?  La façon de mener sa quête, en faisant en sorte de la faire cheminer dans des endroits étranges (magnifiquement illustrés par Marie-Claude Roch), de rassembler des indices pour prendre une décision est moins typique des contes que de l'auteure!  D'ailleurs la scène finale ou la jeune Lila doit prendre une décision lourde de conséquence m'a fait pensé à un autre personne célèbre de Chroniques du pays des mères.  J'avais juste le goût de dire Lisbeï sort de ce corps!  Un livre qui m'a transportée, tout simplement, j'ai adoré suivre les péripéties de cette jeune Lila au caractère bien trempé et aussi au courage fort, mais pas téméraire.  À mettre dans les mains de toutes les jeunes demoiselles de 10 ans et plus pour leur faire lire une bonne histoire mettant en valeur le courage au féminin!

Ma note: 5/5 Coup de coeur!

Je remercie Pierre Chartray des éditions Trampoline pour ce service de presse.

lundi 27 juin 2011

Lire toute l'oeuvre de...

Salut!

Une idée folle, lire toute l'oeuvre d'un auteur.  Pour moi, ça se résume souvent à lire toute l'oeuvre publié en romans d'un auteur.  Pas ses nouvelles éparpillées, mais les romans, oui.  Et j'ai certains auteurs que j'ai ciblé pour le faire. Pas nombreux, ce ne sont pas tous les auteurs qui méritent que je me tape leur intégrale, mais certains, oui, c'est sûr et certain.  Il me manque trois livres pour Jean-Christophe Rufin (J'étais à deux, mais il en a publié un nouveau dernièrement!), pas mal pour Élisabeth Vonarburg (que je lis espacés dans le temps, parce que ses livres sont pas mal exigeants), encore quelques-uns à Bernhard Schlink et je suis pas mal avancée dans Jules Verne, mais lui, c'est déjà défini depuis des lustres que je me contenterai de lire un livre par année!  J'en suis encore à me demander si j'ajoute Nancy Huston et Margaret Atwood à la liste et Alexandre Dumas mériterait sans aucun doute lui aussi d'y figurer.  J'ai lu tout Nadine Bismuth (que trois livres quand même!) et j'ai bien l'intention de lire tout ce qu'elle publiera, enfin, pour l'instant!  Ce sont des auteurs que je suis depuis très longtemps pour la plupart.  D'autres pas.  Mais qui me laissent toujours avec la même impression: je retombe dans leur écriture comme on retomberait dans de bonnes vieilles pantoufles.

Mais pourquoi, parce que je sais pertinemment que je ne suis pas la seule à faire ça, lit-on l'oeuvre intégrale d'un auteur en particulier?  Qu'est-ce ce qui nous pousse à passer des heures à lire les histoires issues de l'imagination de la même personne, même quand les critiques sont unanimes pour dire que c'est pourri?  Bon, pour certains auteurs contemporains, c'est plus dur, on achète le livre dès sa parution et on ne sait pas sur quoi on va tomber.  J'ai des clients qui entrent en magasin en rang serré chaque mois de septembre pour venir cueillir le dernier Nothomb comme on cueille une pomme mûre.  Ou au printemps, le dernier Musso ou le dernier Levy.  D'autres sont à l'affût du dernier Follett ou du dernier Chrystine Brouillet.  Dans tous les cas, ils guettent la sortie du dernier livre de l'auteur (encore vivant on s'entend!).  Parce qu'ils ont lu le reste!  Souvent, tout le reste et ils n'hésitent pas à m'en parler!  J'ai adoré Les pilliers de la terre!  C'est encore dans sa veine autobiographique comme Stupeur et tremblements?  Les critiques du dernier Maude Graham sont bonnes?  Le dernier était super!

Parce que lire l'intégrale d'un auteur, c'est exactement ça: s'imprégner d'un auteur, retrouver avec plaisir des personnages, des façons de conter, des intrigues qui nous plaisent.  Lors d'une rencontre avec l'un d'entre eux, il avait dit qu'un bon auteur raconte toujours la même histoire au fond, avec quelques variations.  C'est vrai, c'est tellement vrai.  On retrouve ça à chaque fois, cette histoire de fond, cette histoire qui nous a plu, on les aime, pourquoi se priver du plaisir de les lire avec des personnages différents?  Dans un monde où tout change si vite comme le nôtre, c'est parfois agréable d'avoir des valeurs sûres, des chouchous, qui contre vents et marées vont nous suivre au cours de notre vie, avec leurs mots, leurs histoires et leurs personnages. 

Bon, bon, bon, on verra bien.  Je lis souvent l'intégrale des auteurs que j'aime le plus, mais je ne me gêne pas pour aller voir ailleurs si ça me plait!  Lire, ce n'est pas une obligation, c'est un plaisir, alors, ne nous gênons jamais pour lire les livres des auteurs qui nous plaisent!  Et en lisant tous leurs livres, c'est se garantir des heures et des heures de plaisir!

@+ Prospéryne

dimanche 26 juin 2011

J'ai trouvé dans un livre usagé...

... un billet.

D'avion je crois, d'une compagnie sans doute espagnole, datée du 26 octobre.  Aucune idée de l'année, ce n'est pas indiqué.  Mais je sais que la personne était assise au siège 25A pour un vol Barcelone-Paris Ory ce jour-là.  Elle avait sans doute le livre que j'ai lu avec elle et a oublié son billet dedans ou s'en aie servi plus tard comme signet.  C'est un petit moment de la vie de ce livre que j'ai découvert par hasard entre ses pages.  Je ne m'y attendais pas du tout parce qu'honnêtement, je l'avais dans mes tablettes depuis un petit moment déjà et que je n'aurais pas soupçonné ça. 

Ça, c'est une partie du charme des livres usagés ;)  On ne sait jamais ce qu'on va y trouver.

@+ Prospéryne

samedi 25 juin 2011

Dans ma bibliothèque - Le Devoir

Salut!

Bon, ok, je suis peut-être en retard dans les nouvelles, mais une balado-diffusion faite par Le Devoir a permis de faire découvrir quelques bibliothèques.  Je trouve ça presque plus intéressant que celle de la Bibliothèque Nationale...  Presque hein!  Non, les deux sont très bons, aucun problème!  À entendre ici.  Les artistes invités cette années ont été Yann Martel, Claude Meunier, Régine Laurent (présidente de l'AFIQ), Diane Tell et Isabelle Hudon (Présidente du Collectif des Festivals de Montréal).  Pas que des artistes, c'est un excellent point.  Et les discussions sont super intéressantes en prime.  Effet sonores intéressants en prime, on a là quelques choses de très grande qualité  Félicitation Fabien Deglise pour cette série de petits bijoux de rencontre!

@+ Prospéryne

À 10¢ par jour de retard, ça fait...

Petit truc amusant trouvé sur le site du Libraire:

Un livre offert en don à une université australienne s'est avéré un livre d'une autre université emprunté.. 122 ans plus tôt!  L'histoire complète est ici.  Bon, si on dit 10¢ par jour de retard comme dans la plupart des bibliothèques, fois 365 jours, fois 122 ans, on se retrouve avec... une sacrée belle amende!  Le type l'a-t'il payé, ça l'histoire ne le dit pas!

@+ Prospéryne

Les bas du pensionnat de Christy Jordan-Fenton et Margaret Pokiak-Fenton

Les bas du pensionnat  Christy Jordan-Fenton et Margaret Pokiak-Fenton  Illustrations de Liz Amini-Holmes  Scholastic  104 pages

Résumé:
Olemaum a 8 ans et vit dans l'Arctique canadien.  Depuis que sa cousine Rosie lui a lu un bout d'Alice au pays des merveilles, la jeune Inuite ne rêve que d'une chose: aller à l'école des blancs pour apprendre à lire.  Malgré la désapprobation de son père, la jeune fille arrivera à ses fins.  Pour découvrir que si oui, on apprend à lire à l'école, la vie y est triste et dure.  En plus, l'une des soeurs enseignantes la prend en grippe et lui fait subir toute sorte d'humiliations.  Mais la petite Olemaun, renommé Margaret par les soeurs, lui montrera qu'elle a plus de tours dans son sac et que le caractère Inuit n'est pas si facile à briser que ça.

Critique:
Un petit livre destiné aux jeunes de 10-12 à l'écriture simple et sans aucune fioriture.  Je n'ai pas trouvé grand intérêt littéraire à cette histoire, c'est très plat comme écriture.  Par contre, le récit est très intéressant.  On y suit Olemaun/Margaret, d'abord dans son désir d'apprendre, puis ensuite dans la série d'humiliations que lui fait subir Corbeau, la soeur enseignante qui a décidé qu'elle allait dompter le caractère qu'elle juge rebelle de la jeune fille.  L'humiliation sera totale pour elle lorsqu’elle l'oblige à porter de ridicules bas rouge, l'exposant aux quolibets de toutes les autres élèves, bas qu'elle n'a pas le choix de porter à cause du froid.  Mais la jeune fille trouvera le moyen de se débarrasser de ces bas et de se faire respecter.  Un livre qui parle de la réalité des pensionnats autochtones.  On y parle pas d'agressions sexuelles ou encore de mauvais traitements comme tel, tout y est psychologique, mais on voit quand même les ravages qu'on fait ces pensionnats, héritages de la pensée colonialiste de l'époque.  Un bon petit livre, mais sans plus.

Ma note: 3.25/5