mercredi 8 juin 2011

La planète littérature

Salut!

9 octobre 2010.  Je me lance sur la planète blogue.  Hé oui, il y a de cela plus de 6 mois déjà!  Je m'attendais au début à me faire une petite place sur le web et à, au mieux, avoir quelques commentaires, à pouvoir faire des critiques de livres et à dire, ne serait-ce qu'au mur, ce que je pensais de la littérature et du livre.  De mon milieu, la librairie, de son effervescence, de tout plein de choses.  Je me suis lancée dans l'aventure assez candidement, mais avec beaucoup de bonne volonté.  J'ai écrit et constaté que ça prend un certain temps pour trouver sa voix de blogueuse.  J'ai fait des billets avec beaucoup de naïveté, pensant au départ que c'était bon et en les relisant quelques mois plus tard pour constater que ce n'était pas nécessairement ma voix qui parlait, mais ce que je pensais que les gens voulaient entendre.  Ce n'est plus le cas maintenant, même si je ne dis pas encore tout.  Je garde certaines de mes opinions plus tranchée pour moi, pas par souci de censure, mais bien parce que je sens que certaines d'entre elles ont besoin de prendre de la maturité avant de jaillir en longs billets.  Vous inquiétez pas, certaines idées sont justes comme le bon vin: plus c'est long, plus c'est bon!

Cependant, il y a une chose qui a changé dans ma vie de lectrice et de libraire depuis que je blogue. Une chose importante, mais que je n'aurais jamais pensé qui changerait tant de choses: je me suis intéressée de plus près à la planète littérature.  Oui, oui!  La littérature est une planète.  Une planète où on peut discuter, se rassembler, échanger et dire ce que l'on pense.  Où on utilise des mots et où on aime une chose en particulier: les mots et les histoires qu'ils nous permettent de raconter.

J'ai toujours été lectrice depuis que j'ai appris à déchiffrer les petits trucs noirs qui fourmillent sur les pages, ce qui a changé, c'est le fait de sortir dehors.  De sortir de chez moi, de quitter mon ordinateur, qui même avec les forums de discussion ne rendent pas les contacts humaines, j'ai décidé de prendre voiture, sac à main (et livres à faire dédicacer...) et de partir à l'aventure.  Salon du livre de Montréal, mais ça, c'est une destination connue...  J'ai innové, je suis allée au Salon du livre jeunesse de Longueuil, au Festival Métropolis bleu, au Congrès Boréal et je surveille de plus près cahier du livre dans les journaux et revues littéraires.  Pas toujours, pas tout le temps, mais nettement plus qu'avant.  Je m'intéresse davantage aux débats sur le livre.  On pourrait dire que je sors de ma coquille, mais je dirais plutôt que je me branche sur la planète littérature.  Une belle planète, pleine de possibilités, de rencontres, de choses à découvrir.  Et ce n'est pas fini.

Ça ne fait que commencer.

Et si vous saviez à quel point j'adore ça!!!

@+ Prospéryne

mardi 7 juin 2011

Fin de la littérature à Radio-Canada (bis)

En lien avec mon dernier billet, voici quelques articles intéressants:

L'UNEQ s'inquiète de l'abolition de vous m'en lirez tant sur Cyberpresse

Davantage de littérature... sur ledevoir.com

La fin des émissions littéraires à Radio-Canada sur lelibraire.org

Comme quoi les médias généralistes peuvent parfois très bien nous informer sur les enjeux du livre!

En attendant, rien sur le site de Radio-Canada, même pas dans la section Arts et spectacles...

@+ Prospéryne

Fin de la littérature à Radio-Canada

Salut!

On apprenait hier dans les pages du Devoir que l'émission Vous m'en lirez tant, la seule et unique à la SRC à se préoccuper uniquement du livre, ne reviendra pas en ondes à l'automne prochain.  J'ai bien dit la seule et unique.  Oui, on continuera à parler de livres, mais au travers émissions culturelles où l'on peut facilement s'attendre à ce que les livres dont on discutera le plus seront les derniers livres à la mode ou des essais.  Pas de la littérature.  Et que comme bien souvent, celui-ci n'aura droit qu'à la portion congrue.

Je ne suis pas si triste que ça de la disparition de cette émission.  Je suis triste de la disparition de la seule émission consacrée à la littérature.  Je me rappelle un dimanche après-midi venteux et gris où j'avais fait le chemin pour aller assister à un enregistrement.  L'émission était enregistrée devant public et on avait qu'à consommer un petit quelque chose pour pouvoir rester sur place et écouter.  Quand même 7$ pour deux 7-up (ouch!), mais tout de même, c'était sympa de pouvoir y aller librement.  N'empêche, je suis sortie de là avec un mal de tête carabiné et j'avais même hâte que l'enregistrement se termine.  Pourquoi?  Tout simplement parce que c'était tranquille et, je le dis sincèrement, pontifiant.  Ah le livre, il est bon, ah, telle chose était intéressant, ah, ah, ah!  Je l'ai déjà dit, je n'aime pas les choses tranquilles, on endort le livre sous le prétexte que lire est une activité silencieuse.  Or, pour moi, et je l'ai déjà dit, lire et les livres sont deux choses tout sauf tranquilles. 

Alors, on perd une émission qui si elle n'était pas parfaite, avait au moins l'immense mérite d'exister.  Allo la terre!  Allo Sylvain Lafrance!  Vous ne pensez pas que si vous preniez le temps de faire une émission sur la littérature vivante et intéressante, vous pourriez avoir ici et là des côtes d'écoute et des gens qui vont vous suivre?  On parle dans ces émissions littéraires principalement de romans québécois écrit par des gens d'expérience (pour ne pas dire dans la cinquantaine!) ou de romans policiers.  Loin de moi l'idée de dire que l'on ne doit plus en parler, mais où est la place pour les albums, pour la littérature jeunesse, pour la littérature des jeunes trentenaires, pour la littérature étrangère, pour la science-fiction, le fantastique, la poésie, le théâtre même?  Pourquoi toujours passer des auteurs en entrevue et leur faire parler de leur vie et non de leurs livres?  Pourquoi lire leurs oeuvres bien tranquillement, comme si un grand-père faisait la lecture à ses petits-enfants au coin du feu?  Peu de débats, peu d'opinions et pourtant, les lecteurs, j'en suis le témoin quotidiennement, savent pertinemment ce qu'ils pensent de leurs livres et sont tout aussi capable de l'exprimer.  Je crois que c'est en bonne partie ça le problème: on fait fait les émissions littéraires par des gens du milieu littéraire, alors qu'elles devraient être faites par les lecteurs, car ce sont eux, en bout de ligne, qui font vivre le milieu et lui donnent son effervescence.  Sans lecteurs, pas de littérature, ni d'auteurs, ni de livres.  Merde, il serait peut-être temps que quelqu'un pense à faire faire une vraie émission littéraire par des lecteurs passionnés plutôt que de couper le peu de temps d'antenne consacré à la littérature.

@+ Prospéryne

lundi 6 juin 2011

Très occupée ces temps-ci...

Salut!

S'il y en a qui trouvent que je suis moins présente ces temps-ci, c'est la plus pure vérité!  Je n'ai pas beaucoup de temps pour rédiger des billets et c'est pourtant pas l'envie et ni les idées qui manquent, mais bien clairement le temps!  Je vais vous revenir dès que mon coup à donner sera passé, ne soyez pas inquiet.

@+ Prospéryne

samedi 4 juin 2011

Programmation des Correspondances d'Eastman en ligne

Salut!

La programmation des Correspondances d'Eastman est maintenant en ligne, ici!  Je ne suis jamais allée à ce festival littéraire.  J'en aie souvent entendu parler par contre.  Le hic, c'est que les personnes que je connais qui y sont allées m'ont toujours donné l'impression que ce festival en était un de littérature, disons, tranquille, calme, on aime les mots et on le dit bien tranquillement...  J'ai sans doute des préjugés, mais étant jeune et enflammée, j'aime quand ça bouge!  Je dois avouer en partant être hyper déçue de ne pas pouvoir aller à l'atelier du jeudi après-midi où une rencontre avec David Gilmour est prévue.  Snif, snif, la chasseuse de dédicace en moi trépigne de déception!  La programmation du samedi a l'air intéressante, mais je ne sais pas encore si je fais le déplacement ou non.  Va falloir commencer par trouver Eastman sur une carte...  Ah, merci Google maps!

@+ Prospéryne

jeudi 2 juin 2011

Une belle journée de Fabienne Roulié et Dankerleroux

Une belle journée  Textes de Fabienne Roulié  Illustrations de Dankerleroux  Chocolat  28 pages


Résumé:
Par une belle journée, Martin part se promener, tout simplement!  Il rencontre sur son chemin toute une série de personnages ayant différents problèmes et qu'il décide d'aider... avec beaucoup de bonne volonté, mais pas de la bonne manière hélas!

Critique:
Hihihi, un album rigolo et fait rare, sans la moindre morale, juste pour s'amuser!  Et on y rigole bien parce que ce cher Martin croit aider tout le monde, mais ne réussit qu'à causer gaiement des catastrophes!  La tortue est prisonnière sur le dos?  Il lui donne un livre pour passer le temps.  Une dame essaie d'enlever ses draps de la corde par grand vent?  Il coupe la corde qui les retient.  Un chat essaie de prendre pied sur une chaloupe renversé pour ne pas être mouillé?  Il pousse la chaloupe plus loin!  Et il fait tout ça avec une telle bonne humeur!  Les dessins donnent l'impression d'avoir été fait à l'informatique et ils sont extrêmement colorés.  On a aussi du mal à reconnaître certains animaux tellement ils sont caricaturés, mais pour le reste, c'est magnifiquement bien fait.  À lire pour rire!

mercredi 1 juin 2011

L'argent et les mots d'André Schiffrin

L'argent et les mots  André Schiffrin  La Fabrique  101 pages

Résumé:
Les mots ont un pouvoir, car ils transportent les idées, tout le monde le sait.  Depuis des siècles, l'édition, les librairies, la presse et plus récemment Internet ont utilisé les mots pour diffuser l'information et de manière plus large, créer une industrie basé sur les usage et leur diffusion sous différentes formes (livres, journaux, etc).  Or, depuis quelques décennies, le grand pouvoir financier s'est emparé du pouvoir des mots en prenant en otage ses moyens de production et de diffusion.  Alors, la relation entre l'argent et les mots a complètement transformé le domaine.  Et pas nécessairement pour le meilleur.

Critique:
Ce petit opus est très court, tellement que c'est une accusation de faiblesse de prétendre qu'on a pas le temps de le lire.  Une heure ou deux et pop, c'est fait.  D'autant plus que pour un essai, la lecture est aisée et les idées sont expliquées simplement et truffées d'exemples concrets.  La sonnette d'alarme est fermement sonnée, mais le ton n'est pas celui de la catastrophe pour pousser les gens à agir sans réfléchir.  Il explique la situation, détaille les problèmes avec simplicité et suggère en tout temps des solutions.  D'ailleurs celles-ci sont simples, efficaces et s'inspire de mesure déjà existantes dans les pays mêmes ou encore d'exemple concret d'expériences à l'étranger.  L'édition, le cinéma, les librairies, la presse, l'espace intellectuel réduit, tous y passent.  L'auteur explique pour mieux nous faire comprendre les enjeux, mais sans jamais tomber dans le pamphlet où un coupable serait pointé du doigt.  Le système du grand capital est certes visé, mais en même temps, ce n'est pas une personne à abattre non plus!  Un excellent petit opus à découvrir.

Ma note: 4.5/5