lundi 20 janvier 2014

Les paradoxes de la lecture sans livre

Salut!

Une bizarrerie que j'ai constaté à force d'utiliser la Bête et de lire des livres audio est qu'il manque une partie essentielle: le livre lui-même.  Ben oui quoi!  On y pense pas, mais le livre donne beaucoup d'informations en tant qu'objet...

La première, l'épaisseur.  On fait comment pour évaluer où on est rendu dans la lecture d'un livre audio???  Surtout que si il est indiqué sur la couverture du disque la durée totale du livre, on ne nous donne pas les chapitres, donc, on doit deviner à vue de nez combien il nous en reste à «lire».  Et pour le fichier epub?  Bon d'accord, on voit le nombre de pages au bas de l'écran, mais comment ils calculent le nombre des dites-pages?  Parce qu'il n'y a aucune règle pour ça!  Et encore, ça dépend de la taille du caractère, de la police de typographie et j'en passe!  Au moins, avec un livre, on sait où on s'en va...  Le livre a beau avoir été écrit avec une police liliputienne et sur du papier bible ultra-fin, on peut beaucoup plus facilement évaluer ce qu'il nous reste à lire!

La deuxième, la sensation tactile.  On ne touche pas le livre.  On ne peut pas le ranger dans une bibliothèque, on ne le voit pas, on ne sent pas sa texture (je n'irais pas jusqu'à l'odeur ceci dit!).  Si on veut relire un passage, essayer de deviner à vue d'encre électronique c'était vers quelle page?  Mon excellente mémoire visuelle me fait me rappeler c'était vers quelle partie du livre et environ où sur la page... quand c'est un livre papier.  Mais là, c'est vraiment dur à dire!  Encore pire avec un livre audio, quand il faut que tu te retapes pratiquement le chapitre au complet...

La troisième, le signet.  Y'EN A PAS!  Merdouille que ça me manque.  De glisser un signet entre les pages, de le tripoter pendant la lecture, de les collectionner, de les ranger dans une pile sur une tablette de bibliothèque qui me tombe systématiquement sur la tête quand j'essaie de n'en piger qu'un seul...

La quatrième, le protection.  Quand je me déplace, de ne plus avoir à tout le temps m'inquiéter d'abîmer un livre enfoui au fin fond de ma sacoche...  C'est perturbant.  J'avoue!  La Bête, bien à l'abri dans son étui survit agréablement bien à son séjour quasi-permanent dans le brise-livre.  Quand aux CDs audio, bien malin celui qui irait les briser!  Leur séjour entre l'étui et le lecteur est extrêmement court après tout.  Et une fois dans l'un ou l'autre, l'emballage risque bien plus d'être abîmé avant le CD!

La cinquième, le point final.  Si le epub laisse le lecteur sur un punch, il peut très bien se demander s'il ne manque pas quelques pages au livre!  De même, il n'y a souvent rien pour indiquer la fin de l'histoire sur livre audio.  C'est juste que l'on réentend le début du premier chapitre.  Ça fait bizarre comme façon de finir une histoire!

Lire sans livre, ben, c'est juste pas la même chose...  Ce ne sont pas des livres.  Même si ça multiplie les façons de lire!

@+ Mariane

2 commentaires:

  1. Tu viens d'énumérer toutes les raisons qui font que je n'ai pas encore de liseuses. Me semble que tout ça me manquerait.

    (Ah, tu as oublié la fonction "autodéfense" aussi : la sacoche lestée d'une bonne brique de 1000 pages, je me dis toujours que ça ferait une excellente arme en cas de besoin! ;) J'oserais pas donner des coups avec ma sacoche si j'avais une liseuse dedans! lol! ;)

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    1. @Gen, une sacoche de combat? J'y aurais pas pensé! Je lis en numérique et on s'habitue, mais il y a toujours ces petits irritants qui restent par rapport au livre papier! :(

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