vendredi 1 février 2013

Les études littéraires

Salut!

Souvent, en discutant de livres avec des clients, je me suis fait dire: «Hé, tu as étudié en littérature toi?».  Non.  Pas la moindre étude littéraire en-dehors des cours de français obligatoire.  Jamais, je le jure.  Ma formation à moi est en histoire et en géographie et j'en suis plutôt fière.  Je n'ai jamais voulu et je ne souhaite toujours pas étudier en littérature.  Pourquoi?

Il y a plusieurs raisons.  De un, aussi bizarre que ça puisse paraître, j'avais peur de perdre ma passion pour la littérature et la lecture en général.  Hé drôle d'affirmation!  Peur de perdre sa passion pour un domaine où l'on va étudier.  Wow!  Vive le règne des contradictions.  Et pourtant non.  Je suis une lectrice volage avant tout.  J'aime lire ce que je veux quand je le veux.  Alors que les études littéraires, c'est beaucoup de lectures obligatoires.  C'est normal de s'attendre à ce qu'un étudiant en littérature québécoise lise Trente arpents, Le Survenant et Bonheur d'occasion.  Mais lire tout ça en un mois est du genre à me faire péter ma coche côté littérature du terroir...  Et m'enlever l'envie de lire.  Je déteste les obligations.  Je m'en mets quand même pas mal moi-même comme ça!  Personne ne peut dire le contraire quand je dis que j'en lis de la littérature du terroir et des classiques québécois, mais tout de même je le fais à mon rythme et quand ça me tente.  Point final!  Lire un livre obligé me coupe l'envie de lire...  Alors, faire comme une de mes collègue de travail et me taper trente romans obligatoires dans une session...  Waouh!  Un peu trop intense pour moi!

Autre chose, j'avais lu dans un article il y a quelques années au sujet d'un étudiant en littérature qui allait faire son mémoire de maîtrise sur la représentation de la neige dans la littérature québécoise d'avant la Deuxième Guerre mondiale.  Gloups.  Euh, son mémoire était destiné à devenir un somnifère?  En tout cas pour moi.  Ça m'intéresse pas ça, mais pas du tout!  Un de mes profs de français au Cégep nous faisait faire de l'analyse littéraire et m'avait dit une fois alors que je voulais avoir une explication que je n'avais qu'à réfléchir davantage le texte.  Mettez ici une petite musique de film d'horreur...  Je DÉTESTE avoir à analyser mes lectures.  Critiquer, c'est une chose, on observe le résultat et on dit, là, ça aurait pu être mieux, si ça ou ça, mais A-NA-LY-SER????  Yeurk.  Je déteste avoir à me casser la tête pour deviner ce que l'auteur voulait bien dire avec telle ou telle phrase alors que lui-même ne voulait sans doute rien dire de plus que ce qui est écrit.  L'horreur pour moi!  Bon certain qui ont fait des études dans le domaine vont me dire que c'est pas si pire, que ça passe bien, qu'on s'y habitue et que ça devient même intéressant...  Reste que j'ai le goût de devenir un chat et de cracher dès qu'on me parle d'analyse littéraire!

Non, non, tout ce que j'ai appris sur la littérature, c'est en autodidacte que je l'ai appris.  Ce qui veut dire que j'ai énormément de connaissances dans certains domaines et de sacrés trous ailleurs.  Que ce n'est pas égal et des fois, sans doute pas appuyé sur des études sérieuses (ça c'est ma formation d'historienne qui pointe le bout de son nez!).  Je lis à gauche et à droite, je discute avec plein de monde, je fais des recherches quand quelque chose pique ma curiosité... et j'ai une très bonne mémoire!  C'est tout.  Aucune raison de se présenter dans une salle de classe.  Même si des fois, je l'avoue, ne serait-ce que pour un cours, ça me tenterait d'essayer!

@+ Mariane

8 commentaires:

  1. Je suis tout à fait d'accord: les lectures obligatoires, ça tue le plaisir. Et puis me préfère me fier à mes sentiments lorsque je lis qu'à ma tête, car au final c'est ce qui importe. Je laisse à d'autres le soin d'analyser pourquoi tel ou tel passage m'a plu ou déplu, mais moi, ça m'est égal. Quand même, sans études spécialisées, tu te spécialise dans ce domaine par l'expérience, et ça vaut beaucoup.

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  2. @Hélène, je suis une autodidacte qui attrape au vol toutes les occasions d'augmenter ses connaissances. C'est peut-être pas trop structuré, mais au moins je ne risque pas de m'ennuyer avec ça! Ni de perdre le goût! ;)

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  3. Je détestais aussi les analyses ou les dissertations, trouver les sentiments de l'auteur: on sait pas ça, c'est pas vrai. J'ai essayé quelques fois à dire ce que je pensais, ce que je voyais, ce que je comprenais du texte. NOte: 51% (il fallait 60% pour passer) Le mois suivant, j'ai recopié presque mot pour mot du Lagarde et Michard, note: 82%. J'ai compris comment ça fonctionnait.
    Que les profs, les critiques te disent ce qu'ils comprennent d'un texte, c'est une chose, ce qui t'enlève ta curiosité, ton sens de l'analyse, ta spontanéité, c'est qu'ils t'obligent à penser comme eux.

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  4. Moussetifaille ! Vous ne donnez pas le goût d'aller en lettres françaises. Dans mon temps, on appelait ça, sciences lettres. C'était ma branche mais je me suis envolé ailleurs. Ce que je remarque, c'est que la grosse majorité des auteurs ont un bac, ou maîtrise en lettres. Ça doit leur donner une crédibilité ou bien, ça leur donne du talent appuyé sur leur connaissance ?

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  5. @ClaudeL, ouin, j'avais un prof au cégep comme ça (celui dont je parle dans mon billet). Heureusement qu'ils ne sont pas tous aussi con!

    @Venise, je dirais surtout qu'une maîtrise en lettre donne une sacrée base de connaissances! Et à force de développer celles-ci, de se frotter à de bons auteurs, on ne peut que développer les bons réflexes d'écritures non? À tout le moins, j'espère!

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  6. Hihihi! Je me reconnais totalement dans tes commentaires Prospéryne. J'ai étudié en histoire plutôt qu'en littérature pour la même raison. J'avais fait "littérature" au cégep et ça m'a suffit.

    En plus, comme je voulais écrire des romans historiques, j'ai calculé qu'il serait sans doute plus utile d'acquérir une formation académique en histoire plutôt qu'en littérature. Parce qu'en histoire j'ai appris à chercher et à écrire le fruit de mes trouvailles. Tandis qu'en littérature j'aurais appris à analyser ce que le prof croyait qu'une oeuvre voulait dire.

    D'ailleurs, c'est en pensant aux générations suivantes d'étudiants en littérature que j'écris souvent des notes sur le mode "pourquoi ai-je écris ce texte et qu'est-ce qu'il voulait dire pour moi" hihihihi! Gare au prof qui voudra me sur-interpréter : les vraies réponses sont sur mon blogue! lolol! ;)

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  7. J'ai étudié en littérature et... c'est comme tu dis! Enfin, pour moi. :-) En sortant de l'université j'ai pris une pause lecture et écriture durant quelques mois. J'avais l'impression qu'on avait tué ma passion à force d'obligations. :-/ Avec le recul, je ne regrette pas mes études, mais si c'était à refaire, j'étudierais plutôt dans un domaine connexe... avec plus de possibilité d'emplois intéressants. Parce qu'avant que je trouve un boulot où un BAC en littérature était un plus, ce fut loooooong.

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  8. @Gen, ah, excellente façon de court-circuiter les cours de littérature: dire toi-même ce que ça veut dire! :P

    @Caro, justement ce que j'ai voulu éviter de faire. Je n'ai rien contre les études littéraires en générales, mais disons que je crois que ce n'est pas fait pour moi! :P

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