lundi 17 septembre 2012

Une dose d'imaginaire

Bonjour!

Je m'appelle Mariane et je suis accro.  Accro, oui, vous avez bien lu.  Vous à qui je m'adresse comme si j'étais à une réunion des LA (Lecteurs anonymes), je vous fais cette confession: j'ai une dépendance.  Une dépendance grave et elle ne se soigne que par l'usage de ce à quoi on est dépendant.  Contrairement à bien d'autres dépendance.  Remarquez, ça ne m'empêche pas de vivre, je n'ai pas de tremblements quand je suis en manque et je ne suis pas irritable non plus.  C'est juste une frustration profonde qui teinte toutes mes lectures, qui me trotte dans la tête à tous moments et qui ne me quitte pas jusqu'à ce que j'ai eu ma dose.  Ma dose d'imaginaire.

Science-fiction, fantasy, fantastique.  Trois mots magiques.  Dans tous les sens du terme.  J'ai autrefois travaillé avec une femme qui déclarait que dès que c'était impossible dans la vraie vie, elle détestait ça.  Au plus haut point.  Ce n'est pas mon cas, j'en mange de l'imaginaire!  Littéralement!  Et quand je m'en éloigne quelques temps, c'est pour mieux y revenir.  Parce que c'est comme ça.  J'ai besoin de ma dose d'imaginaire, de total décrochement de la réalité, de passage dans un autre monde, réaliste ou non, de découvrir, d'être bouleversée par des univers où jamais, je le sais, je n'irais.  Mais où j'adore me rendre par livres interposés.
Ça teinte aussi mes goûts cinématographiques: j'adore les films de science-fiction et de fantasy.  Enfin, pas quand ils flirtent avec l'horreur, mais tout le reste, oui. 

Quand je suis plus d'une ou deux semaines sans imaginaire dans mes lectures, je commence à regarder en rêvant les livres de ma PAL qui se passent à peu près n'importe où sauf dans la réalité de notre monde...  Ou s'ils s'y passent, des vampires, des loups-garous, des extra-terrestres ou des zombies viendront s'y joindre.  Parce que là, on tombe dans le fantastique.  Et que j'aime autant ça que les deux autres.  Parce qu'il faut beaucoup d'habileté à un auteur pour que l'élément fantastique s'intègre bien à notre réalité.  Et que j'aime bien m'imaginer que des fois, ce genre de trucs serait possible dans la vraie vie.  Savoir que c'est impossible ajoute encore plus de goût à la lecture.

Alors, oui, je le confesse encore une fois, en lecture, j'ai besoin de ma dose d'imaginaire.  Je suis une drogué, une accro, dites-le comme vous voulez.  Rassurez-vous par contre: je m'assume pleinement.  Et ça ne m'empêche nullement d'apprécier les autres genres littéraires.  C'est juste que je reviens tout le temps à l'imaginaire.  Comme on revient à sa drogue préférée. 

@+ Mariane

5 commentaires:

  1. EXTRAIT DE THÉRAPIE

    Imaginez des chaises dans un local et moi sur une petite scène, face à tout le monde.

    - Bonjour, je m'appelle Sébastien et je suis un accro de l'imaginaire.

    - (groupe de thérapie)Salut Sébas, bienvenue.

    - L'autre jour, j'aime même refusé une sortie dans un bar pour finir un bouquin

    - (groupe) on comprend ça, Sébas !

    - C'est pourquoi je suis content de me joindre au groupe d'intervention des lecteurs anonymes du docteur Prospéryne et... (ainsi de suite)

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  2. Aucun rapport avec ton sujet, mais c'est quoi (et où) le GN ou tu es allée ? J'ai participé à 3 gn cette été à Béthanie. Coté imaginaire, c'est habituellement assez intéressant!

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  3. @Sébastien, le seul hic, c'est que je serais patiente, pas docteur dans ce cas-là! :P À moins de vouloir rendre tout le monde aussi fou que moi...

    @Jean-François, Darokin à Sainte-Clothilde de Wendover. C'est sur le même terrain que Bélénos, l'un des plus gros au Québec.

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  4. Ah oui, je connais, mais c'est juste trop loin... 3h de route pour un GN, ca fait loin!

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  5. @Jean-François, surtout le retour quand tu es mort de ta fin de semaine d'absence de sommeil!

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