mercredi 19 septembre 2012

Lire en bougeant

Salut!

Quand je me rends à Montréal, plus souvent qu'autrement, je prends le métro.  Très pratique pour se déplacer en ville et puis, je déteste le stationnement à Montréal.  Mais qui dit métro dit pour moi livre.  Tellement que chaque fois que j'oublie de m'en emmener un, je me fous des baffes mentales.  Pourquoi?  Pour deux raisons: de un, c'est long les transports en communs, alors autant en profiter pour lire!  Et de deux, je sais très bien que je vais regretter de ne pas avoir emmené de livre, alors pourquoi est-ce que je l'oublie???

Non, mais pensez-y, dans les transports en commun, il y a un nombre incroyable de personnes qui lisent.  Le journal, certes, mais pas uniquement, ça jamais!  J'ai déjà vu une fille dévorant No logo de Naomi Klein descendre à Berry-UQÀM son livre de poche à la main et se frayer un chemin à travers la foule son signet dans l'autre.  J'ai vu d'innombrables lecteurs de mangas.  Des lecteurs de livres en chinois, en anglais, en espagnol et une fois, j'ai soupçonné que c'était de l'arabe, mais sans en être sûre.  Beaucoup de Harry Potter, de Chevaliers d'Émeraude.  Des formats poche, des grands formats, des livres de bibliothèque.  J'ai vu peu de liseuses jusqu'à maintenant, mais en même temps je ne prends pas le métro tous les jours.  Reste que les gens semblent apprécier d'avoir quelque chose sous la main à lire quand ils prennent le transport en commun!

En fait, ça va plus loin que ça.  Je ne compte plus le nombre de gens qui m'ont demandé «un livre pour l'avion»!  Dépendant de la destination, on pensait au nombre de pages.  Si c'est pour l'Europe, les livres en bas de 400 pages n'ont pas la côté.  Ou on pense à en emporter deux, mais uniquement des poches à cause du poids.  Si c'est pour le Sud, et bien, n'importe quoi de léger fait l'affaire, mais surtout, rien de compliqué hein, on s'en va en vacances!  Mes meilleurs vendeurs pour cette destination sont les chick-lit en poche, c'est pas pour rien!

Non, mais pensez-y, si les gens ne se déplaçaient plus, bien des maisons d'éditions auraient du mal à s'en remettre.  C'est un des plaisirs de la vie moderne que de pouvoir se plonger dans des univers à des milliards de kilomètres de la planète Terre alors qu'à 10 000 pieds dans les airs, vous vous dirigez lentement vers votre destination.  Ou plus terre à terre, vous êtes tellement dans votre livre que vous en oubliez le punk trop collé contre vous qui n'a pas compris que le volume sonore de son MP3 n'a pas besoin d'être au maximum pour qu'il l'entende.  On plonge dans notre bouquin et on laisse une autre personne prendre le contrôle et nous emmener en toute sécurité à notre destination.  Ah, quel plaisir!  Ou du moins, s'en est un quand on oublie pas son livre à la maison...  :(

@+ Mariane

8 commentaires:

  1. Il y a deux endroits où je ne vais JAMAIS sans un bouquin : dans un transport en commun (j'inclus l'avion ici) et... au petit coin.

    Ben quoi, sinon c'est deux situations où tu fais juste perdre du temps! :p

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  2. Mais Prospéryne... en tant que femme, n'as-tu pas un sac à main ? ;-)

    J'ai une amie qui a toujours un recueil de nouvelles en format poche dans son sac à main... pour être parée à toutes éventualités !

    (je suis presque jaloux de cette convention sociale: chez un gars, le porte-feuille prend toute la place dans le pantalon, alors pour transporter d'autres trucs...)

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  3. @Sébastien : Achète-toi des pantalons cargo : les poches sur le côté des cuisses sont assez grandes pour mettre un livre dedans! :p

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  4. @Gen: les cargos étaient hyper à la mode quand j'étais au secondaire, à l'époque des chemises carreautées détachées sur t-shirt blanc et mèches de cheveux au bleach, et six pouces de gel dedans... ouf, ça ne me rajeuni pas !

    Mais j'adorais les cargos spécialement à cause de ce détail, les poches assez grandes pour un livre !

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  5. En plus du petit coin, y'a l'hôpital ou autre rendez-vous. Tant qu'à attendre en maudit parce que c'est long, pourquoi ne pas lire et rester zen?
    Mais pour les transports, même en conduisant l'auto on peut lire... ou écouter lire. Ça fait quelques années que j'emprunte des livres audio à la bibliothèque pour ne pas perdre mon temps à écouter les conneries à la radio.
    Ça fait que j'ai toujours plusieurs livres en cours de lecture : petit coin, table de chevet, salon, magazine sur le comptoir et livre audio dans l'auto.

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  6. C'est une des choses qui me manque, en ne prenant plus le transport en commun! Moins de temps à moi pour lire. Mais c'est vrai que pour les transports et les lieux publics, pour l'attente aux rendez-vous, un livre pas trop compliqué est préférable, car on peut se faire interrompre à tout moment, et ça devient carrément frustrant.

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  7. @Sébastien, oui, j'ai un sac à main, comme toute bonne fille qui se respecte et je trouve toujours le moyen d'y fourrer un livre quand je vais en ville! (Je ne pourrais pas vivre sans sac à main en partie pour cette raison!)

    @Martin, ah oui, les livres audio! Personnellement, je n'ai jamais essayé, mais c'est sûr que ce sera toujours mieux que les âneries des animateurs de radio! Ça, entièrement d'accord!

    @Hélène, moi aussi, les transports en commun me manque pour le temps de lecture que je n'ai plus. Prenant le train matin et soir lorsque j'étais étudiante, c'était presque une heure et demie de lecture par jour que j'avais! Quelle joie! Enfin, quand je ne rattrapais pas mes heures de sommeil...

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