lundi 13 février 2012

Les dessous des émissions littéraires

Salut!

Je suis tombée il y a quelques temps sur cet article sur le web. Certes les situations présentées sont celles de la télévision française, mais on peut sans trop de risque de se tromper que c'est sans doute assez semblable ici.  De la bien belle merde si vous voulez mon avis.  J'avais déjà parlé dans un billet l'été dernier que les émissions qui parlent de livres ne savent pas en parler.  Je persiste et je signe.  D'autant plus que l'article dit exactement la même chose que moi: quand on invite un auteur dans une émission à la télévision ou à la radio, on ne l'invite pas pour parler de son livre.  Je me rappelle une entrevue de Christiane Charette avec Marc Levy au printemps dernier et qui était d'une platitude mortelle.  Elle ne l'avait pratiquement pas fait parler de son livre, mais d'un paquet d'autre chose au point que même si l'auteur n'est pas connu pour sa profondeur littéraire, ça m'avait fait grincer des dents...

On se fout de ce que vous écrivez tant que vous passiez bien à la télé?  Lire, si vous êtes une femme, belle, mince, que vous avez de la jasette sur plein de sujets et que vous avez écrit un livre, vous avez plus de chance de passer à la télé que si vous avez écrit un super bon roman mais que vous êtes un peu intimidés par la caméra et que vous ne savez pas vous habiller. C'est aussi simple que ça.  Et le type qui vous posera des questions n'aura pas le tour de diriger une bonne entrevue littéraire pour une raison archi-simple: il ne l'a pas lu.  Il ne sait pas de quoi il parle.  Il s'est contenté de lire les fiches résumés de quelqu'un d'autre qui lui ou elle a lu le livre (n'empêche, je ne dirais pas non à un boulot de fichiste...).  Un bon animateur doit se taper un énorme boulot pour faire une bonne émission, j'en suis consciente.  Et il n'a sans doute pas toujours le temps de tout faire.  Mais s'il a le temps d'aller voir le film dont l'acteur passera à son émission, il peut peut-être faire un effort minime pour les auteurs.  Ne serait-ce que par respect pour eux.  Et aussi pour ne pas les prendre pour des cons.

La promotion des livres dans les médias, c'est un long, très très long chemin rempli d'embûches où on perd souvent de vue le but principal qui est de donner le goût aux gens de lire un livre.  Étonnant pourtant, mais pour moi, c'est assez évident de dire que si on peut être aussi bon pour faire la promotion des films, des spectacles, des disques et des émissions de télévisions, le potentiel pour faire de la très bonne promotion des livres est là.  Reste juste à l'exploiter.

@+ Prospéryne

2 commentaires:

  1. Le livre demande beaucoup plus d'investissement que le film, la chanson ou l'émission de télé.

    Plus dur à consommer, plus dur à partager de façon intelligente ou habile.

    Même dans les médias écrits, c'est parfois évident que les gens qui écrivent les articles n'ont à peu près pas lu le bouquin.

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  2. Je suis convaincue du contraire Pat, on peut faire de la bonne promo du livre, de la même façon que pour des films ou des disques. Que fait-on quand on veut faire la promo d'un film? On parle de l'histoire, on en met des extraits, même chose pour des disques. Bon, je dis sans doute ça parce que j'en aie déjà fait, mais bon, ce n'est pas si difficile à partir du moment où on décide de faire la promo d'un livre et non pas d'essayer de faire la promo d'un livre comme si c'était un film ou autre chose.

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