mardi 15 janvier 2013

Hanaken: 2- L'ombre du daimyô de Geneviève Blouin

Hanaken  tome 2  L'ombre du daimyô  Geneviève Blouin  Phoenix  256 pages


Résumé:
Deux ans se sont écoulés depuis la mort des deux aînés de la famille Hanaken.  Yukié et Satô sont maintenant pleinement reconnus comme des proches du seigneur Takayama, Satô comme maître d'arme et Yukié comme garde du corps.  Cependant, comme tous les seigneurs, Takayama lui-même doit obéissance à un daimyô, un seigneur plus puissant.  Et quand celui-ci fait appel à Takayama pour mener une guerre, Satô et Yukié doivent prouver leur sens de l'honneur et du devoir en suivant leur seigneur.

Mon avis:
J'avais hâte de retrouver mes petits samouraïs.  Sans blague!  L'efficacité de l'écriture de l'auteure pour ces aventures à la fois bourrée d'actions et pourtant extrêmement bien documentée y trouve toute sa force.  Dans ce deuxième opus, Satô, qui avait un rôle plus secondaire dans le premier tome y devient un personnage beaucoup plus important.  Et surtout, plus riche sur le plan psychologique.  Quand à Yukié, elle est égale à elle-même et ne perd rien par rapport au premier tome.  Même ses amours ne m'ont pas trop tombé sur les nerfs!  Les scènes de combat sont bien décrites et on se sent à côté des personnages pendant qu'ils bataillent.  La représentation de la société japonaise d'alors y est excellente, mais pas pédagogique.  On en saute de larges bouts, essentiellement inutiles à l'histoire, mais ce qui est présent est bien représenté.  J'ai surtout aimé que l'on voit tous ces détails à travers les yeux des personnages principaux.  Ça fait moins pédagogique et on comprend quand même parfaitement.  Et ça limite l'effet je-saupoudre-ici-et-là-quelques-éléments-historiques-pour-montrer-que-ça-se-passe-à-cette-époque-là qui m'a tant tapé sur les nerfs dans d'autres livres.  Bon, après toutes ces fleurs, les petits pots: l'intrigue prend du temps à se placer dans un premier temps, on se demande pendant un moment où on s'en va.  Par la suite, à l'arrivée en scène du personnage de Nobunaga, tout déboule d'un coup et presque trop vite.  Le pouvoir de persuasion de celui-ci est un tantinet trop intense pour être réaliste.  De plus, j'ai vu à plusieurs reprises des erreurs dans les déplacements des personnages au sein du même scène, genre, deux personnages s'éloignent pour discuter à voix basse et au paragraphe suivant l'un des deux est à côté d'un des personnages resté à l'écart.  C'est surtout très présent dans la première partie, ensuite, j'ai moins remarqué.  Ne vous y trompez pas par contre: ça reste une excellente lecture, à mettre entre toutes les mains!  Ce livre est comme une fleur de cerisier: il a beau ne pas être parfait, il est magnifique dans ses petites imperfections!

Ma note: 4.5/5

4 commentaires:

  1. Hein?!? Faudra que tu me pointes les erreurs de déplacement que tu as remarquées Mariane! Que j'en aie commises m'étonne plus ou moins, mais que la Grande Dame les aie laissées passer, là j'en tombe en bas de ma chaise! :p

    RépondreSupprimer
  2. J'en suis aux trois quarts!
    Mais, jusqu'à maintenant, je partage ton avis.
    Excellent bouquin.
    (Je t'écris quand j'ai fini, Gen)

    RépondreSupprimer
  3. @Gen, envoyé par courriel!

    @Pat, bien hâte de voir ton avis! ;)

    RépondreSupprimer
  4. @Prospéryne : Répondu par courriel. Mon honneur est sauf et celui de la Grande Dame aussi! ;p

    RépondreSupprimer