jeudi 5 juillet 2012

Le pays des fourrures de Jules Verne

Le pays des fourrures  Jules Vernes  401 pages  Lu en numérique *

Résumé:
Le lieutenant Jasper Hobson a été chargé par la Compagnie de la Baie d'Hudson de fonder une nouvelle factorerie au Nord, au-delà du 70e parallèle.  Secondé par le Sergent Long, accompagné d'une voyageuse-aventurière, Mrs Paulina Barnett, de sa dame de compagnie Madge et d'un astronome désirant faire une observation d'une éclipse solaire au-delà du cercle polaire, Thomas Black.   Arrivé au nord, ils trouvent l'endroit idéal et établissent une factorerie.  Seulement, leur lieu idéal se trouve à être une calotte de glace rattachée au continent et couvert de terre qu'une éruption volcanique sépare bientôt de la terre ferme, entraînant les malheureux pionnier ainsi que leur île à la dérive en plein océan Arctique!

Mon avis:
J'ai été attirée par ce Jules Verne à cause du Grand Nord Canadien.  Que peut bien raconter mon cher copain Verne à propos de ces vastes espaces?  Il faut le savoir, Jules Verne a toujours bénéficié des meilleurs connaissances de l'époque pour écrire ses romans, ce qui donne ce mélange de connaissance géographique pointue des personnages doublés d'époustouflantes erreurs sur certains points si évidents pour nous.  Quelques exemples?  Les membres de la factorerie disent trouver des arbres matures aux abords du Cap Bathurst, au-dessus du cercle polaire arctique, alors qu'il est aujourd'hui connu et reconnu qu'au-delà du 60e parallèle (10 parallèles en dessous) s'arrêtent les forêts pour commencer la toundra...  Exemple parmi d'autres des bêtises que débitent avec un air sentencieux notre cher copain Verne.  Idem pour la propension victorienne à ne pas parler de ce qui se passe en-dessous de la ceinture: quand vient le temps d'installer la factorerie, le Lieutenant Hobson pense absolument à tout, même à installer des pompes à air pour chasser l'humidité et renouveler l'air dans la factorerie durant l'hiver, mais pas à installer de toilettes...  Hihihi!  Ils ont dû se retenir pendant les mois d'hiver donc!  L'histoire à proprement parler est dans la droite ligne de d'autres aventures, mais je peux comprendre que celui-ci ne soit pas passé à l'histoire.  Les rebondissements sont peu nombreux et assez prévisible et le sort s'acharne sur les pauvres habitants de la factorerie (poste de traite idiot de Verne!) de manière un peu trop forte pour être vraie.  Les gens y sont droits, moraux et capables de tout accomplir à l'excès, on pourrait croire qu'ils sont parfaits!  Toujours prêts à travailler, sans se laisser gagner par la terreur ou encore par la peur.  Ajouter à ça une force morale grandiloquente et une façon de s'exprimer ampoulée et ça finit par taper sur les nerfs. Trop parfaits quoi.  J'étais en outre un tantinet écoeurée d'entendre à répétition le nom de Mrs Paulina Barnett, toujours écrit au long en toutes circonstances.  L'aventure est typiquement vernienne, en ce sens qu'on mélange l'impossible avec le possible de manière brillante.  L'histoire en est une de détermination, de courage et d'ingéniosité face aux forces de la nature, toutes choses qui sont universelles, mais ça tombe un peu dans le clinquant pour le lecteur d'aujourd'hui.  Une lecture en demie-teinte donc, mais juste pour voir comment l'Europe pouvait voir le Nord Canadien d'alors, ça en valait la peine.

Ma note: 3.75/5

*Le fichier epub que j'ai lu est disponible en téléchargement gratuit ici.

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