mardi 14 août 2012

Les Clowns vengeurs: Valse macabre de Guy Bergeron

Les Clowns vengeurs  Valse Macabre  Guy Bergeron  Porte-Bonheur  130 pages

Résumé:
Jordan Gacy est un clown vengeur peu ordinaire...  Il tue ses victimes sur l'air d'une antique boîte à musique où l'on voit une ballerine tournoyant au bras d'un clown.  Et il ne se contente pas de tuer proprement et nettement, non, il prend plaisir à torturer ses victimes, un réel plaisir.  Peut-être même un peu trop...

Mon avis:
Ma deuxième excursion dans l'univers des clowns vengeurs et même si les deux auteurs n'ont rien en commun, il est admirable de voir à quel point les deux romans respectent la même ligne de pensée.  Je me sentais dans le même univers de par l'atmosphère et la façon de raconter, même si les histoires sont parfaitement distinctes.   Et si on ne parle que de ce livre-ci en particulier?  Excellent.  On embarque rapidement dans l'histoire, mais même si celle-ci comporte plusieurs scènes d'action, celles-ci sont au service de l'histoire et la nourrissent littéralement.  Le ton est enlevé, ça coule et l'histoire est intrigante.  La valse macabre du titre vient de la danse qu'exécute toujours Jordan Gacy au son d'une boîte à musique avant de tuer ses victimes.  Un instant de poésie macabre dans un univers de violence.  Jordan Gacy est un très beau personnage, que l'on découvre par petites touches.  Enfant maltraité, adolescent molesté, il en vient à la vengeance.  On comprend pourquoi il est devenu un odi-menvatt.  La mise en parallèle avec l'histoire de l'Arcuride n'en est que plus frappante.  En marge de l'histoire de Jordan Gacy en particulier, on suit John Litargo, un autre odi-menwatt, un personnage appelé à revenir dans une autre aventure des clowns vengeurs et en le découvrant par la bande, on découvre un peu aussi les rouages de l'organisation qui si elle est constituée de meurtriers, n'en reste pas moins redoutable pour contrôler les débordements de ses membres.  C'est un univers glauque et totalitaire que l'on nous montre, un univers dans lequel on ne souhaite pas vivre.  Mais qui donne l'occasion de raconter de sacrées bonnes histoires.

Ma note: 4.25/5

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