vendredi 24 août 2012

Ce bon vieux XIXe siècle

Salut!

Dans ma tête, les auteurs qui ont publiés au XIXe siècle ont une place à part.  Ok, je connais beaucoup mieux les auteurs français que les autres, mais n'empêche, ceux-là, je les connais bien.  Il y avait à l'époque une espèce d'énergie littéraire que l'on ne retrouve nulle part ailleurs.  Combien d'auteurs dont les noms sont restés célèbres ont écrit à l'époque?  Maupassant, Dumas père et fils, Verne, Daudet, Balzac, Baudelaire, Flaubert, Sand, Hugo, Zola et combien d'autres ont marqué à jamais le paysage littéraire de cette époque et même du monde?  Pour la littérature, ça a été une époque formidable.  Oh, il y en a eu d'autres, mais celle-là en particulier m'a marquée.  Je ne sais pas trop pourquoi d'ailleurs.

Hum, peut-être est-ce parce que je dois certains de mes premiers émois littéraires à une certaine auteure de cette époque?  Il suffit de la nommer: la Comtesse de Ségur.  Je me rappelle très bien la série de livres cartonnés rose que j'ai dévoré à l'époque où j'étais au primaire.  Ça m'a permis de découvrir une sorte d'expression, une manière de raconter des histoires et un ton général que je continue toujours d'apprécier.  Il y a aussi une certaine atmosphère, une certaine manière de vivre chez les gens, tout ça forme un tout que j'associe maintenant à cette époque.  Il y a bien longtemps que je n'ai lu un livre de cette chère Comtesse, mais ça reste parmi mes meilleurs souvenirs!  Depuis, j'ai retrouvé beaucoup de choses semblables chez des auteurs de la même époque, ça va faire vibrer des cordes connues en moi.

Et l'époque?  L'époque...  Le XIXe siècle a été l'époque de toutes les remises en question, de toutes les essais au niveau politique de la mise en place d'idéologie qui prendront toute la place un siècle plus tard.  D'innombrables révolutions sociales comme la chute de l'aristocratie comme seule classe dominante, l'avènement du prolétariat si cher à Marx, la révolution industrielle, les débuts du féminisme...  Sans compter les guerres napoléoniennes, franco-allemande, Victoria en Angleterre, Garibaldi en Italie et combien d'autres, combien d'autres...  Toute cette agitation ne pouvait que nourrir les écrivains de l'époque!  Associez à ça les débuts de l'éducation de masse qui a fait doublé le lectorat, le développement de la presse de masse qui a donné un essor considérable aux feuilletons (la plupart des romans de cette époque ont commencé par être publiés de cette façon) et vous obtenez un contexte plus que propice à l'avènement d'une littérature d'un nouveau genre qui va bousculer les codes établis et plonger dans de nouvelles directions.  Dans lequel les écrivains de l'époque vont largement mordre d'ailleurs. 

D'ailleurs, les histoires concernant d'entre eux sont restées célèbres.  Des amours de Verlaine et Rimbaud à Balzac se tuant à la tâche, le procès fait à Flaubert pour Madame Bovary, les excès de Dumas le menant à la pauvreté, je vous le dit, c'était une époque flamboyante qui fait passer les ruades dans les brancards d'un Frédéric Beigbeider pour les larmes d'un enfants gâté.  C'était une autre époque certes, moins léché dans les moeurs et plus flamboyante mais qui avait les défauts de ses grandeurs aussi.  Comme toutes les époques.

Mais quelles livres elle nous a léguée!

@+ Mariane

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