Hunger Games Suzanne Collins Pocket jeunesse 382 pages
Résumé:
Panem, pays constitué sur les ruines des États-Unis et du Canada est séparé en douze districts strictement séparés, chacun en charge de la production d'une chose en particulier: nourriture, produits de luxe, technologies, charbon, etc. Dans ce monde, chaque année, on organise les Hunger Games, les Jeux de la faim, où doivent s'entre-tuer 24 candidats de 12 à 18 ans, 12 garçons et 12 filles, provenant de chacun des districts. Katniss Everdeen vient du District 12 et se porte volontaire pour participer au Jeux à la place de Prim, sa petite soeur de 12 ans. Habile chasseuse, débrouillarde, habituée à survivre en forêt, Katniss n'est pas une petite oie blanche. Elle a apprit ne pas se laisser décourager par la faim, les obstacles et la peur. Chez elle, la survie est comme une seconde nature.
Mon avis:
Bon, enfin, je me lance dans cette série qui a fait couler beaucoup d'encre! Le résultat. Ouf, moyen. Je dois avouer que je n'ai pas trop accrocher. J'ai bien aimer ma lecture, mais sans plus. L'idée est intéressante, l'intrigue est bien menée, le problème est dans le style d'écriture de l'auteure. Que c'est fade! Le niveau de langage est peu élevé et ça n'a pas le charme de l'écriture d'autres oeuvres. On suit Katniss d'un bout à l'autre du livre et elle est intéressante, sauf qu'elle manque un peu d'étoffe pour une héroïne de livre. Peeta par contre, est très bien. J'ai vu ce qui avait fait le succès du livre, mais je ne l'ai pas ressenti. Dommage. Ça se lit bien, il y a quand même un côté page turner intéressant, mais ce n'est pas ce qui fait la qualité d'un livre! Pour ce qui est de la science-fiction, bien, je n'ai pas été trop épatée. En fait, je l'ai lu, je suis contente de l'avoir lu, mais j'ai pas grand chose à dire sur ce livre à part que le style de l'auteur était fade. Vraiment fade. Dommage. Je vais quand même lire la suite parce que j'ai bien aimé tout de même, mais c'est le genre de livre qui me sorte de l'esprit une fois lus. À noter, j'ai vu le film avant de lire le livre, mais je ne pense pas que cela ait eu une influence sur mon jugement de quelques façons que ce soit.
Ma note: 3.25/5
mardi 11 juin 2013
lundi 10 juin 2013
Comment on tient un livre?
Salut!
Vous vous installez pour lire. Geste anodin, normal, associé à votre routine de lecture. Comment prenez-vous votre livre dans vos mains? Oups, question qui tue! C'est vrai, on le fait de manière tellement spontanée et naturelle que l'on oublie parfois comment on tient notre livre.
Frérot a toujours tenu ses livres par le bas des pages. Je le sais parce que tous les livres qu'il me rend portent indubitablement la marque de ses doigts dans le bas des pages. Il laisse sa «trace de lecture» sur les livres que je lui prête. Pour ma part, je tiens mes livres par les côtés, les mains reposant sur mes genoux, ou encore, sur un coussin, mais là, je laisse mes doigts appuyés sur le bas des pages, le plus souvent l'index sur la page de droite et le majeur sur la page gauche l'autre main prête à tourner la page à tous instants. Alors, bien souvent, mes marques de lectures à moi sont sur le côté des pages. Ça fait une bosse quand on regarde la tranche une fois une lecture complétée. De sorte que plusieurs de mes livres sont usés de deux façons! Juste à cause de la façon différente dont nous tenons nos livres.
J'ai vu de nombreuses personnes lire en retournant la page couverture vers l'arrière. Vade retro satanas! Un tel traitement abîme les livres d'une façon monstrueuse! Je n'en reviens pas quand je vois les gens maltraiter leurs livres de cette façon. Le pire étant que parfois des gens le font avec un livre pris à la librairie, sans même l'avoir acheté! On doit leur faire remarquer gentiment que tant qu'ils n'ont pas acheté le livre et donc de faire attention pour ne pas les abîmer. Heureusement, la plupart des gens le prennent bien!
Une ancienne collègue de travail m'a déjà dit qu'elle adorait lire enceinte pour le confort de la position de lecture. Elle appuyait bien confortablement son livre sur sa bedaine toute ronde et allez hop la lecture! Bon, je n'ai pas encore testé ça, mais ça me semble une excellente idée! Une amie a un coussin rembourré avec une tablette rigide dessus et ne peut lire sans ce truc. Il lui permet de garder son livre bien plat. Il faut dire qu'elle met tous ses livres dans une liseuse en cuir pour exactement la même raison: le garder ouvert sans effort!
Un livre se lit de 36 façons différentes et on a tous nos manies, nos préférences et nos tics pour tenir nos livres. Il y a autant de façons de tenir un livre qu'il y a de lecteurs. Et ça, c'est un truc que j'adore: on aura beau tous lire les mêmes livres, on les prendra toujours dans nos mains d'une façon différente!
@+ Mariane
Vous vous installez pour lire. Geste anodin, normal, associé à votre routine de lecture. Comment prenez-vous votre livre dans vos mains? Oups, question qui tue! C'est vrai, on le fait de manière tellement spontanée et naturelle que l'on oublie parfois comment on tient notre livre.
Frérot a toujours tenu ses livres par le bas des pages. Je le sais parce que tous les livres qu'il me rend portent indubitablement la marque de ses doigts dans le bas des pages. Il laisse sa «trace de lecture» sur les livres que je lui prête. Pour ma part, je tiens mes livres par les côtés, les mains reposant sur mes genoux, ou encore, sur un coussin, mais là, je laisse mes doigts appuyés sur le bas des pages, le plus souvent l'index sur la page de droite et le majeur sur la page gauche l'autre main prête à tourner la page à tous instants. Alors, bien souvent, mes marques de lectures à moi sont sur le côté des pages. Ça fait une bosse quand on regarde la tranche une fois une lecture complétée. De sorte que plusieurs de mes livres sont usés de deux façons! Juste à cause de la façon différente dont nous tenons nos livres.
J'ai vu de nombreuses personnes lire en retournant la page couverture vers l'arrière. Vade retro satanas! Un tel traitement abîme les livres d'une façon monstrueuse! Je n'en reviens pas quand je vois les gens maltraiter leurs livres de cette façon. Le pire étant que parfois des gens le font avec un livre pris à la librairie, sans même l'avoir acheté! On doit leur faire remarquer gentiment que tant qu'ils n'ont pas acheté le livre et donc de faire attention pour ne pas les abîmer. Heureusement, la plupart des gens le prennent bien!
Une ancienne collègue de travail m'a déjà dit qu'elle adorait lire enceinte pour le confort de la position de lecture. Elle appuyait bien confortablement son livre sur sa bedaine toute ronde et allez hop la lecture! Bon, je n'ai pas encore testé ça, mais ça me semble une excellente idée! Une amie a un coussin rembourré avec une tablette rigide dessus et ne peut lire sans ce truc. Il lui permet de garder son livre bien plat. Il faut dire qu'elle met tous ses livres dans une liseuse en cuir pour exactement la même raison: le garder ouvert sans effort!
Un livre se lit de 36 façons différentes et on a tous nos manies, nos préférences et nos tics pour tenir nos livres. Il y a autant de façons de tenir un livre qu'il y a de lecteurs. Et ça, c'est un truc que j'adore: on aura beau tous lire les mêmes livres, on les prendra toujours dans nos mains d'une façon différente!
@+ Mariane
vendredi 7 juin 2013
La peur du re
Salut!
Quand on blogue depuis presque trois ans de façon quasi-quotidienne finit par se développer une peur terrible et paralysante: la peur du radotage. Que voulez-vous, j'ai trois décennies et une demi-douzaine de cheveux blancs au compteur, ce qui fait que je commence à craindre que vous ne me preniez pour une vieille radoteuse qui remâche toujours les mêmes sujets. Parce que depuis un ou deux mois, quand vient le temps de m'asseoir pour écrire un billet, je finis par faire une grimace à mon écran d'ordinateur en me demandant vraiment (je le jure!), si j'en aie pas déjà abordé ce sujet quelque part dans un billet. Ou un sujet proche qui ferait en sorte que ça serait pratiquement de la redite.
Non, non, non, je ne suis pas vieille! J'ai juste assez d'expérience pour savoir que de repasser tous le temps sur les mêmes sujets n'est pas une bonne idée. Quoique des idées, j'en aie encore plein à côté de mon écran d'ordi, mais tout de même, là, je commence à surveiller un peu plus ce que j'y mets parce que sincèrement, des fois, après coup, je me dis, et merde! J'en aie parlé en juillet 2011! Oups! Ok, c'est pas tout le monde qui me lit en ce moment qui me lisait à l'époque, mais comme je sais que certaines personnes arpentent mes archives (Sébas!), il me vient souvent la trouille de la redite.
Antidote? Aucun disponible. Je suis très loin de la sénilité, j'ai même une excellente mémoire, mais c'est juste que des fois... Ben, comme tout le monde, j'hésite! Je doute, je suis pas sûre. J'ai malheureusement pas le temps de revérifier billet par billet si j'ai déjà parlé de tel ou tel sujet. Surtout que vu le rythme et la durée de vie de ce blogue à un moment donné, relire mes archives, ça serait long!
J'essaie d'être originale, j'essaie de ne pas me répéter, mais bon, on ne me changera pas non plus, j'ai certains sujets qui me touchent et sur lequel je vais immanquablement finir par revenir. Suis moi-même après tout! Peut-être que la peur du re est en fait la peur du manque d'inspiration, la peur de ne plus savoir quoi raconter... Hum, je ne suis pas à la veille de manquer d'idées, mais tout de même! Je vous demanderais humblement de me pardonner si jamais je radote!
@+ Mariane
Quand on blogue depuis presque trois ans de façon quasi-quotidienne finit par se développer une peur terrible et paralysante: la peur du radotage. Que voulez-vous, j'ai trois décennies et une demi-douzaine de cheveux blancs au compteur, ce qui fait que je commence à craindre que vous ne me preniez pour une vieille radoteuse qui remâche toujours les mêmes sujets. Parce que depuis un ou deux mois, quand vient le temps de m'asseoir pour écrire un billet, je finis par faire une grimace à mon écran d'ordinateur en me demandant vraiment (je le jure!), si j'en aie pas déjà abordé ce sujet quelque part dans un billet. Ou un sujet proche qui ferait en sorte que ça serait pratiquement de la redite.
Non, non, non, je ne suis pas vieille! J'ai juste assez d'expérience pour savoir que de repasser tous le temps sur les mêmes sujets n'est pas une bonne idée. Quoique des idées, j'en aie encore plein à côté de mon écran d'ordi, mais tout de même, là, je commence à surveiller un peu plus ce que j'y mets parce que sincèrement, des fois, après coup, je me dis, et merde! J'en aie parlé en juillet 2011! Oups! Ok, c'est pas tout le monde qui me lit en ce moment qui me lisait à l'époque, mais comme je sais que certaines personnes arpentent mes archives (Sébas!), il me vient souvent la trouille de la redite.
Antidote? Aucun disponible. Je suis très loin de la sénilité, j'ai même une excellente mémoire, mais c'est juste que des fois... Ben, comme tout le monde, j'hésite! Je doute, je suis pas sûre. J'ai malheureusement pas le temps de revérifier billet par billet si j'ai déjà parlé de tel ou tel sujet. Surtout que vu le rythme et la durée de vie de ce blogue à un moment donné, relire mes archives, ça serait long!
J'essaie d'être originale, j'essaie de ne pas me répéter, mais bon, on ne me changera pas non plus, j'ai certains sujets qui me touchent et sur lequel je vais immanquablement finir par revenir. Suis moi-même après tout! Peut-être que la peur du re est en fait la peur du manque d'inspiration, la peur de ne plus savoir quoi raconter... Hum, je ne suis pas à la veille de manquer d'idées, mais tout de même! Je vous demanderais humblement de me pardonner si jamais je radote!
@+ Mariane
jeudi 6 juin 2013
Bonbons assortis de Michel Tremblay
Bonbons assortis Michel Tremblay Babel Actes Sud/Leméac 153 pages
Résumé:
Une série de petites histoires datant de l'enfance de Michel Tremblay et mettant en vedette sa mère, l'inoubliable Nana.
Mon avis:
Peut-on dire que l'on tombe en amour avec une écriture, un style? Je n'avais jamais lu de Michel Tremblay avant novembre, c'est un auteur que je connaissais, comme ça, que je vendais, quand même beaucoup, sur lequel je lisais, mais pas un auteur qui aurait figuré sur ma liste. Et bien, en trois livres, il m'a largement convaincu de son talent. Quelle souffle dans l'écriture, quelle façon de raconter! Bonbons assortis est une série de petites histoires de son enfance, parlant de la vie dans un grand appartement partagé avec d'autres membres de sa famille, chacune racontant un instant de son enfance qu'il nous rend savoureux comme l'un des bonbons assortis du titre. Savoureux dans la langue, populaire, mais bruyante et joyeuse du Montréal de son enfance. Savoureux comme le caractère de ces personnages, plus grands que nature, mais pourtant en même temps si proche de nous. Savoureux comme la vision du monde de ce petit bout d'homme, haut comme trois pommes, mais déjà manipulateur et manipulé, observateur et capable de telles drôleries! C'est la saveur de l'enfance qu'il nous montre, nous fait ressentir. Dans le tableau, la mère est omniprésente, mais mon histoire préférée est celle où le père promène son fils dans l'appartement une nuit d'orage et lui apprend à ne plus en avoir peur. Magnifique! C'est sûr que je vais relire Michel Tremblay moi!
Ma note: 4.5/5
Libellés :
Auteurs S à U,
Commentaire de lecture,
littérature québécoise
mercredi 5 juin 2013
Ça prend quand même un certain talent non?
Salut!
Je fais ici une pure constatation profondément personnelle et qui ne vient de personne d'autre que moi-même: Nora Roberts, elle a quand même un certain talent, non? J'entends d'ici les hauts cris que la plupart d'entre vous viennent de pousser du plus profond de vos poumons. On se calme, je ne tiens pas à relaver mes vitres avant un moment, alors garder vos tomates, vos choux pourris et vos oeufs pour vous ok? C'est juste une réflexion que je me fais.
Parce que, rien ne sert de le nier, Nora Roberts, elle en vend pas mal des livres! OK, elle raconte toujours à peu près la même histoire: des histoires d'amour, avec des disputes et des réconciliations jusqu'à la demande en mariage finale... Je me demande parfois si on arriverait à créer une équation mathématique faisant en sorte qu'après tant de mots, on sache qu'il va y avoir: a) une dispute, b) une réconciliation, c) une scène de baise. Elle des histoires présentant le même schéma, elle en a écrit des tonnes et des tonnes! Mais pourtant, aussi bizarre que cela puisse paraître, elle réussit encore à charmer ses lectrices (je connais quelques lecteurs de Madame Roberts, mais honnêtement, leur petit nombre fait que pour une fois, le féminin va l'emporter sur le masculin ok?)
C'est ça qui m'épate un peu. Comment elle fait? Parce que dans le fond, elle raconte toujours la même foutue histoire, comment elle fait pour maintenant la magie, livre après livre? À surprendre encore ses lectrices? On a beau dire tout ce qu'on voudra, reste que son succès est considérable, autant en terme d'année que de livres et se maintient surtout (même en quantité!). Alors que d'autres auteures féminines voient leurs étoiles pâlir, Danielle Steel entre autre, Nora Roberts se maintient au sommet depuis un sacré bon moment. Et ce roman après roman, quel que soit le genre qu'elle explore: policier, fantastique, roman sentimental tout court... Ouais, on ne peut s'empêcher de se poser la question.
Car elle est entière l'énigme: comment elle fait pour durer et persister depuis aussi longtemps? On peut parler de méthode, de recette, de pré-mâché, mais reste que le mélange demeure diablement efficace! Et à long terme! Peut-on alors prétendre, par-delà tous ses défauts, tics d'écritures, manque de style à une certaine efficacité dans l'intrigue? À, comment dire, un certain talent? Je suis très loin d'être une fan de Nora Roberts et des autres auteures que l'on peut classer dans la même catégorie, mais en même temps, je leur reconnais ceci: elles savent comment faire leur travail et comment très bien le faire, et elles ont une longue haleine en tant qu'auteure. C'est peut-être leur principale qualité, mais celles-là, il faut bien la leur reconnaître.
@+ Mariane
Je fais ici une pure constatation profondément personnelle et qui ne vient de personne d'autre que moi-même: Nora Roberts, elle a quand même un certain talent, non? J'entends d'ici les hauts cris que la plupart d'entre vous viennent de pousser du plus profond de vos poumons. On se calme, je ne tiens pas à relaver mes vitres avant un moment, alors garder vos tomates, vos choux pourris et vos oeufs pour vous ok? C'est juste une réflexion que je me fais.
Parce que, rien ne sert de le nier, Nora Roberts, elle en vend pas mal des livres! OK, elle raconte toujours à peu près la même histoire: des histoires d'amour, avec des disputes et des réconciliations jusqu'à la demande en mariage finale... Je me demande parfois si on arriverait à créer une équation mathématique faisant en sorte qu'après tant de mots, on sache qu'il va y avoir: a) une dispute, b) une réconciliation, c) une scène de baise. Elle des histoires présentant le même schéma, elle en a écrit des tonnes et des tonnes! Mais pourtant, aussi bizarre que cela puisse paraître, elle réussit encore à charmer ses lectrices (je connais quelques lecteurs de Madame Roberts, mais honnêtement, leur petit nombre fait que pour une fois, le féminin va l'emporter sur le masculin ok?)
C'est ça qui m'épate un peu. Comment elle fait? Parce que dans le fond, elle raconte toujours la même foutue histoire, comment elle fait pour maintenant la magie, livre après livre? À surprendre encore ses lectrices? On a beau dire tout ce qu'on voudra, reste que son succès est considérable, autant en terme d'année que de livres et se maintient surtout (même en quantité!). Alors que d'autres auteures féminines voient leurs étoiles pâlir, Danielle Steel entre autre, Nora Roberts se maintient au sommet depuis un sacré bon moment. Et ce roman après roman, quel que soit le genre qu'elle explore: policier, fantastique, roman sentimental tout court... Ouais, on ne peut s'empêcher de se poser la question.
Car elle est entière l'énigme: comment elle fait pour durer et persister depuis aussi longtemps? On peut parler de méthode, de recette, de pré-mâché, mais reste que le mélange demeure diablement efficace! Et à long terme! Peut-on alors prétendre, par-delà tous ses défauts, tics d'écritures, manque de style à une certaine efficacité dans l'intrigue? À, comment dire, un certain talent? Je suis très loin d'être une fan de Nora Roberts et des autres auteures que l'on peut classer dans la même catégorie, mais en même temps, je leur reconnais ceci: elles savent comment faire leur travail et comment très bien le faire, et elles ont une longue haleine en tant qu'auteure. C'est peut-être leur principale qualité, mais celles-là, il faut bien la leur reconnaître.
@+ Mariane
mardi 4 juin 2013
Les monades urbaines de Robert Silverberg
Les monades urbaines Robert Silverberg Le livre de poche 252 pages
Mon avis:
Ce livre est qualifié de chef-d'oeuvre de Robert Silverberg et il le mérite amplement. Ça faisait longtemps que je n'avais pas lu un livre tel que lui. C'est de l'excellente science-fiction, celle qui dérange, qui fait se poser des questions et interroger l'Avenir avec un grand A. En y apportant une réponse qui a toutes les allures d'une utopie et qui se trouve à être une dystopie. Horrifiante quand on la découvre et qu'on la comprend. Le livre est bizarrement structuré: en fait, ce sont sept histoires distinctes qui nous sont racontées. Chacun prenant le point de vue d'un personnage. On pourrait parfaitement les lire indépendamment les unes des autres, la seule chose qui les lie, ce sont justement les gens qu'on y découvre. Ceux-ci se croisent dans les différentes histoires, le personnage principal de l'une devenant secondaire dans la suivante, le seul commun dans toutes étant le personnage de Siegmund Kluver. Dans cet immense édifice, l'intimité a disparu et surtout, cette liberté sexuelle totale dérange profondément. N'importe qui entre la nuit dans une chambre et couche avec la maîtresse des lieux, même si son mari est juste à côté dans le lit! Attention, on dit liberté sexuelle, mais encore une fois, les femmes écopent dans la balance: elles font rarement les avances, ce n'est pas bien vu, et en prime, elles ne peuvent pas vraiment se refuser à un homme, sous prétexte que cela créeraient des frustrations incompatible avec la vie en monade urbaine. Et il n'y a aucun moyen de contraception, la logique étant de toujours, toujours, avoir plus d'enfants. Les enfants sont mariés à peine nubile et ne semblent pas choisir leur partenaire de vie. Tout ça, choque, on a envie de dire aux personnages, mais merde, SVP, réagissez, c'est pas normal tout ça! Mais le but du livre est justement de montrer comment les gens peuvent défendre un système, même s'ils les broient. Comment ils se cachent la vérité les uns aux autres, faisant croire que tout est pour le mieux alors qu'ils en souffrent. Ceux qui ne peuvent s'adapter sont appelés les anomos et sont exécutés. Comme s'ils étaient des monstres, sans que personne ne remettent en question le système, qui justement les poussent à bout. La monade en elle-même est vertigineuse et l'auteur accentue cette impression en parlant sans cesse de son immensité, de la verticalité qui la définit. Les gens des étages les plus bas, donc les plus pauvres ont l'impression d'être écrasé par tout ce qui se trouve au-dessus de leurs têtes. Comment quand ils pensent à l'immensité de la monade, la plupart des personnages sont perdus, tout petit. Chacun d'entre eux se confrontera à sa façon à la monade, que ce soit par la drogue, par le sexe, par la fuite ou par la tentative de monter les échelons vers les sommets de celle-ci. Le personnage de Siegmund Kluver est emblématique de la société des monades: il a tout réussi et tout pour réussir encore, mais dans les faits, il est rongé par le doute, se demande pourquoi il fait tout ça. L'image de la réussite rongée de l'intérieur. Ce personnage est emblématique de la société des monades et son destin n'en est que plus marquant. Pour l'ensemble des personnages, le voyage est bien davantage dans leur psychologie fouillée que dans l'action. Et c'est ce questionnement profond, avec la répétition continue du message des monades (croissez, multipliez-vous, les monades étaient nécessaires, l'humanité ne pouvait vivre autrement, etc) , jusqu'à l'abrutissement qui sert le mieux le livre. Qui démontre le mieux le système et qui fait le plus de lien avec note présent si lointain et si proche. Vraiment, pour ceux qui aiment la S-F, un truc à lire!
Ma note: 4.75/5
Résumé:
XXIVe siècle. La quasi-totalité de l'humanité vit dans les monades urbaines, de méga-super-structures, des tours hautes de trois kilomètres accueillants chacune près d'un million d'habitants. Dans la monade règne une liberté sexuelle absolue, de même qu'une absence totale d'intimité. Des milliers d'êtres humains y vivent, entassés, compactés, érigeant une société très différente de la nôtre, auquel tous ne peuvent pas s'intégrer.Mon avis:
Ce livre est qualifié de chef-d'oeuvre de Robert Silverberg et il le mérite amplement. Ça faisait longtemps que je n'avais pas lu un livre tel que lui. C'est de l'excellente science-fiction, celle qui dérange, qui fait se poser des questions et interroger l'Avenir avec un grand A. En y apportant une réponse qui a toutes les allures d'une utopie et qui se trouve à être une dystopie. Horrifiante quand on la découvre et qu'on la comprend. Le livre est bizarrement structuré: en fait, ce sont sept histoires distinctes qui nous sont racontées. Chacun prenant le point de vue d'un personnage. On pourrait parfaitement les lire indépendamment les unes des autres, la seule chose qui les lie, ce sont justement les gens qu'on y découvre. Ceux-ci se croisent dans les différentes histoires, le personnage principal de l'une devenant secondaire dans la suivante, le seul commun dans toutes étant le personnage de Siegmund Kluver. Dans cet immense édifice, l'intimité a disparu et surtout, cette liberté sexuelle totale dérange profondément. N'importe qui entre la nuit dans une chambre et couche avec la maîtresse des lieux, même si son mari est juste à côté dans le lit! Attention, on dit liberté sexuelle, mais encore une fois, les femmes écopent dans la balance: elles font rarement les avances, ce n'est pas bien vu, et en prime, elles ne peuvent pas vraiment se refuser à un homme, sous prétexte que cela créeraient des frustrations incompatible avec la vie en monade urbaine. Et il n'y a aucun moyen de contraception, la logique étant de toujours, toujours, avoir plus d'enfants. Les enfants sont mariés à peine nubile et ne semblent pas choisir leur partenaire de vie. Tout ça, choque, on a envie de dire aux personnages, mais merde, SVP, réagissez, c'est pas normal tout ça! Mais le but du livre est justement de montrer comment les gens peuvent défendre un système, même s'ils les broient. Comment ils se cachent la vérité les uns aux autres, faisant croire que tout est pour le mieux alors qu'ils en souffrent. Ceux qui ne peuvent s'adapter sont appelés les anomos et sont exécutés. Comme s'ils étaient des monstres, sans que personne ne remettent en question le système, qui justement les poussent à bout. La monade en elle-même est vertigineuse et l'auteur accentue cette impression en parlant sans cesse de son immensité, de la verticalité qui la définit. Les gens des étages les plus bas, donc les plus pauvres ont l'impression d'être écrasé par tout ce qui se trouve au-dessus de leurs têtes. Comment quand ils pensent à l'immensité de la monade, la plupart des personnages sont perdus, tout petit. Chacun d'entre eux se confrontera à sa façon à la monade, que ce soit par la drogue, par le sexe, par la fuite ou par la tentative de monter les échelons vers les sommets de celle-ci. Le personnage de Siegmund Kluver est emblématique de la société des monades: il a tout réussi et tout pour réussir encore, mais dans les faits, il est rongé par le doute, se demande pourquoi il fait tout ça. L'image de la réussite rongée de l'intérieur. Ce personnage est emblématique de la société des monades et son destin n'en est que plus marquant. Pour l'ensemble des personnages, le voyage est bien davantage dans leur psychologie fouillée que dans l'action. Et c'est ce questionnement profond, avec la répétition continue du message des monades (croissez, multipliez-vous, les monades étaient nécessaires, l'humanité ne pouvait vivre autrement, etc) , jusqu'à l'abrutissement qui sert le mieux le livre. Qui démontre le mieux le système et qui fait le plus de lien avec note présent si lointain et si proche. Vraiment, pour ceux qui aiment la S-F, un truc à lire!
Ma note: 4.75/5
Libellés :
Auteurs S à U,
Commentaire de lecture,
Science-fiction
lundi 3 juin 2013
Le mot que tout le monde a appris grâce à...
Salut!
Certains mots apparaissent dans le vocabulaire commun tout à fait par hasard. Ou non plutôt: ils connaissent une carrière fulgurante grâce aux livres! Avant, personne ne savait ce que voulais dire ces mots et maintenant, la majorité des gens l'ont soit cherché dans le dictionnaire, soit appris son sens grâce aux livres. C'est maintenant entré dans la culture populaire!
Tenez, un exemple: marmoréen. Que ceux qui connaissait la signification de ce mot avant d'avoir lu les aventures de Bella et Edward Cullen lèvent la main! Hum, vous êtes vraiment pas nombreux. Je le savais! :P Ça veut dire quoi? Qui a la nature ou l'apparence du marbre. Ce qui convient parfaitement à Edward, avouez! Mais avant ça, qui sur cette planète avait une petite idée de ce que voulait dire ce mot? Pas beaucoup de gens. Grâce à Stephenie Meyer par contre, c'est devenu un mot dont la plupart des gens avaient cherché la définition dans le dictionnaire!
Même chose pour Fifty shades of Grey. Bon, sans doute qu'un peu plus de gens savaient ce qu'était le sado-masochisme avant, mais cette série a fait rentrer le mot dans toutes les chaumières pour faire pousser les hauts cris à quelques-uns et... faire lire les autres, soit en cachette (petit goût d'interdit!) ou en pleine lumière, devant les voisins ou dans le métro de préférence! Le mot était connu, mais son sens s'est répandu, grâce à un roman!
On peut aller encore plus loin en disant que les romans ont carrément inventés des mots! Robotique, vous savez ce que ça veut dire non? Et bien, le mot a été inventé par Isaac Asimov pour désigner la science des robots, mot lui-même inventé une vingtaine d'années plus tôt par un auteur de théâtre tchèque pour désigner un être mécanique capable de percevoir son environnement. Aujourd'hui, ces deux mots sont passés dans la langue courante. Mais à l'origine, ils ont servi à désigner des concepts inventés. Dans ce cas précis, des oeuvres littéraires ont créé des mots qui sont ensuite passés dans la langue et non popularisés des mots déjà existants. Encore un plus grand exploit!
Et il y a bien sûr ces mots dont tout le monde comprend le sens, mais qui n'existeront jamais dans notre monde. Comme? Moldus par exemple. Malheureusement, comme vous et moi en sommes, ce mot ne compte pas! ;)
@+ Mariane
Certains mots apparaissent dans le vocabulaire commun tout à fait par hasard. Ou non plutôt: ils connaissent une carrière fulgurante grâce aux livres! Avant, personne ne savait ce que voulais dire ces mots et maintenant, la majorité des gens l'ont soit cherché dans le dictionnaire, soit appris son sens grâce aux livres. C'est maintenant entré dans la culture populaire!
Tenez, un exemple: marmoréen. Que ceux qui connaissait la signification de ce mot avant d'avoir lu les aventures de Bella et Edward Cullen lèvent la main! Hum, vous êtes vraiment pas nombreux. Je le savais! :P Ça veut dire quoi? Qui a la nature ou l'apparence du marbre. Ce qui convient parfaitement à Edward, avouez! Mais avant ça, qui sur cette planète avait une petite idée de ce que voulait dire ce mot? Pas beaucoup de gens. Grâce à Stephenie Meyer par contre, c'est devenu un mot dont la plupart des gens avaient cherché la définition dans le dictionnaire!
Même chose pour Fifty shades of Grey. Bon, sans doute qu'un peu plus de gens savaient ce qu'était le sado-masochisme avant, mais cette série a fait rentrer le mot dans toutes les chaumières pour faire pousser les hauts cris à quelques-uns et... faire lire les autres, soit en cachette (petit goût d'interdit!) ou en pleine lumière, devant les voisins ou dans le métro de préférence! Le mot était connu, mais son sens s'est répandu, grâce à un roman!
On peut aller encore plus loin en disant que les romans ont carrément inventés des mots! Robotique, vous savez ce que ça veut dire non? Et bien, le mot a été inventé par Isaac Asimov pour désigner la science des robots, mot lui-même inventé une vingtaine d'années plus tôt par un auteur de théâtre tchèque pour désigner un être mécanique capable de percevoir son environnement. Aujourd'hui, ces deux mots sont passés dans la langue courante. Mais à l'origine, ils ont servi à désigner des concepts inventés. Dans ce cas précis, des oeuvres littéraires ont créé des mots qui sont ensuite passés dans la langue et non popularisés des mots déjà existants. Encore un plus grand exploit!
Et il y a bien sûr ces mots dont tout le monde comprend le sens, mais qui n'existeront jamais dans notre monde. Comme? Moldus par exemple. Malheureusement, comme vous et moi en sommes, ce mot ne compte pas! ;)
@+ Mariane
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