lundi 30 décembre 2013

Souvenirs de lecture: Joyce Rockwood

Salut!

À la bibliothèque, j'avais remarqué que des livres avaient une tranche semblant faite de nuages de différentes couleurs sur fond blanc-beige.  J'étais trop jeune encore pour remarquer les maisons d'éditions, mais je me souviens que j'avais fait le lien: les histoires qui étaient entre les couvertures faites comme cela étaient bonnes.  J'ai entre autre lu plusieurs livres parlant d'histoires amérindiennes.


C'est à l'université, folâtrant dans les tablettes de la didacthèque que j'ai reconnu les fameuses tranches de livres.  J'ai fouiné, redécouvrant là d'innombrables souvenirs de lectures, mais surtout, quelques-uns qui m'avaient particulièrement marquées: les livres de Joyce Rockwood.  Je n'avais pas retenu son nom avant cette date, me contentant de lire les livres qui parlaient des Premières Nations, sans vraiment remarquer qu'ils étaient en majorité d'elle.  Quand je l'ai compris, je me suis rendue compte que j'avais lu presque tous ses livres, et que je gardais d'eux d'excellents souvenirs de lecture.

J'adorais ses histoires.  Ils nous faisaient entrer dans une culture que je connaissais peu, mais qui me faisait rêver avec ses tipis, ses histoires, ses rites, ses relations entre les gens tellement différentes de ce que nous connaissions.   Ses histoires de guerriers, des conséquences des rencontres avec les Blancs aussi, mais du point de leur point de vue à eux, pas du nôtre.  De la maladie, des bouleversements, des conséquences.  Toujours porté par des personnages auquel on s'attachait, dans le quotidien duquel on plongeait: ce qu'ils mangeaient, comment ils cuisinaient, quels étaient les rituels liés à la chasse, aux mariages, à la guerre.  J'adorais ça.  J'avais l'impression de découvrir l'histoire d'une partie de mon passé que je ne connaissais pas.


Dans ces livres, on était très loin des histoires bourrées de préjugées des livres européens, on découvrait un vrai peuple.  Un peuple que je ne connaissais pas, mais que je découvrais avec fierté.  J'ai dévoré ces livres.  Et en plus, c'était de bons livres, assez épais pour une lectrice de niveau primaire.  L'injure au soleil devait bien faire près de 500 pages!  Rien pour un adulte, mais quand même assez volumineux pour une lectrice haute comme huit pommes.  Sans doute les caractères étaient-ils gros, mais quand même, c'était un beau succès de les lire à cet âge.

@+ Mariane

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