mercredi 26 décembre 2012

Les livres qui ont fait vibrer des générations de lecteurs

Salut!

Je me rappelle très bien, étant adolescente, avoir un jour débarqué à la table du souper pour raconter à tout le monde, entre deux bouchées de spaghetti, ma dernière lecture en date: Vingt-mille lieues sous les mers de Jules Verne.  Et mon père de s'exclamer:

-Ah oui, je me rappelle, j'ai lu ça quand j'étais jeune!

-????

Quoi, mon père avait déjà lu autre chose que des manuels d'électroniques!  Ou des traités d'astrophysique qui me faisaient fuir à cause des maths (jamais aimé les maths moi!).  Il a lu Jules Verne lui aussi!  Et à peu près au même âge que moi en prime!  Wow!  J'ai fait ce jour-là une découverte stupéfiante sur mon paternel.

Néanmoins, c'est en lisant Un ange cornu avec des ailes de tôle de Michel Tremblay que cette anecdote m'est revenue en mémoire et m'a rappelé cette anecdote.  Et j'ai alors compris: il y a des livres qui ont fait vibrer des générations de lecteurs.  Et qui ont encore un très bel avenir devant eux.

Jules Verne, Alexandre Dumas, Jack London, C.S. Lewis, la Comtesse de Ségur, Robert Louis Stevenson pour ne nommer que ceux-là ont charmé et charment encore des millions d'enfant.  Oh, avec le temps, ce ne sont pas toutes leurs oeuvres qui sont lues de façon égale.  Certains d'entre eux s'éloignent doucement et d'autres s'éclipsent un temps pour mieux revenir, mais reste que leur empreinte sur d'innombrables lecteurs est certaines et que malgré tout, ils réussissent encore à captiver de nombreux enfants et quelques adultes à travers le monde chaque année.  Génération après génération.

Plus tard, j'ai rediscuté avec mon père de ses lectures de jeunesse.  C'était étonnant de voir à quel point nous avions en commun des lectures au final.  Et en parlant de ces livres, les souvenirs lui revenait.  On a discuté des aventures du capitaine Nemo pendant des heures!  Et d'Alexandre Dumas et d'un certain nombre d'autres également.  Je me retrouvais dans mes souvenirs de lectures avec lui.  Et je découvrais que même au travers des années, mon père et moi avions trippé sensiblement sur les mêmes choses dans ces livres.

Je venais de me découvrir une filiation de lecture avec mon père.  Et j'ai découvert avec les années que j'étais ainsi relié à des milliers d'autres personnes.  Avec un cousin que je vois très peu mais qui avaient lui aussi lu les Chroniques de Narnia.  Avec des gens croisés au hasard qui avaient lu la Comtesse de Ségur.  Avec des amis dans le milieu littéraire qui avaient eux aussi dévoré Alexandre Dumas.  Ces livres-là relient tellement les lecteurs que c'est une merveille de les lire, de les découvrir par soi-même et pour ensuite pouvoir en parler.  Et raconter à tout le monde à quel point on les a aimé....  ou détesté! ;)

@+ Mariane

5 commentaires:

  1. Et une autre vision intéressante de la chose : plusieurs auteurs regardent avec envie le succès de ces livres cultes... et cherchent à découvrir la recette derrière ces succès.

    Pourquoi certains livres passent les générations et d'autres non? Est-il encore possible de nos jours de créer une telle oeuvre?

    Des questions pour lesquelles il est bien souvent impossible de répondre! :)

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  2. @Isa, je crois que la succès d'un livre est une subtile alchimie et que rien ne peut complètement expliquer le succès d'un seul d'entre eux. Malgré tout, je remarque que dans le foisonnement de la littérature d'aujourd'hui, peu de titre survivent aux années. Je n'ai aucune idée pourquoi, moi, je les aimais bien, les Babouche...

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  3. Une partie de la réponse à "pourquoi ces livres-là et pas d'autres" vient du fait, je crois, que ces monuments littéraires sont intemporels. Ils ont souvent une dimension historique (la France des Louis pour Dumas, la conquête du Nord pour London), mais, surtout, ils nous présentent des histoires divertissantes, dans une langue vive, qui vieillit bien, avec des personnages attachants et plus grands que nature.

    Cela dit, plus le temps passe, plus je crois que la Comtesse et Jules Verne perdent un peu d'intérêt. Le temps les as rattrappés. On sait maintenant que Verne n'avait pas toujours raison et le monde raconté par la Comtesse semble de moins en moins réel pour les enfants d'aujourd'hui.

    Par contre, je sens que les générations suivantes rêveront encore longtemps en lisant Dumas et London! :)

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  4. @Gen, c'est vrai que la Comtesse et Verne sont moins lus. Et qu'ils quittent le monde littéraire lentement. Les valeurs que la Comtesse véhicule dans ses livres ne sont pas les mêmes qu'aujourd'hui et choque même quelques fois. Verne a le tour de se planter royalement quelques fois!

    Quand à Dumas et London... C'est vrai, leur écriture est vive et les aventures qu'ils racontent sont bien ancrées dans le temps, donc, on sait qu'ils représentent des valeurs de cette époque. Une façon de découvrir l'histoire en se faisant raconter une saprée bonne histoire! Parce qu'on dira ce qu'on voudra, l'art de raconter, ces deux auteurs le possédaient à un haut niveau.

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  5. Dans les auteurs intemporels, il y a la saga du Royaume d'Oz. J'ai été ravi de découvrir qu'une fille de onze ans dévorait chaque tome, comme moi avant elle... et il y a tant de gens pour qui la saga s'arrête au premier tome, celui du Magicien d'Oz.

    Je pourrais citer des tonnes d'autres auteurs... Sans Famille d'Hector Malot, Nils Holgersson de Selma Lagerlof...

    Pour ce qui est de Jules Verne, je pense que certains jeunes le trouveront toujours intéressant, même s'il se plante royalement. Il se transforme. D'anticipation, il devient une sorte d'uchronie technologique, ou peu s'en faut... idem pour Asimov et sa saga du Multivac (un méga ordinateur qui gère le monde entier et qui fonctionne avec des cartes perforées, non mais !)

    Ce qui risque malheureusement de faire disparaître Verne et les autres grands auteurs des mains des futures générations, c'est la maudite tendance à niveler vers le bas, côté lecture... toujours créer des romans jeunesses plus "faciles" et sous prétexte de ne pas "décourager" l'enfant, on lui soumet du prémâché... quelle insulte à l'intelligence des jeunes ! Et à mon sens, c'est la meilleure façon de les dégoûter du roman, ou de les empêcher de progresser vers mieux avec la peur du "ce sera trop compliqué pour moi"...

    mais je m'égare, et comme je pète souvent ma coche à ce sujet (tiens-tiens, encore ? ) je vais cesser ici. C'est le temps des fêtes, après tout...

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