jeudi 7 novembre 2013

La voleuse de livres de Markus Zusack

La voleuse de livres  Markus Zusack  Pocket  632 pages


Résumé:
Liesel Meningen est adoptée en 1939, à l'aube de la Deuxième Guerre mondiale.  Contrairement à ce qu'on pourrait s'attendre de ce genre d'histoires, elle n'est pas adoptée par des gens ignobles et si elle est battue à plusieurs reprises, c'est qu'elle l'a bien méritée.  Car vive et intelligente, la jeune fille cultive un amour coupable pour les livres... qu'elle n'hésitera pas à voler.  D'ailleurs, ce récit est autant celui de sa découverte de la lecture grâce à son père adoptif que celui des livres qu'elle va voler et lire que des liens qu'elle va développer grâce à eux.  Une histoire qui nous est racontée par une étrange narratrice, qui n'est autre que la Mort elle-même, particulièrement active en ces années troubles et qui par trois fois, croisera la route de celle qu'elle surnommera la Voleuse de livres...

Mon avis:
C'est rare que j'hésite sur les premiers mots d'une critique, mais là, je dois avouer que je sèche.  Je n'ai pas totalement embarqué dans ce livre.  Sobre pourrait facilement le qualifier.  Sobre, mais en même temps, plein de grandeur.  Parce que c'est dans le quotidien que vivent les personnages que l'auteur va chercher les éclats de soleil qui donnent leur couleur à l'ensemble.  On y suit Liesel, petite orpheline dans l'Allemagne nazie à l'aube du plus grand conflit de l'histoire de l'humanité.  Ses parents?  Communistes, une hystérie dans cette ambiance politique.  C'est d'ailleurs ce qui fera qu'elle sera adoptée par Hans et Rosa Hubermann.  Deux parents hors de l'ordinaire.  Aussi différent l'un de l'autre qu'il soit possible de l'être.  Lui, humain, profondément, respectueux de la petite fille, capable de comprendre ses peurs et ses désirs.  Elle, grinçante, la bouche remplie de jurons et d'injures, mais en même temps, au plus profond d'elle-même, aussi bonne que son mari sous ses airs rébarbatifs.  Un couple bizarrement assorti, mais profondément uni quand même.  Liesel a de la chance, elle tombe sur des gens bien dans sa dérive.  Ce qui n'a pas été le cas de tous les enfants de cette époque.  Cependant, sa plus grande chance, ce sera la découverte d'une chose au fond bien simple: les livres.  La lecture, que lui apprendra patiemment Hans, de nuit en plus!  Des livres qu'elle volera.  Purement et simplement ou aidée par la complicité silencieuse de la femme du maire, restée enfermée dans sa tristesse depuis la mort de son fils.  Le tout teinté par son immense complicité avec Rudy, son meilleur ami, vivant comme elle dans la pauvreté et la guerre, mais capable de toutes les audaces pour elle.  Et aussi celle de Max, ce juif que le couple Hubermann cachera au péril de leur vie.  Tous ces personnages forment la trame d'une histoire, que nous raconte un bien étrange narrateur: la Mort elle-même.  Celle-ci se permet d'ailleurs quelques apartés en chemin, à la fois pour éclairer le futur et pour nous faire comprendre le présent.  L'allemand, langue dont j'adore la sonorité, parsème le livre.  Quelques mots ici et là, parfois une phrase, quelques traces, qui donnent au livre sa consonance allemande, mais pas celle des discours d'Hitler et ses sbires, mais bien celle du peuple qui a vécu et souffert à cette époque.  Comme je l'ai dit au départ, je n'ai pas totalement embarqué dans l'histoire.  Cependant, je sais voir en elle ce qui a charmé tant de lecteurs.  L'étincelle ne s'est pas produite pour moi, voilà tout.

Ma note: 3.5/5

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