mercredi 31 août 2011

La rentrée littéraire automnale

Salut!

Ça y est, la fin d'août est le signal de la fin de l'été et de l'arrivée de l'automne.  On commence tranquillement à ramener le mercure à des températures plus agréables (ce n'est pas la caloriphobe que je suis qui va s'en plaindre!) et les journées, lentement, mais sûrement, cèdent un peu de place à la nuit.  Déjà, le ciel est complètement noir une heure plus tôt qu'en juillet et on commence à sentir les effluves de l'automne.  Dans les marchés publics, les étalages regorgent de fruits et de légumes frais.  On est au summum de leurs saveurs.

Cerise sur le sundae pour moi, qui déjà au départ adore l'automne, cela correspond avec la rentrée littéraire.  Bientôt, les tablettes déborderont de nouveautés, toutes mûres à point, prêtes à être lues.  Certains feront des tabacs d'enfer, d'autres ne trouveront pas leur public, des succès assurés termineront en queue de poisson et de pauvres inconnus feront leur place au soleil.  Dans tous les cas, au cours des prochaines semaines, en tant que libraire, je ne chômerais pas: il y aura tant de nouveautés que je ne saurais plus où donner de la tête pour informatiser, étiqueter et placer toutes les boîtes de livres qui vont arriver en magasin.  Et au travers, essayer de trouver le bon grain, découvrir les perles rares sans nécessairement avoir le temps de les lire et savoir ce qui se trouve sur mes tablettes pour être capable de conseiller les clients une fois le moment venu.

La rentrée littéraire est à la fois un défi, une course et un ébahissement de chaque instant.  J'adore ça, je suis honnête, j'adore ça voir toutes ces nouveautés défiler devant moi.  C'est ma grande frustration de libraire que de ne pas avoir le temps de tout lire, mais en même temps, je sais parfaitement que ce n'est pas humainement possible.  D'autant que j'ai plein de trucs à rattraper des autres rentrées littéraires qui ont précédées!  N'empêche, cette période faste de l'année est toujours tellement vivante que l'on ne peut faire autrement que de l'aimer.  Vraiment.  Et de plonger dans un bon livre enveloppé de l'odeur de la soupe de légumes frais et savoureux qui mijote doucement sur le poêle.  Qui a dit que le paradis n'existait pas sur cette planète?

@+ Prospéryne

lundi 29 août 2011

Victoria 1819-1903 La dernière reine de Philippe Alexandre et Béatrix de l'Aulnoît

Victoria 1819-1903 La dernière reine  Philippe Alexandre et Béatrix de l'Aulnoît  Fayard 422 pages

Résumé:
Biographie écrite à l'occasion du centième anniversaire de la célèbre souveraine anglaise qui a marqué le XIXe siècle de son empreinte et de son nom.

Critique:
La reine Victoria.  Un monument en vérité.  En ce sens, cette biographie déboulonne pas mal de mythes!  Alors que le siècle qui porte son nom en est un de triomphe et d'arrogance de l'empire britannique, la femme  à sa tête était tout sauf confiante en elle-même et en ses capacités à diriger!  Surprotégée durant son enfance par sa mère et le contrôleur de celle-ci, Sir John Conroy, celle que l'on appelait plus Alexandrina que Victoria à l'époque est montée sur le trône à peine majeure et tout juste éduquée.  Bon, elle savait lire et écrire, mais que connaissait-elle de la politique, du pouvoir et de ses intrigues, de la vie?  Pour ainsi dire rien, et ça volontairement, car qui est plus facile à contrôler que la personne ignorante?  La descente de sa Tour d'Ivoire a été adoucie par la présence de Lord Melbourne, son premier Premier Ministre.  Et par la suite, le Prince Albert de Saxe-Cobourg sera son pygmalion, mais un pygmalion qui prendra bien garde d'étouffer ses tendances naturelles.  Car la reine qui a donné son nom au siècle le plus puritain qui soit était une jeune fille aimant danser jusqu'à l'aube et qui raffolait des bals et des fêtes!  Rien à voir avec les robes boutonnées jusqu'au collet et aux chemises de nuit à trou!  C'est sous l'influence d'Albert, lui-même traumatisé durant son enfance par un père débauché, ce qui l'a privé très jeune de sa propre mère, que Victoria devient victorienne, bonne épouse et mère de famille, soumise en un mot, sa nature étouffée.  Bon il faut avouer que la jeune femme avait du caractère et des penchants très hanovriens (la famille de son père) à l'excès, surtout dans la colère, mais ceci excuse-t'il cela?  On ne peut traiter son mari de tous les noms, car il semble clair qu'il a agit au mieux de ce qu'il croyait et connaissait et leur mariage a semble-t'il été heureux, mais le fait est que la Victoria sévère que l'on a connu est bien plus le fruit d'Albert que d'elle-même.  D'abord dominée par sa mère et Sir John Conroy, puis par son mari, elle se retrouve seule et désemparée à l'aube de la quarantaine, sans personne pour la guider.  Elle mettra des années à se faire confiance à elle-même.  Cette biographie, excellente au demeurant, me fait l'effet d'une biographie plutôt pop.  Comme dans populaire.  On ne replace pas énormément les événements expliqués dans leur contexte historique et on met beaucoup l'accent sur les relations de la reine avec différents individus, ses premiers ministres entre autre, mais sans être très axé sur la politique.  J'ai trouvé qu'on la traitait un peu comme un traiterait une pop star.  Cela dit, le portrait de ce qu'elle était comme personne est excellent.  Et c'est la force de cette biographie.  C'est près de la soixantaine que Victoria se fera assez confiance pour élaborer sa propre politique et vraiment diriger son pays, si peu cela soit-il.  C'est donc une Victoria très éloignée de l'image que l'on peut s'en faire qui est racontée ici.  Une personne que j'ai beaucoup aimé découvrir.

Ma note: 4.25/5

samedi 27 août 2011

Les événements littéraires de la rentrée 2011

Salut!

Excellent article du Devoir sur Les événements à surveiller de la rentrée littéraire 2011.  Festival, événements, émissions littéraires, tant à la radio qu'à la télévision, on y dresse un excellent portrait de ce qui est à surveiller cet automne.  Une chose qui me rassure: on parle de bouquins sur les ondes, seulement, c'est surtout du côté des radio-communautaires.  Tiens, un autre monde à découvrir.  J'espère qu'ils offrent l'écoute sur Internet, parce que moi, vraiment, du côté de la réception des ondes radio, je concède être dans une zone complètement pourrie!

@+ Prospéryne

E-Books sur l'actualité: L'avenir des journaux?

Salut!

Trouvé un article très intéressant ce matin en furetant sur le net:  E-Books: l'actualité comme nouveau terrain de jeu?  On y explique grosso modo que certains livres électroniques sont maintenant publiés dans la foulée de l'actualité l'exemple donné ici étant la mort de Ben Laden.  Les livres cités sont parus quelques jours après sa mort. 

Ça me fait penser au livre que j'ai lu en mai: L'argent et les mots d'André Schiffrin.  Pour qui s'intéresse au modèle économique des médias et à la façon dont ceux-ci fonctionnent, c'est à lire.  Un excellent petit essai par un homme qui baigne dans le milieu depuis plus de 50 ans et en a vu toutes les transformations et est capable de par ses origines de faire une excellente comparaison entre la situation en Europe et aux États-Unis.  Bon, je ne vais pas faire ici son éloge, mais en lisant l'article de ce matin, je me suis rendue compte que c'est peut-être là que réside l'avenir des médias écrits: dans la production de contenu de fond dans un court délai. 

Remarquez, ils en sont capable!  Les salles de nouvelles sont garnies de journalistes aguerris prêts à prendre la plume pour expliquer une situation.  On ne parle pas ici d'ouvrages de réflexions demandant des années de recherche, mais de courts livres d'une centaine de pages écrits rapidement et permettant de se faire une idée approfondie d'un sujet.  En tout cas, l'idée me semble bonne et l'article plus haut cité va dans le même sens.  Sortir un petit livre électronique sur les déboires du PQ par les journalistes du Devoir, un dossier sur les infrastructures montréalaises et les défis à y relever par les journalistes de La Presse, ou même un autre sur le dossier de l'amphithéâtre de Québec par ceux du Soleil et vendu à prix abordable alors même que les faits font l'actualité me semble une idée qui pourrait être extrêmement intéressante.  Réalisable?  Je ne suis pas dans les salles de nouvelles, je n'en aie pas la moindre idée.  Mais pour la lectrice de journaux que je suis, ça serait une très bonne idée.  Je pense que juste pour ça, je pourrais m'acheter une liseuse électronique.  Et oui, même la mordue du papier que je suis pourrais y réfléchir sérieusement à cette condition...  Sans blague!

@+ Prospéryne

vendredi 26 août 2011

Festival international de littérature: 16 au 25 septembre 2011

Salut!

Décidément, quand on cherche des événements littéraires, on trouve!  Après avoir raté les Correspondances d'Eastman à cause d'une violente dispute avec mon budget (je voulais y aller, mais il ne m'a pas donné la permission, grrr!), je vais me rattraper avec le Festival international de littérature.  Ce n'est pas mentionné dans le titre, mais disons que celui-ci a lieu à Montréal!  Une programmation intéressante, mais je dois avouer que comme toujours, j'ai surtout surveillé les présentations en fin de semaine!  Il y a de tout, pour tous les goûts.  La programmation est vraiment variée, je suis juste surprise du peu de place réellement accordé aux auteurs.  Ça fait différent de ce que je connais et de ce que je suis habituée!  Rien de négatif, juste différent. 

L'une des activités, portant sur Gallimard m'intéresse particulièrement et hourra, elle a lieu la fin de semaine.  Budget, cette fois, dit je peux y aller???

@+ Prospéryne

jeudi 25 août 2011

Prisonnière de l'écrit

Salut!

Je suis une fille de lettre.  Je l'ai toujours été.  Si besoin aie, un seul cours de comptabilité a suffit à me convaincre que le domaine des chiffres ce n'est pas pour moi!  (Bon, on utilise les chiffres arabes, ça doit être pour ça que je les trouve incompréhensible!)  Je me suis dit à je ne sais pas trop combien de reprise que si l'écriture et la lecture n'avait pas été inventée avant moi, je les aurais inventé tellement j'en suis dépendante!  Je suis fan des listes (j'ai L'art des listes de Dominique Loreau à la maison, je ne l'ai pas encore lu, mais je suis sûre que ça pourrait m'être utile!), j'en aie tout le temps une en cours quelque part et j'en fais certaine une de manière quotidienne, tellement que je ne pourrais pas m'en passer.  Et je note tout!  J'ai une excellente mémoire, ça vous pouvez en être sûre, je suis capable de citer de mémoire des listes complètes de souverain et de chef d'états de différents pays, comme tous les souverains anglais depuis les Tudors avec leurs dates de règne approximative (vérification faite, il m'en manquait un ou deux...)  ou encore tous les présidents américains depuis la crise des années 30 (bon, Roosevelt a fait 4 mandats, ça aide!)  Mais pour le quotidien, les trucs de tous les jours, il faut que je les note, sinon je les oublie!  Je suis également une indécrottable visuelle: ça ne sert à rien de me l'expliquer pendant des heures, il faut que je le voie!

Alors, c'est ça, je suis prisonnière de l'écrit.  Pour retenir quelque chose, je l'écris.  Pour retenir un prénom, je dois le lire.  Sinon, je peux le faire répéter 15 fois à la personne concernée.  Et oubliez la liste d'épicerie au téléphone, je vais retenir tout au plus 2 articles sur 5.  Sauf si je note.  Je vous le dit, je suis une fille de lettre! Le pouvoir des mots m'a conquise il y a longtemps.  Je n'ose même pas m'imaginer la vie des analphabètes, non, mais comment font-ils, privé de tout ça, de tout cet univers qu'ouvre la compréhension de l'écrit?  Autant que pouvoir exprimer sa pensée par des mots à l'écrit, comprendre celle des autres par le même médium est pour moi aussi naturel que respirer.  Et la lecture...  Je ne pourrais pas m'en passer.

Alors, qui je dois remercier pour l'invention de l'écrit?  Sans doute un type qui a eu une brillante idée sans trop le savoir il y a 3 ou 4000 ans.  Merci beaucoup à cette personne, même si elle est morte depuis longtemps et même si elle ne se doutait pas du cadeau qu'elle faisait à l'humanité.  Elle n'avait aucune idée à quel point ça me serait utile, à la fois pour couvrir mes murs de livres et pour me rappeler que je dois passer faire quelques commissions en sortant du boulot!

@+ Prospéryne

mercredi 24 août 2011

Plus on est de fous, plus on lit: Premières impressions

Salut!

Alors, voyons, voyons, la très attendue émission littéraire de Radio-Canada a pris les ondes lundi soir.  Je n'ai écouté que l'émission de lundi et encore je l'ai fait hier soir (pendant que la deuxième émission passait pour être honnête!), mais je dois avouer que j'aie été agréablement surprise.  Bon, il y a eu des cafouillages, l'animatrice coupait la parole aux autres à certains moments, mes oreilles ont crié à entendre le français parlé des chroniqueurs à certain moment (il a dû beaucoup souffert, celle-là, c'est la meilleure!), mais bon, je ne suis pas super sévère, parce que c'était une première émission, avec toute la nervosité et les inévitables erreurs avant rodage.

Ce qui m'intéressait, c'était surtout l'intention derrière et la façon dont tout allait être présenté.  J'avais un peu peur que la littérature soit évacuée au profit de l'écriture et bien, non, c'est vraiment une émission littéraire et j'ai été agréablement surprise par la qualité et la variété des chroniques présentées.  L'entrevue avec Bernard Tavernier parlant de son adaptation d'un livre de Mme de Lafayette et de ses désirs d'adapter Hugo était super intéressante.  De même, la présentation du livre de Jonathan Franzen aussi était intéressante et chapeau au chroniqueur pour la recherche approfondie qu'il a faite, citant des articles de journaux américains pour nous aider à mieux appréhender l'auteur.  Je n'ai pas retenu son nom (je n'ai pas la mémoire des noms, le hic, c'est qu'il faut que je les vois écrit pour les retenir, c'est pour ça que j'ai si peu de mal avec les noms d'auteurs!), mais lui et les deux autres qui ont suivi au Club de lecture étaient très intéressants, un peu moins la femme, mais elle n'avait pas trippé sur son livre, difficile dans ce cas-là de nous le faire aimer.  Les deux autres étaient enthousiastes et avaient le verbe haut, génial, et les fous rires sur le plateau donnait une idée de la complicité entre eux... Ou de la nervosité, mais je parierais plus sur la première option.

La musique pour envelopper le tout était un peu cheapette, du piano jazz, on a vu ça à plein d'émissions à Radio-Can, un peu d'originalité SVP?  C'est sans doute ça le point le plus à améliorer, parce que pour le reste, la recette semble bonne.  Un peu plus d'enthousiasme de l'animatrice serait aussi bienvenue, elle était un peu trop tranquille à mon goût (mais bon, ça c'est un reproche que je fais souvent à toutes les personnes animant des émissions littéraires!), mais c'est un détail qui peu se corriger.

Bref, une bonne émission, bien pensée et que je crois que je vais bien apprécier.  À suivre en tout cas, je n'ai écouté que l'émission du lundi et les concepts de chaque émission sont différents.  Qui vivra... écoutera et lira!

@+ Prospéryne