mercredi 31 décembre 2014

2014: Un bilan

Salut!

Une autre année qui s'achève.  Une autre année de blogue, de lectures, d'aventures livresques et de tout le reste.  Une année qui s'achève avec beaucoup de changements aussi.  Ce qui s'est fortement répercuté sur le blogue, malheureusement.  Je crois qu'en quatre ans, je n'ai jamais été aussi inconstante que cet automne, merci de votre patience à tous!  Est-ce que j'espère que ça va s'améliorer pour 2015?  Oui, ça c'est sûr, mais je ne pense plus être capable de maintenir tant que ça le rythme effréné que je me suis imposée pendant des années.  Pas question d'arrêter, mais disons que je ne vais sans doute pas revenir avant un moment à mes cinq messages par semaine.

Ce n'est pas tant l'inspiration qui manque, mais l'énergie.  Le temps, je l'ai parfois, mais pas celui de me mettre à mon clavier pour pondre des billets, ça me demande à la fois du calme et de l'énergie (ou un bon verre de vin!) et bon, c'est variable dans le temps.  De sorte que si autrefois je me mettais à mon clavier le vendredi soir et que j'étais capable de pondre trois billets coups sur coups, là, c'est plus dur.  Pas de trouver les idées, non, plutôt de trouver le ton et le souffle.  La muse des blogueurs m'a semblé bien inconstante cette année.

Côté lecture, j'ai vraiment été dans toutes les directions, toutes les avenues, sans restriction aucune.  À mettre sur le côté marquant de l'année, L'échelle de Darwin de Greg Bear (auteur que j'avais découvert dans la série Halo¸et dont j'avais beaucoup aimé la plume).  De la SF très élaborée, plus science que fiction d'ailleurs ou l'art de mêler une théorie scientifique complexe à une intrigue drôlement bien ficelée.  Ça m'est resté dans la tête pendant un moment.  Autre belle découverte, Les ignorants d'Étienne Davodeaux sur l'initiation croisée entre la BD et la vigne, entre un débéiste et un vigneron.  Très belle histoire qui prouve que l'on a pas toujours besoin de course-poursuite pour avoir une très belle oeuvre littéraire et qu'à sa façon, la BD peut très bien mener à la littérature.  J'ai aussi adoré Les contes d'outre-tombe de Jacques Lamontagne, un bédéiste qui normalement, signe soit les scénarios, soit les dessins de ses BDs.  Ici, il a fait les deux, nous offrant un album qui sous forme de brèves BD, pratiquement des nouvelles en BD, rend un hommage au fantastique à l'ancienne.  Un petit bijou passé sous le radar.  Crimes à la librairie aura aussi été une lecture marquante, dans le sens où elle m'aura permis de découvrir tout plein de plumes québécoises de polar et... m'a donné envie de les lire.  Comme un plateau de canapés permettant de faire découvrir la saveur d'une bande d'auteurs d'ici extrêmement doué.  Une excellente chose quand on sait que le polar n'est pas ma tasse de thé au départ.

J'ai encore tâté du livre audio cette année, en pestant souvent au moment des choix parce que celui-ci est restreint quand on préfère les oeuvres en intégral.  Les condensés, pas trop pour moi.  À ce titre, quelle déception de découvrir en voyant la version papier d'un livre que l'on lit en audio qu'il devrait faire au moins le triple de ses six heures.  Grrr...  Je me suis tapée plusieurs livres numérique également, pas tant que ça, mais la Bête a servi.  Elle risque de servir encore en 2015!  J'ai intégré ces deux modes de lectures à mes habitudes et ça me donne des outils pour lire davantage.

Au fait, si l'énergie à consacrer au blogue a diminuer en 2014, celle à la lecture également.  Et puis, il faut le dire, je me suis trouvée une nouvelle drogue: les séries télés.  Comme grande bouffeuse de temps, ça vaut bien le diabolique catalogue de visages!  D'autant plus que quand on commence à en regarder, on tombe sur plein d'addict qui vous dise: mais tu devrais regarder ça, et ça, et ça.  Et au final, ça bouffe beaucoup de temps de lecture.  Autre chose, j'ai pris la mauvaise habitude d'aller lire juste avant d'aller dormir et là, phénomène qui ne m'était jamais arrivé avant, je me rends compte que certains soirs, j'ai totalement oublié ce que j'ai lu la veille!  Vraiment bizarre!

La dernière partie de l'année aura indéniablement été marquée par le Grand Défi de la littérature québécoise.  Je termine le premier tiers du défi avec 111 points, ce qui est quand même pas mal.  J'ai beaucoup réorienté mes lectures vers le québécois pour cette raison, mais ça a été en grande partie pour le mieux.  Plusieurs belles découvertes et j'ai même lu un recueil de poésie (fallait vraiment que ça compte pour les points pour que je fasse ça...)

Quand au plaisir?  J'ai abandonné relativement peu de livres, mais je me rends compte avec les années que les livres vraiment capable de me transporter se font plus rare et en deviennent d'autant plus précieux.  Avec la critique, les défis, je lis pour plein d'autres raisons que le plaisir et c'est un sens qu'il faut maintenir, sinon, trop de livres ordinaires à la file peuvent tuer le goût de lire.  C'est un risque qui guette tous les lecteurs gloutons comme moi, mais tout de même, c'est un point important à surveiller.

Donc, voilà pour 2014, ce soir, on défonce 2015 avec le sourire et le coeur prêt à accueillir toutes ces belles aventures et lectures qui arrivent.

Bonne année 2015 à tous!

@+ Mariane

mardi 30 décembre 2014

Joyeux Chat-Noël!: Splat de Rob Scotton

Chat-lut!

Jusqu'ici, je vous aie surtout parlé de chats râleurs et égocentriques.  Cependant, ce n'est pas le seul côté des chats que l'on peut mettre en valeur.  Il y a aussi leur côté mignon et adorable que l'on peut tout autant aimer.  En fait, c'est même souvent le cas...  Ce l'est en tout cas avec Splat.  Un chaton encore, mais que l'on suit dans ses aventures sur le chemin de la vie avec son ami Harry-Souris.  Oui, oui, vous avez bien lu, son ami Harry-Souris!  Un chat qui a un animal de compagnie en quelque sorte et en plus, c'est une souris!



Splat est un chat maladroit, pas certain de ce qu'il veut, les pattes encore dans l'enfance, mais résolument félin par ses expressions et son attitude.  Un chaton encore pataud, mais auquel n'importe quel enfant peut s'identifier.  On suit ses moustaches et les courbures de sa queue qui montent et qui descendent au fil de ses émotions, que ce soit à l'école ou sur le chemin de... l'amour!



Je ne vous mets ici que les couvertures des premiers albums, les meilleurs à mon avis.  Évidemment, comme toute collection qui enchaîne les produits, la saveur originale est un peu diminuée au fil des innombrables publications, mais Splat reste toujours aussi craquant avec sa frimousse et sa queue ainsi que ses innombrables aventures.  Un chat-dorable sont les aventures sont faites pour plaire aux petits comme aux grands amateurs de félins.

@+ Mariane

lundi 29 décembre 2014

Joyeux Chat-Noël!: Monchou de Caroline Therrien et Geneviève Desprès

Salut!

Je ne pouvais absolument pas parler de mes albums favoris de chats sans parler de Monchou de Caroline Therrien, illustré de façon indéniablement féline par Geneviève Després.  Alors, parlons de Monchou.  C'est lui là, sur la couverture:



Monchou est vous l'aurez deviné, un chat.  Mais pas n'importe quel chat.  Un chat râleur et chialeur comme il s'en fait peu.  On le câline, on le gâte, on le flatte dans tous les sens?  Ses esclaves le maltraitent bien sûr!  On n'en fait jamais assez pour lui.  Et en plus, il doit endurer la présence sur son territoire d'un abominable chien qui n'arrête pas de lui lécher le derrière aux moments où il s'y attend le moins.  (Vous devriez voir la tête qu'il fait dans ses moments-là, les illustrations de Geneviève Desprées sont juste trop délicieuses dans ces moments-là!)  Bref, Monchou, c'est la plongée dans la tête égocentrique d'un chat particulièrement centré sur lui-même... tel qu'on l'imagine à peu près tous les chats.  J'adore les illustrations cette série, ils rendent bien les mimiques des chats avec une touche très très personnelle qui rend Monchou adorable.  D'ailleurs, c'est remarquable de voir à quel point le texte et les illustrations fonctionnent bien ensemble.

Ainsi, au fil de ses aventures, qu'il découvre le fabuleux monde du dehors (la cours arrière), qu'il se fasse donner un bain (parce qu'il a fouillé dans les ordures) ou qu'il affronte un dangereux sapin de Noël (hihihi!), Monchou est toujours aussi adorable et délicieusement râleur.  Un vrai chat quoi...

               


@+ Mariane

mardi 23 décembre 2014

Joyeux Chat-Noël!: Chester de Mélanie Watt

Salut!

Alors, là, Chester!  Pour ceux qui ne connaîtrait pas cet adorable matou, il est le fruit de l'imagination fertile et débordante de Mélanie Watt. Prolifique auteure jeunesse, celle-ci a le don de nous déballer de saprées bonnes histoires, tout en les illustrant elle-même.  Bon, ça c'est pour l'auteure, mais disons-le, c'est important pour la suite de l'histoire.  Qui concerne Chester.  Disons-le au départ, Chester est un chat.  Un gros chat, un matou même, à l'ego débordant et au crayon marqueur rouge envahissant.  Parce que justement, l'auteure veut raconter l'histoire d'une souris et que Chester s'en mêle!  Regarder sur la couverture, il veut même faire croire que c'est lui l'auteur du livre!



Ainsi donc, tout au long de l'album, alors que Mélanie essaie de raconter l'histoire d'une souris, Chester s'interpose, proteste à coups de crayons et veut que l'on raconte son histoire à lui!  Il faut avoir du talent pour réussir à faire en sorte que l'on suive le dialogue entre l'auteur et son sujet au fil des pages, mais pari réussi pour l'auteure.  Et c'est terriblement rigolo.  Et ne vous inquiétez pas, Mélanie a plus d'un tour dans son sac pour prendre Chester dans ses filets! ;)

D'ailleurs, il n'y pas eu que cet album, deux autres suivent:


Dans lequel Chester, toujours armée de son marqueur rouge essaie de prendre sa revanche sur son auteure (ça ne marchera pas, foi de Mélanie Watt!)

Au point qu'il valait vraiment la peine d'en faire un troisième où Chester en vient au point mortel: il prive son auteure de ses crayons pour être certain de prendre toute la place!  Non, mais Chester!  Sauf que décidément, le talent en dessin n'est pas son fort.  Et que même si ce n'est que par post-its interposés, Mélanie réussira à s'immiscer dans l'histoire.  Hihihi!


Ce chat est un modèle de roublard, tannant dans le sens pur du terme, chialeux, égocentrique... mais tellement rigolo!  Même si on est adulte, on ne peut qu'éclater de rire à ses pitreries.  Un très bel album, qui rend hommage au côté je-me-moi des chats, en leur en ajoutant même une petite couche... pour notre plus grand plaisir!

@+ Mariane

lundi 22 décembre 2014

Joyeux Chat-Noël!: Les aristochats

Chat-lut!

Voici venu le temps des Fêtes et je me permets une petite pause de billet de blogue et de critiques.  On reprendra ça en janvier.  Comme l'an dernier, je vais faire une série de billet sur un thème: ici, je vais vous présenter mes meilleurs albums de chats.  Bon, personne ne sera surpris par ce thème!  Mais l'idée m'est venu d'un adorable petit garçon de cinq ans et demie qui m'a réclamé des albums de chats à Noël...  Alors, voici donc mes meilleurs albums, en commençant par un chat-ssique: Les Aristochats.

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Enfant, j'avais sous la main toute une série d'albums inspirés des films de Disney.  Je ne me rappelle pas avoir pas du moment précis où j'ai lu Les Aristochats pour la première fois, mais comme je suis passée au moins dix fois à travers la pile d'albums, je sais que c'est arrivé à plusieurs reprises!  Alors, voici mon premier album de chats de ma longue carrière de lectrice.


J'ai vu le film évidemment, cette belle histoire d'une chatte de bonne famille avec ses chatons qui est tirée d'un mauvais pas par un matou secourable.  Avec ses trois chatons bien sûr!  Aujourd'hui, je vois les inspirations balzaciennes de l'oeuvre, mais dans le temps, c'était surtout une bande de chats qui se promenaient dans Paris.  Et j'adorais ça!  Duchesse, une chatte très très bien élevée et qui tient à ce que sa marmaille le soi également, représente un côté de la félinité, soit l'élégance.  L'autre côté, c'est Thomas O'Maley, avec son petit côté gouailleur et indépendant, qui montre l'autre face de la félinité, celle de la créature qui ne se laissera jamais mener en laisse.  Il y a eu plusieurs dérivés de l'histoire de base (même dans les années 1980, Disney était déjà abonné aux produits dérivés!) et à vraie dire, je ne les compte plus.  Mais c'est le charme suranné de cette histoire qui me plaît.  Et puis, les chatons étaient tellement adorables!

Beaux souvenirs...

Aussi bons souvenirs, ceux du film (ok, je triche un peu pour cet album, je sais très bien que c'est dérivé d'un film! ;) )



@+ Mariane

mardi 16 décembre 2014

Hunger Games 3- La révolte de Suzanne Collins

Hunger Games  tome 3  La révolte  Suzanne Collins  Pocket Jeunesse 416 pages



Résumé:
Sauvée par le district 13, supposément réduit en cendres depuis des décennies, Katniss doit se reconstruire.  Les derniers Jeux l'ont détruites et Peeta est maintenant entre les mains du Président Snow.  Mais elle est le Geai Moqueur, celui qui a su embraser le peuple contre le Capitole.  Elle doit reprendre son arc et retourner au combat, même si son âme est désormais brisée, détruite.  Car le peuple, qui s'est identifiée à elle, a besoin de ce symbole pour mener à bien son combat.

Mon avis:
J'ai renoncé après la lecture du deuxième tome à poursuivre plus avant cette série.  J'avais eu le temps d'oublier.  C'est le Partie 1 au cinéma qui m'a donné le goût de lire le livre, parce qu'honnêtement, ils nous laissent sur un immense WTF???  Donc, c'est la raison première pour laquelle j'ai ouvert le livre.  Ce qui m'a rappelé pourquoi je n'avais pas voulu poursuivre: ce livre, c'est comme une soupe sans sel.  Le style de l'auteure, direct et sans absolument aucune fioriture, est à la longue dénué d'émotions.  Ça se laisse lire, c'est entraînant, mais côté écriture, ouf!  On repassera!  Le personnage de Katniss est intéressant, même si dans ce troisième tome, son rôle se réduit pas mal à passer son temps entre l'hôpital et les spots télévisuels.  Elle est un outil au service de propagande, qui elle est devient vite secondaire.  Ce qui compte, c'est ce qu'elle peut apporter à la cause.  Elle se pose évidemment beaucoup de questions au travers et sur Peeta aussi, également.  Peeta auquel les Hunger Games l'ont liés, de façon irrémédiable.  Gale?  Un ami qui flirte avec l'amour, mais jamais de la même façon.  Personnellement, je n'aurais jamais sorti de t-shirt Team Gale...  Trop agressif.  Peeta et Gale représente deux façons de lutter: lentement, mais sûrement au quotidien et avec violence et agressivité.  Au final, un roman où l'héroïne est détruite, lentement, mais sûrement, dans ce qu'elle a de plus cher.  Autant physiquement que psychologiquement.  Le roman est également un prétexte pour parler du pouvoir de l'image, mais aussi des dessous des gens qui en tirent les ficelles.  Pour les ados, c'est une bonne réflexion, mais pour l'adulte qui lit, on sent un peu trop le donnage de leçon.  D'autant plus que bien des livres l'ont fait avec beaucoup de finesse.  Mais au moins maintenant, je sais la fin...

Ma note: 3.25/5

lundi 15 décembre 2014

Cerveau et lecture

Salut!

L'autre jour, sur le grand démon dévoreur de temps fait d'un catalogue de visage (pas trop dur de trouver c'est quoi!), une amie me partage cette image:



Ben oui...  Ça a beau avoir été à la blague, cette petite phrase m'a trotté dans la tête.  Parce que c'est vrai que c'est tout un exploit pour notre cerveau de lire...

Au départ, nous avons toute une série de caractère sur le papier.  Chacun de ceux-ci correspondent à un son, à moins que cela ne soit l'une des nombreuses exceptions de la langue française!  Ensuite, ces caractères sont assemblés dans un ordre logique qui permet de créer des mots.  Les mots sont reliés à des concepts, qui permettent de trouver leur sens.  Et d'assembler ainsi des mots qui donnent des phrases, selon un ordre qui est dicté par l'usage et qui définit lentement un paragraphe, un chapitre...  Un livre complet.

Mais pour la personne qui tient le livre, c'est loin d'être aussi complexe.  On ouvre le livre et hop!  on décolle!  Notre cerveau décode les signes sur la page qui défilent sans même que l'on s'en rende compte.  Même les pages que l'on tourne machinalement, on les oublie.  On entre dans un nouveau territoire.  Notre imagination file à une vitesse folle, fournissant des images sur les termes qu'on lit.  Cela permet d'avoir un cinéma directement branché dans notre crâne.  Personnalisé, parce que personne ne verra exactement les mêmes choses: ça dépend des expériences de vie et des connaissances de chacun.  Cependant, on plongera tous dans notre cinéma intérieur grâce aux mots.

Sur l'échelle de l'évolution humaine, la lecture est arrivée tout récemment.  Il y a à peine 3500 ans que l'humain écrit et par l'écrit, il a réussi à faire circuler connaissance et fiction de façon exponentielle au fur et à mesure que la population devenait plus nombreuse à maîtriser ce médium.  Et pourtant, aujourd'hui, des millions de personnes par jour plongent le nez dans un bouquin, que ce soit pour le plaisir, le travail ou les études.  Même sur Internet, l'écrit est le médium qui domine.

Tout ça, c'est notre merveilleux cerveau qui le permet.  Qui nous permet de prendre des tranches d'arbres tachées d'encre pour ensuite halluciner dans notre tête pendant des heures.  C'est bizarre, même dit comme ça, je suis loin de trouver ça insultant tellement au fond, c'est à la fois vrai... et tellement beau!

@+ Mariane