Cahier pratique pour ne plus se faire manipuler Textes d'Anne Guibert Illustrations de Vivilablonde Éditions ESI 66 pages
Résumé:
Les manipulateurs sont parmi nous dit Isabelle Nazare-Aga. Pour ceux qui veulent connaître la base des principes de la manipulation sans se casser la tête, voici un excellent petit opus pour vous!
Critique:
Le grand avantage de ce petit cahier est d'être d'un abord archi-hyper facile. On ne se perd pas le moins du monde dans la théorie, on est dans le clair, net simple et précis. Et pour ceux qui auraient quelques difficultés à comprendre, les dessins de Vivalablonde réussissent à très bien vulgariser les concepts un peu plus difficile tout en ajoutant une touche d'humour très bienvenue! Dans l'ensemble, on fait le tour de la question et c'est à la fois instructif et ludique. Cependant, les exercices m'ont semblé parfois un peu long à faire et j'en aie sauté la plupart. Ils ne sont pas essentiel à la lecture du livre, ils sont surtout utile pour quelqu'un souhaitant approfondir le domaine avec son propre vécu. Pour le reste, on peut très facilement s'en passer sans pour autant perdre quoi que ce soit à la lecture.
Ma note: 4/5
vendredi 7 octobre 2011
jeudi 6 octobre 2011
La culture du livre et la culture du numérique
Salut!
Je réfléchis beaucoup ces derniers temps. Je suis de celle qui croit fermement que ce n'est pas en restant campée sur ses positions que l'on avance dans la vie et que c'est en confrontant nos idées avec celle des autres que l'on peut à la fois apprendre et faire changer un tantinet d'opinion les gens avec qui l'on discute. Un genre de trucs à double-sens! Ne me croyez pas si pure: quand je discute, je remets autant mes idées en question que je porte les autres à remettre en question les leurs. Héhé! Dans ce sens, j'ai discuté et je suis plusieurs blogues qui parlent du numérique et je suis très impliquée dans le réseau actuel du livre papier. À la croisée des mondes. Les deux me semblent parfois appartenir à deux planètes différentes qui ont du mal à se rencontrer et encore plus à se comprendre. Ils appartiennent tous les deux à deux cultures très différentes: la culture du livre et la culture du numérique.
Première des choses, je ne dénigre pas ici le livre numérique, je parle plutôt la culture qui va avec. Et je prends ici le mot culture dans le sens de: «ce qui est commun à un groupe d'individus et comme ce qui le "soude"» dixit Wikipédia. La culture du livre et la culture du numérique est radicalement différente et fait s'entrechoquer deux visions du monde aux antipodes. Elles ne sont pas contradictoire, mais elles partent sur des prémisses complètement différentes.
La culture du livre est celle que je connais le mieux. Vraiment et de loin. Je suis tombée dedans comme Obélix dans la marmite de potion magique quand j'étais petite et j'ai grandi avec. Dans cet univers, on parle du livre papier, c'est le matériau de base de cette culture. Le as-tu lu le livre signifie en filigrane, as-tu lu le livre papier? L'implantation du livre numérique dans ce milieu est en train de se faire petit à petit, mais selon les paramètres de cette culture, pas de celles du numérique. On se prête des livres, on se passe les bonnes adresses des librairies et oui, on est réseauté sur Internet. Mais la base culturelle est celle de l'objet de base, du livre et de ce qu'on peut en faire. On part de là. Le texte est le texte, le livre est le livre et on ne remet pas ça en question. Et on est dans la durée. Les livres de la rentrée littéraire de cette année seront encore lu dans un an, deux ans, dix parfois si le livre a passé la barrière du temps, ce qui n'est pas toujours le cas. Ce sont les gens de cette culture qui vont faire dédicacer leurs livres dans les salons du livre, qui fréquentent les librairies et qui vont se rencontrer entre lecteurs, souvent via des forums de discussions ou même Facebook et twitter. Ce ne sont pas des gens débranchés, mais ce sont des gens qui sont attachés à certaines choses, le livre papier en est un, mais il y a aussi un certain attachement à la lenteur, à une littérature qui peut prendre du temps à s'épanouir. On ne cherche pas la satisfaction immédiate et on attend souvent la prochaine parution avec envie, on va aller la chercher en librairie et dans l'attente, dans le déplacement, dans le retour à la maison où on lira calmement assise dans notre coin lecture, il y a un plaisir qui vient avant même d'avoir ouvert la couverture.
À l'autre extrémité, la culture du numérique est dématérialisé, on lit sur notre IPad, notre IPhone, notre liseuse ou notre ordinateur, aucun problème, le livre n'existe plus en tant que produit fini, on multiplie les possibilités sur lui. On ne possède d'ailleurs même plus les fichiers physiques dans bien des cas, tout est dans le nuage d'Amazon ou de Google, le produit n'est plus notre possession, on y a simplement un accès, dans bien des cas à vie, mais tout de même, la possession n'est plus. Un film, un livre, un jeu vidéo, aucune importance, les formes physiques n'existent plus, tout est sur internet, accessible immédiatement, consommable immédiatement aussi. La rapidité et l'instantanéité sont des paramètres absolus de l'ère numérique. Et il y aussi le réseautage en niche, très poussé. De plus, le respect de la propriété intellectuelle n'existe pas comme dans la culture du papier, tout simplement parce que pour cette culture, le produit offert aux lecteurs n'est jamais complètement fini: on se l'approprie, on le détruit, on le reconstruit, on l'utilise, on le transforme. C'est pourquoi la question des droits d'auteur y est si bizarrement interprétée par rapport à la culture papier: tout est tellement dans l'échange et le partage que le point de départ ne devient qu'une étape. J'ai discuté récemment avec un des fiers représentants de cette culture et il m'a dit qu'il avait pris toutes les points identifiables d'un récit de voyage et en avait fait un album avec des prises de vues de Google Maps. La fille de culture papier que je suis a momentanément crié au scandale intérieurement avant de s'avouer bien honnêtement que pour la culture numérique, ce n'est pas le moins du monde un scandale, mais une appropriation. Et cette communauté, si active au quotidien dans le monde numérique se rencontre elle aussi en version humaine: ils en ont besoin et le font même avec plaisir. On n'évacue pas la dimension humaine de cette culture, mais elle est vécu très différemment.
Alors, qu'est-ce qui arrive quand on plonge quelqu'un de la culture papier dans la culture numérique? Exactement ce qui m'est arrivé lors de mon passage au BookCamp Montréal 2011: un sacré choc culturel! Et c'était culturel, pas autre chose, ne cherchez pas dans les communautés ethniques de Montréal l'incompréhension et les chocs culturels, je l'ai vécu toute la journée avec des gens issu de la même culture de base, parlant la même langue et vivant sur le même territoire que moi! On ne partait pas sur les mêmes prémisses, pas sur les mêmes bases. Je ne dis pas que c'est positif ou négatif, pas le moins du monde, mais c'était différent. Totalement et complètement différent. Un clivage énorme entre mes bases, entre ma façon de voir le livre et les personnes présentes. Elles ont tout mon respect par contre, c'est juste que comme je l'ai dit, on n'appartient pas à la même planète. D'ailleurs, ma mémoire me rappelle beaucoup plus de discussions sur les supports, les acteurs du milieu du livre que sur la littérature et la passion du livre que les fervents du livre papier portent tous dans leurs trippes même s'ils discutent très sérieusement d'enjeux de la totalité de la chaîne du livre. Je n'ai pas senti ça au BookCamp et c'est peut-être ça qui me fait le plus peur: la perte de cette culture qui vient avec le livre papier. Elle ne se trouve pas dans le support ni dans les possibilités, elle existe déjà, elle est là, elle est active et elle est archi-vivante. Si on numérise les livres, on fera juste un changement de support. On ne changera pas la base de l'approche du texte. On n'en changera pas la culture pour les gens de la culture du livre. On changera juste le support. Point important à comprendre pour les gens de culture numérique s'ils ne veulent pas rater le bateau en tentant de vendre le numérique aux autres lecteurs venant d'une autre planète qu'eux.
@+ Prospéryne
Je réfléchis beaucoup ces derniers temps. Je suis de celle qui croit fermement que ce n'est pas en restant campée sur ses positions que l'on avance dans la vie et que c'est en confrontant nos idées avec celle des autres que l'on peut à la fois apprendre et faire changer un tantinet d'opinion les gens avec qui l'on discute. Un genre de trucs à double-sens! Ne me croyez pas si pure: quand je discute, je remets autant mes idées en question que je porte les autres à remettre en question les leurs. Héhé! Dans ce sens, j'ai discuté et je suis plusieurs blogues qui parlent du numérique et je suis très impliquée dans le réseau actuel du livre papier. À la croisée des mondes. Les deux me semblent parfois appartenir à deux planètes différentes qui ont du mal à se rencontrer et encore plus à se comprendre. Ils appartiennent tous les deux à deux cultures très différentes: la culture du livre et la culture du numérique.
Première des choses, je ne dénigre pas ici le livre numérique, je parle plutôt la culture qui va avec. Et je prends ici le mot culture dans le sens de: «ce qui est commun à un groupe d'individus et comme ce qui le "soude"» dixit Wikipédia. La culture du livre et la culture du numérique est radicalement différente et fait s'entrechoquer deux visions du monde aux antipodes. Elles ne sont pas contradictoire, mais elles partent sur des prémisses complètement différentes.
La culture du livre est celle que je connais le mieux. Vraiment et de loin. Je suis tombée dedans comme Obélix dans la marmite de potion magique quand j'étais petite et j'ai grandi avec. Dans cet univers, on parle du livre papier, c'est le matériau de base de cette culture. Le as-tu lu le livre signifie en filigrane, as-tu lu le livre papier? L'implantation du livre numérique dans ce milieu est en train de se faire petit à petit, mais selon les paramètres de cette culture, pas de celles du numérique. On se prête des livres, on se passe les bonnes adresses des librairies et oui, on est réseauté sur Internet. Mais la base culturelle est celle de l'objet de base, du livre et de ce qu'on peut en faire. On part de là. Le texte est le texte, le livre est le livre et on ne remet pas ça en question. Et on est dans la durée. Les livres de la rentrée littéraire de cette année seront encore lu dans un an, deux ans, dix parfois si le livre a passé la barrière du temps, ce qui n'est pas toujours le cas. Ce sont les gens de cette culture qui vont faire dédicacer leurs livres dans les salons du livre, qui fréquentent les librairies et qui vont se rencontrer entre lecteurs, souvent via des forums de discussions ou même Facebook et twitter. Ce ne sont pas des gens débranchés, mais ce sont des gens qui sont attachés à certaines choses, le livre papier en est un, mais il y a aussi un certain attachement à la lenteur, à une littérature qui peut prendre du temps à s'épanouir. On ne cherche pas la satisfaction immédiate et on attend souvent la prochaine parution avec envie, on va aller la chercher en librairie et dans l'attente, dans le déplacement, dans le retour à la maison où on lira calmement assise dans notre coin lecture, il y a un plaisir qui vient avant même d'avoir ouvert la couverture.
À l'autre extrémité, la culture du numérique est dématérialisé, on lit sur notre IPad, notre IPhone, notre liseuse ou notre ordinateur, aucun problème, le livre n'existe plus en tant que produit fini, on multiplie les possibilités sur lui. On ne possède d'ailleurs même plus les fichiers physiques dans bien des cas, tout est dans le nuage d'Amazon ou de Google, le produit n'est plus notre possession, on y a simplement un accès, dans bien des cas à vie, mais tout de même, la possession n'est plus. Un film, un livre, un jeu vidéo, aucune importance, les formes physiques n'existent plus, tout est sur internet, accessible immédiatement, consommable immédiatement aussi. La rapidité et l'instantanéité sont des paramètres absolus de l'ère numérique. Et il y aussi le réseautage en niche, très poussé. De plus, le respect de la propriété intellectuelle n'existe pas comme dans la culture du papier, tout simplement parce que pour cette culture, le produit offert aux lecteurs n'est jamais complètement fini: on se l'approprie, on le détruit, on le reconstruit, on l'utilise, on le transforme. C'est pourquoi la question des droits d'auteur y est si bizarrement interprétée par rapport à la culture papier: tout est tellement dans l'échange et le partage que le point de départ ne devient qu'une étape. J'ai discuté récemment avec un des fiers représentants de cette culture et il m'a dit qu'il avait pris toutes les points identifiables d'un récit de voyage et en avait fait un album avec des prises de vues de Google Maps. La fille de culture papier que je suis a momentanément crié au scandale intérieurement avant de s'avouer bien honnêtement que pour la culture numérique, ce n'est pas le moins du monde un scandale, mais une appropriation. Et cette communauté, si active au quotidien dans le monde numérique se rencontre elle aussi en version humaine: ils en ont besoin et le font même avec plaisir. On n'évacue pas la dimension humaine de cette culture, mais elle est vécu très différemment.
Alors, qu'est-ce qui arrive quand on plonge quelqu'un de la culture papier dans la culture numérique? Exactement ce qui m'est arrivé lors de mon passage au BookCamp Montréal 2011: un sacré choc culturel! Et c'était culturel, pas autre chose, ne cherchez pas dans les communautés ethniques de Montréal l'incompréhension et les chocs culturels, je l'ai vécu toute la journée avec des gens issu de la même culture de base, parlant la même langue et vivant sur le même territoire que moi! On ne partait pas sur les mêmes prémisses, pas sur les mêmes bases. Je ne dis pas que c'est positif ou négatif, pas le moins du monde, mais c'était différent. Totalement et complètement différent. Un clivage énorme entre mes bases, entre ma façon de voir le livre et les personnes présentes. Elles ont tout mon respect par contre, c'est juste que comme je l'ai dit, on n'appartient pas à la même planète. D'ailleurs, ma mémoire me rappelle beaucoup plus de discussions sur les supports, les acteurs du milieu du livre que sur la littérature et la passion du livre que les fervents du livre papier portent tous dans leurs trippes même s'ils discutent très sérieusement d'enjeux de la totalité de la chaîne du livre. Je n'ai pas senti ça au BookCamp et c'est peut-être ça qui me fait le plus peur: la perte de cette culture qui vient avec le livre papier. Elle ne se trouve pas dans le support ni dans les possibilités, elle existe déjà, elle est là, elle est active et elle est archi-vivante. Si on numérise les livres, on fera juste un changement de support. On ne changera pas la base de l'approche du texte. On n'en changera pas la culture pour les gens de la culture du livre. On changera juste le support. Point important à comprendre pour les gens de culture numérique s'ils ne veulent pas rater le bateau en tentant de vendre le numérique aux autres lecteurs venant d'une autre planète qu'eux.
@+ Prospéryne
mercredi 5 octobre 2011
Prêtresses du sexe d'Alexandre Levine
Prêtresses du sexe Alexandre Levine Artalys 198 pages
Résumé:
Cléaridas a entendu parler des Prêtresses de Wellouma dans la nation voisine de la sienne. Des femmes qui se donnent à des hommes, sortent de prostituées sacrées, afin d'accomplir le service de leur déesse. Il se présente donc au temple où il est accepté comme compagnon d'une prêtresse, Ilouma, qui devient donc sa handaï. Tout va bien, mais dans cet univers feutré de sexe et d'orgie, Cléaridas découvrira bien vite qu'une seule chose est vraiment taboue: l'amour.
Critique:
Premièrement, on s'en doutera bien en voyons le titre, ce livre est clairement un récit érotique. Ce qui le rend particulier, c'est que l'histoire se passe à l'époque de la Grèce antique et l'on peut deviner à quelques éléments que Cléaridas est grec, mais le reste est fictif. On entre donc dans le temple de Wellouma, la déesse de l'amour et de la fertilité. Les scènes érotiques sont très bien racontées et l'auteur ne fait pas dans la fausse pudeur érotique: il nomme les choses telles qu'elles sont et ne donne pas dans la surenchère de vocabulaire pour éviter de dire pénis ou vagin. Le livre est intéressant, mais justement dès que l'on s'éloigne des scènes de sexe, l'intrigue perd sérieusement du volume. D'accord, Cléaridas tombe amoureux d'Ilouma au premier regard et ils vont vivre ensemble dès qu'elle aura quitté le temple de Wellouma après même pas 24 heures passés ensemble? Un peu de sérieux SVP!!!! J'ai vu plusieurs autres exemples comme ça qui manquait sérieusement de réalisme. Et aussi, malheureusement, comme c'est une petite maison d'édition, plusieurs petites erreurs (nom de personnage pas les bons à certains endroits et autre petits trucs comme ça) parsèment le livre, rien de dérangeant, juste assez pour me faire tilter à quelques reprises. Malgré tout, un bon livre qui fait passer un excellent moment.. euh, est-ce que je peux dire ça d'un livre de littérature érotique moi????
Ma note: 3.75/5
Résumé:
Cléaridas a entendu parler des Prêtresses de Wellouma dans la nation voisine de la sienne. Des femmes qui se donnent à des hommes, sortent de prostituées sacrées, afin d'accomplir le service de leur déesse. Il se présente donc au temple où il est accepté comme compagnon d'une prêtresse, Ilouma, qui devient donc sa handaï. Tout va bien, mais dans cet univers feutré de sexe et d'orgie, Cléaridas découvrira bien vite qu'une seule chose est vraiment taboue: l'amour.
Critique:
Premièrement, on s'en doutera bien en voyons le titre, ce livre est clairement un récit érotique. Ce qui le rend particulier, c'est que l'histoire se passe à l'époque de la Grèce antique et l'on peut deviner à quelques éléments que Cléaridas est grec, mais le reste est fictif. On entre donc dans le temple de Wellouma, la déesse de l'amour et de la fertilité. Les scènes érotiques sont très bien racontées et l'auteur ne fait pas dans la fausse pudeur érotique: il nomme les choses telles qu'elles sont et ne donne pas dans la surenchère de vocabulaire pour éviter de dire pénis ou vagin. Le livre est intéressant, mais justement dès que l'on s'éloigne des scènes de sexe, l'intrigue perd sérieusement du volume. D'accord, Cléaridas tombe amoureux d'Ilouma au premier regard et ils vont vivre ensemble dès qu'elle aura quitté le temple de Wellouma après même pas 24 heures passés ensemble? Un peu de sérieux SVP!!!! J'ai vu plusieurs autres exemples comme ça qui manquait sérieusement de réalisme. Et aussi, malheureusement, comme c'est une petite maison d'édition, plusieurs petites erreurs (nom de personnage pas les bons à certains endroits et autre petits trucs comme ça) parsèment le livre, rien de dérangeant, juste assez pour me faire tilter à quelques reprises. Malgré tout, un bon livre qui fait passer un excellent moment.. euh, est-ce que je peux dire ça d'un livre de littérature érotique moi????
Ma note: 3.75/5
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Auteurs J à L,
Commentaire de lecture,
Littérature érotique
mardi 4 octobre 2011
238 trucs pour vivre pas cher de Trent Hamm
238 trucs pour vivre pas cher Trent Hamm Transcontinental 133 pages
Résumé:
Le titre le dit très bien, pas besoin de rajouter!
Critique:
Des fois, se plonger dans un livre complexe peut être un plaisir pour approfondir un sujet. D'autres fois, d'avoir un petit livre hyper-pratique où on ne se perd pas dans les explications est un autre plaisir! Ce livre entre dans la seconde catégorie. C'est même à mettre, à la limite, dans la peu glorieuse catégorie des «lectures de bols». C'est tellement facile de lire quelques trucs, de poser le livre et d'aller vers autre chose! D'ailleurs, nul besoin de lire le livre d'une couverture à l'autre dans l'ordre numérique des trucs, on peut facilement lire ceux de telle ou telle catégorie et sauter ceux de celle d'après. C'est ce qui fait la force de ce livre. Et les trucs? J'aurais le goût de dire que la majorité de ceux-ci sont de l'ordre du gros bon sens, mais il est toujours bon de se les rappeler. Autre chose: on ne vise pas les trucs qui font sauver des milliers de dollars, mais de colmater les centaines de petites fuites financières qui de jour en jour font disparaître de précieux dollars. Mine de rien, même si on applique pas l'ensemble des trucs de ce livre, on peut faire de très grosses économies, quelques dollars ici et là. Un excellent petit investissement!
Ma note: 4.5/5
Je remercier Transcontinental et plus particulièrement Robert pour ce service de presse.
Résumé:
Le titre le dit très bien, pas besoin de rajouter!
Critique:
Des fois, se plonger dans un livre complexe peut être un plaisir pour approfondir un sujet. D'autres fois, d'avoir un petit livre hyper-pratique où on ne se perd pas dans les explications est un autre plaisir! Ce livre entre dans la seconde catégorie. C'est même à mettre, à la limite, dans la peu glorieuse catégorie des «lectures de bols». C'est tellement facile de lire quelques trucs, de poser le livre et d'aller vers autre chose! D'ailleurs, nul besoin de lire le livre d'une couverture à l'autre dans l'ordre numérique des trucs, on peut facilement lire ceux de telle ou telle catégorie et sauter ceux de celle d'après. C'est ce qui fait la force de ce livre. Et les trucs? J'aurais le goût de dire que la majorité de ceux-ci sont de l'ordre du gros bon sens, mais il est toujours bon de se les rappeler. Autre chose: on ne vise pas les trucs qui font sauver des milliers de dollars, mais de colmater les centaines de petites fuites financières qui de jour en jour font disparaître de précieux dollars. Mine de rien, même si on applique pas l'ensemble des trucs de ce livre, on peut faire de très grosses économies, quelques dollars ici et là. Un excellent petit investissement!
Ma note: 4.5/5
Je remercier Transcontinental et plus particulièrement Robert pour ce service de presse.
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Auteurs G à I,
Commentaire de lecture,
Livre pratique
lundi 3 octobre 2011
La théorie des piles et la loi de la gravité
Salut!
Avez-vous déjà remarqué que des fois, les lecteurs ont tendance à accumuler des livres? Et que ceux-ci, parfois, malgré tous les efforts de leurs propriétaires à les placer dignement, finissent en pile plus ou moins informe. Ça on appelle ça la théorie des piles. Elles tiennent debout jusqu'au passage impromptue d'un camion lourd dans la rue qui fait vibrer les murs et les planchers. Là s'appliquent autre chose, une loi: celle de la gravité.
(Pour ceux qui ne sauraient pas, en science, il y a deux choses, les lois et les théories: les premières ont passé tous les tests de la science et sont donc considérés comme solides, ce sont des lois sur lesquels reposent la science, gravité etc, et les secondes sont des explications de la réalité pas encore prouvées, évolution, relativité entre autre. Tant qu'elles n'ont pas passées l'épreuve de la réalité, une théorie ne devient pas une loi)
C'est pourquoi la théorie des piles restera toujours une théorie. Même si on passe un temps fou à essayer de placer convenablement une pile de livres, elle finira logiquement par tomber! Cependant, la majorité des lecteurs finit toujours par essayer de défier la loi pour prouver la théorie, même si elle a passé des années et des années à être détruite par la pratique dans la réalité. Reste maintenant à la tester en apesanteur pour voir si elle a une chance de passer un jour au statut de loi! :P
@+ Prospéryne
Avez-vous déjà remarqué que des fois, les lecteurs ont tendance à accumuler des livres? Et que ceux-ci, parfois, malgré tous les efforts de leurs propriétaires à les placer dignement, finissent en pile plus ou moins informe. Ça on appelle ça la théorie des piles. Elles tiennent debout jusqu'au passage impromptue d'un camion lourd dans la rue qui fait vibrer les murs et les planchers. Là s'appliquent autre chose, une loi: celle de la gravité.
(Pour ceux qui ne sauraient pas, en science, il y a deux choses, les lois et les théories: les premières ont passé tous les tests de la science et sont donc considérés comme solides, ce sont des lois sur lesquels reposent la science, gravité etc, et les secondes sont des explications de la réalité pas encore prouvées, évolution, relativité entre autre. Tant qu'elles n'ont pas passées l'épreuve de la réalité, une théorie ne devient pas une loi)
C'est pourquoi la théorie des piles restera toujours une théorie. Même si on passe un temps fou à essayer de placer convenablement une pile de livres, elle finira logiquement par tomber! Cependant, la majorité des lecteurs finit toujours par essayer de défier la loi pour prouver la théorie, même si elle a passé des années et des années à être détruite par la pratique dans la réalité. Reste maintenant à la tester en apesanteur pour voir si elle a une chance de passer un jour au statut de loi! :P
@+ Prospéryne
dimanche 2 octobre 2011
Amour, sexe et chimie de Barbara Collins
Amour, sexe et chimie Barbara Collins Collection sexualité Québécor 152 pages
Résumé:
L'amour est un sentiment hautement psychologique, mais qui repose sur de complexes systèmes chimiques. Petit traité pour nous aider à y voir plus clair.
Critique:
Un petit livre qui se lit vite, qui est instructif, mais qui laisse très peu de traces. On y explique les bases chimiques du sentiment amoureux et comment de dire que l'on ne peut pas sentir quelqu'un est quelque chose de finalement pas si fou que ça! Les témoignages des gens dans les livre, de tous les horizons et toutes les orientations est intéressant, mais sans plus. Comme je l'ai dit, on apprend des choses sur le coup et ensuite, hop, au livre suivant!
Ma note: 3/5
Résumé:
L'amour est un sentiment hautement psychologique, mais qui repose sur de complexes systèmes chimiques. Petit traité pour nous aider à y voir plus clair.
Critique:
Un petit livre qui se lit vite, qui est instructif, mais qui laisse très peu de traces. On y explique les bases chimiques du sentiment amoureux et comment de dire que l'on ne peut pas sentir quelqu'un est quelque chose de finalement pas si fou que ça! Les témoignages des gens dans les livre, de tous les horizons et toutes les orientations est intéressant, mais sans plus. Comme je l'ai dit, on apprend des choses sur le coup et ensuite, hop, au livre suivant!
Ma note: 3/5
Libellés :
Auteurs A à C,
Commentaire de lecture,
Psychologie
samedi 1 octobre 2011
BookCamp Montréal 2011: 30 septembre 2011
Salut!
Journée complète passée au BookCamp de Montréal hier, une anticonférence sur le livre et son avenir. Ok, primo, j'ai trouvé ma journée hyper intéressante, et deuxio, pourquoi il n'y avait pas plus de libraires là!?!?!?!? Je me suis à plusieurs reprises sentie très seule dans mon petit coin en tout cas, j'étais pratiquement la seule présente. Première constatation: si lors des ateliers, j'ai été poussée dans mon coin à plusieurs reprises par des gens que je qualifierai de geek (en tout cas, pas mal plus que moi!), dès qu'ils étaient finis, j'ai pu avoir des conversations plus qu'intéressantes avec les mêmes personnes! C'est ça une anticonférence, un lieu de débat, d'échange, où les idées fusent et cette partie-là je l'ai adoré. Ce que j'ai moins aimé, c'est que la plupart des participants n'était plus dans la réalité actuelle du monde du livre: ils sont deux ou trois ans à l'avance, ils étaient déjà pratiquement tous passé à l'étape numérique, alors que ce qui domine encore actuellement le marché, c'est le livre papier. Il y avait là des développeurs Web, des éditeurs numériques, des bibliothécaires aussi. des gens très branchés, plus que des éditeurs, des libraires, des gens qui font l'industrie du livre maintenant. En ce sens, l'intérêt majeur de participer à cette anti-conférence, c'est d'y aller pour comprendre ce qui s'en vient, pas la situation actuelle. Laissez-moi vous dire que je suis ressortie de là avec la tête pleine d'informations nouvelles!
Bon, habituellement quand je parle d'un événement, j'aime raconté ma journée, mais là, je crois que je m'y perdrais! J'ai eu des conversations hyper-intéressante avec entre autre (je n'ai pas retenu tous les noms, désolé!) Jean-François Gayrard, éditeur de Numériklivre, un éditeur 100% numérique, Karl Dubost, qui, si j'ai bien compris, fait de la programmation web (désolé si je me trompe) et aussi avec Olivier Gougeon Éditeur-Libraire chez Ulysse, pratiquement le seul autre libraire de la place avec moi! Des échanges très intéressants à chaque fois! J'ai parlé avec au moins une bonne dizaine d'autres personnes durant la journée, c'est dire combien cette journée était axée sur l'échange.
J'ai adoré ma journée, mais en même temps, sur le chemin du retour, j'avais un drôle de sentiment. Un genre de confusion à vraie dire. J'ai fini par trouver ce que c'était en mettant les pieds chez moi: toutes les personnes rencontrées ou prêtes étaient convaincues que le numérique étaient l'avenir, c'était aux autres de s'y faire, pas à eux. C'est je crois ça que j'ai trouvé à la fois dommage et dérangeant, j'avais un peu l'impression de me faire forcer la main vers le numérique, comme si mes préférences en terme de lecture n'étaient plus correctes ou conformes. Ok, je n'étais pas au bon endroit pour avoir une oreille attentive à mes opinions, j'en conviens, mais en même temps, il y a avait comme une espèce de petite arrogance que je n'ai pas aimée. Je ne suis pas la seule et je ne serais pas la seule non plus à faire le grand saut dans les prochaines années, mais ce n'est pas en me disant que le numérique est meilleur que le livre papier que je vais être convaincue de faire le saut. Le numérique a des avantages indéniables et il va transformer les habitudes de lectures dans les prochaines années, mais à quel point? Aucune idée et je ne pense pas que les geeks présents eux-mêmes, branchés sur des réseaux qui les renforcent dans leur propre vision et où ils en oublient la masse des lecteurs pas encore branchés (qui existent!) ne peuvent parfaitement le prédire. Je suis un peu au point de rencontre entre les deux mondes, entre les lecteurs mordus de papier et la planète internet. Je regarde les deux mondes et je sais que tout le monde va finir par tirer son épingle du grand jeu de la lecture. Quelque soit le mode de lecture employée.
@+ Prospéryne
Journée complète passée au BookCamp de Montréal hier, une anticonférence sur le livre et son avenir. Ok, primo, j'ai trouvé ma journée hyper intéressante, et deuxio, pourquoi il n'y avait pas plus de libraires là!?!?!?!? Je me suis à plusieurs reprises sentie très seule dans mon petit coin en tout cas, j'étais pratiquement la seule présente. Première constatation: si lors des ateliers, j'ai été poussée dans mon coin à plusieurs reprises par des gens que je qualifierai de geek (en tout cas, pas mal plus que moi!), dès qu'ils étaient finis, j'ai pu avoir des conversations plus qu'intéressantes avec les mêmes personnes! C'est ça une anticonférence, un lieu de débat, d'échange, où les idées fusent et cette partie-là je l'ai adoré. Ce que j'ai moins aimé, c'est que la plupart des participants n'était plus dans la réalité actuelle du monde du livre: ils sont deux ou trois ans à l'avance, ils étaient déjà pratiquement tous passé à l'étape numérique, alors que ce qui domine encore actuellement le marché, c'est le livre papier. Il y avait là des développeurs Web, des éditeurs numériques, des bibliothécaires aussi. des gens très branchés, plus que des éditeurs, des libraires, des gens qui font l'industrie du livre maintenant. En ce sens, l'intérêt majeur de participer à cette anti-conférence, c'est d'y aller pour comprendre ce qui s'en vient, pas la situation actuelle. Laissez-moi vous dire que je suis ressortie de là avec la tête pleine d'informations nouvelles!
Bon, habituellement quand je parle d'un événement, j'aime raconté ma journée, mais là, je crois que je m'y perdrais! J'ai eu des conversations hyper-intéressante avec entre autre (je n'ai pas retenu tous les noms, désolé!) Jean-François Gayrard, éditeur de Numériklivre, un éditeur 100% numérique, Karl Dubost, qui, si j'ai bien compris, fait de la programmation web (désolé si je me trompe) et aussi avec Olivier Gougeon Éditeur-Libraire chez Ulysse, pratiquement le seul autre libraire de la place avec moi! Des échanges très intéressants à chaque fois! J'ai parlé avec au moins une bonne dizaine d'autres personnes durant la journée, c'est dire combien cette journée était axée sur l'échange.
J'ai adoré ma journée, mais en même temps, sur le chemin du retour, j'avais un drôle de sentiment. Un genre de confusion à vraie dire. J'ai fini par trouver ce que c'était en mettant les pieds chez moi: toutes les personnes rencontrées ou prêtes étaient convaincues que le numérique étaient l'avenir, c'était aux autres de s'y faire, pas à eux. C'est je crois ça que j'ai trouvé à la fois dommage et dérangeant, j'avais un peu l'impression de me faire forcer la main vers le numérique, comme si mes préférences en terme de lecture n'étaient plus correctes ou conformes. Ok, je n'étais pas au bon endroit pour avoir une oreille attentive à mes opinions, j'en conviens, mais en même temps, il y a avait comme une espèce de petite arrogance que je n'ai pas aimée. Je ne suis pas la seule et je ne serais pas la seule non plus à faire le grand saut dans les prochaines années, mais ce n'est pas en me disant que le numérique est meilleur que le livre papier que je vais être convaincue de faire le saut. Le numérique a des avantages indéniables et il va transformer les habitudes de lectures dans les prochaines années, mais à quel point? Aucune idée et je ne pense pas que les geeks présents eux-mêmes, branchés sur des réseaux qui les renforcent dans leur propre vision et où ils en oublient la masse des lecteurs pas encore branchés (qui existent!) ne peuvent parfaitement le prédire. Je suis un peu au point de rencontre entre les deux mondes, entre les lecteurs mordus de papier et la planète internet. Je regarde les deux mondes et je sais que tout le monde va finir par tirer son épingle du grand jeu de la lecture. Quelque soit le mode de lecture employée.
@+ Prospéryne
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