lundi 10 décembre 2018

Les défis littéraires

Salut!

Il y a peu de temps, j'ai vu passer sur le net un billet d'une blogueuse qui remettait en cause les défis littéraires.  Malheureusement pour moi, je n'ai pas pris l'adresse du blog...  Sauf que ce billet m'a beaucoup trotté dans la tête.

Pour ceux qui ne connaissent pas, les défis littéraires sont un phénomène assez important dans certains cercles de blogueurs ou forums de discussion.  En gros, on propose un défi: lire 26 livres dans l'année, soit un par lettre de l'alphabet, se concentrer sur la littérature policière ou encore remplir une grille pré-établie qui donne des points, comme c'est le cas pour le Grand défi de la littérature québécoise auquel, je ne m'en cache pas, je participe.

Ce genre de défi va dans toutes les directions et sont nombreux.  C'est ce qui fait leur charme.  Si vous voulez ouvrir vos horizons littéraires, c'est souvent une excellente façon de procéder.  Personne ne gagne rien avec ce genre de défi, sinon la satisfaction de l'avoir fait.  Ces défis sont avant tout personnels et non-contraignants: on fait ce qu'on veut, personne ne viendra nous le rappeler si on le néglige.  Le fait qu'ils soient publics et que d'autres personnes participent avec nous est par contre un facteur de motivation: on voit les autres lire plus vite que nous ou rattraper nos scores et on se dépêche de lire plus.  C'est pour l'honneur!  Rien ne nous y oblige!  Mais pour en avoir fait de plusieurs dans ma vie, je peux dire que la plupart des participants prennent ce genre de défi très au sérieux.  Au point de s'imposer beaucoup d'auto-contraintes.

Parce que ces défis, ils n'ont pas que des côtés positifs...  Première des choses, on ne lit pas ce qui nous tente, on planifie nos lectures en fonction du défi.  Le dernier tome de cette série que vous attendiez avec impatience paraît?  Vous retarderez sa lecture pour lire ce livre pour compléter votre défi.  Vous finirez ce livre d'un ennui mortel parce que, hé bien, il vous faut un livre d'un auteur dont le nom commence par X et que rendu là, le choix n'est pas immense... (fait vécu!).  Mais surtout, comme la plupart des défis carburent à la quantité lue, vous délaisserez les livres plus longs ou plus exigeants pour vous concentrez sur les livres courts et les bandes dessinées.  Parce que ça va plus vite!  Tout simplement.  Aucun rapport avec le fait que ces livres vous tentent ou non.  Il faut compléter le défi, avancer, ramasser des points, etc.  Auto-pression vous dites?  Les défis littéraires flirtent souvent avec cette notion.  Il faut être conscient des pièges de ceux-ci et savoir les maîtriser si on ne veut pas s'embarquer dans toute une histoire de contraintes.

N'empêche, ces défis ont aussi des côtés positifs, le premier étant qu'ils nous poussent à lire des livres qu'autrement, on aurait jamais ouvert.  Ce n'est pas obligatoire de passer par un défi pour ça, je le sais, mais ça donne souvent un petit coup de pouce pour sortir de sa zone de confort.  De la même façon, comme on ne le fait pas seul, ça donne souvent une motivation à lire plus ou à lire différent.  Les lectures des autres peuvent aussi devenir une belle source de découvertes, sans compter celles que l'on fait soi-même.  J'ai eu plusieurs coups de coeur avec des auteurs que je n'aurais jamais lu autrement.  Et ça aide aussi beaucoup à vider une PAL qui a une tendance trop importante à l'embonpoint!

Je dois avouer que j'aime bien le principe des défis littéraires, mais il faut faire attention de ne pas tomber dans les excès, parce que souvent, leurs défauts finissent par surpasser leurs bienfaits.  D'autant plus que comme c'est nous qui choisissons, la tentation de voir trop grand est peu être très forte et pas du tout subtile, mais vécue en solitaire.  J'ai connu beaucoup de lecteurs et de lectrices qui sont tombés dans le piège!  Mais si on les prend dans le bon sens, les défis littéraires peuvent apporter beaucoup de positif.

C'est bien pour ça que je suis en train d'en faire un! ;)

@+ Mariane

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