lundi 18 juillet 2016

Connaissez-vous les boîtes à livres?

Salut!

Connaissez-vous les boîtes à livres?

Pour ceux qui ne connaissent pas, l'idée fleurit depuis quelques années déjà.  Le principe est simple: une boîte est disponible dans un endroit public: parc, rue passante, station de métro, bibliothèque, parfois même devant la maison de simples particuliers, mais toujours dans un endroit accessible.  La boîte est toujours clairement identifiée.  On peut y déposer des livres ou y prendre des livres.  Comme ça, gratuitement et sans que personne n'aille à redire sur ce que vous y prenez ou vous y mettez, pas de date de retard si vous ne ramenez pas le livre, pas de file d'attentes non plus.  Personne pour surveiller, ni personne pour vous dire de parler moins fort comme à la bibliothèque.

Ce genre d'initiative pour la lecture fait partie de ceux qui sont entrés dans mon écran-radar au cours des années.  Des gens qui prennent et donnent des livres, à de purs inconnus et provenant de purs inconnus, dans le but de partager le plaisir de la lecture.  Je ne m'y étais pas intéressée beaucoup.  L'idée me plaisait, mais comme de nombreuses initiatives, je n'ai pas pris le temps de m'y attarder de plus près.  Pourtant voilà, ça m'est retombé sous le nez de belle façon.

Samedi matin, un magnifique samedi ensoleillée, j'ai été prendre une marche dans un parc de mon quartier avec un ami.  Et là, je tombe pour la première fois sur une de ces fameuses boîte à livre en bois et en clous.  Je n'ai pas pu m'empêcher de m'en approcher avec des cris de gamine émerveillée.  J'ai évidemment sauté sur son contenu.  Il y a avait là une belle brochette de livres, de la psychologie au roman policier, dans les deux langues officielles du pays (pour mémoire, j'habite un quartier 50-50 pour ce qui est de la langue parlée à la maison).  La boîte était telle que je me l'imaginais: sympathique, vivement colorée, avec des livres ayant un peu de vécu à l'intérieur, mais aussi plein de belles intentions de lecture.  Et là, surprise de taille!  J'ai mis la main sur un livre de Daniel Sernine édité en 1991...

La jolie boîte à livre de mon quartier avec le livre que j'y aie trouvé!


Laissez-moi vous dire que ce livre n'est pas resté dans la boîte!  Maintenant que je sais que cette boîte n'est pas loin de chez moi, je pense aller y faire un tour.  Pour aller voir ce qu'il y a dedans, mais aussi pour aller y déposer quelques-uns des miens que je sais que je ne relirais pas.  Question de partager le plaisir... ;)

Ce que j'aime par-dessus tout de ce genre d'initiatives, c'est sa simplicité.  Rien de compliqué, juste un lien entre des lecteurs inconnus que rien d'autres ne réunira sans cela.  Un peu comme Le 12 août, j'achète un livre québécois.  Pas de chichis, pas de flaflas, juste des actes en faveur du livre et de la lecture à faire partager.  Et ça, j'aime ça.

@+ Mariane

P.S. Avez-vous commencé à faire votre liste pour le 12 août????  Moi oui! :D

7 commentaires:

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  2. La lectrice en moi adore le concept de ces boîtes. Il y en a dans ma ville et elles sont super belles! :)
    L'écrivaine trippe aussi, parce que ça veut dire que la lecture se répand, que les livres sont lus.
    La travailleuse autonome (celle qui fait les comptes) est un peu moins enthousiaste par contre, parce que les livres qui y sont déposés échappent au DPP. Mais bon, en théorie, ils nous ont été payés au moins une fois, alors c'est pas pire qu'une bouquinerie.
    Je me demande encore si je vais me livrer à une opération ninja et inonder les boîtes de livre de ma ville de copies d'Hanaken 1... ;)

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  3. Une chose est sûre, mes exemplaires de Hanaken ne finiront jamais dans ce genre de boîtes: ils sont trop précieux pour ça, ayant été personnellement dédicacés ;) Je me contente de les prêter dès que j'ai l'occasion ;)

    Quand aux revenus tirés des livres ainsi partagés... soupir, ouais, c'est une autre histoire! :(

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  4. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  5. Une amie d'une amie qui habite ma rue en a installer une devant sa maison (qui est aussi un gîte du passant). Le roulement des livres y est impressionnant. J'y laisse un livre Alire de temps en temps et comme je sais que la fille ado de l'amie de l'amie trippe philo (maman est prof de philo, ça aide) j'y mets un de mets livres de philo de l'université que je ne relirai. La dernière fois, c'était L'Éloge de la folie, d'Érasme.

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