Salut!
Tous les lecteurs où presque ont leur petit coin privilégié pour s'installer bien tranquillement et plonger dans un bouquin. Le mien, c'est celui-ci:
Et oui, c'est de là que je dévore les livres dont je vous parle par la suite. Tout est songé dans ce petit coin. La pile de livres en cours est sur l'accoudoir du divan. Sur la petite table verte et sur le bac bleu, il y a ceux que je n'ai pas encore rangé parce que je me dis que je vais les lire bien vite. Bon, c'est pas toujours le cas, mais quand même! La lampe juste à droite est parfaitement bien placée pour que je puisse lire tranquille le soir. Le jour, c'est la lumière naturelle qui me vient par la fenêtre sur la droite de la photo. Le divan en lui-même est très confortable, je peux y passer des heures et des heures assisses sans ressentir d'inconfort, à moins que je ne sois dans l'une de mes périodes où la folie me prend de jouer au kama-sutra du lecteur et que je me tords dans toutes sortes de position pour lire. Ça arrive de moins en moins souvent. La sagesse en vieillissant je suppose! :P
Stratégiquement, un petit espace est resté libre sur le bac bleu pour pouvoir y déposer en tous temps soit une tasse de thé, soit un verre de vin (l'hiver), soit un verre de bière bien fraîche (l'été). Et les couvertures... Elles sont là pour s'assurer que je ne gèle pas en hiver, mais qu'au contraire, je lise bien au chaud. Remarquez, là, c'est un vrai bordel, d'habitude, je les plie! Ah oui et une fois enroulée dedans, j'ai toujours un coin déplié pour qu'une petite représentante de felis sylvestris catus puisse venir se blottir contre moi et ronronner tout à son aise.
Et vous, de quoi a l'air votre petit coin privilégié pour lire?
@+ Mariane
mercredi 30 janvier 2013
lundi 28 janvier 2013
Vendre un livre dont les médias n'ont pas parlé
Salut!
J'ai parlé dans un précédent billet du fil subtil de l'émotion, de ce lien si petit, invisible, qui relit les livres entre eux dans la tête du lecteur. Un des moyens de nouer ce petit lien, c'est les médias: journaux, télévisions, radio, internet, peu importe le moyen, dès que l'on rejoint le lecteur et qu'on lui donne une idée de ce qu'il va trouver dans le livre, lui permettant mentalement de faire un choix avant d'entrer dans la librairie. Il sait un peu plus ce qu'il cherche à ce moment-là et habituellement, il ou elle le demande en entrant. Mais quand il s'agit de trouver un autre livre, un livre dont on a pas parlé dans les médias, là, les choses se corse.
Le lecteur arrive devant un livre avec lequel aucun lien n'a été créé. C'est beaucoup plus difficile alors de créer le lien. Le livre doit se vendre et ce n'est pas toujours facile parce que la compétition est rude. Certains éléments aident, comme une bonne couverture ou une bonne quatrième de couverture. Mais pour le libraire qui a trippé sur ce livre, le défi est entier. Faire découvrir une oeuvre qu'on a proprement adoré, mais que les médias ont boudé, reste toujours un défi.
Primo et ça, ce n'est souvent pas le moindre problème, il faut quelqu'un qui ait envie de faire des découvertes. J'aurais beau proposé quelque chose de différent à une habituée des préformatés à la Nora Roberts ou Danielle Steel, si cette personne ne veut rien savoir, ben, ça ne sert à strictement rien! Alors de trouver le client qui va connecter avec le livre et ensuite, de faire découvrir le livre... Il faut savoir trouver les mots, les formules qui vont permettre de dévoiler le livre, juste assez, mais pas trop. Et aussi de trouver le lien entre les autres lectures de la personne et de la nouvelle oeuvre qu'on lui propose, tout en étant honnête et en lui disant qu'il va plonger en partie dans l'inconnu. C'est tout un art. Par contre, quand on a développé des liens avec certains clients, c'est plus facile. Ils savent qu'on les connaît, ils savent qu'on ne les enverra dans des directions trop lointaine de leurs goûts. Et que malgré tout, on risque toujours de se planter!
Un bon exemple qui me vient en tête quand je pense à ce petit exploit est L'appât de José Carlos Somoza. À peine une mini-critique dans La Presse. Rien d'autre, du moins, rien que j'ai vu. À force de tâtonnements, j'ai fini par trouver la manière de nouer le lien, sans passer par d'autres livres. J'ai réussi le tour de force de vendre une quinzaine de copies de ce livre, un à la fois. Et de voir une bonne dizaine de clients me revenir tous sourires et me dire, hé j'ai adoré. Dans ces moments-là, je suis heureuse. Heureuse comme une lectrice qui réussit à partager ses passions, ses coups de coeur, son amour de la lecture. Ce sont les plus beaux moments de ma vie de libraire. Ils me demandent plus de boulot, mais quand la récompense est au rendez-vous, ça ne peut que donner le goût de continuer.
@+ Mariane
J'ai parlé dans un précédent billet du fil subtil de l'émotion, de ce lien si petit, invisible, qui relit les livres entre eux dans la tête du lecteur. Un des moyens de nouer ce petit lien, c'est les médias: journaux, télévisions, radio, internet, peu importe le moyen, dès que l'on rejoint le lecteur et qu'on lui donne une idée de ce qu'il va trouver dans le livre, lui permettant mentalement de faire un choix avant d'entrer dans la librairie. Il sait un peu plus ce qu'il cherche à ce moment-là et habituellement, il ou elle le demande en entrant. Mais quand il s'agit de trouver un autre livre, un livre dont on a pas parlé dans les médias, là, les choses se corse.
Le lecteur arrive devant un livre avec lequel aucun lien n'a été créé. C'est beaucoup plus difficile alors de créer le lien. Le livre doit se vendre et ce n'est pas toujours facile parce que la compétition est rude. Certains éléments aident, comme une bonne couverture ou une bonne quatrième de couverture. Mais pour le libraire qui a trippé sur ce livre, le défi est entier. Faire découvrir une oeuvre qu'on a proprement adoré, mais que les médias ont boudé, reste toujours un défi.
Primo et ça, ce n'est souvent pas le moindre problème, il faut quelqu'un qui ait envie de faire des découvertes. J'aurais beau proposé quelque chose de différent à une habituée des préformatés à la Nora Roberts ou Danielle Steel, si cette personne ne veut rien savoir, ben, ça ne sert à strictement rien! Alors de trouver le client qui va connecter avec le livre et ensuite, de faire découvrir le livre... Il faut savoir trouver les mots, les formules qui vont permettre de dévoiler le livre, juste assez, mais pas trop. Et aussi de trouver le lien entre les autres lectures de la personne et de la nouvelle oeuvre qu'on lui propose, tout en étant honnête et en lui disant qu'il va plonger en partie dans l'inconnu. C'est tout un art. Par contre, quand on a développé des liens avec certains clients, c'est plus facile. Ils savent qu'on les connaît, ils savent qu'on ne les enverra dans des directions trop lointaine de leurs goûts. Et que malgré tout, on risque toujours de se planter!
Un bon exemple qui me vient en tête quand je pense à ce petit exploit est L'appât de José Carlos Somoza. À peine une mini-critique dans La Presse. Rien d'autre, du moins, rien que j'ai vu. À force de tâtonnements, j'ai fini par trouver la manière de nouer le lien, sans passer par d'autres livres. J'ai réussi le tour de force de vendre une quinzaine de copies de ce livre, un à la fois. Et de voir une bonne dizaine de clients me revenir tous sourires et me dire, hé j'ai adoré. Dans ces moments-là, je suis heureuse. Heureuse comme une lectrice qui réussit à partager ses passions, ses coups de coeur, son amour de la lecture. Ce sont les plus beaux moments de ma vie de libraire. Ils me demandent plus de boulot, mais quand la récompense est au rendez-vous, ça ne peut que donner le goût de continuer.
@+ Mariane
vendredi 25 janvier 2013
C'est au troisième tome qu'on le sait
Salut!
En bonne lectrice de série, j'ai fait au fil des années une constatation: le meilleur indicateur pour savoir si une série est bonne ou non, c'est le troisième tome. Pas le premier, pas le deuxième, le troisième tome. Pourquoi? C'est bien simple.
Au premier tome, on découvre un univers, des personnages. On les voit pour la première fois. C'est l'attrait de la nouveauté. Tout est neuf, tout est beau. C'est comme une nouvelle relation: on se découvre, on s'apprécie, on ne montre souvent que le meilleur de nous-même, ou à tout le moins, on remarque pas mal moins les défauts de l'autre. C'est si agréable, si merveilleux! Le premier tome d'une série, c'est une porte ouverte, une invitation, un billet pour l'aventure. C'est une promesse, pas un engagement.
Au deuxième tome, qu'on attend souvent avec impatience, c'est comme retrouver des vieux amis qu'on a pas vu depuis longtemps. On retombe bien vite dans nos pantoufles. Les personnages sont toujours là. Ils avancent un peu, font de nouvelles découvertes. C'est là que tout commence à partir. À déraper si on découvre tout à coup des défauts que l'on avait pas vu avant, des petits détails, des toutes petites choses, mais on les voyait pas au premier tome, sauf que là, c'est le deuxième tome et pop, les petits défauts nous tombent sous le nez. On ne les avait pas remarqué, là, elles nous tombent sur les nerfs. Oh un petit peu seulement, un tout petit peu, mais tout de même... Ou au contraire, on adore encore plus, on plonge à fond... et on se met à ronger les coins de ses livres en attendant le troisième tome!
Au troisième tome, là, on le sait. On le sait si on aime vraiment, à fond ou si on déteste. J'ai rencontré un grand nombre de personnes qui m'ont dit qu'elles avaient décroché au troisième tome. Pas au deuxième, au troisième. Si elles avaient aimé le premier bien sûr! Je ne sais pas, même si le deuxième n'est pas excellent, on laisse souvent une chance au troisième tome. Parce qu'on a aimé le premier. Il peut y avoir un rattrapage au troisième tome, mais s'il n'est pas là, paf! Les lecteurs décrochent! Tout simplement. Ou encore, accrochent, mais là, à fond. Et deviennent de véritables mordus, mais mordus aux trippes! Ce sont les meilleurs ambassadeurs d'une série. Parce qu'ils l'adorent tout simplement.
Le véritable test d'une série, c'est le troisième tome. Avant ça, rien n'est garanti, mais ensuite, on a d'énormes chances de continuer. Que la série compte douze tomes... ou trois! ;)
@+ Mariane
En bonne lectrice de série, j'ai fait au fil des années une constatation: le meilleur indicateur pour savoir si une série est bonne ou non, c'est le troisième tome. Pas le premier, pas le deuxième, le troisième tome. Pourquoi? C'est bien simple.
Au premier tome, on découvre un univers, des personnages. On les voit pour la première fois. C'est l'attrait de la nouveauté. Tout est neuf, tout est beau. C'est comme une nouvelle relation: on se découvre, on s'apprécie, on ne montre souvent que le meilleur de nous-même, ou à tout le moins, on remarque pas mal moins les défauts de l'autre. C'est si agréable, si merveilleux! Le premier tome d'une série, c'est une porte ouverte, une invitation, un billet pour l'aventure. C'est une promesse, pas un engagement.
Au deuxième tome, qu'on attend souvent avec impatience, c'est comme retrouver des vieux amis qu'on a pas vu depuis longtemps. On retombe bien vite dans nos pantoufles. Les personnages sont toujours là. Ils avancent un peu, font de nouvelles découvertes. C'est là que tout commence à partir. À déraper si on découvre tout à coup des défauts que l'on avait pas vu avant, des petits détails, des toutes petites choses, mais on les voyait pas au premier tome, sauf que là, c'est le deuxième tome et pop, les petits défauts nous tombent sous le nez. On ne les avait pas remarqué, là, elles nous tombent sur les nerfs. Oh un petit peu seulement, un tout petit peu, mais tout de même... Ou au contraire, on adore encore plus, on plonge à fond... et on se met à ronger les coins de ses livres en attendant le troisième tome!
Au troisième tome, là, on le sait. On le sait si on aime vraiment, à fond ou si on déteste. J'ai rencontré un grand nombre de personnes qui m'ont dit qu'elles avaient décroché au troisième tome. Pas au deuxième, au troisième. Si elles avaient aimé le premier bien sûr! Je ne sais pas, même si le deuxième n'est pas excellent, on laisse souvent une chance au troisième tome. Parce qu'on a aimé le premier. Il peut y avoir un rattrapage au troisième tome, mais s'il n'est pas là, paf! Les lecteurs décrochent! Tout simplement. Ou encore, accrochent, mais là, à fond. Et deviennent de véritables mordus, mais mordus aux trippes! Ce sont les meilleurs ambassadeurs d'une série. Parce qu'ils l'adorent tout simplement.
Le véritable test d'une série, c'est le troisième tome. Avant ça, rien n'est garanti, mais ensuite, on a d'énormes chances de continuer. Que la série compte douze tomes... ou trois! ;)
@+ Mariane
mercredi 23 janvier 2013
L'interdit en lecture
Salut!
Je me rappelle m'être esclaffée toute seule sur mon divan, attirant une oeillade endormie d'une minette sommeillant au soleil. C'était dans Un ange cornu avec des ailes de tôle, dans le chapitre consacré à Victor Hugo, où il racontait un moment mémorable: celui où l'un des pères enseignant du collège qu'il fréquentait se lance dans un discours implacable sur les livres à l'Index, donc interdit à la lecture, nommant de nombreuses oeuvres en les citant comme ne devant pas être lues. Pendant ce temps, certains élèves... prenaient des notes! Ben quoi! Le pauvre père ne se rendait pas compte qu'en vitupérant contre certains livres et en leur donnant tous les défauts du monde, il se trouvait en train de leur faire une excellente pub, surtout du public d'adolescent avide d'interdit qui se trouvait devant lui...
L'Index. Une looooooooonnnnnnnnnnnnngue liste de livres interdits de lecture par l'Église. Sur la liste des auteurs qui sont interdit figure des noms aussi célèbre qu'Alexandre Dumas, George Sand, Jonathan Swift, Gustave Flaubert, Daniel Defoe et Honoré de Balzac, pour ne nommer que ceux-là. (Bizarre, la liste sur Wikipédia ne mentionne pas le Marquis de Sade... :P ) Des auteurs aujourd'hui reconnus comme les auteurs marquants de leur époque. Trouver l'erreur! N'empêche, pour les lecteurs de l'époque, ça devait être une sacrée liste de référence pour des idées de lecture. La famille de Michel Tremblay, entre autres, ne se gênait pas pour lire des livres à l'Index!
Je repense à ces adolescents prenant des notes et je me dis que j'aurais sûrement fait comme eux. Rien ne vaut le petit frétillement au coeur que provoque le fait de faire quelque chose d'interdit. D'ouvrir un livre quand on en a pas le droit, pas celui-là. Recommander un livre a un effet sur son nombre de lecteurs, mais de dire, ne lisez pas ça!, en a tout autant! Parce que la saveur de l'interdit est irremplaçable.
Aujourd'hui, il n'y a plus d'Index. L'Église catholique a cessé de produire cette liste en 1966. C'est presque dommage. Ça donnait de très bonnes idées de lecture! Bon, peut-être pas toutes très catholiques (excusez le jeu de mots...), mais tout de même très intéressantes. Il reste toujours les listes publiées par les groupes évangélistes aux États-Unis. L'interdit en lecture est loin d'être mort! ;)
@+ Mariane
Je me rappelle m'être esclaffée toute seule sur mon divan, attirant une oeillade endormie d'une minette sommeillant au soleil. C'était dans Un ange cornu avec des ailes de tôle, dans le chapitre consacré à Victor Hugo, où il racontait un moment mémorable: celui où l'un des pères enseignant du collège qu'il fréquentait se lance dans un discours implacable sur les livres à l'Index, donc interdit à la lecture, nommant de nombreuses oeuvres en les citant comme ne devant pas être lues. Pendant ce temps, certains élèves... prenaient des notes! Ben quoi! Le pauvre père ne se rendait pas compte qu'en vitupérant contre certains livres et en leur donnant tous les défauts du monde, il se trouvait en train de leur faire une excellente pub, surtout du public d'adolescent avide d'interdit qui se trouvait devant lui...
L'Index. Une looooooooonnnnnnnnnnnnngue liste de livres interdits de lecture par l'Église. Sur la liste des auteurs qui sont interdit figure des noms aussi célèbre qu'Alexandre Dumas, George Sand, Jonathan Swift, Gustave Flaubert, Daniel Defoe et Honoré de Balzac, pour ne nommer que ceux-là. (Bizarre, la liste sur Wikipédia ne mentionne pas le Marquis de Sade... :P ) Des auteurs aujourd'hui reconnus comme les auteurs marquants de leur époque. Trouver l'erreur! N'empêche, pour les lecteurs de l'époque, ça devait être une sacrée liste de référence pour des idées de lecture. La famille de Michel Tremblay, entre autres, ne se gênait pas pour lire des livres à l'Index!
Je repense à ces adolescents prenant des notes et je me dis que j'aurais sûrement fait comme eux. Rien ne vaut le petit frétillement au coeur que provoque le fait de faire quelque chose d'interdit. D'ouvrir un livre quand on en a pas le droit, pas celui-là. Recommander un livre a un effet sur son nombre de lecteurs, mais de dire, ne lisez pas ça!, en a tout autant! Parce que la saveur de l'interdit est irremplaçable.
Aujourd'hui, il n'y a plus d'Index. L'Église catholique a cessé de produire cette liste en 1966. C'est presque dommage. Ça donnait de très bonnes idées de lecture! Bon, peut-être pas toutes très catholiques (excusez le jeu de mots...), mais tout de même très intéressantes. Il reste toujours les listes publiées par les groupes évangélistes aux États-Unis. L'interdit en lecture est loin d'être mort! ;)
@+ Mariane
mardi 22 janvier 2013
Pause de critiques
Salut!
Bon, tout le monde doit l'avoir remarqué, j'ai de beaucoup, beaucoup diminué le nombre de critiques publiés depuis environ un mois. Je ne tiens plus le rythme, tout simplement! J'ai lu seulement quatre livres en décembre et deux depuis le début janvier, ce qui ne me correspond pas le moins du monde. On dirait que je traverse une grosse crise avec mes lectures. Ça m'est déjà arrivé, mais là, ça dure plus que de normal. J'ai également fait une constatation: je me mets une énorme pression pour avoir toujours des critiques à poster en temps et heure dernièrement. Et paradoxalement, ça m'éloigne des livres. D'autant plus que ma vie quotidienne est plus qu'occupée dernièrement, avec la combinaison manque de temps libre et d'énergie que ça suppose. Donc, pas de critiques pour un petit moment ici. J'ai vraiment besoin de prendre une pause, un peu à l'image de ce que j'ai pris comme pause au niveau des billets l'été dernier. Ceux-ci vont continuer comme normalement, mais je ne déposerais pas de critiques. Pour le moment du moins. Besoin de reprendre mon souffle là-dessus et de retrouver le goût de lire juste pour le plaisir de me plonger dans une bonne histoire!
Si on se fie à ce que ça a fait avec mes billets depuis l'été dernier, une pause a été salutaire et même très productive! Ne vous inquiétez pas trop tout le monde, la blogueuse va juste aller faire quelques autres trucs avant de revenir plus en forme! ;)
@+ Mariane
Bon, tout le monde doit l'avoir remarqué, j'ai de beaucoup, beaucoup diminué le nombre de critiques publiés depuis environ un mois. Je ne tiens plus le rythme, tout simplement! J'ai lu seulement quatre livres en décembre et deux depuis le début janvier, ce qui ne me correspond pas le moins du monde. On dirait que je traverse une grosse crise avec mes lectures. Ça m'est déjà arrivé, mais là, ça dure plus que de normal. J'ai également fait une constatation: je me mets une énorme pression pour avoir toujours des critiques à poster en temps et heure dernièrement. Et paradoxalement, ça m'éloigne des livres. D'autant plus que ma vie quotidienne est plus qu'occupée dernièrement, avec la combinaison manque de temps libre et d'énergie que ça suppose. Donc, pas de critiques pour un petit moment ici. J'ai vraiment besoin de prendre une pause, un peu à l'image de ce que j'ai pris comme pause au niveau des billets l'été dernier. Ceux-ci vont continuer comme normalement, mais je ne déposerais pas de critiques. Pour le moment du moins. Besoin de reprendre mon souffle là-dessus et de retrouver le goût de lire juste pour le plaisir de me plonger dans une bonne histoire!
Si on se fie à ce que ça a fait avec mes billets depuis l'été dernier, une pause a été salutaire et même très productive! Ne vous inquiétez pas trop tout le monde, la blogueuse va juste aller faire quelques autres trucs avant de revenir plus en forme! ;)
@+ Mariane
lundi 21 janvier 2013
Quand c'est juste trop bon
Salut!
L'autre jour, en parlant avec un rep d'un livre publié à l'automne, je lui disais à quel point j'avais aimé ce livre.
-C'est vrai qu'il était vraiment super bon! Mais tu sais c'est quoi le problème?
Petit silence, je réfléchis.
-Comme il est trop bon, vous ne le vendrez pas?
-Exactement.
Hochement de tête commun. Plate... Mais vrai.
Voyez-vous, le problème avec certains livres est justement qu'ils sont bon. Bon dans le sens, une bonne histoire, bien écrite avec de la chair autour de l'os, un style intéressant, une histoire sortant assez des normes pour être originale. Dans le sens, voici une oeuvre qui apporte quelque chose de différent, d'intéressant, de nouveau! Ben, cette oeuvre, oh pas tout le temps mais souvent, risque de passer à la trappe. Chiant.
On dirait que dès qu'un livre a un tantinet plus de cachet, pour le commun des mortels, c'est trop compliqué. Même s'il s'agit uniquement d'une écriture plus recherchée. Même s'il s'agit d'une histoire qui s'éloigne tout juste des codes des différents genres. Quand ça fait trop différent, les gens s'éloignent de l'oeuvre comme si elle allait être incompréhensible à cause de ça. Oh là, je ne vous sort pas des sonnets de Shakespeare tout le monde! Ou d'À la recherche du temps perdu de Marcel Proust! Je vous parle d'un livre jeunesse de 160 pages super bien écrit. Et oui l'histoire est intéressante. Ce n'est pas parce qu'un livre est bien écrit qu'il est plate, bien au contraire. Ça lui ajoute de la valeur. Mais dite qu'un livre est plus littéraire et la moitié des gens changent leur fusil d'épaule. Je déteste dire ça, mais certaines personnes sont allergiques au mot littéraire. Comme si tomber dans un texte plus littéraire était de passer du français courant au grec antique alors que bien souvent, il n'y a qu'un pas à franchir, pas si difficile que ça dans la grande majorité des cas. Et ce pas, c'est accepter de lire quelque chose de différent.
Quand j'adore un livre, j'essaie toujours de le défendre, de le faire lire à plein de gens, d'en parler partout et le plus possible. Ce n'est pas toujours simple. Quand un livre se démarque par ses qualités littéraires, ce n'est pas toujours l'argument à utiliser pour faire vendre le livre. Au contraire. Il faut savoir connaître ses clients, déterminer ce qui va l'accrocher. Le métier de libraire est un métier de haute voltige parce que ce qui plaît à quelqu'un fait fuir une autre personne et que jamais, jamais, on ne doit juger les gens pour leurs goûts dans ce métier. Je ne suis pas toujours d'accord, loin s'en faut, mais le jugement qui sanctionne n'a pas sa place dans ce métier. Mon travail consiste à ouvrir des horizons, à faire découvrir de petites perles littéraires. C'est souvent frustrant, parfois difficile, mais quand on réussit, tellement gratifiant.
À vous tous, livres que j'ai lu et adoré et qu'à force de travail, j'ai réussi à faire découvrir à plein de gens, j'espère que vous avez su procurer autant de bonheur à autrui que j'en aie eu à vous lire. Et que où que vous soyez, les gens gardent de vous d'aussi bons souvenirs de lectures que moi.
@+ Mariane
L'autre jour, en parlant avec un rep d'un livre publié à l'automne, je lui disais à quel point j'avais aimé ce livre.
-C'est vrai qu'il était vraiment super bon! Mais tu sais c'est quoi le problème?
Petit silence, je réfléchis.
-Comme il est trop bon, vous ne le vendrez pas?
-Exactement.
Hochement de tête commun. Plate... Mais vrai.
Voyez-vous, le problème avec certains livres est justement qu'ils sont bon. Bon dans le sens, une bonne histoire, bien écrite avec de la chair autour de l'os, un style intéressant, une histoire sortant assez des normes pour être originale. Dans le sens, voici une oeuvre qui apporte quelque chose de différent, d'intéressant, de nouveau! Ben, cette oeuvre, oh pas tout le temps mais souvent, risque de passer à la trappe. Chiant.
On dirait que dès qu'un livre a un tantinet plus de cachet, pour le commun des mortels, c'est trop compliqué. Même s'il s'agit uniquement d'une écriture plus recherchée. Même s'il s'agit d'une histoire qui s'éloigne tout juste des codes des différents genres. Quand ça fait trop différent, les gens s'éloignent de l'oeuvre comme si elle allait être incompréhensible à cause de ça. Oh là, je ne vous sort pas des sonnets de Shakespeare tout le monde! Ou d'À la recherche du temps perdu de Marcel Proust! Je vous parle d'un livre jeunesse de 160 pages super bien écrit. Et oui l'histoire est intéressante. Ce n'est pas parce qu'un livre est bien écrit qu'il est plate, bien au contraire. Ça lui ajoute de la valeur. Mais dite qu'un livre est plus littéraire et la moitié des gens changent leur fusil d'épaule. Je déteste dire ça, mais certaines personnes sont allergiques au mot littéraire. Comme si tomber dans un texte plus littéraire était de passer du français courant au grec antique alors que bien souvent, il n'y a qu'un pas à franchir, pas si difficile que ça dans la grande majorité des cas. Et ce pas, c'est accepter de lire quelque chose de différent.
Quand j'adore un livre, j'essaie toujours de le défendre, de le faire lire à plein de gens, d'en parler partout et le plus possible. Ce n'est pas toujours simple. Quand un livre se démarque par ses qualités littéraires, ce n'est pas toujours l'argument à utiliser pour faire vendre le livre. Au contraire. Il faut savoir connaître ses clients, déterminer ce qui va l'accrocher. Le métier de libraire est un métier de haute voltige parce que ce qui plaît à quelqu'un fait fuir une autre personne et que jamais, jamais, on ne doit juger les gens pour leurs goûts dans ce métier. Je ne suis pas toujours d'accord, loin s'en faut, mais le jugement qui sanctionne n'a pas sa place dans ce métier. Mon travail consiste à ouvrir des horizons, à faire découvrir de petites perles littéraires. C'est souvent frustrant, parfois difficile, mais quand on réussit, tellement gratifiant.
À vous tous, livres que j'ai lu et adoré et qu'à force de travail, j'ai réussi à faire découvrir à plein de gens, j'espère que vous avez su procurer autant de bonheur à autrui que j'en aie eu à vous lire. Et que où que vous soyez, les gens gardent de vous d'aussi bons souvenirs de lectures que moi.
@+ Mariane
vendredi 18 janvier 2013
Les best-sellers et l'inconnu
Salut!
En travaillant en librairie, s'il y bien une chose qu'on comprend vite, c'est qu'on vendra toujours plus de Marc Levy que de Simon Boulerice, toujours plus de Stephen King que d'Akif Pirinçci, plus de E.L. James (beurk!) que de Natasha Beaulieu. C'est comme ça. Les best-sellers, on en vendra toujours plus que des autres. Mais vous savez quoi? Une fois assise devant mon bouquin, ça ne fait strictement aucune différence!
Quand je lis, je lis un livre, une histoire, une intrigue, un style et un auteur, pas des statistiques de vente, de coût de mise en marché et d'investissement marketing. Ce qui fait que même si un livre a du succès, je m'en fou une fois assise devant lui. Seul compte alors le livre, en lui-même. Les livres très connus, tout comme les moins connus peuvent m'apporter autant de plus l'un que l'autre. Aucune importance, aucun impact. Encore une fois, comme souvent, le problème n'est pas entre les couvertures du livre, mais à l'extérieur...
La popularité d'un livre a de l'importance à un seul moment dans sa vie: quand il s'agit d'attirer les lecteurs vers lui. À aucun autre moment sa popularité ne va rejouer autant d'importance. Aucun. Une fois plongé dedans, est-ce que vous avez repensé au Que le sort vous soit favorable inscrit sur la couverture des Hunger Games? Ou à l'image sur la couverture. Si oui, ben, on ne fonctionne pas de la même façon! Personnellement, j'y repense surtout quand vient le temps de faire ma critique, mais encore là, c'est surtout pour bien la placer que j'y repense. Mine de rien, c'est tout un art de critiquer!
Alors, lire des inconnus? Je l'ai fait de nombreuses fois, parfois avec bonheur, d'autres fois, je me suis dit que ces auteurs méritaient de rester des inconnus. Un peu comme avec les best-sellers! Peu importe la notoriété ou l'absence de notoriété d'un livre, ce qui est important, c'est le bonheur que l'on prend à le lire. Point.
@+ Mariane
En travaillant en librairie, s'il y bien une chose qu'on comprend vite, c'est qu'on vendra toujours plus de Marc Levy que de Simon Boulerice, toujours plus de Stephen King que d'Akif Pirinçci, plus de E.L. James (beurk!) que de Natasha Beaulieu. C'est comme ça. Les best-sellers, on en vendra toujours plus que des autres. Mais vous savez quoi? Une fois assise devant mon bouquin, ça ne fait strictement aucune différence!
Quand je lis, je lis un livre, une histoire, une intrigue, un style et un auteur, pas des statistiques de vente, de coût de mise en marché et d'investissement marketing. Ce qui fait que même si un livre a du succès, je m'en fou une fois assise devant lui. Seul compte alors le livre, en lui-même. Les livres très connus, tout comme les moins connus peuvent m'apporter autant de plus l'un que l'autre. Aucune importance, aucun impact. Encore une fois, comme souvent, le problème n'est pas entre les couvertures du livre, mais à l'extérieur...
La popularité d'un livre a de l'importance à un seul moment dans sa vie: quand il s'agit d'attirer les lecteurs vers lui. À aucun autre moment sa popularité ne va rejouer autant d'importance. Aucun. Une fois plongé dedans, est-ce que vous avez repensé au Que le sort vous soit favorable inscrit sur la couverture des Hunger Games? Ou à l'image sur la couverture. Si oui, ben, on ne fonctionne pas de la même façon! Personnellement, j'y repense surtout quand vient le temps de faire ma critique, mais encore là, c'est surtout pour bien la placer que j'y repense. Mine de rien, c'est tout un art de critiquer!
Alors, lire des inconnus? Je l'ai fait de nombreuses fois, parfois avec bonheur, d'autres fois, je me suis dit que ces auteurs méritaient de rester des inconnus. Un peu comme avec les best-sellers! Peu importe la notoriété ou l'absence de notoriété d'un livre, ce qui est important, c'est le bonheur que l'on prend à le lire. Point.
@+ Mariane
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