lundi 16 décembre 2013

La musique et les livres

Salut!

Je ne compte plus les oeuvres littéraires qui parlent de musique, de chansons.  Des titres qui n'allument aucune petite lumière dans ma tête.  Des oeuvres dont je ne sais absolument rien.  Des fois, oui.  Et je savoure la musique en lisant les mots.  D'autres fois, curieuse, je me paie un petit trip Youtube pour satisfaire ma curiosité.  Mais c'est un ami disquaire qui m'a fait la grande révélation.  Certaines oeuvres musicales sont inspirés d'oeuvres littéraires.  L'album Animals de Pink Floyd est directement inspiré de La ferme des animaux de Georges Orwell.  Révélation.  Dire que cet ami est depuis longtemps mon conseiller favori en matière de musique est un euphémisme: quand quelqu'un comprend à ce point vos références qu'il vous sort en pleine conversation quelque chose faisant immédiatement vibrer vos cordes revient à dire que cette personne vous connait bien!  Bon, quoique, côté littérature, étant généreuse de mes paroles, c'était pas bien dur à deviner...

Reste que le tempo de la musique est bien souvent présent à mes oreilles.  J'ai perdu l'habitude de mettre de la musique quand je lis, mais la musique est omniprésente en littérature.  Dans les musiques qu'écoutent les personnages, dans la façon de créer une ambiance grâce à celle-ci.  Par contre, mon sommet en matière de musique reste sans aucun doute La soeur de Mozart de Rita Charbonnier.  Pas uniquement parce que ce livre parle de musique classique, non, ça, il y en a eu d'autres.  Non, c'est parce que ça a été le premier livre qui m'a permis de toucher la musique à travers les mots et pas ceux d'une chanson.  Les descriptions de l'auteure concernant la musique touchaient aux saveurs, aux odeurs, à tous un univers des sens que je retrouvais en écoutant les pièces écrites par le frère de l'héroïne, le célèbre Wolfgand Amadeus Mozart.

Dans un film, la musique sert à nourrir l'atmosphère.  Le même effet peut être utilisé dans la littérature.  On sait tous quel sera l'effet de mettre une pièce de jazz.  Si on le dit dans un livre, ça peut avoir le même effet.  Sauf que celui-ci n'aura pas le même impact, parce qu'une fois dit, cet élément disparaît de notre environnement.  Alors on utilise plus volontiers les paroles des chansons.  Je ne compte plus les fois où j'ai lu les paroles d'une chanson, bien souvent pop ou rock en introduction d'un livre.  On goûte tout de suite à la source d'inspiration de l'oeuvre.  Ça aide à comprendre certains liens subtils de l'oeuvre, à plonger dans son atmosphère.

Reste que quand on ne connaît rien à la musique auquel fait allusion l'auteur, on perd tout de suite cet acquis.  C'est l'expérience que j'ai vécu en lisant Pinkerton cet automne.  Ne connaissant aucune des pièces dont parlaient les héros dans leurs grandiloquents dialogues, je suis sûre que je suis passée à côté d'une pléthore de clins d'oeil et autres allusions.  Je n'avais pas ce deuxième niveau de lecture que permettait la musique.  Bien dommage.  J'ai beaucoup aimé ma lecture, mais tout de même, il lui manquait un petit plus.

Les livres sont silencieux, pas la musique qui n'est faite que de sons.  Et pourtant, les liens qui les unissent sont plus nombreux que l'on puisse penser.

@+ Mariane

vendredi 13 décembre 2013

On s'amuse! Jeu des couvertures

Salut!

Alors, voici un autre petit jeux pour s'amuser (moi à vos dépends et vous, à vous creusez la cervelle!).

Donc, le but est de trouver le titre et l'auteur du livre dont j'ai volontairement effacé ceux-ci.  Pour les fans de Google, j'ai aussi enlevé la maison d'édition, question de vous faire chercher.  (héhé!)

Celui ou celle qui trouvera toutes les bonnes réponses aura droit à... toute mon admiration!

(Je précise que ce sont tous des livres que j'ai lu, mais pas nécessairement commenté sur ce blogue.  Et je n'ai volontairement pas pris la couverture la plus récente dans tous les cas!)

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Bonne chance!

@+!

Mariane

P.S. Désolé si je poste ce message ce soir seulement, il y avait une panne de courant ce matin. :(

jeudi 12 décembre 2013

Haven: 3- Les 3 clés de Lamontagne et Kan-J

Haven  tome 3  Les 3 clés  Scénario de Jacques Lamontagne  Dessins de Kan-J  Couleurs de ZigEnfrunde  Soleil  48 pages


Résumé:
Tuena et Haven découvre le secret de Ghaërr: longtemps auparavant, il a été accusé à tort du vol d'un trésor d'État et était sur la trace de ses anciens complices quand il a croisé le chemin des deux autres.  Sachant désormais ce qu'il cherche, le trio se remet en route afin qu'il puisse enfin réclamer justice (ou plus vraisemblablement vengeance!).  Pendant ce temps, une récolte gronde dans les bas quartier de Gaskerr, la cité d'origine de Haven, contre la tyrannie religieuse qui gouverne la cité.  Car ils sont de plus en plus nombreux à croire qu'un monde existe en-dehors des murs de leur cité.

Mon avis:
Cette série me stupéfie un peu.  Elle est très complète et présente un monde vaste et cohérent.  J'ignore combien de tomes elle comptera, mais on a pas fini de découvrir cet univers.  Par contre, un vaste monde veut dire le défaut de ses qualités, soit beaucoup de détails à retenir.  Et comme l'intervalle de parution entre les tomes est assez grand, on en oublie des bouts parfois.  J'ai dû relire certains passages du deuxième tome avant de replonger dans celui-ci, mais une fois fait, j'ai vraiment beaucoup aimé.  On se promène dans un monde fantastique avec d'innombrables personnages et espèces.  Bon, l'énigmatique djenn'ko est toujours dans le paysage et leur sauvera encore une fois la mise.  Deux fois plutôt qu'une.  Qu'est-ce donc que ce petit animal étrange doté de si puissants pouvoirs?  Et pourquoi les suit-il partout?  On l'ignore, mais il est le quatrième compagnon du trio, toujours là pour les aider quand besoin est.  Le reste du temps, il se contente de faire goulou!  Une énigme qu'on va sûrement résoudre un jour.  Quand à Haven lui-même, on apprendra des choses très intéressantes sur son passé.  Alors que le deuxième tome était plus axé sur Tuena, là, on découvre le passé de Ghaërr et c'est pas joli ce qui est arrivé dans sa vie.  L'intrigue du livre est tourne autour de la découverte du passé, des secrets, des origines.  À la fin, on a une impression de trilogie d'ouverture achevée.  Un nouveau chapitre des aventures des trois amis peut commencer.  Le dessin est toujours aussi intéressant et les plans, variés et permettant de se glisser aisément dans l'histoire.  Comme dans les précédents albums, les événements du passé sont mis dans une teinte plus glauque que le reste de l'album pour marquer la différence et l'effet est réussi.  Des points négatifs à cet album?  Pas vraiment.  Par contre, il faut le dire, ce n'est pas une grande série.  C'est très réussi, mais ça ne mise pas à changer le monde de la BD.  Dans ce sens, c'est un excellent divertissement à savourer, bien fait, qui nous fait rire et rêver le temps de la lecture.

Ma note: 4.25/5

mercredi 11 décembre 2013

S'intéresser aux petits

Salut!

Quand on est un lecteur le moindrement attentif, on finit toujours par remarquer la petite inscription, parfois discrète, parfois très visible au bas de la couverture: le nom de l'éditeur.  Au fil du temps, on finit par trouver les maisons d'éditions qui se démarquent pour le lecteur que nous sommes.  Par exemple, j'apprécie particulièrement comme lectrice la façon de faire de Gallimard, de Leméac et de Boréal, mais j'aime moins la patte d'autres éditeurs.  Pas que ces maisons soient moins bonnes ou moins pertinentes.  C'est leur façon de faire de la littérature qui me touche moins.  Des goûts et des couleurs!  Il faut de tout pour tout le monde dit le dicton.  De même, je n'aime pas tout ce que font les maisons d'édition que j'ai nommé plus haut.  Encore une fois, tout est question de goût.

Néanmoins, à force de fréquenter la faune littéraire, je me suis rendue compte d'une chose: il existe une pléthore de petits éditeurs au Québec.  Si, si!  Ils couvrent tous les genres, des plus grand public aux plus pointus.  Souvent, ces petites maisons d'éditions vont de paire avec les nouveaux auteurs.  Tous les deux sont en émergence.  J'ai plusieurs bons amis qui sont publiés dans ces petites maisons et ça pousse à être très attentive.  À force, on se met à remarquer les autres, celles qui ont de minuscules kiosques au Salon du livre de Montréal, serrée dans un coin, avec deux ou trois auteurs assis avec leur livre tout neuf, attendant les lecteurs qui se pressent pour aller voir l'auteur assis en face.  Cependant, ce sont justement ces maisons-là que je trouve particulièrement intéressante.  Parce que pour se développer, elles doivent justement ratisser là on les grandes maisons ne vont pas voir.

Une petite maison d'édition naît rarement pour le simple plaisir de publier des livres.  Bien plus souvent, c'est parce que ceux qui sont à sa tête ont envie de sortir des sentiers battus par les autres maisons d'éditions, mieux établies, plus anciennes.  Celles-ci ont à leurs débuts suivis le même chemin: aller trouver un créneau, développer un marché, une clientèle, une saveur inédite qui se démarque, livre après livre, auteur après auteur, année après année.  C'est ça le rôle de l'éditeur.  Mais aucun éditeur ne peut couvrir tous les domaines de façon égale.  C'est humainement impossible.  Voilà pourquoi la plupart développe leur terroir et s'y tiennent au fil des ans.

Mais en creusant leur niche, les éditeurs laissent des trous.  Ces trous seront comblés par d'autres éditeurs ou encore par de nouvelles maisons.  Pour vous faire comprendre, je vais donner un petit exemple.  Il y a une dizaine d'années, le monde de la bande dessinée québécoise était pour le moins réduit.  Il y en avait, mais ce n'était qu'une goutte d'eau dans la mer des publications à phylactère.  Et puis est arrivée La Pastèque, avec la merveilleuse série des Paul.  Presque personne ne s'occupait de BD en noir et blanc au Québec avant que cet éditeur ne le fasse.  Ou s'il y en avait, il n'arrivait pas à rejoindre le grand public.  Paul et sa bande ont réussi le tour de force de percer le marché grand public.  Grâce à lui, La Pastèque a réussi à s'établir comme éditeur.  Certes, depuis, il s'est diversifié (albums jeunesse entre autre), mais on le voit d'abord et avant tout comme un éditeur de bande dessinée.  Une niche avait été créée, mais l'avantage en édition, c'est que quand vous découvrez un nouveau genre, habituellement, vous voulez découvrir d'autres choses dans le même style.  Ainsi sont nées le label Mécanique générale de la maison d'édition Les 400 coups, Pow Pow et La Mauvaise tête, dans le sillage de la Pastèque.  Chacune de ces maisons va explorer un petit coin que La Pastèque n'a pas couvert, ouvrant des portes et permettant à de jeunes auteurs de se faire connaître.  Ce ne sont peut-être pas toutes ces maisons qui passeront la difficile épreuve du temps, mais par leur travail, elles ouvrent encore plus les horizons de la bande dessinée made in La Belle province.

Personnellement, j'adore découvrir le travail de petits éditeurs.  Souvent on y trouve des projets vraiment originaux.  La qualité n'est pas égale selon les maisons, parce que le métier d'éditeur est malheureusement un métier comme celui de forgeron: on apprend à être un bon éditeur en le faisant.  Ce qui explique de nombreuses erreurs, du travail d'amateur dans certains cas et une qualité parfois variable.  Pour aller cueillir les fruits du travail des gens qui sont en train d'apprendre leur métier, il faut apprendre à accepter ce risque.  Celui de ne pas se retrouver face aux standards de qualité auquel nous sommes habitués.  Être parmi les premiers à découvrir quelque chose de nouveau a ses avantages et ses inconvénients, ses beautés et ses déceptions.  Mais dans la vie, qui ne risque rien n'a rien non? ;)

@+ Mariane

mardi 10 décembre 2013

Mass Effect: Rétorsion de Drew Karpyshyn

Mass Effect  Rétorsion  Drew Karpyshyn  Milady  352 pages


Résumé:
Ancien agent de Cerberus, Paul Grayson s'est réfugié sur Oméga pour fuir l'organisation qu'il a trahit.  Sauf que l'Homme Trouble le retrouve et comme la vengeance est un plat qui se mange froid, il réserve une petite surprise à Grayson...

Mon avis:
Ce tome est du genre à faire faire des douzaines de: «Hein, ça avait rapport à ça dans le jeu???» tellement les liens y sont nombreux.  On y retrouve encore Kaylee Sanders, la chercheuse humaine en charge du programme Ascension de l'Alliance, impliquée malgré lui par Paul Grayson dans les affaires de Cerberus.  On parle beaucoup de Cerberus et de l'Homme Trouble dans cet épisode.  L'Homme Trouble qui demeure toujours aussi mystérieux, mais beaucoup moins son organisation.  Les ramifications de Cerberus y sont en partie dévoilées ainsi que ses moyens d'actions.  La redoutable intelligence de l'Homme Trouble est pour beaucoup dans celle-ci.  Malgré tout, je crois que cet opus devrait rester pour les initiés seulement.  Je ne crois pas que quiconque n'ayant pas joué à la série pourrait y trouver autant de plaisir.  Certes, les scènes d'action y sont nombreuses et bien d'écrite et on est littéralement sur le bord de notre chaise.  Sauf que pour bien comprendre, il faut avoir ratissé plus large que ce qui nous est conté.  On fait d'innombrables liens avec l'univers des jeux, mais justement, si on n'y a pas joué, on ne peut faire ces liens.  En lui-même, ce livre est une histoire honnêtement, avec des protagonistes un peu trop manichéens, les bons d'un côté, les méchants de l'autre.  Même chose pour le niveau d'écriture, c'est honnête, mais pas relevé.  Les psychologies sont trop simplistes pour ça, en particulier dans le cas de Kai Leng, réduit à n'être qu'un instrument hyper-stéroïdé au service d'une cause.  Le récit est efficace, avec plusieurs scènes de combat et de stratégies bien développées, mais je me répète, c'est réservé aux fans du jeu avant tout.

Ma note: 3.75/5

lundi 9 décembre 2013

Pourquoi on blogue?

Salut!

Question que je me pose depuis quelques temps:  pourquoi bloguer?  La raison principale est je crois qu'on a des choses à dire.  À dire?  À raconter, à exprimer.  Ça peut être des opinions, des anecdotes, des histoires.  On blogue parce qu'on veut dire quelque chose.  Par définition, un blogue est un espace mi-privé (c'est une personne qui y écrit), mi-public (après tout, une fois lâché sur le web, n'importe qui peut nous lire!).  Ce qui m'a poussé à ouvrir ce blogue?  J'avais des choses à dire, voilà tout.  Ça fait maintenant trois ans que je blablatte presque chaque jour.  Ouf, que de billets écrits!

Trois ans...  Trois ans à penser chaque matin à changer mon petit message Aujourd'hui dans le coin droit.  De penser à mes billets peu importe le moment, peu importe l'endroit.  D'être attentive dans mes conversations pour saisir ce petit éclat qui me fait miroiter une possibilité, que je vais retourner en moi dans tous les sens avant de me mettre à mon clavier et de le faire jaillir sur l'écran.  Je peux penser un billet pendant longtemps, des semaines avant de l'écrire, ou m'installer devant l'écran et pouf, tout faire sortir.  Il n'y a pas de règles.  La seule certitude que j'ai, c'est que de fréquenter les événements littéraires est une façon à moi de me nourrir, de remplir mon sac à idées dans lequel je vais ensuite plonger pour écrire mes billets.

Bloguer chaque jour est comme un job à temps partiel auquel on pense tout le temps.  Dans ma voiture, entre deux bouchées de mon dîner, en regardant un film.  On modèle son cerveau pour être attentif à toutes les idées.  Vient ensuite la phase de l'écriture.  On s'installe devant notre ordinateur, clavier sous les doigts.  Et on laisse les mots jaillir.  Des fois, même malgré toute ma bonne volonté, je fais patate.  Les idées sont là, mais pas la manière de les organiser, de les orienter, de les arranger pour les rendre à l'écrit.  Si j'ai l'impression d'écrire un texte entièrement brouillé, il y a de fortes chances que ce soit le cas.  Faire passer les idées qui tourbillonnent dans le maelström de mes pensées à quelque chose de concret, d'écrit, de sensé et de clair n'est pas toujours simple.  Surtout quand on a un cerveau de chat comme le mien et qu'on se laisse facilement distraire.  Je peux facilement écrire deux ou trois billets en parallèle d'ailleurs.  Tout comme je ne lis jamais qu'un livre à la fois.

Tout de même, il y a certains moments où je m’assois et où tout est clair, net et précis.  Les mots coulent, s'arrangent, se placent d'eux-mêmes.  Je ne peux pas prévoir ces moments.  Quand ils passent, j'en profite.  Je peux alors rédiger deux, trois billets de suite, comme ça, clac!  C'est facile, c'est simple.  J'adore ces moments-là.  Quand ils se font rares, quand ils me fuient, je prend une pause.  Ça ne sert à rien de forcer la machine.  J'ai appris en trois ans à respecter mes cycles intérieurs.  Je ne me prive plus du bonheur de la pause.  De cesser d'être continuellement préoccupée.  Évidemment, je ne déconnecte pas si facilement mon cerveau, mais de savoir que je peux laisser mariner les idées un peu plus longtemps jusqu'à ce qu'elles atteignent leur maximum de saveur est en soi une source intense de réconfort.

Ma dernière pause m'aura permis de faire un petit bilan,  J'aime toujours autant bloguer, mais les changements des derniers mois dans ma vie m'auront bien sûr affectée.  Je réfléchis.  Je ne pense pas arrêter de bloguer, mais j'ai l'impression d'avoir fait le tour d'une partie du jardin.  J'ai le goût d'élargir mes horizons.  Je ne sais pas quelle forme ça prendra.  On verra.  En fait, vous verrez, parce que j'ai bien l'intention de faire ces changements petit à petit.  Je me laisserai guider au jour le jour.

@+ Mariane

mardi 3 décembre 2013

L'île au trésor de Robert Louis Stevenson

L'île au trésor  Robert Louis Stevenson  Lu en numérique *


Résumé:
Jim Dawkins vit dans l'auberge de ses parents où s'incruste un mystérieux marin.  Lors que celui-ci meurt subitement, Jim et sa mère trouve dans ses affaires une mystérieuse carte menant au trésor du légendaire capitaine Flint, pirate de sinistre réputation.  Accompagné du Docteur Livesey et du Chevalier Trelawney, Jim part pour la mystérieuse île au trésor.  Cependant, le Chevalier, un peu naïf, embarque à son bord un équipage étrange, ayant à sa tête un certain Long John Silver...

Mon avis:
C'est le cas typique d'une histoire prise et reprise, adaptée au goût du jour, mais gardant toujours la même trame narrative.  La version de Robert Louis Stevenson est la version originale, mais j'avoue qu'elle a mal vieilli.  Le ton et la narration sont typique du XIXe siècle, avec son florilège de description, son esprit vieille époque et son amour des valeurs victoriennes d'alors.  Ses personnages stéréotypés et naïfs également.  Pour Jim, cela est un peu normal, vu son jeune âge, mais pour le Chevalier Trelawney, cela est moins sûr!  J'ai trouvé ce personnage d'une suffisance à en taper sur les nerfs!  Tout le contraire du Dr Livesey, ancien soldat, un homme pratique, juste et capable, qui sera le mentor de Jim.  Long John Silver est sans doute le personnage le plus intéressant de tous, machiavélique, retors, capable de changer de clan d'un claquement de doigts si son intérêt est là.  Quand à Jim, il est jeune, naïf, mais quand même futé, un enfant réaliste, vu son éducation et le milieu d'où il est issu, mais tout de même, ses éternels coups de chance vont un peu trop loin.  Cette aventure est intéressante, mais il faut apprécier le style littéraire de l'époque de sa rédaction.  Parce que si l'histoire, mise à la sauce moderne, reste en elle-même intéressante, la façon de raconter reste typique de son époque.  Cela m'a fait penser à Jules Verne, mais avec cependant plus d'action et une histoire écrite à la première personne.  D'ailleurs, la genèse du texte raconte que ce livre a d'abord été conçu par Stevenson pour être raconté au fils du premier mariage de sa femme lors d'un jour de pluie.  Une oeuvre adaptée à un jeune public donc, mais dont la résonance va bien au-delà, parce que grâce à ce livre, Stevenson va schématiser tout l'univers des pirates qui s'est perpétué jusqu'à nos jours.  Penser à tous les films de pirates que vous avez vu et tous, absolument tous, doivent un petit quelque chose à L'île au trésor:  Le trésor caché que l'on cherche, le look pirate, les constants retournements de ceux-ci dans les moments les plus critiques car ils ne sont menés que par leur intérêt.  Un classique à connaître, mais à lire?  J'en sais rien.  Je suis contente de l'avoir lu, mais je ne lui aie rien trouvé d'extraordinaire.

Ma note: 3.5/5

* Le fichier numérique libre de droit que j'ai lu peut se télécharger ici.  J'en profite pour dire que le fichier était de qualité à comparer de nombreux livres numériques gratuits que l'on retrouve sur le web.