Et merci à:
Arlette Cousture, Félix Leclerc, Suzanne Julien, Chrystine Brouillet, Gratien Gélinas, Dominique Demers, Gaston Miron, Bernadette Renaud, Suzanne Martel, Jacques Poulin, Pierre Billion, Anne Hébert, Diane Lacombe, Normand Lester, Denise Bombardier, Victor-Levy Beaulieu, Félix-Antoine Savard, Gilles Gougeon, Hubert Reeves, Janette Bertrand, Mark Fisher, Allan Tremblay, Jocelyne Robert, Laure Waridel, Françoise David, Lucie Pagé, Serge Mongeau, Gérard Bessette, Claude-Henri Grignon, Lise Payette, Anne Robillard, Marcel Tessier, Martin Laliberté, Claude Champagne, Pierre Yergeau, Bryan Perro, Naïm Kattan, Maxime-Olivier Moutier, Corrine de Vailly, Élisabeth Vonarburg, Léo-Paul Desrosiers, Joël Champetier, Jean Monbourquette, Frédrick d'Antherny, Camille Bouchard, Nadine Bismuth, Mario Francis, Micheline Lachance, Paule Noyart, Michel Rabagliati, Véronique Papineau, Chloé Varin, Pierre Roy, Francine Ruel, Stéphane Dompierre, Pascal Girard, Benoît Bouthillette, Alain M. Bergeron, Claudine Paquet, Boucar Diouf, Mathieu Simard, Lise Tremblay, André Marois, Gilles Gauthier, Marie-Hélène Poitras, Sophie Bienvenue, William S. Messier, India Desjardins, Hans Jürgen-Greif, Rose-Marie Charest, Fred Pellerin, Patrick Senécal, Guy Delisle, Marie-Sissi Labrèche, Olga Duhamel-Noyer, Yvon Dallaire, Jocelyn Boisvert, Mathieu Fortin, Marie Lanthier, Mathieu Blais, Joël Casséus, Jean-Sébastien Bérubé, Francis Malka, Robert W. Brisebois, Michelle Blanc, Sandra Gordon, Lucy-France Dutremble, Mireille Gagné, Guy Genest, Katia Gagnon, Perrine Leblanc et Anaïs Barbeau-Lavalette
Merci à vous d'avoir pris la plume un jour pour me faire pleurer, rire, réfléchir, rager, désespérer, aimer, dévorer, stresser, m'attendrir, me bouleverser, me donner le goût de bouger et de changer le monde.
Merci.
Et à tous ceux que ne sont pas encore dans la liste, ce n'est que partie remise! ;)
@+ Prospéryne
vendredi 24 juin 2011
jeudi 23 juin 2011
Sherman: 3- La passion. Lana
Sherman 3- La passion. Lana Collection Troisième vague Le Lombard 48 pages
Résumé:
Après avoir pris de réels risques en finançant en secret des recherches en Allemagne, Sherman triomphe. Son alliance avec Karl Jugger lui permet à la fois de retrouver sa place à la banque Wallace, mais aussi d'en chasser David Sterling. Sa carrière réussit. Mais sa vie personnelle s'effondre, en la disparition de Lana, les désaccords multiples désaccords avec sa fille Jeannie au caractère indépendant et bien trempé et son mariage toujours plus compliqué avec sa femme. Au présent par contre, ce sont justement ces événements du passé qui mènent Sherman sur une nouvelle piste, alors que toutes celles qu'il a suivi jusqu'à maintenant se terminent en cul-de-sac.
Critique:
Les deux premiers tomes étaient excellents. On attendait donc beaucoup du troisième: maintenir l'intérêt de l'histoire tout en renouvelant certains aspects. Et à ce titre, c'est un sans fausse note que nous livrent les deux auteurs. Les dessins respectent la ligne mise en place par les premiers tomes tout en sachant créer une atmosphère différente dans les scènes se passant en Allemagne. On voit l'approfondissement du fossé énorme entre Jay et sa fille Jeannie qui ne supporte plus son autorité et préfère mener sa vie librement, fréquentant les boîtes de jazz des années trente avec ses amis noirs et on le devine, laissant libre place à sa sexualité même si elle n'est pas mariée ni près de l'être. Son fils Robert quand à lui est un fils qui suit la voie tracée par son père en bon fils obéissant, mais il a des côtés qui montre à quel point il est mal dans sa peau. La psychologie des personnages est magnifiquement développé et alors que le deuxième tome avait fait baisser l'estime que l'on portait à Sherman à cause de ses aventures extra-conjugales, là, on ne peut qu'hésiter. Qui est-il au fond? Comment pouvons-nous le juger? Et le tout, en continuant à dénouer les fils d'une enquête qui se mène au présent. Puissant!
Ma note: 4.25/5
Résumé:
Après avoir pris de réels risques en finançant en secret des recherches en Allemagne, Sherman triomphe. Son alliance avec Karl Jugger lui permet à la fois de retrouver sa place à la banque Wallace, mais aussi d'en chasser David Sterling. Sa carrière réussit. Mais sa vie personnelle s'effondre, en la disparition de Lana, les désaccords multiples désaccords avec sa fille Jeannie au caractère indépendant et bien trempé et son mariage toujours plus compliqué avec sa femme. Au présent par contre, ce sont justement ces événements du passé qui mènent Sherman sur une nouvelle piste, alors que toutes celles qu'il a suivi jusqu'à maintenant se terminent en cul-de-sac.
Critique:
Les deux premiers tomes étaient excellents. On attendait donc beaucoup du troisième: maintenir l'intérêt de l'histoire tout en renouvelant certains aspects. Et à ce titre, c'est un sans fausse note que nous livrent les deux auteurs. Les dessins respectent la ligne mise en place par les premiers tomes tout en sachant créer une atmosphère différente dans les scènes se passant en Allemagne. On voit l'approfondissement du fossé énorme entre Jay et sa fille Jeannie qui ne supporte plus son autorité et préfère mener sa vie librement, fréquentant les boîtes de jazz des années trente avec ses amis noirs et on le devine, laissant libre place à sa sexualité même si elle n'est pas mariée ni près de l'être. Son fils Robert quand à lui est un fils qui suit la voie tracée par son père en bon fils obéissant, mais il a des côtés qui montre à quel point il est mal dans sa peau. La psychologie des personnages est magnifiquement développé et alors que le deuxième tome avait fait baisser l'estime que l'on portait à Sherman à cause de ses aventures extra-conjugales, là, on ne peut qu'hésiter. Qui est-il au fond? Comment pouvons-nous le juger? Et le tout, en continuant à dénouer les fils d'une enquête qui se mène au présent. Puissant!
Ma note: 4.25/5
mercredi 22 juin 2011
Pouvoirs obscurs: 2- L'éveil de Kelley Armstrong
Pouvoirs Obscurs 2- L'éveil Kelley Armstrong Castelmore 346 pages
Résumé:
Chloé a été fait prisonnière, trahie par sa tante. Là, elle apprendra certaines informations sur ceux qui la détiennent: le groupe Edison, groupe de surnaturels voués à la recherche scientifique. Partir de là est un but pour elle dès l'instant où elle découvre une liste mystérieuse qui nomme des enfants qui sont les fruits des expériences génétiques du projet. Sur la liste figure les noms de jeunes réhabilités par le projet... ou supprimés. Le sort n'a pas encore été déterminé pour deux noms: Elle-même... et Derek.
Critique:
Ce livre est moins haletant que le premier. Après avoir soulevé bien des questions, on commence à donner des réponses, mais le rythme est plus lent que pour le premier tome. Chose surprenante au passage parce qu'une bonne partie du livre se passe en cavale sur les routes! En même temps, ça laisse aux jeunes protagonistes de l'histoire la chance d'approfondir leurs relations. Les personnalités des jeunes sont bien campés et malgré que l'on pourrait les croire caricaturées, elles sont au contraire très réalistes. C'est d'ailleurs un point fort de la série, on s'éloigne des stéréotypes pour aller voir ce qui se cache derrière la vie d'ados bouleversés par des forces plus puissantes qu'eux-mêmes. Leurs pouvoirs leur cause des problèmes, du moins, ceux de Chloé et Derek, mais pour les autres, ça va, il sont en contrôle. J'ai bien aimé l'aspect que Chloé emmène avec sa façon de tout voir comme si elle était en train d'écrire le scénario d'un film pour éviter de tomber dans les pièges. Ça faisait rigolo et honnêtement, on a pas vu ça souvent! Un tome bien dosé, peut-être un peu trop, on aurait aimé à la fois en savoir plus et moins, mais surtout je crois, on aurait aimé comprendre davantage de choses.
Ma note: 4.25/5
Résumé:
Chloé a été fait prisonnière, trahie par sa tante. Là, elle apprendra certaines informations sur ceux qui la détiennent: le groupe Edison, groupe de surnaturels voués à la recherche scientifique. Partir de là est un but pour elle dès l'instant où elle découvre une liste mystérieuse qui nomme des enfants qui sont les fruits des expériences génétiques du projet. Sur la liste figure les noms de jeunes réhabilités par le projet... ou supprimés. Le sort n'a pas encore été déterminé pour deux noms: Elle-même... et Derek.
Critique:
Ce livre est moins haletant que le premier. Après avoir soulevé bien des questions, on commence à donner des réponses, mais le rythme est plus lent que pour le premier tome. Chose surprenante au passage parce qu'une bonne partie du livre se passe en cavale sur les routes! En même temps, ça laisse aux jeunes protagonistes de l'histoire la chance d'approfondir leurs relations. Les personnalités des jeunes sont bien campés et malgré que l'on pourrait les croire caricaturées, elles sont au contraire très réalistes. C'est d'ailleurs un point fort de la série, on s'éloigne des stéréotypes pour aller voir ce qui se cache derrière la vie d'ados bouleversés par des forces plus puissantes qu'eux-mêmes. Leurs pouvoirs leur cause des problèmes, du moins, ceux de Chloé et Derek, mais pour les autres, ça va, il sont en contrôle. J'ai bien aimé l'aspect que Chloé emmène avec sa façon de tout voir comme si elle était en train d'écrire le scénario d'un film pour éviter de tomber dans les pièges. Ça faisait rigolo et honnêtement, on a pas vu ça souvent! Un tome bien dosé, peut-être un peu trop, on aurait aimé à la fois en savoir plus et moins, mais surtout je crois, on aurait aimé comprendre davantage de choses.
Ma note: 4.25/5
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Auteurs A à C,
Commentaire de lecture,
Littérature ado
mardi 21 juin 2011
Traduire c'est trahir
Salut!
La formule est connue: la traduction est une trahison, elle dénature l'oeuvre première et le lecteur qui ne parle pas la langue d'origine de l'oeuvre n'a droit qu'à un succédané n'ayant pas grand chose en commun avec l'original. Pas d'accord avec cette affirmation, mais disons que dans certains cas, oh là là, je suis entièrement d'accord!
D'ailleurs, c'est quoi traduire? Prendre le texte d'une langue et faire passer celui-ci mot à mot dans une autre? BUZZZ! Erreur! Si vous voulez savoir de quoi a l'air un livre traduit de cette façon, allez rigoler sur Google Traduction. Fou rire garanti! C'est tellement pitoyable que s'en est désolant. Non, la traduction, c'est plus que le mots-à-mots. C'est aller chercher le sens du texte, le sortir de son contexte culturel et le faire passer dans une autre langue, dans d'autres mots et dans un autre contexte culturel. Ça demande des connaissances approfondies des deux langues dans lequel on travail, du sens des expressions, du contexte dans lequel se déroule l'histoire, de la façon dont l'auteur écrit, bref, ça demande d'être un expert en langue et en culture tout en ayant soi-même un certain talent pour écrire, parce que si on sait traduire, il faut quand même savoir écrire pour bien rendre le texte. C'est un art, un art très difficile ou tout se fait sur la corde raide. Imaginez la traduction de calembours! Ou encore, la traduction de la poésie d'une écriture qui se sert des sons pour rythmer ses phrases. Pas facile, pas évident. Un art je vous dis. Un art très critiqué d'ailleurs et pas souvent reconnu. Essentiel par contre. Et combien de fois malheureusement, bâclé. Honteusement bâclé.
Je ne peux pas parler des traductions des d'autres langues que le français et je vais ici surtout parler des traductions de l'anglais nord-américain faites en France, parce que de mon humble point de vue de québécoise, ouf, c'est sans doute là que l'on voit les pires horreurs. Je ne jette pas la pierre à personne, mais me permettez-vous de dénoncer quelques horreurs? L'exemple idéal? Mordecaï Richler. Un homme qui a tellement tapé sur la tête des québécois francophones que personne ici n'a osé le traduire. On a confié la tâche à un français de l'Hexagone qui n'avait sûrement jamais mis les pieds de ce côté-ci de l'Atlantique. Et qui ne connaissait rien à la réalité de ce Juif montréalais qui a grandi et vécu au coeur du Mile End. La meilleure façon de le prouver? Voici un exemple de la traduction d'un de ses livres, Le monde de Barney si je me souviens bien. En anglais: He hit a home run. Version traduite en France: Il a claqué la balle et couru jusque chez lui. Misère.... Le traducteur n'avait sans doute jamais entendu parler de base-ball de sa vie pour commettre une telle bourde et confondre un home run (un coup de circuit) et une course à la maison qui en est la traduction mot-à-mot! Voilà, le gars a traduit quelque chose dont il ne connaissait pas la réalité culturelle. Et s'est couvert de ridicule par la même occasion. Pour ceux qui croient que ce genre d'erreur est de l'histoire ancienne, je pourrais aussi citer La balade de baby de Heather O'Neill paru en 2008 ou au lieu de la bonne vieille slush québécoise, on parlait de granité... Heu, désolé, mais c'est vraiment pas le même truc! Et je ne cite qu'un seul exemple, il y en a un paquet dans le livre!
Combien d'autres erreurs? On pourrait en faire un livre, c'est fou! La méconnaissance culturelle de certains traducteurs n'a d'égal que leur volonté de vouloir faire français. Ok, pas français dans le sens de francophone, de la langue. Non, français dans le sens de culturellement français de France. Mes excuses Messieurs et Mesdames de ce magnifique pays que je rêve de visiter, mais n'y-a-t-il pas un peu de nombrilisme là? Vous n'êtes pas les seuls à parler cette langue et même si votre marché est important, il n'y a pas que des gens de l'Hexagone qui lisent vos traductions! Certains sont excellentes, je n'ai rien à redire. Chapeau à ceux qui prennent le temps de bien les faire, chapeau à vous et merci, merci de prendre le temps de traduire le texte en français international, en français compréhensible pour tous les francophones et culturellement accessible à tous. Et d'éviter de sur-utiliser les expressions de la banlieue parisienne. Et de transformer le système scolaire américain ou canadien en collège et en lycée. Et à farcir vos textes de jurons qui sonnent sûrement bien avec votre accent, mais pas avec le nôtre ou celui de la Belgique ou de la Suisse. Et de plaquer des mots anglais partout alors qu'il existe des équivalents français parfaitement adaptés et tellement plus jolis... À vous merci. Aux autres qui font ces erreurs, ben, essayez d'en faire moins SVP! Les États-Unis, ce n'est pas que le pays que vous voyez au cinéma (en traduction franco-française sûrement), le Canada non plus et encore moins le Québec, alors sortez de vos pantoufles des Galeries Lafayette et découvrez un peu les univers dans lequel se déroule les histoires que vous traduisez.
Merci.
@+ Prospéryne
La formule est connue: la traduction est une trahison, elle dénature l'oeuvre première et le lecteur qui ne parle pas la langue d'origine de l'oeuvre n'a droit qu'à un succédané n'ayant pas grand chose en commun avec l'original. Pas d'accord avec cette affirmation, mais disons que dans certains cas, oh là là, je suis entièrement d'accord!
D'ailleurs, c'est quoi traduire? Prendre le texte d'une langue et faire passer celui-ci mot à mot dans une autre? BUZZZ! Erreur! Si vous voulez savoir de quoi a l'air un livre traduit de cette façon, allez rigoler sur Google Traduction. Fou rire garanti! C'est tellement pitoyable que s'en est désolant. Non, la traduction, c'est plus que le mots-à-mots. C'est aller chercher le sens du texte, le sortir de son contexte culturel et le faire passer dans une autre langue, dans d'autres mots et dans un autre contexte culturel. Ça demande des connaissances approfondies des deux langues dans lequel on travail, du sens des expressions, du contexte dans lequel se déroule l'histoire, de la façon dont l'auteur écrit, bref, ça demande d'être un expert en langue et en culture tout en ayant soi-même un certain talent pour écrire, parce que si on sait traduire, il faut quand même savoir écrire pour bien rendre le texte. C'est un art, un art très difficile ou tout se fait sur la corde raide. Imaginez la traduction de calembours! Ou encore, la traduction de la poésie d'une écriture qui se sert des sons pour rythmer ses phrases. Pas facile, pas évident. Un art je vous dis. Un art très critiqué d'ailleurs et pas souvent reconnu. Essentiel par contre. Et combien de fois malheureusement, bâclé. Honteusement bâclé.
Je ne peux pas parler des traductions des d'autres langues que le français et je vais ici surtout parler des traductions de l'anglais nord-américain faites en France, parce que de mon humble point de vue de québécoise, ouf, c'est sans doute là que l'on voit les pires horreurs. Je ne jette pas la pierre à personne, mais me permettez-vous de dénoncer quelques horreurs? L'exemple idéal? Mordecaï Richler. Un homme qui a tellement tapé sur la tête des québécois francophones que personne ici n'a osé le traduire. On a confié la tâche à un français de l'Hexagone qui n'avait sûrement jamais mis les pieds de ce côté-ci de l'Atlantique. Et qui ne connaissait rien à la réalité de ce Juif montréalais qui a grandi et vécu au coeur du Mile End. La meilleure façon de le prouver? Voici un exemple de la traduction d'un de ses livres, Le monde de Barney si je me souviens bien. En anglais: He hit a home run. Version traduite en France: Il a claqué la balle et couru jusque chez lui. Misère.... Le traducteur n'avait sans doute jamais entendu parler de base-ball de sa vie pour commettre une telle bourde et confondre un home run (un coup de circuit) et une course à la maison qui en est la traduction mot-à-mot! Voilà, le gars a traduit quelque chose dont il ne connaissait pas la réalité culturelle. Et s'est couvert de ridicule par la même occasion. Pour ceux qui croient que ce genre d'erreur est de l'histoire ancienne, je pourrais aussi citer La balade de baby de Heather O'Neill paru en 2008 ou au lieu de la bonne vieille slush québécoise, on parlait de granité... Heu, désolé, mais c'est vraiment pas le même truc! Et je ne cite qu'un seul exemple, il y en a un paquet dans le livre!
Combien d'autres erreurs? On pourrait en faire un livre, c'est fou! La méconnaissance culturelle de certains traducteurs n'a d'égal que leur volonté de vouloir faire français. Ok, pas français dans le sens de francophone, de la langue. Non, français dans le sens de culturellement français de France. Mes excuses Messieurs et Mesdames de ce magnifique pays que je rêve de visiter, mais n'y-a-t-il pas un peu de nombrilisme là? Vous n'êtes pas les seuls à parler cette langue et même si votre marché est important, il n'y a pas que des gens de l'Hexagone qui lisent vos traductions! Certains sont excellentes, je n'ai rien à redire. Chapeau à ceux qui prennent le temps de bien les faire, chapeau à vous et merci, merci de prendre le temps de traduire le texte en français international, en français compréhensible pour tous les francophones et culturellement accessible à tous. Et d'éviter de sur-utiliser les expressions de la banlieue parisienne. Et de transformer le système scolaire américain ou canadien en collège et en lycée. Et à farcir vos textes de jurons qui sonnent sûrement bien avec votre accent, mais pas avec le nôtre ou celui de la Belgique ou de la Suisse. Et de plaquer des mots anglais partout alors qu'il existe des équivalents français parfaitement adaptés et tellement plus jolis... À vous merci. Aux autres qui font ces erreurs, ben, essayez d'en faire moins SVP! Les États-Unis, ce n'est pas que le pays que vous voyez au cinéma (en traduction franco-française sûrement), le Canada non plus et encore moins le Québec, alors sortez de vos pantoufles des Galeries Lafayette et découvrez un peu les univers dans lequel se déroule les histoires que vous traduisez.
Merci.
@+ Prospéryne
lundi 20 juin 2011
La mort d'un père
Salut!
Je vous recopie ici un texte de Jean Barbe à l'occasion de la Fête des pères. Je le trouve absolument magnifique.
Je vous recopie ici un texte de Jean Barbe à l'occasion de la Fête des pères. Je le trouve absolument magnifique.
La mort d'un père
En ces temps de rentrée littéraire, alors que certains s’affolent du nombre incroyable de livres qui seront publiés, je me réjouis. Je salue tous ces livres et les attends, car il n’y en aura jamais assez, même des mauvais, même des mal écrits, même des ratés. Voici pourquoi :
Dans le roman l’insoutenable légèreté de l’être, Milan Kundera écrivait que nos vies ne sont que des brouillons. Tout nous arrive pour la première fois, et il y n’y aura jamais de copie au propre.
Nous n’avons qu’une enfance, qu’une adolescence. Nous n’avons qu’un seul premier amour, qu’un seul premier chagrin d’amour. Tout nous arrive pour la première fois, la naissance et la mort, et nous improvisons nos vies dans la précipitation et dans la confusion des sentiments, incapable de prendre du recul, enchaînant les erreurs et les approximations…
Ainsi nous apprenons à vivre après coup, une fois qu’il est trop tard.
Quand j’étais un enfant, j’avais l’impression que tous les gens de ma connaissance savaient vivre, tous sauf moi, qu’il y avait un code que j’ignorais, une clé que je ne possédais pas. Je ne savais pas vivre et je m’inquiétais que personne ne m’ait informé qu’il existait des cours auxquels les autres assistaient pour apprendre. Depuis, je sais que l’ignorance est notre lot commun.
Et puis un jour j’ai découvert les livres. Qu’est-ce que c’est un livre? C’est la pensée d’un autre, les émotions d’un autre, la vie d’un autre, l’expérience d’un autre sous une forme intelligible. C’est la copie au propre du brouillon qu’aura été la vie de l’auteur. Avec un livre, vous marchez dans les bottines d’un autre. Vous mettez ses culottes. Vous vivez son enfance, son adolescence, son premier amour, sa première peine d’amour. C’est ce que l’humanité a trouvé qui se rapproche le plus de la télépathie, ce grand rêve qui consiste à savoir ce que l’autre pense, ce que l’autre vit. M’aime-t-il, m’aime-t-elle? Souffre-t-il? À quoi pense-t-il? Que pense-t-il de moi?
J’aime les livres, les romans, les essais, car c’est tout ce qui reste d’une vie après qu’on l’ait un peu gâché à la vivre. J’ai vécu mille ans et vécu mille vies grâce aux livres, et grâce au livre il m’arrive parfois de croire que je sais un peu comment faire quand les choses m’arrivent pour la première fois.
J’ai appris la compassion avec Jonh Steinbeck dans les raisins de la colère, quand une jeune femme qui tout perdu, même son bébé, trouve en elle la générosité de donner le lait de son sein à un vieillard qui meurt de faim.
J’ai appris la colère avec Zola et Germinal. J’ai appris la beauté avec Virginia Wolf. J’ai appris l’amour avec Albert Cohen et Belle du Seigneur. J’ai l’appris la complexité du monde avec Edgar Morin. J’ai aussi beaucoup appris de livres qui ne passeront jamais à l’histoire. Des détails parfois, une situation se produit, et j’ai une impression de déjà vu. Je me sens moins démuni d’avoir lu, et c’est déjà la gloire des livres que de pouvoir dire cela.
J’écris ces lignes à l’hôpital, au chevet de mon père à qui il reste peut-être quelques heures à vivre, ou alors quelques minutes. On lui a tout à l’heure tracé sur le front le signe de la croix. C’est la première fois que meurs mon père.
Mais en ces moments difficiles me reviennent en mémoire les dernières lignes du Mémoire d’Hadrien, de Marguerite Yourcenar : Entrons dans la mort les yeux ouverts.,
Je puise dans ces mots un étrange réconfort. Ils me guident maintenant comme ils me guideront peut-être un jour, plus tard, quand mon tour viendra. Les livres m’auront aidé à vivre, et ils m’aideront sans doute à mourir.
Aujourd’hui je voulais merci aux livres comme j’ai dit un peu plus tôt merci à mon père, merci pour tout.
Jean Barbe
1er septembre 2007
Reproduit ici avec l'aimable autorisation de l'auteur.
dimanche 19 juin 2011
Poupée de Monique Polak
Poupée Monique Polak Collection Parkour La Courte échelle 251 pages
Résumé:
Florence a quinze ans et elle est amoureuse. Étienne la comble, la fait se sentir femme et lui donne envie de jouer dans la cour des grands de l'amour. Mais tout Prince Charmant a ses mauvais côtés. Et quand ces mauvais côtés semblent être le fait qu'Étienne semble normal de la partager avec ses «amis» et que ceux-ci se font de plus en plus nombreux, il y a lieu de se poser des questions. Et si l'amour de Florence pour Étienne cachait un enfer?
Critique:
Ce livre parle d'une réalité que l'on aimerait parfois mieux ignorer: le fait que par amour pour un gars qui n'est rien d'autre qu'un manipulateur, des filles finissent par tomber dans la prostitution. Étienne est le type de proxénète recrutant de jeunes filles, souvent de bonne famille, mais ayant en commun d'avoir des problèmes dans leur relation avec leurs pères. Ici, il s'agit d'un père absent (il est mort) et d'une mère plus prise dans ses méditations et son cheminement spirituel que par ce que vit sa fille. On ne peut jeter la pierre à la mère, dès qu'elle découvre ce que traverse sa fille, elle fait immédiatement les changements nécessaires, mais on peut dire que c'est un peu tard quand même. Ce qui va sauver Florence, c'est son amitié avec Gabrielle. Le cheminement de Florence est typique et on sent, oh légèrement, mais on sent quand même, la pédagogie cachée dans le récit. De quoi faire fuir certains ados. Ça ne transperce pas trop l'histoire, mais tout de même, ça la teinte. On reste aussi un peu trop en surface des émotions de Florence, de ses doutes, de ce qu'elle pense de tout ça. Un peu surfait, mais n'empêche, le livre a le grand mérite de montrer la personnalité d'Étienne telle que la perçoit Florence: pour elle, il n'est pas méchant, ni un manipulateur, c'est le gars qu'elle aime. Que cela ne soit pas réciproque apparaît tard dans le récit pour elle et c'est fait de manière très réaliste. Les adultes ne jouent qu'un rôle secondaire dans le livre et c'est tant mieux, on ne les met pas dans les pattes des jeunes qui doivent se débrouiller par eux-mêmes. Je ne comprends juste par pourquoi personne n'appelle la police à aucun moment, mais bon! Un livre léger, mais qui peut faire réfléchir si on le fait lire au bon moment aux jeunes. Avec un message sous-jacent important: les jeunes, respectez-vous!
Ma note: 3.75/5
Je remercie Diffusion du livre Mirabel et plus particulièrement Frédéric pour ce service de presse.
Résumé:
Florence a quinze ans et elle est amoureuse. Étienne la comble, la fait se sentir femme et lui donne envie de jouer dans la cour des grands de l'amour. Mais tout Prince Charmant a ses mauvais côtés. Et quand ces mauvais côtés semblent être le fait qu'Étienne semble normal de la partager avec ses «amis» et que ceux-ci se font de plus en plus nombreux, il y a lieu de se poser des questions. Et si l'amour de Florence pour Étienne cachait un enfer?
Critique:
Ce livre parle d'une réalité que l'on aimerait parfois mieux ignorer: le fait que par amour pour un gars qui n'est rien d'autre qu'un manipulateur, des filles finissent par tomber dans la prostitution. Étienne est le type de proxénète recrutant de jeunes filles, souvent de bonne famille, mais ayant en commun d'avoir des problèmes dans leur relation avec leurs pères. Ici, il s'agit d'un père absent (il est mort) et d'une mère plus prise dans ses méditations et son cheminement spirituel que par ce que vit sa fille. On ne peut jeter la pierre à la mère, dès qu'elle découvre ce que traverse sa fille, elle fait immédiatement les changements nécessaires, mais on peut dire que c'est un peu tard quand même. Ce qui va sauver Florence, c'est son amitié avec Gabrielle. Le cheminement de Florence est typique et on sent, oh légèrement, mais on sent quand même, la pédagogie cachée dans le récit. De quoi faire fuir certains ados. Ça ne transperce pas trop l'histoire, mais tout de même, ça la teinte. On reste aussi un peu trop en surface des émotions de Florence, de ses doutes, de ce qu'elle pense de tout ça. Un peu surfait, mais n'empêche, le livre a le grand mérite de montrer la personnalité d'Étienne telle que la perçoit Florence: pour elle, il n'est pas méchant, ni un manipulateur, c'est le gars qu'elle aime. Que cela ne soit pas réciproque apparaît tard dans le récit pour elle et c'est fait de manière très réaliste. Les adultes ne jouent qu'un rôle secondaire dans le livre et c'est tant mieux, on ne les met pas dans les pattes des jeunes qui doivent se débrouiller par eux-mêmes. Je ne comprends juste par pourquoi personne n'appelle la police à aucun moment, mais bon! Un livre léger, mais qui peut faire réfléchir si on le fait lire au bon moment aux jeunes. Avec un message sous-jacent important: les jeunes, respectez-vous!
Ma note: 3.75/5
Je remercie Diffusion du livre Mirabel et plus particulièrement Frédéric pour ce service de presse.
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samedi 18 juin 2011
Les moments où tu aimes le plus ton boulot sont:
1- Quand tu réussis à trouver le livre dont le client ne-connaît-ni-le-titre-ni-l'auteur-mais-dont-on-a-parlé-à-la-télé/radio/revue-il-ne-sait-plus-où. Yes!
2- Quand un très jeune client arrive en se faisant offrir un livre et n'est pas trop content parce que c'est imposé et repart avec un sourire. Yes!
3- Quand un client te dit qu'il est impressionné par tes connaissances sur les livres et que tu as l'occasion de lui ploguer que c'est ça, être libraire et que tu es fière d'en être un. Yes!
4- Quand ton patron t'appelle pour répondre à un client parce qu'il s'est rendu compte que tu es plus douée que les autres dans une section en particulier, mais qu'il ne te l'avait jamais dit avant. YES!
5- Quand un client revient te voir régulièrement et demande à te parler parce qu'il a apprécié tes conseils la dernière fois. YES!
6- Quand tu réussis à vendre un de tes livres chouchoux et une chance de faire partager l'amour que tu as pour cette oeuvre. YES!
7- Quand un rep(résentant d'une maison d'édition) arrive avec un livre expressément pour toi parce qu'il a pigé depuis un moment que tu adores le genre ou l'auteur ou qu'il est courant que tu vas demander systématiquement les livres qui parlent de chats et qu'il te les envoie même dès leur parution. YES! YES! YES!
8- Quand trois clients en ligne passent la porte avec les livres que tu leur as recommandé sous le bras et des étincelles dans les yeux. YES! YES! YES!
9- Quand les mêmes clients reviennent pour te dire qu'ils ont adoré tes conseils. HURRAY!
Ah, il y a vraiment de belles journées des fois dans ce boulot!
@+ Prospéryne
2- Quand un très jeune client arrive en se faisant offrir un livre et n'est pas trop content parce que c'est imposé et repart avec un sourire. Yes!
3- Quand un client te dit qu'il est impressionné par tes connaissances sur les livres et que tu as l'occasion de lui ploguer que c'est ça, être libraire et que tu es fière d'en être un. Yes!
4- Quand ton patron t'appelle pour répondre à un client parce qu'il s'est rendu compte que tu es plus douée que les autres dans une section en particulier, mais qu'il ne te l'avait jamais dit avant. YES!
5- Quand un client revient te voir régulièrement et demande à te parler parce qu'il a apprécié tes conseils la dernière fois. YES!
6- Quand tu réussis à vendre un de tes livres chouchoux et une chance de faire partager l'amour que tu as pour cette oeuvre. YES!
7- Quand un rep(résentant d'une maison d'édition) arrive avec un livre expressément pour toi parce qu'il a pigé depuis un moment que tu adores le genre ou l'auteur ou qu'il est courant que tu vas demander systématiquement les livres qui parlent de chats et qu'il te les envoie même dès leur parution. YES! YES! YES!
8- Quand trois clients en ligne passent la porte avec les livres que tu leur as recommandé sous le bras et des étincelles dans les yeux. YES! YES! YES!
9- Quand les mêmes clients reviennent pour te dire qu'ils ont adoré tes conseils. HURRAY!
Ah, il y a vraiment de belles journées des fois dans ce boulot!
@+ Prospéryne
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